La Laure Saint-Alexandre-Nevski de Saint-Pétersbourg

La Laure Saint-Alexandre-Nevski est un monastère majeur de Saint-Pétersbourg et même de la Russie. Située un peu hors du centre, dans le prolongement de la perspective Nevski, (qui lui doit d’ailleurs son nom), elle est malheureusement quelque peu oubliée des touristes pressés. Véritable havre de paix et au cœur de l’âme russe, je vous invite cependant à aller la découvrir !


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Comment se rendre à la laure Saint-Alexandre-Nevski

Le plus simple reste d’eLaure Alexandre Nevi à Saint-Pétersbourgmprunter le métro ! Elle est directement desservi par les lignes 3 et 4 (station Ploschad Alexandra Nevskogo).

Il est également possible de rejoindre la laure en bus, plusieurs lignes s’y rendent notamment la 1, qui traverse toute la perspective Nevski. Bref, à part le manque de temps, pas de raison de ne pas s’y rendre !

En sortant du métro nous débouchons sur la place Alexandre-Nevski, où trône une statue du saint, célèbre pour avoir combattu les Suédois sur les bords de la Neva en 1240 (d’où le nom…), et vénéré dans toute la Russie ! Il s’agissait avant tout d’un prince, connu pour ses victoires militaires. Étrange pour un saint, ne dit-on pas que l’Église doit soutenir la paix ? Mais je m’égare…

La place est également occupé par l’hôtel et centre commercial « Moskva » (Moscou), plutôt moche, mais on ne peut pas le rater ! C’est d’ailleurs là que mon copain résidait lors de sa première visite de… Leningrad !

La place Saint-Alexandre-Nevski

 

Visite de la Laure Saint-Alexandre-Nevski

Mais une « laure » (lavra, en russe), c’est quoi ? Et bien, dans la religion orthodoxe, il s’agit d’un monastère de grande importance.

Ici, c’est avant tout un titre honorifique donné au monastère pour lui permettre de rivaliser avec les laures de Kiev ou de Sergueï Possad. C’est Pierre le Grand qui décida d’édifier ce monastère pour honorer le saint, sur le lieu supposé de sa victoire. En fait celle-ci eut lieu 19 km plus loin, oups !

Les reliques du saint y furent transférées (le pauvre, ainsi troublé dans son repos… je n’aimerais pas !).

La perspective Nevski devait relier l’Amirauté à la laure, en ligne droite, même si au final elle est légèrement décalée.

La construction s’étala tout au long du XVIIIe siècle. Les architectes italiens (oui encore…) Trezzini pères et fils s’occupèrent des deux premières églises baroques jusqu’en 1750, puis ce fut au tour du Russe en vogue à l’époque, Ivan Starov (rappelez-vous, le palais de Tauride…) de construire la cathédrale de la Trinité, néo-classique.

Pour être honnête, rien ici n’évoque l’architecture traditionnelle russe, voilà donc un monastère bien différent ! Point de bulbes ou autres éléments typiques, on se croirait plutôt dans couvent d’Europe centrale… Pour ma part, si j’ai bien aimé les lieux, j’ai tout de même préféré la Laure des catacombes de Kiev par exemple. C’est que j’aime les bulbes et les monastères orthodoxes !

Il est agréable de flâner dans l’enceinte du monastère, au milieu de la verdure, jalonnée de plusieurs tombes. Les divers bâtiments ne sont pas non plus visitables. Dommage, mais la promenade en elle-même est déjà sympa !

 

La cathédrale de la Trinité

Seule la cathédrale était visitable lors de mon passage en ce beau dimanche ensoleillé. La petite église baroque ouverte au public ne semblait être accessible que pour la visite d’un musée (tout est écrit en russe, ma maîtrise de la langue de Pouchkine n’étant pas encore suffisante, je n’ai pas trop compris). Malheureusement, les photos intérieures étaient strictement interdites !

Les reliques du saint sont toujours très vénérées, même si son sarcophage est désormais entreposé au musée de l’Ermitage. C’est fascinant de pouvoir observer la ferveur des Russes, qui font la queue pour pouvoir se prosterner devant les reliques ! Il y avait beaucoup de monde, alors par respect, je n’ai pas « volé » de photo, mais je peux vous dire que l’intérieur est très néo-classique et ressemble beaucoup à celui de Notre-Dame-de-Kazan. Pas ce que je préfère, mais à voir.

Je ne peux donc vous présenter que des photos de l’extérieur. Le jaune de sa façade contraste avec le rose des autres bâtiments, mais j’ai justement bien aimé cette différence de couleur !

 

Les cimetières de la Laure Saint-Alexandre-Nevski

La laure abrite également trois cimetières. À l’entrée, la visite des cimetières principaux est payante. C’est là que furent enterrées de nombreuses personnalités tels que Tchaïkovsky et le bien nommé chorégraphe Marius Petipa (un Marseillais exilé à Saint-Pétersbourg, hum, il a du avoir froid ! Vive l’amour de l’art…).

Cela m’intéressait mais à environ 6€ (400 roubles),  je n’avais pas trop le temps d’en profiter ! Oui je sais, je semble toujours pressée ! Mais c’est qu’il y a à voir dans la ville… Bon, j’ai quand même pu faire trois photos de l’entrée !

Je me suis contentée du cimetière Saint-Nicolas, situé cette fois derrière la laure, et libre d’accès. Il abrite entre autre des tombeaux d’ecclésiastiques et de Pétersbourgeois… célèbres ou pas ! On y trouve par exemple la sépulture de l’ancien maire de la ville, Anatoly Sobtchak. Ambiance bucolique garantie, et non, pas glauque du tout, du moins au soleil.

 

Voilà, j’espère que vous n’avez pas regretté de m’avoir suivie hors du centre de Saint-Pétersbourg !

Découvrez l’ancien couvent de Smolny et sa cathédrale

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