Le quartiers branchés de Chueca et Malasaña à Madrid

plaza Chueca

À Madrid les quartiers Chueca et Malasaña sont situés dans la partie nord du centre, après la Gran Via. Fan de street art ? Il n’y a pas que Lavapiés à Madrid, alors rendez-vous dans le quartier de Malasaña pour en découvrir !

Ils comportent peu de belles et grandes places et monuments (à l’image du reste de la ville, finalement) mais une atmosphère particulière, entre shopping, bars, restaurants et salons de thé…

J’ai bien aimé les parcourir et les découvrir à différentes heures de la journée ! C’est ici qu’il faut venir en soirée pour profiter à fond de l’ambiance madrilène !


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Le quartier de Chueca

station de métro Chueca

Le « quartier gay » de la ville, dont la station de métro Chueca arbore les couleurs du drapeau arc-en-ciel, s’étend au nord-est de la Gran Via. Pour être honnête, en journée, nous n’avons pas vraiment remarqué qu’il s’agissait du quartier gay. On y retrouve surtout des boutiques, cafés, restos, ainsi qu’un grand marché couvert où l’on peut également déguster des tapas !

La calle de Fuencarral, piétonne, constitue la principale artère commerçante du quartier, avec surtout des boutiques de chaînes, comme un prolongement de la Gran Via, plus au calme, à l’abri de la circulation automobile !

Les rues adjacentes offrent quant à elles des commerces « branchés » plus indépendants ainsi que bon nombre d’établissements pour une petite pause gouter ou tapas ! À l’heure de la siesta, le quartier demeure assez paisible, et s’anime plus en soirée.

À l’image de son voisin Malasaña, il fut pendant longtemps laissé à l’abandon, pour devenir le repaire des prostituées et toxicos. Mais la movida madrilène est passée par là, rendant ce quartier plutôt branché et lieu des avant-gardes et de sorties !

En s’y promenant, à l’écart des grands axes, on retrouve l’architecture typiquement madrilène, des façades aux tons plutôt chauds, certains immeubles aux fenêtres ouvragées alors que d’autres offrent un aspect plus « sage ». Ici peu de touristes, on ressent l’atmosphère d’un quartier authentique, bien que quelque peu « branché » donc aux prix parfois moins doux qu’ailleurs (sans entrer dans les délires d’un quartier comme le Marais à Paris par ex). Bref, on a aimé !

 

 

Le marché couvert San Anton

marché San Anton

Petit détour par ce marché ouvert jusqu’à minuit ! Le marché à proprement parler se trouve au sous-sol, et se poursuit au premier étage pour quelques fruits et légumes. On commence à y trouver quelques stands, notamment burgers et pâtisseries françaises (oui, pas très typique tout ça) pour terminer au second niveau, avec plusieurs stands de tapas ! (c’est mieux…)

Mention spéciale au stand de spécialités canariennes, où nous avons pu prendre en dessert de délicieux beignets de banane sauce goyave.

Le soir, la foule se presse et il faut jouer des coudes pour trouver un petit coin où se poser. Nous avons préféré nous asseoir dans un établissement proposant quelques tables (toujours dans le marché), c’est qu’après avoir cavalé toute la journée, j’ai mal aux pattes ! Un restaurant occupe également le toit-terrasse, mais nous n’y avons pas dîné.

Globalement, on retrouve souvent ce genre de marchés en Espagne, et Madrid semble en regorger ! Typique, donc, et fréquenté par les locaux.

 

Le palais Longoria (société des auteurs)

Non pas un palais au sens strict, il s’agit d’un magnifique édifice moderniste de 1902, rare exemple de l’Art nouveau à Madrid ! S’il vous évoque plutôt Barcelone, rien de plus normal, puisque son architecte, José Grases Riera, était catalan !

Comme vous le savez peut-être, j’aime beaucoup ce genre architectural, qui m’a ramenée trois fois à Barcelone et j’ai passé un certain temps à admirer ce « palais ». Il abrite aujourd’hui la société espagnole des auteurs et ne se visite malheureusement pas, hormis pour les journées du patrimoine et la journée de l’architecture. Quel dommage !

 

Musée du Romantisme

musée du romantisme

Ou Museo del Romanticismo en espagnol. Rien de fleur bleue là-dedans, désolée les amoureux ! Ce musée évoque la période du « romantisme » au XIXe siècle.

Il est situé dans un édifice de la fin du XVIIIe siècle, typique de cette époque avec son rez-de-chaussée dédié aux domestiques et à l’intendance, son « étage noble » partagé entre les lieux de réception et de vie privée, ainsi que son attique, non ouvert au public.

Le bâtiment abrite également un petit jardin investi par un salon de thé, mais malheureusement fermé quand nous y étions ! Pas de chance !

Le musée évoque surtout la vie quotidienne de la bourgeoisie du XIXe siècle (surtout pendant le règne d’Isabel II, entre 1833 et 1866, en plein essor du Romantisme), avec son enfilade de salons, boudoirs, bureaux, chambres, pièce des enfants… On y retrouve le mobilier, les objets, tableaux, sculptures… Je voulais surtout y aller car à ce moment-là se tenait une exposition sur « la mode à l’époque romantique », et j’aime bien les jolies robes ! J’aime également les intérieurs anciens…

De novembre à avril, le musée est ouvert de 9h30 à 18h30 du mardi au samedi et de 10h à 15h le dimanche. De mai à octobre du mardi au samedi de 9h30 à 20h30 et le dimanche de 10h à 15h. L’entrée est de 3€ mais gratuite le samedi après 14h et le dimanche. En ce samedi après-midi il y avait d’ailleurs un peu de monde au début de la visite ! Infos sur le site officiel.

