À la découverte de la vieille ville de Zadar

Zadar est une ville de 75.000 habitants, la 5e de Croatie par sa population, située sur la côte au nord de la Dalmatie. Bien que très endommagée durant la Seconde Guerre mondiale, car encore italienne jusqu’en 1947, la ville ancienne, formant une presqu’île, conserve quelques monuments intéressants et offre une agréable promenade (riva) au bord de la mer Adriatique.

Si elle ne rivalise pas avec Split et Dubrovnik, on y voit aussi bien moins de touristes et l’ambiance y est plus authentique. Nous, on a bien aimé !


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Nous avons profité de la présence de Ryanair pour nous y rendre depuis Beauvais pour 43 € AR par personne, et aller explorer la côte jusqu’à Split. De France, une liaison existe également depuis Marseille.

Comment se rendre de l’aéroport au centre de Zadar

Une navette bus relie le (tout) petit aéroport au centre-ville (à 11 km) en 20 mn pour 25 kunas (env. 3,50 €) à l’arrivée de chaque avion, et y retourne environ 2 heures avant chaque décollage. Inutile de vous expliquer où se situe le bus : ce n’est pas Paris-Charles-de-Gaulle, l’aéroport n’est constitué que d’un unique petit terminal, avec un parking et un arrêt de bus situés devant !

En ville, le terminus du bus se situe au pied des remparts de la vieille-ville, avec un unique arrêt intermédiaire (quai 8) à la gare routière. Aucune ligne régulière de bus urbain ne dessert l’aéroport. Plan du parcours et horaires de la navette (variables selon les jours) ICI.

En taxi, le tarif tourne autour de 20 € pour rejoindre le centre (tarifs variables selon les compagnies, bien comparer !).

 

Vues aériennes de Zadar et son archipel

 

Promenade dans la vieille ville de Zadar

Plan de ZadarL’ensemble de la ville voit alterner maisons et immeubles modernes, ni beaux ni laids, et abrite plusieurs marinas.

Mais c’est surtout le centre historique situé sur la presqu’île qui offre le plus grand intérêt. C’est donc bien sûr celle-ci que j’ai exploré !

Avant d’y accéder, j’ai pu me promener dans un petit parc bien arboré implanté dans le bastion. Ma balade dans la vieille-ville fut très sympathique : malgré les quelques bâtiments modernes, elle conserve une certaine cohérence architecturale très italienne.

Elle est pour l’essentiel piétonne, plutôt animée et bien moins envahie de touristes que Split ou Dubrovnik, bref, on a beaucoup apprécié !

 

La place Petra Zoranica de Zadar

L’entrée de la ville se fait par cette jolie place très méditerranéenne dans l’âme, où on peut admirer quelques vestiges de l’époque romaine, et  tout à côté, sur la place des Cinq-Puits (Trg Pet Bunara) une rangée de… cinq puits anciens, qui fournissaient jusqu’à la fin du XIXe siècle l’eau d’une citerne souterraine depuis le XVIe siècle. La tour du capitaine qui domine les deux places est la seule subsistante des fortifications médiévales. Sympa qu’elle soit encore debout, j’aime bien ce genre de vestiges !

Au sud des places, on peut également pénétrer dans la ville ancienne par la porte de la Terre-Ferme, élément des fortifications vénitiennes du XVIe siècle. Elle domine le petit port de Foša, aménagé dans les douves des remparts. Belle entée en la matière, le ton est donné !

 

Me voilà donc dans la vieille ville, à arpenter ses jolies rues ! Zadar fut une place forte de la République de Venise, dont l’architecture a marqué la ville. Les rues colorées et les églises, comme l’église romane Saint-Chrysogone avec sa façade latérale constituée d’arcatures aveugles et de fines colonnettes, sont caractéristiques de cette influence. Après avoir visité l’Italie, on n’est pas dépaysé !

On retrouve également quelques éléments romains disséminés, comme dans la porte du Port ou Saint-Chrysogone, percée dans une partie subsistante des remparts au nord et décorée des restes d’un arc de triomphe romain surmontés d’un fronton Renaissance.

Contrairement à Split, le centre abrite plusieurs églises anciennes, malheureusement peu souvent ouvertes ou à des horaires très aléatoires. Nous avons toutefois pu visiter la cathédrale, ouverte toute la journée, et – ô miracle ! – encore d’accès gratuit en 2016 ! (mais au rythme de la surexploitation touristique de la Croatie, ça risque de ne pas durer…)

L’église Saint-Siméon, qui n’est pas exceptionnelle en soit, abrite en revanche un magnifique sarcophage réalisé en 1380 avec pas moins de 250 kg d’argent et de feuille d’or ! Encore faut-il que l’église soit ouverte pour le voir…

La cathédrale Sainte-Anastasie de Zadar

C’est surtout la très belle façade de style toscan (mais oui, ça vous rappelle celle de Pise n’est-ce pas ?) qui fait tout l’intérêt de cette petite cathédrale. Les portails sont typiquement romans mais la partie supérieure présente de fines colonnettes sur des arcatures aveugles. A l’intérieur, la nef est particulièrement large, les stalles du chœur sont finement sculptées et les bas-côtés sont dotés d’un beau mobilier. Hormis cela, rien d’exceptionnel en soi.

