La vieille ville de Šibenik

Šibenik, (prononcé chi-bé-nik) est une ville de la côte dalmate, d’environ 35.000 habitants, située plus ou moins entre Zadar au nord et Split au sud, sur l’estuaire de la rivière Krka.

Au Moyen-Âge, elle fut pour une courte période capitale du royaume croate, puis devint dépendante de la République de Venise pendant plusieurs siècles. Nous rendant de Split à Zadar en bus, nous avions décidé de faire une étape pour découvrir cette jolie ville très pittoresque.


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Bus en CroatieLes bus sont fréquents entre Split et Šibenik, il faut compter environ 1h30 ou 2h selon la circulation. Dans notre cas, ce fut 2h, une demi-heure de retard donc, ce qui amputa d’autant notre visite, ne pouvant nous permettre de récupérer un bus trop tard pour arriver à Zadar.

Nous avons donc eu 2h chrono pour visiter la ville, ce qui en soi peut suffire, sauf quand on aime flâner et prendre de belles photos ! (du moins on espère que vous les trouverez belles).

Nous ne sommes donc pas grimpés tout au sommet de la vieille ville, vers la forteresse Saint-Michel, nous contentant de flâner dans les pittoresques ruelles anciennes toutes en pierre, et nous octroyant même une pause gouter ! (c’est que j’avais soif et faim, le bus toute la journée, ça creuse !).Šibenik

La gare routière est située juste à l’entrée de la vieille ville, à 5 mn à pied, ce qui est assez pratique. Sympa à savoir pour les routards, une consigne à bagage vous déchargera de vos sacs moyennant 4 kn/heure par sac (chaque heure entamée est dûe).

Pour connaitre les horaires et les tarifs des bus, rendez-vous sur bus Croatia. Si les horaires sont fiables, les prix en revanche ne sont pas toujours les mêmes au guichet… Nous avons payé environ 50 kn pour le trajet Split-Šibenik.

Le confort des bus varie selon la compagnie, mais globalement, pour en avoir pris quatre différents dans le séjour, cela allait.

On est quand même loin de la compagnie tchèque que nous avons utilisée pour le trajet Brno-Olomouc, mais pas de quoi se plaindre pour de courtes distances, si ce n’est l’impossibilité d’utiliser les toilettes (important pour la souris pisseuse que je suis) et l’air conditionné qui parfois souffle trop fort, et a eu pour conséquence de me faire rentrer en France avec une angine ! C’est donc clouée au lit que j’écris cet article, voyez ma conscience professionnelle !

Le bord de mer de Šibenik

En sortant de la gare routière, c’est la première vision qui apparait devant nos yeux ébahis par la beauté du lieu. Oui, sur la côte dalmate, bon nombre de petites villes sont établies directement sur la mer (bon ok ici c’est plus un estuaire en fait) avec une promenade piétonne alignée sur le front de mer.

Sympa, donc, même si ce n’est pas le pays qui offre le plus de plages urbaines. Dommage qu’un bâtiment moderne et moche vienne quelque peu gâcher la vue…

Tout en haut, on aperçoit la forteresse Saint-Michel, où on ne grimpera donc pas.

La cathédrale Saint-Jacques de Šibenik

Elle fut édifiée entre 1431 et 1536 et arbore un style de transition entre le gothique et le Renaissance. Inscrite à l’UNESCO, on admire le beau portail Renaissance de la façade, et sur le flanc de l’église, un autre, appelé « la porte des lions » car deux félins (pff) y sont sculptés, surplombant d’authentiques colonnes romaines.

On y voit également Adam et Eve avec leurs feuilles de vigne, tout comme à Trogir. Soixante-douze visages sculptés (rien que ça !), tous différents, ornent ce côté de la cathédrale. Le sculpteur a représenté des passants de l’époque, mais une seule femme : sa fille ! Vive le machisme…

Pour visiter l’intérieur il faut passer à la caisse (cela semble être devenu une habitude dans ce pays désormais très touristique…) pour 15 kn en mai 2016, mais d’après les photos vues sur le net, cela semble très sobre, et surtout faute de temps, nous nous sommes donc abstenus.

La cathédrale se situe par ailleurs sur la charmante place de la République croate, avec son ancien hôtel de ville, belle bâtisse à loggia. C’est l’endroit de la ville le plus envahi de groupes de touristes, le reste étant relativement tranquille, quand on revient de Split, on respire !

 

Le reste du temps nous avonsPlan Sibenik arpenté les étroites ruelles pavées aux maisons en pierre, allant de placette en placette et admirant églises et palais de style gothique vénitien (et oui, la Sérénissime y a laissé ses traces !).

Ici tout est plus ou moins en pente, et les escaliers ajoutent du charme à une ville déjà très pittoresque. Contrairement à Split ou Trogir, on y voyait des Croates se promener et non pas que des touristes (même s’il y en avait aussi).

Certaines rues sont commerçantes alors que d’autres sont plus calmes. Pas vraiment le temps de l’explorer de fond en comble mais 2h dans la ville en donne déjà un bon aperçu. En tout cas, comme dans d’autres villes croates, tout ici évoque plutôt l’Italie, entre l’architecture, les volets, les quelques bâtiments aux couleurs ocres et le linge pendant aux fenêtres. Pour la Provençale que je suis, je ne fus pas (assez) dépaysée ! On pourrait se croire dans un village de l’arrière-pays niçois.

Nous avons pris le temps de faire une petite pause gouter sur la charmante place Palih šibenskih boraca, (quel nom !) pour déguster un délicieux gâteau chocolat-noisette ! Et oui, on ne se refait pas…

 

Lors du trajet Šibenik-Zadar, dans le bus, nous avons eu l’occasion de voir la ville depuis la route, offrant un joli panorama. L’occasion d’essayer de faire quelques photos…

 

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