Gastronomie à Vienne

Vienne est plus réputée pour ses cafés que pour sa gastronomie salée ! En tant que souris gourmande et adepte de bons gâteaux, cela a fortement contribué à mon attrait pour cette destination ! Découvrez donc les délicieuses vienne-oiseries mais également les spécialités locales que vous trouverez dans tous les restaurants de la vieille ville ! Ouf, je me demande comment j’ai fait pour rester mince (hum) avec tout ça !

Déjeuner dans la chaîne « Der Mann »

 

Gastronomie salée

Bon, si elle est loin d’être mauvaise, la gastronomie viennoise reste cependant quelque peu limitée et il faut bien l’avouer, on tourne assez vite en rond. Bien sûr, parlons du symbole de la cuisine autrichienne, désormais répandue dans toute l’Europe centrale mais également en Italie (ancien empire austro-hongrois), j’ai nommé le Wiener Schnitzel, ou escalope viennoise en français, aussi connue sous le nom d’escalope milanaise (bah oui, Milan fut sous domination autrichienne). Il s’agit d’une fine escalope panée, à l’origine du veau, mais comme c’est un peu cher, elle fut déclinée en différentes versions, comme ça on en trouve pour toutes les bourses ! La moins onéreuse est celle au porc, vient aussi celle au poulet, puis à la dinde.

Wiener Schnitzel

Quoiqu’il en soit, si c’est bien fait, c’est toujours bon ! Pas si facile à trouver chez nous, on en a quelque peu abusé à Vienne ! Comptez environ 10-12 € pour une Schnitzel de porc, et dans les… 17-18 € pour une au veau ! Et oui, pas pareil ! Bon, j’aime autant laisser les petits veaux tranquille, je me suis donc contentée de porc (oui je sais, eux aussi ont le droit de vivre, mais je ne suis pas encore végétarienne…).

Autre composante de la cuisine viennoise : le goulash ! Hongrois à la base, il en existe une variante locale. Il s’agit de bœuf mijoté avec du vin rouge et des épices (paprika), mais je ne suis pas dans le secret des dieux pour la recette… J’ai aussi pu gouter au… cordon bleu, et oui, un nom français pour un met qui s’est quelque peu perdu chez nous, à part dans les rayons surgelés ! La version « maison » est bien sûr bien meilleure ! Pour les incultes, il s’agit d’une escalope de porc panée fourrée au fromage et au jambon.

Kiosque à saucisses

La plupart des restaurants traditionnels proposent un peu la même chose, avec aussi de la viande de porc plus simple, du poulet, et les fameuses saucisses, ou Wurst ! Vraiment un classique, vous trouverez des kiosques à saucisses un peu partout, pour manger sur le pouce, avec différentes sortes de pain, d’assaisonnement, etc. Pas trop fan, j’ai cependant gouté une Käse Wurst, saucisse fourrée au fromage (bah oui, je reste une souris quand même, j’aime le fromage !).

Sur le pouce, nous avons testé la chaîne Nordsee, qui propose de très bons sandwichs au poisson, histoire de changer un peu de la barbaque (le poisson n’étant pas le fort de la cuisine autrichienne, mais logique quand il n’y a pas la mer !). Miam le sandwich au saumon !

Bon, vous l’aurez compris, à Vienne, on ne vient pas forcément pour sa gastronomie fine, même si la nourriture traditionnelle n’est pas mauvaise. Bien sûr, vous pourrez toujours manger des pizzas, kebabs, nouilles chinoises, ou choisir un restaurant plus élaboré si votre budget vous le permet. J’ai fait comme j’ai pu avec mes économies de souris !

En ce qui concerne les boissons, j’ai pu gouter aux très bonnes bières autrichiennes et allemandes, avec une préférence pour la non filtrée ou la blanche ! Comptez environ 4 € la pinte, tarif très raisonnable comparé à Paris ! On trouve aussi quelques bars à cocktails, j’ai pu gouter des long drinks en happy hour à… 1 € ! Avec la dose d’alcool, je n’étais plus très fraîche, hum…

Bonnes adresses de la souris :

Si les prix des restaurants viennois restent inférieurs à ceux de Paris par ex, ce n’est pas pour autant « donné » et il faut faire attention lorsque le budget est limité. Nous avons donc trouvé le Zum Bettelstudent avec des plats entre 10 et 13€ (et copieux !).

Nous avons également dîné dans le sympathique pub Molly Darcy’s. pour de délicieux fish & chips et chicken pie. Je sais pas, pas très local, mais on fait ce qu’on peut !

 

La gastronomie sucrée : les cafés viennois

Nous y voilà ! Si on ne vient pas forcément à Vienne pour sa cuisine, on y vient pour ses cafés ! (le lieu, pas juste le breuvage). Les becs sucrés apprécieront (dont moi, même si j’ai un museau), Vienne est vraiment LA ville des bons gâteaux et des salons de thé ! Nous en avions eu un petit aperçu en visitant d’anciennes villes austro-hongroises tel que Lviv, ou bien à Budapest.

