Voyage à Saint-Pétersbourg : guide et infos pratiques

Saint-Pétersbourg, un nom très « occidental » pour cette ville russe, ancienne capitale des tsars, qui constitue la plus grande métropole du nord sur terre. Une ville qui ne vous laissera sans doute pas indifférents ! Que l’on soit attiré par la Russie ou pas, Saint-Pétersbourg est unique.

Fondée à partir de 1703 par Pierre le Grand, ex-nihilo (cas très rare en Europe à cette époque) elle fut conçue pour impressionner. En cela, pari réussi ! Ici tout est beau et harmonieux, rien ne fut laissé au hasard et on en prend plein la vue !

De monuments en palais, d’églises en musées, la capitale nordique s’offre au visiteur qui fait l’effort de venir jusqu’à elle. Car oui, elle se mérite, ne serait-ce qu’à cause du visa indispensable à obtenir pour la visiter, et le cout des transports pour s’y rendre (pas de low-cost de France).

Mais une fois sur place, difficile d’être déçu par tant de splendeurs ! Il faut parcourir ses avenues, flâner le long de ses canaux (l’atout charme d’une ville qui n’en manquait déjà pas !), pousser la porte de ses églises.

Avec près de 5 millions d’habitants dans l’agglomération, l’ancienne capitale est désormais reléguée au rang de seconde ville de Russie, derrière Moscou, mais en demeure la capitale culturelle et touristique. Son centre historique est un des plus grands d’Europe ! La souris en rêvait, elle en revint enchantée !

 

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Parcourez mes articles sur la ville :

Découvrez déjà les incontournables de Saint-Pétersbourg !

Et les plus belles promenades le long des canaux

Ou ses plus belles églises

 

Les îles et la Neva

– La forteresse Pierre-et-Paul et l’île Petrogradski

– L’île Vassilievski

– Balade en bateau

 

Balades dans le centre historique

– Le Triangle d’or : du palais d’hiver au palais d’été

– De l’Amirauté à la Nouvelle-Hollande

– La plus belle avenue de Saint-Pétersbourg : la perspective Nevski et ses alentours

Au bord des canaux aux alentours de Saint-Nicolas-des-Marins et du théâtre Mariinsky

 

Les cathédrales, plus en détails

– La cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-sang-versé

– La cathédrale Saint-Isaac

 

Hors du centre

– La Laure Alexandre-Nevski, grand monastère

– L’ancien couvent Smolny, sa cathédrale, et ses alentours

– Les plus belles gares et stations de métro

 

Les musées

Le musée de l’Ermitage

– Le musée Fabergé

 

Aux alentours : les superbes jardins et fontaines de Peterhof

 

Découvrez la gastronomie pétersbourgeoise

 

Informations pratiques

Le visa

Voilà la partie fâcheuse qui en rebute plus d’un (dont moi au début, il faut bien l’avouer) et qui décourage de faire de Saint-Pétersbourg une destination « week-end ». Malheureusement, avant le départ, pas le choix ! Vous trouverez tous les détails sur mon article dédié au visa russe.

Comment se rendre à Saint-Pétersbourg

Par avion

Il existe plusieurs façon de se rendre à Saint-Pétersbourg, mais aucune n’épargnera vraiment votre portefeuille ! Si d’habitude j’utilise plutôt les transports « low-cost », il me fallu déroger à la règle. Bon, sans regrets, la ville le valait bien ! J’ai donc opté pour un aller-retour avec Air France, à… 305€ en 2017 (oui, ça fait mal quand on est habitué à voyager pour moins de 100€ AR). Le plus pratique pour un vol direct.

En 2018, j’ai opté pour la nouvelle formule Air France sans voyage en soute, un peu moisn cher (il faut savoir voyager léger…)

D’autres compagnies proposent des vols avec correspondances, mais pour gagner quelques euros (à peine plus), c’était beaucoup s’embêter…

En train ou en bus depuis Helsinki ou Tallinn

Une autre solution qui me faisait de l’oeil : voler jusqu’à Helsinki avec la compagnie Norwegian puis emprunter le train rapide Allegro. Solution un peu plus économique mais à peine si l’on inclut le logement à Helsinki, ville justement tout sauf économique ! Cela aurait surtout été un bon moyen de visiter également la capitale finlandaise plutôt que de juste payer le droit de poser ses fesses dans l’avion (même si d’accord, Air France est quand même plus confortable que Ryanair), mais un long incident technique sur le site de réservation des chemins de fer finlandais en décida autrement.

Mais sachez que cette option existe, de même qu’il est possible de se rendre à Tallinn avec Air Baltic et de prendre un bus (qui met du temps). Mais cette compagnie n’est pas non plus si donnée, même si assez faussement présentée comme low cost. Bref, un peu un casse-tête ou casse-porte-monnaie.

Vous pouvez acheter vos billets de train directement sur le site de la compagnie de chemins de fer russe ou sur celui de la compagnie finlandaise.

