Les impressionnistes à l’Ermitage : le bâtiment de l’état-major

bâtiment de l'Etat-major vu depuis le palais d'hiver

bâtiment de l’Etat-major vu depuis le palais d’hiver

A Saint-Pétersbourg, depuis 2014, le bâtiment de l’état-major (General Staff Building) abrite les collections impressionnistes de l’Ermitage.

Il se situe sur la place du palais, juste en face du palais d’Hiver. Et oui, le complexe principal de l’Ermitage manquait de place !

C’est donc là que vous trouverez la plus grande collection russe de Monet, Sisley, Pissarro, Renoir, Van Gogh, Gauguin mais aussi la plus grande collection au monde de Matisse et un grand nombre de Picasso !

Le bâtiment sert d’écrin à une partie de la célèbre collection Chtchoukine, qui fut répartie entre l’Ermitage et le musée Pouchkine à Moscou.

Suivez la souris pour une petite visite personnalisée ! 😉


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Informations pratiques

Horaires

L’état-major est ouvert tous les jours sauf lundi de 10h30 (oui, ça ouvre tard !) à 18h. Il est fermé le 1er janvier et le 9 mai (fête nationale).

Les mercredis et vendredis le musée ferme à 21h , bien pratique !

Tarifs

Le billet seul est vendu 300 roubles.

Vous pouvez également visiter le bâtiment de l’état-major avec le billet combiné de l’Ermitage à 700 roubles, valable uniquement le jour d’achat.

Gratuité

Gratuit pour les étudiants munis de leur carte internationale, ainsi que les moins de 18 ans.

La visite est gratuite pour tous le premier jeudi de chaque mois ainsi que le 7 décembre.

Conseils pratiques

entrée du bâtiment de l'état-major à Saint-Pétersbourg

entrée du bâtiment de l’état-major

L’entrée se trouve directement sur la place du palais, du côté est de l’arc de triomphe qui divise le bâtiment en deux parties.

Nous nous attendions à une grande porte, mais non ! Nous avons presque failli la louper…  Il faudra passer les contrôles de sécurité directement après cette porte.

ATTENTION : les bouteilles d’eau, même de 50 cl, ne sont pas autorisées ! Une surprise pour beaucoup, à en juger par les nombreuses bouteilles abandonnées dans les poubelles, hum. Sachant que l’eau du robinet n’est pas vraiment potable, c’est un peu fort de café !

Vous trouverez justement deux cafés dans le bâtiment, à prix relativement corrects, mais je n’ai pas vu de bouteilles d’eau en vente. Sachez que les cafés sont situés avant le contrôle d’accès au musée (scan des tickets), il vous faudra donc y aller avant ou après mais pas pendant votre visite. Pensez donc à bien vous hydrater !

Où acheter ses billets

Une fois dans le hall du bâtiment, vous trouverez des caisses automatiques ainsi que des guichets. Vous pouvez choisir entre le billet à 300 roubles pour le bâtiment seul ou le billet combiné de l’Ermitage. Si vous allez aux guichets, notez plutôt sur un papier la somme du billet choisi, la compréhension n’est pas toujours aisée !

Le bon plan de la souris : si vous comptez acheter le billet global, venez directement dans le bâtiment de l’état-major. Ce dernier est bien moins fréquenté et vous éviterez ainsi la file d’attente aux caisses du palais d’Hiver.

Combien de temps de visite

maquette de l'état-major à Saint-PétersbourgL’aile du bâtiment qui abrite le musée est grande ! Bien sûr, la durée de la visite dépend de vos priorités : comptez-vous tout voir, ou bien juste l’étage des impressionnistes/avant-gardistes ? Mais il faut aussi compter le temps l’accès au bâtiment, qui est grand et un peu mal foutu !

Prévoyez donc au moins deux heures. Et oui, si vous visitez aussi le complexe principal de l’Ermitage, ça fait beaucoup…

Personnellement j’y suis allée deux fois, dont une fois en visitant ce bâtiment seulement, j’estime qu’il mérite bien une visite à part ! 😉 Puis pour l’équivalent de 4€, je pense que ça les vaut bien !

 

La visite

Une fois munis de votre billet, il n’y a plus qu’à le scanner pour pénétrer dans le musée à proprement parler. Les vestiaires se situent tout en bas d’une espèce d’atrium, de même que les toilettes (qui se font plus rares au milieu des salles).

Il vous faudra ensuite grimper de nouveaux escaliers pour accéder aux collections. Hum, pour un bâtiment refait en 2014, on repassera sur l’accessibilité… même si des ascenseurs existent, encore faut-il les trouver… et qu’ils fonctionnent !

Plan du musée de l’état-major

Le bâtiment est grand et quelque peu labyrinthique… Je vous propose donc la photo du plan officiel, en anglais, pour vous permettre de mieux préparer votre visite. Lors de notre seconde visite, il n’y avait plus que des plans en russe. Un peu moins pratique…

Plan en haute résolution ici

 

Le 3e étage (4e en russe)

C’est là qu’il faudra aller directement pour voir les collections impressionniste, post-impressionniste puis « moderne » ou avant-gardiste. C’est donc là que se concentrent les touristes, même si pour être honnête, en deux visites, en septembre, nous n’avons pas croisé tant de monde que ça…

La visite se déroule de façon plus ou moins chronologique et commence par quelques pastels français de la fin du XIXe siècle, dont certains de Manet.

