Istanbul : Galata et sa tour

quartier de Galata et sa tour à IstanbulLe quartier de Galata se situe autour de la célèbre tour du même nom. La distinction avec l’ancien quartier de Péra n’est pas évidente, mais les deux sont aujourd’hui regroupés dans le district de Beyoğlu.

Nous verrons ici la tour à proprement parler et ce qui se situe non loin et qui n’est pas Art nouveau (ceci ayant été traité dans un article spécifique) ainsi que le musée des Derviches tourneurs à proximité.

 


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Le quartier de Galata

tour de GalataSitué au nord de la Corne d’Or, en face du centre historique, il devint le quartier des Génois  ayant aidé à la reconquête de Constantinople en 1261, alors sous domination latine. Il demeura contrôlé par ces derniers jusqu’à la prise de Constantinople par les Ottomans. Les Génois y édifièrent la tour de Galata, aujourd’hui emblème de la ville.

Le quartier se déploie sur une colline, en direction de la Corne d’Or et du Bosphore. Il fut autrefois le centre de commerce et de la finance ottomane, regroupant un nombre considérable de banques. Aujourd’hui il est devenu plus populaire et certaines parties sont aussi très touristiques.

Après la place Tünel, au bout de l’avenue Istiklal, on débouche sur l’agréable Galip Dede Caddesi qui descend jusqu’aux quais de Karaköy (nous avons effectué une fois la grimpette, aïe les pattes !), rue pavée animée comportant de nombreux magasins d’instruments de musique, bar à jus (miam les jus de banane, grenade, orange, à un prix dérisoire) et petits snacks ou cafés.

La place où se trouve la tour de Galata est le cœur animé du quartier. En redescendant on peut également emprunter d’autres rues populaires, certaines animées, d’autres moins. On y trouve encore un ancien caravansérail, ou han.

Street Art dans le quartier de Galata

Entre la tour et l’avenue Istiklal, on notera plusieurs petites rues comportant du street art original et fort sympathique, pour changer un peu !

 

La tour de Galata

tour de Galata de nuit

Nous y voilà ! Un des monuments les plus célèbres d’Istanbul ! Aussi appelée « tour du Christ » (du moins à l’époque), elle fut construite en 1348 par les Génois qui occupaient le quartier, alors en plein agrandissement, à l’emplacement d’un vieux phare. Elle s’inscrivait dans les murailles délimitant alors la colonie génoise. Sous les Ottomans, elle servit de prison puis de tour d’observation astronomique.

Aujourd’hui elle se visite, pour le plus grand bonheur des touristes ! Enfin, on peut accéder aux terrasses culminant à 60 m au-dessus du niveau de la mer, et offrant une vue exceptionnelle et panoramique sur le centre d’Istanbul. On y admire la Corne d’Or, et une partie du Bosphore et de la côte asiatique.

Magnifique ! À ne surtout pas rater…bien que le tarif d’entrée ait fortement augmenté ces dernières années, hum. (25 TL en 2016 soit 8 €)

vue sur Istanbul depuis la tour de GalataNous y sommes grimpés lors du dernier jour, connaissant mieux la ville, il était donc plus aisé de reconnaitre les différents monuments qui la composent, tels que Sainte-Sophie, Sainte-Irène, le palais de Topkapı, la mosquée neuve, la mosquée de Soliman… Comme bien sûr vous avez lu tous mes articles sur le sujet, vous n’aurez aucun mal à tout reconnaître vous aussi ! 😉

La tour comporte également deux restaurants (chers). Bien sûr vous ne serez pas tout seuls en haut, mais lors de notre visite nous n’avons pas fait la queue pour grimper (vive l’effondrement du tourisme en Turquie… enfin, c’est pas cool pour les commerçants turcs).

Rassurez-vous, un ascenseur vous amène presque au sommet (ouf) ! Je vous propose la visite virtuelle, du Bosphore (à l’est) au bout de la Corne d’Or ! (à l’ouest, en passant par Sultanhamet au sud, un ordre logique dans le sens des aiguilles d’une montre, c’est plus simple pour reconnaître…)

Vers Karaköy

En redescendant, vers les quais de Karaköy, nous arrivons dans un quartier populaire et animé, plein de petites quincailleries typiques, de marchés… On notera surtout un bazar ainsi que la mosquée des Arabes (Arap Camii), ancienne église catholique convertie au culte musulman, que nous nous sommes contentés d’observer du pas de la porte. C’est là que se trouve également l’ancien siège de la banque ottomane, abritant un musée.

 

Le musée des derviches tourneurs

plan du musée des derviches tourneurs à IstanbulOu Mevlevi Tekkesi en turc, il se situe au début de la rue Galip Dede. Il s’agissait d’un ancien monastère du XVe siècle, reconstruit au XVIIIe pour abriter un couvent de l’ordre des derviches tourneurs.

Leur vrai nom est en fait « ordre mevlevi », du nom de leur fondateur, mais on les appelle « tourneurs » en référence à la transe qu’ils accomplissent sous forme d’une danse rappelant les mouvement d’une toupie (ils tournent sur eux-mêmes, dans une quête spirituelle censée les rapprocher de Dieu).

Ce mouvement naquit à Konya (dont on peut voir plusieurs maquettes de monuments à Miniatürk). Pour en savoir plus, wikipedia est votre ami ! Cette « secte » soufie fut plus ou moins interdite par Atatürk et cet espace converti en musée.

Très peu de touristes semblent s’y rendre, mais ce musée est compris dans le museum pass et se trouvait non loin de notre logement. Et comme le sujet nous intéressait… bref, nous sommes allés l’explorer ! Le portail sur la rue donne sur une cour ombragée qui comporte également un mausolée et un petit cimetière.

Le musée à proprement parler expose des objets ayant appartenu aux derviches, propose des panneaux explicatifs sur cet ordre et leur mode de vie, ainsi que des reconstitutions d’intérieurs. Le clou du spectacle se trouve à l’étage, puisqu’on y voit une très belle salle baroque, où « dansaient » les derviches. Des spectacles sont proposés certains dimanches après-midi (il faudra qu’on y assiste la prochaine fois !).

Et vous, cela vous tenterait ?

 

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