 

Se loger à petit prix à Saint-Pétersbourg

Comme souvent, nous avons déniché nos logements sur le site Airbnb. En 2017 nous avions réservé deux studios (le séjour fut coupé en deux, avec un passage à Moscou au milieu) pour une moyenne de 25€/nuit. En 2018 c’est un grand F3 situé vers la Fontanka pour 24€/nuit que nous avons déniché ! Évidemment, il vous en coutera un peu plus pour résider près de l’Ermitage…

Les petits budgets pourront également louer des chambres dans des appartements communautaires ou bien aller en auberge de jeunesse, à partir de 5€/nuit !

 

Quel budget prévoir à Saint-Pétersbourg

La nourriture reste également très abordable pour un portefeuille « occidental ». Pour trois semaines, nous avons dépensé sur place 950€ à deux pour tous les repas à l’extérieur, les visites et les transports.

Bref, en se débrouillant bien, il ne s’agit pas d’une destination particulièrement coûteuse, le plus gros poste de dépense restant l’avion et le visa.

Bien sûr le budget dépendra également du nombre de sites payants visités. Le plus cher restant l’Ermitage (700 roubles soit environ 9€), ou bien les domaines alentours.

En septembre 2017, il fallait compter environ 69 roubles pour 1 euro, 74 roubles pour 1 euro en aout 2018.

 

Comment se déplacer dans Saint-Pétersbourg

Se rendre dans le centre

Vue sur le quai du Palais

Une fois arrivés à l’aéroport de Pulkovo, où nous avons passé très rapidement l’immigration (si les Russes sont tatillons pour le visa, une fois obtenu il n’y a pas de souci), le plus simple selon moi est de prendre un taxi. Mais attention, rendez-vous au kiosque à la sortie de l’aéroport, donnez votre adresse et PRÉ-PAYEZ pour éviter les mauvaises surprises.

Il n’existe pas de tarifs fixes mais il faut compter entre 1000 et 1500 roubles pour rejoindre le centre (entre 15 et 20 €). Vous pouvez aussi tester Uber !

Pour rejoindre le centre en transport, un bus relie l’aéroport à la station de métro « Moskovskaya« , elle-même plutôt loin du centre. Et selon où vous êtes il vous faudra changer de ligne, ce qui peut s’avérer fastidieux. Bref, je ne le conseille que si vraiment vous êtes à 20€ près et pas trop chargés…

ATTENTION : Prévoyez de la marge pour repartir, car en plus des contrôles de sécurité usuels, il faut en plus faire la queue pour passer ses affaires aux rayons X AVANT d’entrer dans le terminal. Il en est de même pour entrer dans les gares. On ne lésine pas sur la sécurité en Russie…

Si vous arrivez par le train, métro ou taxi seront vos amis ! La gare de Moscou (pour les trains qui arrivent de Moscou, donc) est la plus proche du centre. La gare de Finlande, d’où débarquent les passagers de l‘Allegro mentionnés plus haut (ou Lénine en 1917 !), seront un peu plus loin…

Se déplacer en ville

Dans tous les cas, ce sont vos pieds qui vous seront les plus utiles, et qui risquent de souffrir ! Le centre de Saint-Pétersbourg s’étend sur environ 6 km de long et 1,5 de large, alors même si en quelques jours vous n’en arpenterez peut-être pas tous les quartiers, vous marcherez quand même !

Ce voyage fut, avec ceux à Rome, mon record de kilomètres parcourus… Prévoyez de bonnes chaussures ! Mesdames, n’imitez pas les Russes en hauts talons !

En métro

Le métro est un moyen efficace et rapide de traverser la ville, mais le terrain marécageux de la ville en a limité le développement et pour le moment on ne compte que 5 lignes pour une agglomération de 5 millions d’habitants. Autant dire qu’il n’est pas assez dense et sert surtout aux déplacements banlieue-centre. Peu d’intérêt donc pour le touriste qui réside en plein centre… sauf pour en admirer les plus belles stations, mais nous verrons ça dans un article spécifique !

Il vous sera surtout utile pour aller voir la Laure Saint-Alexandre-Nevski et vous rendre sur les iles Vassilievski et Petrogradski.

 

Saint Petersburg metro map FRA.png
Par Alex Florstein, CC BY-SA 3.0, Lien

 

En tramway, bus ou trolley-bus

En complément, si vous en avez marre de marcher ou pour aller plus vite, il existe un réseau de tramways (souvent anciens) et de bus. Pas si facile à comprendre ! Pas de plan de ligne sur les arrêts de bus, pas de temps d’attente (mais les fréquences) et pas toujours d’abri-bus ou de bancs, aie !

Les arrêts de tramways et de bus ne sont pas les mêmes, même quand elles parcourent le même trajet (organisation à la russe, hum). Repérez bien en hauteur le petit symbole !

Voir le plan des transports terrestres en haute résolution.

 

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