Autour de Saint-Sauveur-in-Chora à Istanbul : visite en photos

Saint-Sauveur-in-Chora en restauration, et son quartier

Saint-Sauveur-in-Chora en restauration, et son quartier

Le musée de Saint-Sauveur-in-Chora à Istanbul est une ancienne église byzantine convertie en mosquée puis en musée après la mise au jour de ses magnifiques fresques. Nous verrons dans cet article ce qui se trouve autour du musée ! 😉

Ce jour-là nous avons longé les anciens remparts de Théodose, visité la mosquée de Mihrimah. Puis nous sommes baladés dans des rues aux vieilles maisons en bois avant de visiter le musée Fethiye (ancienne chapelle byzantine) et d’admirer le point de vue sur la Corne d’Or depuis le belvédère de la mosquée Sultan Selim.





Plan du quartier de Saint-Sauveur-in-Chora à Istanbul


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Pour notre balade nous avons pris le métro depuis la place Taksim jusqu’à la station Topkapı—Ulubatlı, avec un changement à Yenikapı. Nous débouchons alors devant les anciens remparts de Constantinople, édifiés par l’empereur Théodose II.

Au loin on distingue la silhouette de la mosquée de Mihrimah, unique fille de Soliman le Magnifique. Entre la bouche de métro et la mosquée on peut surtout voir des maisons modernes en style néo-traditionnel, tout en bois, mais où tout est grillagé ! Nous n’avons pas vu cela ailleurs…

La mosquée de Mihrimah à Istanbul




Cette mosquée est dédiée à la fille de Soliman, qui fit office de valide sultane (normalement mère du sultan et dirigeante du harem) après la mort de ce dernier. Elle est l’œuvre de l’architecte Sinan, comme bien d’autres mosquées à Istanbul et en Turquie ! La mosquée fut inaugurée en 1565.

Peu connue des touristes, on admire la finesse de son architecture. Et surtout la belle luminosité qui inonde la salle de prière grâce aux nombreux vitraux, et renforce ses couleurs claires.

La décoration épurée n’est pas d’origine, des motifs peints ornaient les murs comme dans beaucoup d’autres mosquées, mais la récente restauration de l’édifice semble les avoir oubliés ! Dommage…

Située sur une petite colline, elle offre une jolie vue sur les remparts et sur une petite place en contrebas. À ne pas confondre avec la mosquée du même nom et du même architecte, située à Üsküdar sur la rive asiatique.

Autour de Saint-Sauveur-in-Chora

Tout autour du « musée » on retrouve un quartier populaire constitués de maisons en bois plus ou moins restaurées, et d’immeubles de bric et de broc. Les rues en pente ajoutent au pittoresque des lieux !

Ça et là on peut admirer des vues plongeantes sur les toits d’Istanbul… Cet aspect nous a un peu rappelé Lisbonne (dans une certaine mesure bien sûr) autre ville toute en pente. Autour du musée à proprement parler plusieurs maisons en bois furent minutieusement restaurées (il faut que les touristes se pressent ici).

Derrière l’ancienne église-mosquée une petite terrasse offre une jolie vue sur une place-jardin en contrebas. Devant l’entrée du musée une agréable terrasse ombragée appelle à une petite pause café. Et contrairement à ce qu’indiquait notre Guide du Routard les prix pratiqués par le bar-restaurant ne sont pas démesurés.

Les plats sont en effet un peu plus chers qu’ailleurs. Mais les boissons restent très abordables, en particulier les thés : miam le thé à la pomme ! 😉

Malheureusement l’ancienne église byzantine est en travaux de restauration (comme à peu près tous les musées de la ville !). On ne voit de l’extérieur que des bâches et échafaudages… 🙁

Musée de Saint-Sauveur-in-Chora

maquette de Saint-Sauveur-in-Chora, Miniatürk

maquette de Saint-Sauveur-in-Chora, Miniatürk

Ou Kariye Müzesi en turc, cette ancienne église byzantine fut édifiée au Ve siècle avant l’érection de la muraille de Théodose, d’où son nom « in Chora » qui signifie en grec « dans les champs ». Elle fut transformée en mosquée en 1511 puis en musée en 1948, à l’instar de Sainte-Sophie plusieurs années auparavant.

