Gastronomie en Croatie

Apéro croate Pour être honnêtes nous ne savions pas trop à quoi nous attendre en visitant la Croatie, d’un point de vue gastronomique j’entends. Nous avions lu que tout était plus ou moins inspiré de la cuisine italienne et qu’en somme il y avait peu de plats typiquement croates, du moins sur la côte. Et bien ce fut vrai ! Les restaurants dalmates offrent surtout des cartes à base de pâtes, pizzas, mais aussi viande et poissons divers, souvent cuisinés plutôt simplement sauf pour quelques plats. Les cartes sont le plus souvent assez variées, il y en a donc pour tous les gouts… en théorie ! Oui, parce que la Croatie n’est pas la destination idéale pour les souris sans dents ! Alors que les salaires moyens tournent autour des 500-600€/mois, il faut compter environ 10 € pour un simple plat de pâtes ou une pizza, et dans les 15 € pour une viande ou un poisson, mais sans accompagnement, qu’il faudra rajouter à la note (comme en Italie d’ailleurs) ! Et pour certains poissons comptez encore plus cher…

Terrasse de restaurant à Split

Bien évidemment, vus de France, ces prix ne paraissent pas astronomiques et la Croatie reste une destination abordable (oui, même la souris sans dents peut se payer des pâtes à 10€), mais de fait, ils sont bien trop élevés pour les Croates, qui délaissent les restaurants au profit de snacks où l’on sert surtout des pizzas moyennement appétissantes, des burgers, ou des čevapci, petites saucisses grillées qui peuvent être délicieuses si bien préparées, servies dans un pain rond généralement grillé lui aussi. Nous avions d’ailleurs pu gouter ce plat typique des Balkans à Belgrade. Ok, on peut donc se nourrir pour moins cher, mais la souris et son copain ont passé l’âge d’absorber de la malbouffe tous les jours et de manger sur des tabourets ou dehors. On peut être sans dents mais aimer la bonne nourriture raffinée, non mais !

Pas de panique, votre souris préférée a tout de même pu dénicher quelques adresses un peu moins « attrape-touristes » même s’il ne faut pas rêver, les prix ne seront jamais identiques à ceux pratiqués en Pologne ou République tchèque (ou les salaires sont similaires voire plus élevés). Par contre difficile de trouver des Croates dans les restaurants, tant pis…

Gastronomie à Split

Cappuccino au café sur la colline Marjan

Cappuccino au café sur la colline Marjan

Split étant devenue une caricature du tourisme de masse, oubliez la vieille ville pour manger à prix correct (la cuisine y est peut-être très bonne ceci dit), et pour tout avouer, nous n’aimons pas manger coudes à coudes avec les troupeaux de touristes. Nous nous sommes donc éloignés un peu en direction de la plage, juste derrière le port (15 mn à pied du centre) où nous sommes tombés sur le restaurant Konoba Ostarija u Vidokovi, proposant un large choix de risotti, pâtes, poissons, soupes, et viandes (pas de pizzas ici) et offrant un agréable terrasse ombragée ainsi qu’une salle à l’ambiance typique d’une konoba, terme désignant la taverne locale. Nous y sommes allés deux fois et avons pu goûter un risotto au thon, un au veau (respectivement 60 et 55 kn, soit environ 7-8€), la fameuse pastičada, une des rares spécialités locales à base de viande de bœuf braisée et marinée dans une sauce au vin et tomate (entre autres !) légèrement sucrée (85 kn soit un peu plus de 11€), et pour finir, un plat de fritures de poissons à seulement 55 kn ! Nous avons vraiment tout aimé. Cela semble être une constante en Croatie : les prix sont peut-être destinés aux touristes mais la qualité reste au rendez-vous, et les portions généreuses ! Dans ce restaurant, l’apfelstrudel en dessert était juste énorme ! J’étais donc une souris heureuse ! 😉

Nous avons aussi dîné non loin de notre appartement, dans un petit bar-resto appelé le Teatar, pour des pâtes et des pizzas, bonnes sans être exceptionnelles.

Sur le pouce et goûters

crêpe cerise-oréo Stari Plac

Pour manger sur le pouce ou déjeuner rapidement, vous trouverez quelques snacks et boulangeries. La chaîne Bobis propose d’excellents rolo, sorte de pâte à pizza très fine garnie de jambon ou poulet, fromage, salade, sauce tomate, et enroulée comme un wrap. Vraiment très bon ! La chaîne propose également quelques pâtisseries typiques dont un strudel aux cerises que j’ai bien apprécié !