Les pâtisseries y sont sensiblement les mêmes : le traditionnel Sachertorte (gâteau au chocolat avec une fine couche de confiture d’abricot au milieu), l’Estherhazy (crème au beurre vanillée, hum, c’est light) mais aussi le Mozart Torte, à la pâte d’amande, la forêt noire (ok, ça vient plutôt d’Allemagne, mais on trouve partout à Vienne) etc. Il en existe vraiment beaucoup, souvent à base de crème, de chocolat, noix et noisettes, pâte d’amande, fruits rouges, etc. Globalement, cela reste assez fin, on n’est pas dans l’overdose de sucre, donc ça se mange très bien ! (un peu trop même…)

Vous n’aurez que l’embarras du choix pour vous installer et déguster ! j’ai découvert la chaîne Aïda, avec des succursales un peu partout, à la déco rose bonbon et blanc (comme deux de mes robes, ça tombait bien !) et à la carte bien fournie. Il m’a fallu y retourner plusieurs fois pour tester différentes gâteaux, tous délicieux ! Puis ça tombait bien là encore, à chaque fois qu’il s’est mis à pleuvoir, on en trouvait un à deux pas, sont malins !

Aïda

 

Vienne regorge de cafés connus (et parfois un peu trop touristiques… au moins chez Aïda, en plus des prix restés « normaux », on trouvait surtout des locaux), notamment le Café Sacher, où l’on déguste soi-disant le meilleur Sachertorte de la ville, mais à 7,95 € la part plus les commentaires mitigés sur le service (pourboire imposé, etc), nous avons passé notre tour cette fois. Les gourmands pourront ramener un gâteau entier dans leur valise (mais pareil, un peu cher selon moi). Si nous n’y avons finalement pas mangé, nous sommes allés voir le Café Hawelka et le Café Mozart. Tous sont anciens, avec une déco plus ou moins surannée, ce qui fait leur charme !

Un soir, privés de dessert après un restaurant chinois et en quête d’un peu d’authenticité, nous sommes allés au Café de l’Europe (en français dans le texte) pour un très bon Estherhasy et un Einspänner, qui n’est autre que le vrai nom du café viennois ! Déco moderne mais à l’étage, vue sympathique sur le Graben.

 

Einspänner

Et le café à proprement parler alors ? Il parait que la tradition des Kaffehaus viendrait des Turcs, ayant abandonné des sacs de grains de cafés après le siège raté de la ville ! Comme en Italie, on trouve plusieurs noms pour différents types de cafés ! Le mocha est notre espresso, le Melange un grand crème (très fréquent), le Kapuzinger le cappuccino, et l’Einspänner le fameux café viennois (double espresso et crème fouettée), voilà pour les classiques !

On trouve également quelques cafés alcoolisés, mais bien moins que dans d’autres pays d’Europe centrale, de même que l’art du café demeure assez classique finalement ! S’ils sont bons, les cafés un peu originaux de Pologne ou République tchèque m’ont manqué ! Les prix sont assez proches de ceux pratiqués en France, mais quand même moins élevés qu’à Paris (ouf !) où on frôle parfois la crise cardiaque. Comptez 3,5 à 4,5 € pour un Melange ou Kapuzinger (le premier sera plus gros).

 

Le Café Central

Café Central

Impossible d’aller à Vienne sans tester au moins un classique et célèbre café ! Nous avons opté pour le Café Central, au somptueux décor néo-Renaissance, superbe écrin pour de succulentes pâtisseries un peu plus raffinées qu’ailleurs !

Ici, si l’on retrouve quelques classiques comme le Sachertorte, le café propose des créations particulières tel que ce délicieux gâteau chocolat au lait, caramel et cœur d’orange, un excellent croquant noisette et cacahuète, une forêt noire revisitée façon mousse légère cœur de liqueur de cerise, ou encore ce gâteau marzipan (pâte d’amande) et chocolat orange ! Des pâtisseries d’une grande finesse qui se rapprochent un peu des nôtres, en gardant la touche viennoise, bien sûr ! Un délice !

Nous y sommes allés deux fois, c’est que j’avais envie de tester le plus de gâteaux possibles moi ! Malheureusement, même si je suis gourmande, mon estomac lui ne s’étend pas à l’infini et j’ai dû me limiter, snif ! En voilà une motivation pour revenir à Vienne !

Je me suis également octroyée une toute petite folie avec les cafés alcoolisés de la maison, aux liqueurs d’abricot et d’orange (j’ai failli craquer pour la version à la liqueur Mozart, au chocolat, mais j’ai su m’arrêter !), pour 7,10 €, ce n’est pas le plus donné mais les tasses sont grandes ! En parlant de prix, ceux du Café Central restent tout à fait corrects surtout par rapport au cadre idyllique ! Comptez environ 4,5 € les gâteaux et à peu près pareil pour les cafés classiques (Melange ou Kapuzinger). Comme tous les cafés, on peut également y manger (salé), mais je n’ai pas testé !

Juste un peu dommage que le lieu soit très touristique…

 

Voilà, avec tout ça, bon appétit ! Cela m’a donné faim, pas à vous ?

 

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