Nous retrouvons ensuite la plupart des impressionnistes les plus célèbres, notamment Monet, Sisley et Pissarro. Nous pouvons admirer la progression du style de Monet, d’abord « pré-impressionniste » avec la Dame dans le jardin, puis clairement impressionniste !

Une salle est consacrée à Auguste Renoir, peinte que j’aime beaucoup, j’étais donc contente de le retrouver ici ! Il s’agit là encore d’une des plus grandes collections du maître derrière le musée d’Orsay.

Après quelques Cézanne et Seurat, Van Gogh est ensuite à l’honneur avec une salle entière, suivi par Gauguin, dont les fameuses scènes tahitiennes.

Nous déambulons ensuite dans plusieurs salles dédiées à la peinture du début du XXé siècle. Là encore les artistes français sont à l’honneur, avec Maurice Denis (que j’aime beaucoup), Albert Marquet, André Derain, Pierre Bonnard, Maurice Utrillo et d’autres finalement un peu moins connus chez nous, tel que Charles Guérin, dont j’ai bien apprécié de découvrir les œuvres. Personnellement, j’aime bien cette époque alors j’étais aux anges ! 😉

Mention spéciale à la célèbre Île aux morts d’Arnold Böcklin, dont on retrouve différentes versions dans d’autres célèbres musées, mais pas en France.

Ne faites pas comme nous lors de notre premier passage, ne manquez pas la salle Rodin, où on retrouve quelques sculptures du grand maître, ni les salles de portraits et de l’école de Barbizon. Elles se trouvent derrière les salles principales sur la cour intérieure, il faudra alors revenir sur vos pas… Regardez bien le plan ! 😉

La seconde partie de l’étage est dévolue à la peinture moderne et avant-gardiste du XXe siècle. C’est là que vous pourrez admirer les Picasso et les Matisse, notamment ses célèbres Danse et Musique.

Je vous rappelle qu’il s’agit de la plus grande collection de Matisse au monde ! (avec celle du musée Matisse à Nice) Les Picasso y sont également nombreux, et là encore on peut se rendre compte de l’évolution de style, du plus classique au cubisme de plus en plus abstrait.

Mais n’hésitez pas à arpenter les autres salles, j’y ai fait de belles découvertes, avec notamment quelques artistes espagnols de cette première moitié de XXe siècle (souvent des tableaux très gais, hum), mais aussi Raoul Dufy, le douanier Rousseau, Marie Laurencin, et même un Soulages ! Puis pour finir, j’ai retrouvé Kandinsky, un des artistes russes les plus célèbres de cette époque.

Le 2e étage

S’il vous reste un peu de temps et d’énergie, pourquoi ne pas aller voir le reste du musée ? 😉 Je tenais à le voir en entier !

Cet étage comporte notamment de belles salles d’apparat de style « Empire russe ». C’est là que le terme « palais de l’état-major » prend tout son sens !

J’aime bien les jolies salles décorées, puis au moins j’ai pu prendre la pose dans un salon aux couleurs de ma robe !

J’ai bien apprécié les salles de peinture « romantiques », notamment celle de l’allemand Caspar David Friedrich, dont les toiles sont très rares en France.

Clou du spectacle de cet étage : les salles dédiées à Karl Fabergé, où on peut admirer des objets décoratifs du célèbre joaillier. Ayant visité son musée, j’ai d’autant plus apprécié cette section !

Pour finir, une petite section présente des peintures françaises de la période néo-classique. Bon, je dois avouer que ce n’est pas forcément ce que j’ai préféré… Mais mention spéciale à La jeune martyre chrétienne de Delaroche (qui était peintre et non sculpteur !). Si cette toile vous dit quelque chose, c’est normal ! Celle-ci date de 1853 mais il en peint une identique en plus grand format trois ans plus tard, que l’on retrouve au Louvre, et qui connut son heure de gloire.

De cet étage, ne manquez pas la vue sur la Moïka !

vue sur la Moïka depuis l'état-major à Saint-Pétersbourg

Le 1er étage

C’est le plus petit ! J’ai surtout apprécié les salles consacrées à l’Art nouveau (français, là encore…) style que j’aime beaucoup !

La cour intérieure du bâtiment abrite des sculptures italiennes du XXe siècle et des expositions temporaires d’art contemporain.

Voilà, j’espère vous avoir donné envie ! Selon moi cette visite est incontournable pour tout amateur d’art. On retrouve dans ce musée des pièces majeures de l’histoire de l’art (que l’on aime ou pas, certes). La collection impressionniste est la plus importante hors de France et mérite largement un détour. On retrouve d’ailleurs dans ce musée tellement d’artistes français que l’on se demande si on est bien en Russie… ravie de voir qu’on avait la côte ! Cela pourra donc intéresser mes compatriotes… 😉

Si ce n’est pas encore fait, découvrez les plus belles salles de l’Ermitage

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