On peut grimper dans le campanile de la cathédrale (sauf le dimanche) pour admirer la ville de haut. Bon, après avoir escaladé celui de Split peu avant, nous n’avons pas eu le courage…

La place du Peuple

Ou Narodni Trg en croate, ayant préservé intact son patrimoine ancien, il s’agit probablement d’une des places les plus pittoresques de la ville, avec son ancien hôtel de ville néo-renaissance du côté nord et d’autres bâtiments Renaissance à l’architecture plutôt vénitienne. J’ai bien aimé !

Le forum

Ancienne cité romaine, la ville conserve en son centre quelques vestiges du forum, le plus vaste de Croatie avec 95 m x 45, et abrite une curieuse église en forme de rotonde, l’église Saint-Donat d’époque préromane (IXe siècle), bâtie avec des éléments de réemploi du forum (qu’on aperçoit nettement à sa base) et qui fait aujourd’hui office de salle de concerts vue sa forme en rotonde et son acoustique très particulière. Elle est devenue le symbole de la ville, et j’ai bien aimé son architecture.

Les musées de Zadar

La ville compte par ailleurs quatre musées principaux aux horaires pour le moins… variés : le musée d’Art sacré surnommé « L’or et l’argent de Zadar » (dans l’enceinte de l’église Sainte-Marie de 10 à 12 h et de 18 à 20 h, 30 kunas) qui conserve des pièces exceptionnelles, un musée archéologique (fermé le dimanche), et le musée du Verre antique (hors saison de 9 h à 16 h, 30 kunas).

Il existe également un musée de la ville (horaires élastiques) présentant des meubles, objets et maquettes. Attention, tous sont fermés le dimanche !

Intéressant mais bien qu’habitués des musées, n’ayant qu’une journée et voulant profiter à fond de la ville et du soleil, largement absent du nord de la France durant ce « sympathique » printemps 2016, nous avons reporté cette découverte à une autre fois.

Le front de mer de Zadar

Marina de Zadar

Après avoir fait le tour de l’agréable vieille ville, direction le front de mer, ou riva ! C’est le lieu de balade des habitants et des touristes. Il faut dire que la vue est belle sur les îles… moins en revanche sur la promenade elle-même, qui voit alterner de beaux immeubles austro-hongrois de la fin du XIXe siècle… et immeubles en béton très laids de la reconstruction d’après-guerre.

Ce fut en effet la zone la plus endommagée lors des bombardements… Tant pis ! Rien que de voir le soleil et la mer, c’est déjà agréable, n’est-ce pas ?

Deux attractions modernes situées à l’extrémité de la promenade sont à ne pas manquer : l’orgue maritime, aménagé en 2005 et qui doté de 35 tubes joue selon le mouvement des vagues, et à côté, le « salut au soleil« , couplé à l’orgue voisin, panneau solaire de 22 mètres de diamètre qui émet des jeux de lumière à partir de la nuit tombante.

Un lieu à voir au coucher du soleil… le plus beau du monde selon Alfred Hitchcock ! Peut-être, le cadre est en effet très beau, mais lors de notre passage par deux fois, l’orgue devait faire grève car nous n’avons strictement rien entendu ! De l’autre côté se trouve la marina principale de la ville, située entre la presqu’île et le continent, mais elle comporte beaucoup de bâtiments modernes, donc je ne l’ai pas trouvé si terrible que ça.

Miam

Zadar est depuis le XVIe siècle la ville du maraschino, cette délicieuse liqueur constituée à base de marasques, petites griottes acides. Fan de « jus de fruit », je me devais de gouter à cette spécialité ! Bon, j’en ai même rapporté une « petite » bouteille… 😉

Zadar maraska Zadar maraska

La ville n’est pas franchement riche en restaurants, et encore moins en dehors du centre hormis les sempiternels fast-foods. Les quelques restos se concentrent dans le petit quartier étudiant de Varoš, au sud-est du centre historique. L’article sur la gastronomie en Croatie vous explique très bien ce qu’on y mange… 😉

Pour résumer, Zadar n’est peut-être pas la première ville croate à laquelle on pense, mais elle mérite une visite, surtout si on y atterrit ! Jolie, plutôt authentique (bien que touristique en cette saison, merci Ryanair !) il fait bon y flâner, découvrir ses églises, se balader en bord de mer, s’arrêter manger une glace… Je crois que ce fut mon petit coup de cœur lors de cette escapade en Croatie ! 😉

 

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