Le cimetière du Calvaire à Montmartre

Le cimetière du Calvaire à Montmartre, dénommé officiellement cimetière de Saint-Pierre-du-Calvaire, se situe au pied du Sacré-Cœur, au sommet de la butte Montmartre à Paris (il occupe même le point culminant de la ville !).

Malgré son emplacement dans un des quartiers les plus célèbres et touristiques de la capitale, il est probablement le cimetière le plus secret de Paris : il ne s’étend que sur 600 m² et n’est ouvert chaque année que le 1er novembre, jour de la Toussaint ! La souris, fan de lieux insolites et de cimetières paisibles vous le fait découvrir…


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En vous rendant au sommet de la butte Montmartre, place du Tertre ou pour visiter la petite église Saint-Pierre, une des plus anciennes de la ville, vous êtes certainement passés devant cette lourde porte à gauche de la façade de l’église, cachant ce mystérieux cimetière.

Mais la porte reste close hormis le 1er novembre, seul jour d’ouverture officielle. Bon, il est en principe possible d’y pénétrer à deux seules autres occasions : durant les journées du patrimoine (le 3e week-end de septembre) et pendant la fête des jardins (le week-end suivant). Mais cela reste bien peu et la plupart des Parisiens n’ont jamais visité ce lieu insolite.

Histoire

Le cimetière du Calvaire tire son nom d’un calvaire érigé dans le jardin qui le prolonge. Il est un des plus anciens encore existant dans Paris, le plus petit avec moins de 600 m², et le seul, avec celui de Charonne, entourant encore une église paroissiale. Ouvert à la fin du XVIIe siècle à l’emplacement d’une ancienne nécropole mérovingienne, il est fermé à la Révolution. Toutes les tombes ont alors disparu, dont la sépulture du sculpteur Pigalle, mort en 1785.

Le cimetière est finalement rouvert de 1801 à 1831, année d’ouverture du cimetière Saint-Vincent de Montmartre. Plus aucune inhumation n’y a dès lors lieu, hormis celles de descendants de personnes déjà inhumées ici.

Les sépultures

On entre dans le cimetière, clos de hauts murs, par la lourde porte de bronze dite de la Résurrection, œuvre datant de 1980 du sculpteur italien Tommaso Gismondi (1906-2003).

Parmi les 85 tombes encore présentes, de familles montmartroises et pour beaucoup celles de nobles du bas de Montmartre émigrés durant la Révolution française, on notera celles du navigateur Louis-Antoine de Bougainville (1729–1811), de sa femme et de son fils (tombe n°65) et de Félix Desportes, premier maire de Montmartre en 1790 (tombe n°43) ou encore celle de la famille de meuniers Debray (tombe n°32), les fondateurs du célèbre  « Moulin de la Galette », bal immortalisé par Renoir puis Utrillo.

Une fosse commune accueille les dépouilles des centaines de soldats français ou étrangers tombés en mars 1814 lors de la prise de Paris par les Alliés, unis contre Napoléon.

Vous trouverez un plan détaillé en PDF du cimetière sur le site officiel de la mairie de Paris ICI.

Enfin si vous n’avez pas la chance de passer par là aux bonnes dates, il vous reste une solution pour en avoir un aperçu : grimper dans le dôme du Sacré-Cœur, qui offre une vue panoramique exceptionnelle sur tout Paris et sa région… et sur le cimetière du Calvaire juste en contrebas ! 😉

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