Musée Russe de Saint-Pétersbourg : œuvres d’art en photos, prix, horaires, avis

musée russeLe Musée Russe de Saint-Pétersbourg est un incontournable pour tous les fans d’art !

Complémentaire de l’Ermitage, il rassemble une grande collection d’œuvres d’art russe, des icônes à l’art moderne. Une partie est également dévolue aux arts et traditions populaires.

Si vous aimez les beaux musées d’art, le Musée Russe est pour vous !

Il est abrité dans le palais Mikhailovski (ou palais Michel) et comporte encore quelques jolies salles d’apparat. L’aile Benois, quant à elle, propose les œuvres d’art du 20e siècle, notamment les avant-gardes et réalisme socialiste.

Comment visiter le musée Russe, les prix, horaires, parcours de visite en photos avec plan, mon avis, je vous explique tout ! Suivez la souris ! 😉





Comment aller au Musée Russe à Saint-Pétersbourg

 

Le Musée Russe de Saint-Pétersbourg est situé en plein centre de la ville, au 4 rue Inzhenernaya. Il fait face à la place des Arts, à deux pas de la perspective Nevski et à environ 10 mn à pied de l’Ermitage.

Les stations de métro les plus proches sur Nevsky Prospekt et Gostiny Dvor (ligne 2 et 3).

Présentation et histoire du Musée Russe à Saint-Pétersbourg

palais michel de Saint-PétersbourgLe palais Mikhailovski fut érigé dans le style néo-classique par le grand architecte Carlo Rossi.

C’est Paul Ier qui voulait offrir un palais à son fils, le prince Michel Pavlovitch (frère du futur Nicolas Ier), dès 1798. Il fallut cependant attendre 1817 pour le début des travaux, bien après la mort de Paul Ier (assassiné en 1801).

On lui adjoint le jardin Mikhailovski, situé juste derrière, et constituant le jardin public le plus central de la ville !

Le palais est terminé en 1825. Cependant, les descendant du prince Michel le revendent au Trésor public, et c’est le tsar Nicolas II qui décide d’y installer le futur Musée Russe, y incorporant des œuvres appartenant à la famille impériale, dont la plupart étaient conservées à l’Ermitage, devenu trop petit pour tous ces chefs-d’œuvre !

Contrairement à la Galerie Tretiakov de Moscou, ce musée a toujours été public. Il s’agissait justement de « concurrencer » cette dernière et d’offrir à la capitale un équivalent : un grand musée consacré aux beaux-arts russes.

Le musée Russe est enrichi après la Révolution de 1917 par les œuvres confisquées aux grandes familles aristocratiques et bourgeoises, et ensuite par des acquisitions et donations.

Horaires du Musée Russe à Saint-Pétersbourg

  • le musée Russe est ouvert le lundi de 10h à 20h
  • les mercredi, vendredi, samedi, dimanche : de 10h à 18h
  • le jeudi de 10h à 21h
  • il est fermé le mardi
  • les caisses ferment 30 mn avant

Prix des billets du Musée Russe en 2019

  • 500 roubles pour un adulte
  • 250 roubles pour les étudiants munis de leur carte internationale
  • Gratuit pour les « enfants » scolarisés, sans plus de précision. En Russie cela concerne la plupart du temps les -18 ans.

détail de la façadeIl existe par ailleurs deux billets combinés pour visiter le musée Russe et ses branches (palais Stroganov, palais de marbre, château des ingénieurs)

  • un billet à 750 roubles pour le musée Russe et UNE branche, valable seulement le jour de l’achat. 350 roubles pour les étudiants.
  • un billet à 1000 roubles pour le musée Russe et les trois autres branches, valables trois jours consécutifs. 500 roubles pour les étudiants.

Vous pouvez acheter ces billets dans n’importe laquelle des branches (ce qui n’était pas très clair sur le site).

Notez que depuis début 2019 les tarifs ont tous augmenté…

Infos sur le site officiel en anglais et en russe.

Combien de temps pour visiter le Musée Russe à Saint-Pétersbourg ?

Le musée est grand ! Certes, ce n’est pas l’Ermitage, mais avec plus de 80 salles (hors expositions temporaires), il s’agit du deuxième musée de la ville par la taille.

Comptez minimum 2 heures pour avoir un aperçu rapide, sinon prévoyez plutôt d’y passer 3 heures, voire 4 heures pour admirer les détails !

Un café vous permettra de faire une petite pause, mais sachez que toute sortie du musée est définitive.

Plan du Musée Russe à Saint-Pétersbourg

Le plan fourni par le musée était en noir et blanc et moyennement pratique selon moi. Je le partage tout de même avec vous.

Découvrez le plan en haute résolution

Visite du Musée Russe à Saint-Pétersbourg

escaliers de l'entrée du musée russeIl vous faudra d’abord pénétrer par une petite porte sur le côté (et non pas par la grande porte de devant !), descendre en sous-sol pour acheter vos tickets, passer au vestiaire (obligatoire en hiver), et éventuellement à la boutique.