 

L’église Santa Barbara

Au nord du quartier, nous sommes entrés dans la jolie église Santa Barbara, surtout réputée pour sa très belle façade ! Cette église du XVIIIe siècle faisait autrefois partie d’un couvent.

 

Le quartier animé de Malasaña

quartier de Malasaña à MadridOn y retrouve le même genre d’architecture typiquement madrilène, les rues pas très larges bordées de petits commerces, bars, restaurants, salons de thé… Ici, pas de chaînes internationales par contre, mais des petites boutiques parfois originales (déco, vintage…) et un nombre impressionnant de bars !

Il s’agit enfin du quartier des noctambules par excellence, où les Madrilènes déambulent la nuit de bar en bar (en espagnol ir de tapeo), squattant les trottoirs même aux heures les plus froides de l’hiver castillan !

Malasaña, c’est donc avant tout une ambiance, à arpenter de jour comme de nuit ! Tout y ferme tard, y compris les petits salons de thé (ça nous change de la France). On notera pas mal de street art sur les rideaux de fer des bars et boutiques.

Outre la plaza Dos de Mayo, ne pas manquer rue San Vincente Ferrer une ancienne pharmacie aux murs extérieurs recouverts d’azulejos ! L’intérieur abrite désormais un petit salon de thé, où nous nous sommes arrêtés pour une pause gouter. De la pharmacie, il ne reste plus grand-chose, on peut même dire que du coup l’intérieur manquait un peu de cachet ! (quels jeux de mots subtils cette souris… en tout cas c’était bon et pas très cher).

 

Street art à Malasaña

street art dans le quartier de Malasaña à MadridUn peu moins connu que Lavapiés, le quartier de Malasaña regorge pourtant de street art, de quoi plaire aux amateurs ! C’est surtout sur les rideaux de fer que j’en ai vu, il vaut mieux donc venir le dimanche ou entre 14h et 17h quand les boutiques sont fermées (la nuit sinon mais on voit moins bien…).

Un dimanche, j’ai pu assister à un concours de street art et voir les artistes travailler sur leurs œuvres avec le public autour. Sympa !

 

Malasaña de nuit

 

L’église San Antonio de los Alemanes

église San Antonio de los Alemanes à MadridProbablement une des plus jolies églises de Madrid ! Sans doute pour ça qu’elle est payante, hum. Bon, pour 2€, on ne va pas pinailler, par contre dommage que les horaires soient si restrictifs : elle n’est en effet ouverte que de 10h à 14h. Il faut donc bien calculer son coup…

J’ai pu la voir en logeant non loin, et aucun regret ! Bien que petite, tous ses murs sont recouverts de fresques évoquant la vie de saint Antoine. Vraiment très belle ! Le plafond tout en trompe-l’œil vaut également la peine que l’on se torde le cou.

Pour l’anecdote, elle s’appelait avant « Saint-Antoine-des-Portugais » et était le lieu de culte de la communauté… portugaise (ça alors !), mais fut ensuite donnée aux Allemands vivant à Madrid lors de la séparation des deux royaumes.

Fait agaçant : les photos y sont normalement interdites ! Vraiment trop d’endroits où c’est le cas à Madrid, grrr. Qu’est-ce que ça peut leur faire aux curés ?? Heureusement, la personne qui surveillait n’était pas présente dans l’église mais seulement à l’entrée… et surtout occupée à surveiller son smartphone !

 

Musée d’histoire de Madrid

musée d’histoire de Madrid

Il s’agit du musée consacré à l’histoire de la ville depuis le XVIe siècle, lorsqu’elle fut nommée capitale de l’Espagne, jusqu’au XXe siècle. Situé dans un ancien hospice au superbe portail churrigueresque (le baroque tardif espagnol), le musée propose un parcours chronologique sur 14 salles et 4 niveaux (dont deux principaux).

On y trouve une collection hétéroclite de tableaux évoquant la ville et son évolution urbaine, des maquettes, de la porcelaine de la fabrique du Buen Retiro, des éventails… La muséographie est plutôt bien faite (explications en anglais et en espagnol).

Malheureusement ce jour-là les salles retraçant le Madrid des XIXe et XXe siècles étaient fermées ! Dommage, mais les surveillants étaient occupés à garder les pièces de l’exposition temporaire sur Charles III, où il était interdit de prendre des photos…

Ne surtout pas manquer la grande maquette de Madrid au début du XIXe siècle (sous-sol), jalousement surveillée par un cerbère sorti des enfers, et la belle crèche napolitaine du rez-de-chaussée.

Le musée est gratuit pour tous, ouvert du mardi au dimanche de 10h à 20h. Infos sur le site officiel.

 

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Avancez un peu plus pour découvrir la plaza de Cibeles et son palais des communications

Ou bien le quartier de Lavapiés et son street art

 

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