Naples : autour de la porta Capuana

À Naples la porta Capuana fait partie des anciennes portes qui délimitaient jadis la vieille ville. Le centre historique étant grand et dense, nous verrons donc ici ce qui se trouve autour de cette porte, que ce soit à l’extérieur, vers le corso Garibaldi et les petites rues alentour où se tient quotidiennement un marché, ou à l’intérieur de la ville ancienne, avec notamment la très intéressante église San Giovanni a Carbonara.


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Autour du corso Garibaldi et de la piazza Carlo III

C’est précisément dans ce petit quartier populaire que nous logions, outre la vue depuis la terrasse, nous avons donc pu l’explorer ! Le corso Garibaldi, qui relie la très animée piazza Carlo III au port en passant par la gare, offre des façades typiques des grands boulevards italiens, plutôt colorées et assez bien entretenues. Il s’agit d’un boulevard commerçant, du moins sur la partie haute.

La piazza Carlo III fait face à « l’auberge des pauvres », un bâtiment classé monument historique et listé au patrimoine mondial, mais non visitable pour le moment.

Les petites rues autour du corso Garibaldi et de la porta Capuana abritent des petits marchés où l’on trouve un peu de tout à des prix imbattables ! Ambiance napolitaine garantie ! Ici finalement peu de touristes mais cela reste animé, avec différents cafés, petits restos, etc.

 

Autour de la porta Capuana et de la via Carbonara

Nous arrivons alors devant la porta Capuana, datant du XVe siècle, et ainsi nommée car orientée dans la direction de la ville de Capoue. Elle faisait partie des anciennes murailles fortifiées de la ville, avec d’autres portes (que nous n’avons pas vues 😉 ). Juste derrière se trouve le grand Castel Capuano, dont les origines remontent au XIIe siècle mais dont il ne reste que peu de chose de l’apparence originelle !

Nous nous sommes alors dirigés vers la via Carbonara, autre boulevard typique, afin de visiter l’église San Giovanni a Carbonara. Un peu plus loin se trouve le MADRE, le musée d’art contemporain de la ville (musée di arte Donna Regina). De là, nous avons pénétré dans le cœur historique de la ville ! Avant de rejoindre la via Duomo pour visiter la belle cathédrale, petit détour par quelques ruelles typiques et pittoresques, non sans passer devant le musée Diocésain sur le largo Donna Regina, situé dans une ancienne église. Nous avons pu en admirer une partie depuis le pas de la porte, mais photos interdites ! Pas de visite de musée cette fois-ci… Ce dernier comporte apparemment une belle collection d’objets religieux de différentes époques.

 

Église Santa Caterina a Formiello

Cette jolie église Renaissance jouxte la Porta Capuana, c’est donc tout naturellement que nous y sommes entrés (par chance, elle était ouverte), notre première église napolitaine !  Sa construction s’étala durant presque tout le XVIe siècle, même si la nef fut plus ou moins remaniée au siècle suivant (comme la plupart des églises, rares sont celles qui ne subirent aucune modification).

 

Église San Giovanni a Carbonara

Cette église mérite bien un petit détour ! D’origine gothique, elle fut embellie et agrandit par le roi Ladislas Ier qui souhait s’y faire enterrer. À l’extérieur, un escalier très baroque fut ajouté au début du XVIIIe par Ferdinando Sanfelice (à qui on doit plusieurs œuvres architecturales dans la ville). Il faut grimper tout en haut pour y accéder… plusieurs autres églises y étant accolées ! Et non, aucun rapport ici avec les pâtes, même si forcément cela m’a donné envie d’en manger !

 

Si la nef gothique d’origine présente un aspect plutôt simple, on peut admirer au fond de l’abside le superbe monument funéraire de Ladislas 1er, finement sculpté ! Il faut alors passer en dessous pour pénétrer dans la chapelle Caracciolo del Sole et en prendre plein la vue devant les superbes fresques (fin du Moyen-Âge) qui l’ornent ! J’aime vraiment beaucoup ce genre de fresques en tout cas, ah, ils étaient doués ces Italiens !

L’intérêt de l’église réside également dans les autres chapelles, ajoutées au fil du temps, comme la chapelle Caracciolo di Vico, abritant les tombeaux de la famille du même nom, réalisés par des artistes de la Renaissance napolitaine, et tout au fond, la chapelle Somma, également ornée de fresques d’une grande finesse.

Bref, avis aux amateurs d’art et amoureux de fresques et sculptures des « quattrocento » et « cinquecento », une église à ne pas rater !

 

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