Les toilettes sont situées également au sous-sol, ainsi qu’au rez-de-chaussée de l’aile Benois,

Le musée Russe se compose donc de trois bâtiments :

  • le palais Mikhailovski, qui abrite les œuvres antérieures au 20e siècle
  • l’aile Rossi qui présente l’art décoratif russe
  • l’aile Benois, qui abrite les œuvres du 20e siècle ainsi que les expositions temporaires.

Les icônes du Musée Russe

La visite, chronologique, démarre à l’étage du palais Mikhailovski. On y retrouve logiquement des icônes, réalisées entre les XIIe et XVIIe siècles, qui ont fait la renommée de la Russie, notamment celles du célèbre Andreï Roublev.

Les écoles de Pskov et Novgorod, les plus importantes, y sont bien représentées. Cependant, si les collections du musée comportent pas moins de 6000 écoles, seule quatre salles y sont consacrées !

L’art du 18e siècle : portraits et salles d’appart

portrait de Pierre le Grand musée russe

Pierre le Grand

Plusieurs salles en enfilade présentent alors les premiers portraits de cour. Il faut savoir qu’avant cette époque, la seule peinture russe se limitait aux icônes ! Sacré retard donc !

Nous remarquons le portrait de Pierre le Grand par Ivan Nikitine, réalisé sur le lit de mort tu tsar !

Les artistes imitèrent alors ce qui se faisait en Europe de l’ouest et débutèrent avec l’art du portrait.

On déambule également dans les jolies salles d’apparat du palais Mikhailovski.

Je dois avouer que nous avons visité ces salles à la fin, préférant nous consacrer à d’autres périodes, nous les avons donc passées rapidement, hélas.

Début de l’art du 19e siècle : grands formats, marines, tableaux historiques.

L’ancienne salle du banquet abrite désormais des peintures grand format, notamment les « marines » du grand Ivan Aïvozvski, mais également Le dernier jour de Pompéi de Karl Brioullov.

Nous retrouvons également des tableaux évoquant les grandes fresques historiques, ainsi que quelques paysages.

Suite du 19e siècle : peinture historique et les Ambulants

Il faudra redescendre au rez-de-chaussée (logique russe…) pour continuer la visite par ordre chronologique. On retrouve de grandes compositions (Ivanov, Melentiev…) ainsi que le début du mouvement dit des « Ambulants ».

A l’image des naturalistes en France, cette nouvelle école de peintres préférait se détacher des grandes fresques historiques pour peindre le quotidien de la vie russe, ainsi que les paysages, le monde rural, ou tout simplement des scènes de société, souvent avec un regarde critique. On y retrouve notamment Ivan Chichkine, plutôt célèbre.

Ilia Repine

On peut admirer de grandes fresques du très célèbre Ilia Repine ! Outre le très connu Bateliers de la Volga, le tableau géant Session protocolaire du Conseil d’État pour marquer son centenaire le 7 mai 1901 impressionne par sa taille et son réalisme.

Vassili Sourikov

Nous retrouvons également Sourikov. J’aime beaucoup ce peintre, avec un nom pareil, c’est logique ! 😉

Si la plupart de ses œuvres se trouvent actuellement dans la Galerie Tretiakov de Moscou, celles présentées ici sont de toute beauté !

Viktor Vasnetsov

Autre peintre célèbre à mentionner : Viktor Vasnetsov. Ce peintre fut le chef de file du mouvement « néo-russe ». Ces tableaux relatant les contes et légendes sont restés très célèbres. On en retrouve deux au musée Russe, les autres ornent eux aussi. les cimaises de la Galerie Tretiakov.

Pour l’anecdote, il participa à la décoration intérieure de la cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-sang-versé, à deux pas de là, et monument incontournable de la ville.

Fin 19e et début du 20e siècle

Quelques salles du musée Russe présentent de jolis tableaux de cette période, où les peintres rejetaient tout académisme au profil de nouvelles expérimentations, proche du mouvement impressionniste français. Il s’agit de peinture de plein air, de paysages ou scènes bucoliques, mais également mettant en scène des personnages.

Isaac Levitan fait partie des peintres les plus célèbre de la période. On retrouve également Léon Bakst, connu chez nous pour avoir conçu de nombreux décors d’opéra, mais aussi Alexandre Benois, qui donna son aile à l’autre aile du musée.

Arts décoratifs russes et artisanat

chat emporté par les sourisAvant de passer dans l’aile Benois, l’aile Rossi présente les arts et traditions populaires russes.

J’ai bien aimé cette section, absente de la Galerie Tretiakov à Moscou, car j’ai peu eu l’occasion de découvrir cela dans d’autres musées !

