Split

Split est la seconde ville de Croatie avec 180.000 habitants et son premier port maritime, la ville étant établie sur les rives de la mer Adriatique. Mais outre son magnifique cadre, entre mer, îles et montagne, c’est un lieu unique en son genre qui en a fait un haut lieu du tourisme : le palais de Dioclétien. En effet, plus qu’un simple palais romain, c’est la ville elle-même qui s’est développée en son sein au fil des siècles, formant un palimpseste de 2000 ans d’histoire unique en son genre…


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Depuis la France, il est possible de relier directement Split depuis Paris avec Transavia pour 130 € AR minimum. Mais n’étant qu’une souris « sans dents », et désireuse de découvrir d’autres facettes du pays, j’ai choisi d’atterrir à Zadar (43 € AR…) avec Ryanair, à 160 km plus au nord, puis de relier Split en car (3 h environ et 10 € par trajet).

Non loin de Split, avant d’atteindre la ville, on peut voir de loin la forteresse de Klis, ou du moins ce qu’il en reste, utilisée dans le tournage de Game of Thrones pour illustrer la ville de Mereen.

En arrivant, on aperçoit la baie au pied des montagnes, et de magnifiques… installations portuaires et barres ou tours de béton ! Bon, rien de folichon, mais après-tout, ce n’est pas mieux ailleurs en général (à commencer par la France…) et une fois en ville, l’arrivée dans le centre historique devient très vite fort sympathique. Situé sur une péninsule au pied de la colline de Marjan, il est finalement assez petit (à peine 400 m de long sur 300 de large), mais très dense. Le palais proprement dit en représente plus de la moitié. Sorti du centre, on parvient directement dans la ville moderne, pas désagréable mais globalement sans intérêt architectural particulier.

Le front de mer ou « Riva »

En arrivant à Split en bateau

Voici la vue que vous obtiendrez en débarquant en bateau ! Enfin, ça dépend du bateau, car les gros bateaux de croisière ne passent pas devant la Riva. Si nous avons pour la première fois posé nos pieds à Split en descendant du bus depuis Zadar, nous avons choisi de revenir de notre excursion à Trogir en bateau afin de pouvoir admirer la ville depuis le fond de sa baie. Très belle vision ! Bon pour le trajet en bateau en lui-même, ce fut moins la joie, mais tout ceci est relaté dans mon article sur Trogir.

S’il y a bien un endroit très agréable à Split, c’est son front de mer, ou « Riva », promenade piétonne bordant la vieille ville et le palais de Dioclétien, où l’on trouve bon nombre de restaurants, cafés, etc. Bien sûr il s’agit plutôt de lieux pour touristes en ce qui concerne la nourriture, mais vous pouvez sans souci vous arrêter en terrasse prendre un verre ! On ne s’en est pas privé, ce fut très agréable ! (bon on a évité les heures les plus chaudes de la journée, ça cogne bien…). On peut admirer les restes des murs du palais de Dioclétien, dominant la mer, dans lesquels se sont incrustées d’autres maisons, impressionnant !

De l’autre côté se trouvent les gares routière et ferroviaire, et surtout le port principal, lieu de départ et d’arrivée des bateaux reliant les îles ou bien des gros bateaux de croisière. Mais pour être honnêtes, ces derniers sont bien trop nombreux à notre goût, les troupeaux de touristes qui en sortent déferlant en masse dans un centre historique trop petit pour contenir une telle marée humaine… Les plages, quant à elles, sont situées un peu plus loin, hors de la vieille ville.

Riva

Le palais de Dioclétien

Composante essentielle de la vieille ville, littéralement encastrée dans cet édifice romain, il constitue l’élément le plus emblématique de Split ! Comme il y a beaucoup à dire, découvrez tout ça dans un article spécifique.

 

La ville vénitienne


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A l’ouest du palais, une fois franchie la porte de fer, on arrive dans la ville vénitienne, du Moyen Age, qui fut également fortifiée devant la menace turque en particulier. On s’y balade également dans un lacis de ruelles autour de la place du peuple ou Narodni Trg (prononcer terg), où se situe l’ancien hôtel de ville du XVe siècle ainsi qu’une tour de l’horloge, à l’entrée du palais de Dioclétien.

Narodni Trg

Sa limite ouest est la rue Marmontova, l’axe commercial piéton de la ville. A l’angle du marché aux poissons, un bâtiment jaune orné de naïades, très Sécession viennoise, m’a tout de suite tapé à l’œil : c’est l’ancien établissement des bains, édifié en 1903. Une curiosité : les vapeurs de souffre chassent les mouches du marché voisin… Au-delà, on parvient dans l’extension du XIXe siècle avec la belle place de la République, très italienne, imitation de la place Saint-Marc de Venise. Malgré son allure imposante, elle n’est pas spécialement animée. La grandiose fontaine monumentale qui ornait son centre a malheureusement disparu lors de la Seconde Guerre mondiale…

Ici tout rappelle que l’on est dans un pays du sud plus qu’un pays de l’est à proprement parler. L’architecture et les ruelles en pierre évoquent plus le sud de la France ou l’Italie que la Serbie ou la République tchèque ! Partout l’influence vénitienne se fait encore sentir… On comprend que la ville attire les touristes, un peu trop d’ailleurs, il est parfois difficile de circuler dans ses rues étroites, et bien que très esthétique et pittoresque, tout cela nous a semblé toutefois manquer d’authenticité. Dommage…

La colline du Marjan

Une fois sorti du centre, on aborde Veli Varoš, l’ancien quartier des pêcheurs qui part à l’assaut de la colline avec ses petites maisons de long de ruelles tranquilles. A son pied, pas mal de restos, en grimpant, cela reste un quartier d’habitation. En haut (oui, ça grimpe !), on parvient à un belvédère offrant une superbe vue sur la ville, avec un petit café installé à l’entrée de l’ancien cimetière juif à l’abandon. En effet, si l’essentiel des immigrés juifs se sont concentré dans la partie nord du palais qui porte encore le nom de ghetto, les plus riches se sont installés sur la colline d’où l’existence de ce cimetière. Bref, on en a profité forcément pour le visiter et pour prendre un café en regardant doucement le soleil se coucher et les lumières de la ville s’allumer…

Le cimetière juif de Split

 

Hors du centre de Split

Lors de notre séjour à Split nous avons eu l’occasion de franchir les limites de la vieille ville pour explorer un peu ce qui se trouve au-delà, là où vivent les Splitois. Nous avons pu découvrir le petit quartier de Bačvice, où se trouve la plage la plus proche du centre. Admirer le coucher de soleil sur le port à partir de là fut fabuleux ! C’est d’ailleurs dans ce petit quartier résidentiel que nous avons dîné deux soirs d’affilé, un peu à l’écart de la foule, et pour des prix moins élevés que dans le centre !

Bačvice

Nous logions à quelques encablures de la vieille ville, dans un quartier très authentique. Ici, pas de touristes, mais pas de monuments ou beaux bâtiments ! Un mélange d’immeubles années 1970 et de bâtisses plus anciennes. On se serait cru dans une banlieue italienne ou niçoise ! Pas très dépaysant non plus donc, et tout était très propre et très sûr. Nous déplorons tout de même le manque de restaurants dès que l’on sort du centre, à croire que les Croates ne dînent jamais à l’extérieur ! Les restaurants du centre étant surtout destinés aux touristes vu les prix pratiqués… en revanche, on trouve bon nombre de cafés, comme en Italie !

 

Découvrez maintenant le palais de Dioclétien

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