Pour les amateurs de crêpes, ne manquez pas le Stari plac, qui propose un large choix choix de délicieuses crêpes sucrées et salées (au froment) et attention, elles sont servies par deux ! Miam celle avec oréos, nutella, griottes et liqueur de cerise ! J’ai eu du mal à finir, heureusement que mon copain souris était là ! Il ne faut pas croire, je suis gourmande, mais je ne mange pas tant que ça (hum).

Ne manquez pas non plus de gouter aux glaces proposées un peu partout dans la ville ! Le glacier Luka semble être très populaire chez les Croates et il y a souvent la queue, elles y sont en effet très bonnes. Mais… rien ne vaut les glaces italiennes !

Les boissons

Concernant les boissons, les prix sont en revanche très raisonnables, proches des pays voisins d’Europe centrale. Tout comme en Italie, les cappuccini sont courants et très bons, bien meilleurs qu’en France (et bien moins chers !), et on se laisse bien tenter par les bières locales, notamment les Radler (au citron) et les jus de fruits aux myrtilles ou cranberry. Mention spéciale pour le soda local de Split, le… Pipi ! Sorte de Fanta un peu moins sucré. On ne sait pas si chez eux le mot est le même… en tout cas, pour la souris pisseuse que je suis, c’était approprié !

Un peu déçue de l’absence de cafés ou chocolats un peu plus originaux comme on en trouve partout en Europe centrale (à la crème fouettée, etc). Les boissons, surtout les bières et les cafés, restent donc bien moins chers qu’en France : entre 15 et 22 kn (2 à 3 €) pour une bière 50 cl, entre 9 et 12 kn (1,20 à 1,60 €) pour un cappuccino.

Gastronomie à Zadar

Seulement deux soirées à Zadar, donc difficile de tester différents établissements, mais pour être honnête il n’y en avait pas tant que ça dans la vieille ville ! Nous avons choisi deux adresses proposées par le Guide du Routard, après les avoir vérifiées sur Tripadvisor et avoir consulté la carte sur place. Au Konoba Stomorica, dans la rue du même nom (dans le quartier étudiant et animé de Varoš) nous avons pris de délicieuses pâtes aux truffes et un poisson en sauce (sorte de bouillabaisse locale) et polenta. Le tout était très bon mais la portion du poisson aurait pu être un peu plus grosse… On ne vous conseille pas les desserts, chers pour les portions, et peu de choix. Allez plutôt les prendre au Kavana Danica, excellent salon de thé proposant un large choix de pâtisseries de type austro-hongrois. Nous avons dû y retourner une deuxième fois tellement il nous était difficile de choisir ! Miam le gâteau génoise-chocolat-fruits rouges, chocolat-crème-orange et celui aux oréos ! Les prix y sont d’ailleurs plus bas qu’ailleurs (entre 9 et 14 kn les parts). Vous pouvez sans hésiter vous y rendre pour y prendre le dessert même en soirée, car contrairement à la France et ses horaires de poule, le salon de thé ferme ici vers minuit !

Pour notre deuxième soir nous avons testé la Trattorio Canzona, dans la même rue (et le même trottoir !) que le premier. Là encore pâtes aux truffes (j’ai un faible pour ce champignon, et il se trouve qu’on en trouve également en Dalmatie) mais cuisinées différemment, avec du jambon fumé du pays, et une grande pizza ! Tous les plats étaient aux alentours de 10 €, sauf la pizza, moins chère.

Si vous passez par la gare routière, ne manquez pas de goûter aux čevapci dans le snack le plus proche du bureau de change. Pour avoir ma dose de verdure (si si, ça m’arrive) j’ai testé le McDo local et le wrap salade poulet, avec également sa petite salade en accompagnement. C’est que les salades ne sont pas données dans les restaurants, donc à ce prix-là, je préfère manger un bon plat ! Le McCafé proposait également une forêt noire, je n’ai pas pu résister !

On notera que Zadar est la ville du maraschino, délicieuse liqueur de cerise. La marque Maraska propose également de la liqueur de cerise simple (elle est rouge, le maraschino est incolore, à part ça j’ignore encore la différence), on retrouve donc divers cocktails à base de cette liqueur. On trouve d’ailleurs plus de bars sympas et des cocktails peu chers qu’à Split.

 

Pour résumer, en Croatie, on mange bien, souvent inspiré de la cuisine italienne, mais ce n’est pas si donné par rapport aux salaires locaux, tout en restant abordable pour une bourse « occidentale », même s’il faut faire attention.

Hum, j’en salive encore !

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