Un parcours de plusieurs salles propose divers objets thématiques : habitats traditionnels, costumes, coiffes de mariage, objets d’artisanat, mobilier, jouets en bois, bijoux…

Mention spéciale aux « jouets », notamment le chat emporté par les souris, mettant en scène un conte traditionnel !

Boites laquées et émaux

Je me suis également régalée dans la salle dédiée aux boites laquées. J’aime beaucoup cette spécialité russe (inspirée de la Chine) que l’on retrouve souvent dans les magasins de souvenirs, cet art étant loin d’avoir disparu ! Hélas, une vraie boite laquée, ce n’est pas donné, alors j’ai pris plaisir à les admirer au musée !

Elles représentent souvent des scènes de la vie quotidienne, mais aussi des contes et légendes, ou bien tout simplement l’architecture traditionnelle.

Les émaux, particulièrement ceux de Rostov-le-Grand, ne sont pas non plus en reste !

L’art du 20e siècle : des avant-gardes russes au réalisme socialisme

L’art nouveau et le symbolisme avec Mikhail Vroubel

Nous pénétrons alors à l’étage de l’aile Benois du musée Russe. Nous sommes accueillis par les œuvres de Mikhail Vroubel, entre symbolisme et Art nouveau. Ce dernier a par ailleurs également contribué à la décoration de Saint-Sauveur-sur-le-sang-versé.

Début du 20e siècle

La visite du musée Russe se poursuit avec des œuvres plus classiques de la « Belle Époque », avec notamment des portraits de Valentin Serov (notamment ceux de la famille Youssoupov), et Boris Kustodiev pour les scènes de vie et de paysages.

Mikhail Nesterov est également présent avec son symbolisme religieux.

J’ai trouvé cela plutôt joli. Je dois avouer que globalement, c’est une période que j’aime bien !

Les avant-gardes : cubisme, futurisme, néo-impressionnisme, abstraction…

Entre 1910 et 1920, la période fut faste pour les expérimentations dans le monde de l’art russe ! Impossible de ne pas citer Vassili Kandisky, Natalia Gontcharova, Malevitch…

Et mention spéciale à Lentulov et ses églises ou clochers « déconstruits », qu’on reconnait facilement. Bref, ça change ! La rupture est bien là.

Le réalisme socialiste et peinture soviétique

L’exposition permanente s’achève avec l’avènement du réalisme socialiste. L’art se met alors au service de la Révolution, puis du pouvoir ! Idéalisme, glorification de l’homo sovieticus, ode à l’industrie et à la modernisation à marche forcée…

Cette section est très riche et montre l’évolution entre les années 1920 et les années 1980. Ça change de ce qu’on peut voir dans les musées d’Europe occidentale ! Finalement, j’ai bien aimé… et encore plus de retrouver quelques œuvres lors de l’exposition « Rouge » au Grand Palais à Paris, au printemps 2019 ! 😉

Voilà, la visite de l’exposition permanente du musée Russe s’achève ici… J’espère que cela vous a donné envie !

Avis de la souris

musée russe de nuitLe Musée Russe à Saint-Pétersbourg fut une agréable découverte. Il est toujours intéressant de découvrir l’art d’un pays visité, surtout d’un grand pays comme la Russie, qui fit entrer bon nombre d’artistes dans l’histoire !

Ce beau musée offre donc une rétrospective plutôt complète de l’histoire de l’art russe et devrait ravir les fans de cette culture, ou les fans d’art en général. Je ne peux que recommander !

Des explications complémentaires auraient parfois été les bienvenus. En effet, cela ne nous « parle » pas forcément à nous, francophones qui n’avons pas eu l’occasion de découvrir les artistes russes hors des frontières du pays, hormis quelques cas.

Visiter le Musée Russe ou la Galerie Tretiakov de Moscou ?

entrée de la galerie Tretiakov

La Galerie Tretiakov de Moscou

Avec un temps limité dans le pays, la question peut se poser… Les musées des deux capitales proposent en effet un peu la même chose, même si bien sûr on y voit pas les mêmes œuvres !

J’ai pour ma part eu une petite préférence pour les œuvres exposées dans la Galerie Tretiakov, mais il s’agit bien sûr de mes goûts personnels, et les deux demeurent intéressants et complémentaires.

Le Musée Russe a le mérite d’offrir également un aperçu de l’artisanat russe, ce qui fait défaut à la Galerie Tretiakov.

Il propose aussi un panorama complet de l’art russe, alors que la Galerie Tretiakov est divisée en deux parties : l’art jusqu’au début du 20e siècle dans le bâtiment historique, mais la Nouvelle Galerie Tretiakov abrite elle les œuvres du reste de ce siècle.

Avantage : le musée est plus complet, et les fans d’art moderne russe y trouveront plus leur bonheur.

Inconvénient : il faut plus de temps sur place, les deux galeries n’étant pas à côté l’une de l’autre. Il faut également payer deux billets…

L’idéal étant bien sûr de visiter les deux ! 😉

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