On peut donc y admirer de superbes mosaïques byzantines plutôt bien conservées. Si les travaux empêchent d’admirer l’architecture extérieure, ils rendent aussi impossible la visite de la nef… Seuls l’exonarthex et le narthex (les deux porches précédant l’entrée de l’église) et une chapelle latérale sont visibles.

Heureusement il s’agit là des éléments les plus intéressants. Une photo de la nef présentée dans le musée nous rappelle que cette dernière comporte surtout des panneaux de marbre polychrome mais peu de mosaïques.

Le musée est accessible avec le museum pass et tant mieux car l’entrée n’est pas si donnée ! (30 TL en avril 2016, soit près de 10 € !) Infos pratiques sur le site officiel.

L’église fut remaniée plusieurs fois et la majeure partie de son aspect actuel date du XIVe siècle ! Sans compter l’ajout du minaret par les Ottomans…

Les mosaïques et fresques datent également du début du XIVe siècle. Comme souvent dans la tradition byzantine, elles représentent la vie du Christ et celle de la Vierge, l’incarnation de Dieu en homme et le salut de l’Humanité.

La chapelle funéraire ou paracclésion ne comporte pas de mosaïques mais des fresques, représentant la Résurrection du Christ. Il faut prendre le temps d’admirer tous ces détails, c’est vraiment splendide ! Attention à ne pas vous tordre le cou !

Le musée Fethiye et ses alentours

Présentant également des mosaïques byzantines, le musée Fethiye est en fait une chapelle d’une ancienne église byzantine elle aussi transformée en mosquée. Cette dernière est toujours active et peut se visiter mais nous y avons jeté un coup d’œil et il n’y a rien de spécial… L’entrée est comprise dans le museum pass, sinon il faut payer 5 TL.

La visite est rapide car la chapelle est vraiment petite et il ne reste que peu de mosaïques (rien à voir avec Saint-Sauveur-in-Chora). On y voit notamment le Christ étant baptisé dans le Jourdain. Le musée se situe dans un quartier très conservateur et traditionaliste, mais aussi populaire.

Je vous avoue que je n’étais pas trop à l’aise avec ma petite robe d’été, au milieu des femmes voilées de la tête aux pieds (et tout en noir). Ceci dit pas de craintes à avoir, personne n’est venu nous embêter et nous nous sommes sentis en sécurité. Les guides de voyage déconseillant de prendre des photos de ce quartier à part les monuments, nous nous sommes contentés de l’essentiel.

La mosquée de Sultan Selim

mosquée Sultan Selim

mosquée Sultan Selim

Après le musée Fethiye nous nous sommes dirigés vers cette mosquée oubliée des touristes. Elle se situe sur une colline dominant la Corne d’Or d’un côté et une ancienne citerne byzantine de l’autre, la plus vaste de la ville à ciel ouvert et reconvertie en jardin public.

En ce beau dimanche ensoleillé, les familles du quartier étaient de sortie ! Là encore nous détonnions quelque peu dans le décor et nous étions les seuls touristes occidentaux !

D’ailleurs à l’entrée de la mosquée, pas de voile ou de longue jupe en prêt, aie ! On sent que les lieux ne sont bien visités que par les fidèles…

L’intérieur est plutôt simple et dépouillé. La mosquée fut érigée par Soliman le Magnifique en l’honneur de son père, Selim Ier le Terrible ! Le tombeau de ce dernier peut se visiter moyennant quelques livres, mais à ce moment-là il était fermé.

À noter que le quartier de Balat où est située la mosquée est l’ancien quartier Juif d’Istanbul. En tout cas la magnifique vue valait le détour ! On peut distinguer entre autre le quartier de Galata, Sainte-Sophie, le palais de Topkapı, la mosquée de Soliman… (plus de photos dans un article consacré à la Corne d’Or)

Nous sommes redescendus progressivement sur les rives de la Corne d’Or en passant par plusieurs rues populaires et manquant d’entretien… Ça et là des enfants jouent dans les rues. Ici on se sent dans un autre monde que le quartier très européanisé de Beyoğlu par exemple !

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