Le musée Fabergé de Saint-Pétersbourg

le palais Chouvalov sur la Fontanka, au milieu

Le musée Fabergé de Saint-Pétersbourg ouvrit ses portes en 2013 et abrite quelques œuvres du célèbre joailler Pierre-Karl Fabergé, dont les fameux « œufs » qui ont fait sa renommée.

On peut également y admirer des objets d’arts décoratifs russes de la fin du XIXe et début XXe siècle. Aimant bien les jolis objets (même si c’est passé de mode !) et ne trouvant pas vraiment d’équivalent en France, j’avais très envie de découvrir ce musée !


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Le beau palais Chouvalov sert d’écrin au musée et présente ses collections dans diverses salles qui valent également le détour ! Situé au bord de la Fontanka, à deux pas de la perspective Nevski, il est donc pratique d’accès !

Autre aspect pratique : les horaires. Le musée ouvre en effet ses portes de 10 h à 20 h 45, sauf le vendredi. Les visites guidées s’effectuent jusqu’à 18 h, pour ceux qui seraient intéressés.

Le prix en 2017 est de 450 roubles. Plus d’infos sur le site officiel.

La visite

Le musée n’est pas très grand mais riche en petits objets de toutes sortes. Le temps à prévoir dépend donc de votre intérêt pour les arts décoratifs. J’y ai passé environ 1 h 30 en prenant mon temps mais j’ai tout de même été poussée à la sortie à l’heure de la fermeture (oui, j’aime bien faire les fermetures de musées, surtout en soirée, il y a moins de monde).

Après avoir payé, il vous faudra enfiler des « patins » de plastique sur vos chaussures. En Russie, on ne plaisante pas avec la propreté !

J’ai ensuite pu accéder au magnifique escalier ! Avant d’être un musée, le palais Chouvalov offre surtout de jolies stalles décorées dans les styles en vigueur au XIXe siècle. J’ai pris plaisir à admirer la riche décoration de certaines salles, de quoi mettre en valeur les objets présentés !

Le palais Chouvalov

 

Les œufs de Fabergé

Bien sûr, on vient surtout ici pour ça ! Pierre-Karl Fabergé, joailler renommé d’origine franco-germano-danoise (oui, Saint-Pétersbourg abritait alors des artisans venus de toute l’Europe), se fit connaitre grâce à la réalisation de ses « kinder surprise » de luxe !

Après s’être fait remarquer à l’exposition pan-russe de Moscou, le tsar Alexandre III  lui demande en 1885  de confectionner un œuf de Pâques (fête religieuse très importante dans le monde orthodoxe) pour sa femme, l’impératrice Marie Feodorovna. Bluffé par le résultat, il en commandera un tous les ans, en plus d’autres œufs plus petits pour sa famille. Des membres de l’aristocratie feront de même, conférant à Fabergé une notoriété internationale ! Le nouveau tsar Nicolas II perpétua la tradition.

Il est vrai que son travail est remarquable ! Des œufs d’une grande finesse, tous différents, l’art du détail, l’utilisation de pierres semi-précieuses, les surprises à l’intérieur… de quoi me ravir !

Les œuvres de Fabergé furent dispersées à la Révolution par les Bolcheviks, et il fallut attendre que l’oligarque Viktor Vekselberg rachète une petite collection d’œufs pour que le musée puisse ouvrir ses portes en 2013, pour le plus grand plaisir de mes yeux émerveillés de petite souris !

Le musée compte 9 œufs principaux, joliment présentés dans le très décoré « salon bleu ».

 

Les arts décoratifs de la fin du XIX et début du XXe siècle

Même si les œufs sont le clou du spectacle, cela ferait un peu light pour un musée, alors la visite ne s’arrête pas là ! Les salles suivantes offrent des « objets d’art » divers et variés de cette époque faste pour l’artisanat russe. Tabatières boites, horloges, broches, service à thé, assiettes, autres œufs décorés… on découvre vraiment l’art de vivre dans les milieux bourgeois et aristocrates de l’époque (oui, malheureusement, les milieux populaires ne pouvaient pas gouter à un tel luxe, toujours pareil…).

 

L’art décoratif « néo-russe »

Si bon nombre d’objets ressemblent à ce qui se faisaient en Europe occidentale, j’ai vraiment aimé tout ce qui évoque le style « néo-russe », plus typique du pays, où se déclinent les images du Kremlin, des églises orthodoxes ou bien des contes et légendes de Russe. Ah, que j’aime la culture et l’artisanat russe ! J’avais du mal à décrocher des vitrines !

 

La peinture

Deux salles présentent quelques beaux tableaux. Je reconnais bien là les styles de l’époque ! J’ai pu découvrir des artistes russes bien sûr, mais également… polonais ! Renoir, que j’affectionne particulièrement, était à l’honneur !

 

La salle des icônes

Une petite salle néo-gothique abrite des icônes de cette époque. Quelques peu différentes des icônes plus anciennes, mais pas tant que ça !

 

Voilà, j’espère que cette petite visite vous a plu !

Pour ma part, ce musée fut une bonne surprise et j’ai vraiment aimé cette découverte de l’artisanat russe de l’époque. Bien sûr, ce genre d’objets est passé de mode et peut-être ne trouveriez vous pas cela à votre gout, mais j’estime que cela reste intéressant d’apprendre comment on vivait à l’époque. Je dois reconnaître aussi le travail derrière chaque objet, en particulier ces œufs, qu’on aime ou pas, ils demeurent vraiment extra-ordinaires et uniques !

 

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