Que voir, que visiter autour du Campo dei fiori et son marché à Rome : balade en photos

Le marché du campo dei fiori

Nous verrons dans cet article ce qui se situe au sud du corso Vittorio Emanuele II : des bords du Tibre (en face du quartier du Vatican), jusqu’à la via Arenula, ce quartier resté plus « populaire » forme un triangle dans lequel se pressent moins les touristes qu’au nord (ouf, on respire un peu), sauf sur la place Campo dei fiori, qui accueille un sympathique marché.

Nous verrons donc ce qui se trouve autour, notamment les palais Farnese et Spada et quelques églises que nous avons pu visiter lors de nos promenades (deux fois distinctes). Que voir, que visiter dans le quartier ? Suivez la souris ! 😉

Plan du quartier du Campo dei fiori


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Je vous invite dans une promenade d’ouest en est. Lors de notre première balade dans le quartier nous avons traversé un des ponts qui mène vers la vieille ville pour flâner au sud du corso Vittorio Emanuele II jusqu’au Campo dei fiori. Nous sommes passés devant plusieurs églises mais malheureusement fermées en ce début d’après-midi…

Nous avons déambulé dans les petites rues et placettes sans itinéraire précis si ce n’est de se rapprocher du Campo dei fiori. On notera quand même le palazzo della Cancelleria (palais de la chancellerie) qui abrite une exposition sur les inventions de Léonard de Vinci. On peut rentrer dans la jolie cour intérieure.

La via Giulia et l’église Santa Maria dell’Orazione e Morte

La via Giula est un des rares axes droits de la vieille ville, qui s’étend sur presque tout le quartier, presque « parallèle » au Tibre (qui lui n’est pas en ligne droite par contre). Elle fut ouverte par le pape Jules II. Il s’agissait d’un des premiers projets d’urbanisme moderne depuis l’Antiquité ! 

On y trouve plusieurs églises et des magasins d’antiquaires même si la rue a quelque peu perdu de son prestige. Nous ne l’avons pas parcourue dans sa totalité et c’est surtout une modeste église qui a retenu notre attention : Santa Maria dell’Orazione e Morte, ou plutôt sa crypte (l’église même étant fermée), abritant des ossements et des crânes en guise de décoration !

L’église fut construite par une confrérie chargée d’enterrer les cadavres abandonnés. Apparemment cette crypte n’est pas toujours ouverte, on a eu de la chance ! 😉

Le Campo dei fiori

Littéralement « champ de fleur » car au Moyen-Âge s’y trouvait une prairie. Cette agréable place non loin de la piazza Navona est connue pour son marchés de fruits et légumes mais désormais les bibelots pour touristes ont tendance à les remplacer sur les étals. Tout se perd  (surtout dans les centres touristiques) !

La place n’en reste pas moins agréable et on y trouve quelques trattorie et bars encore abordables (nous y avons bu des cappuccini). À noter que c’est une des rares places du centre de Rome à ne pas comporter d’église ! Y trône en outre la statue de Giordano Bruno, un moine dominicain qui y fut brûlé vif le 17 février 1600.

Le palais et la place Farnese

Juste derrière le Campo dei fiori on tombe nez à nez avec le palais Farnese, siège de l’ambassade de France. Ce magnifique palais Renaissance abrite également une galerie d’art que l’on peut visiter sous certaines conditions (visite guidée payante d’une heure à réserver au moins une semaine à l’avance, pièce d’identité obligatoire et pas d’enfants de – de 10 ans).

La famille Farnese fut une des plus influentes de Rome et donna à la ville un pape : Paul III, et des cardinaux, ainsi qu’une maîtresse, Giula, au pape Alexandre VI (plus connu sous le nom de « Borgia »), elle-même sœur du futur pape…

Pour la petite histoire, c’est non loin de là que se trouve également le palais de la mère des enfants Borgia, Vanozza Cattanei, dont la belle Farnese fut la rivale.

Le palais Spada

Un peu plus loin en continuant vers l’est, c’est cette fois le magnifique palais Spada qui s’offre à nous ! Siège du Conseil d’État italien, il abrite également une galerie d’art, plus facile à visiter que celle du palais Farnese. À défaut de la voir, nous avons pu pénétrer dans la très belle cour intérieure.

Piazza della Trinita dei Pellegrini

En poursuivant la balade nous sommes arrivés sur cette petite place tranquille typique du baroque romain, mais qui aurait quand même besoin d’un petit coup de peinture ! Nous avons pu entrer dans l’église de la Santissima Trinita dei Pellegrini ai Catinari, non mentionnée dans nos guides mais qui vaut le coup d’œil si on passe devant !

L’église San Salvatore in Onda

En redescendant vers le Tibre et le pont Sisto, nous sommes tombés encore par hasard sur cette petite mais jolie église consacrée à Saint Vincent Pallotti, en quelque sorte le précurseur de l’Action catholique mondiale (qui aide les populations dans le besoin).

Nous avons flâné dans les environs, du pont Sisto jusqu’à la via Arenula, là encore sans but précis. Ce quartier est bien moins fréquenté par les touristes et également moins bien entretenu ! Un petit coup de peinture ne ferait pas de mal à certains bâtiments…

On notera une fresque dans un des bâtiments de la via delle Zoccolette, qui indiquait la présence d’un orphelinat à cet endroit (on pouvait y déposer les bébés et partir ensuite).

Ce terme désigne également les prostituées, sombre présage de ce que devenaient les petites filles abandonnées… La via Arenula et la piazza Cairoli comportent quelques jolis immeubles.

L’église Santa Maria in Monticelli

Là encore nous y sommes entrés par hasard lors de nos pérégrinations dans le quartier. Cette église a conservé son campanile du Moyen-Âge mais peu de recul pour faire des photos ! Comme d’autres, plutôt jolie à l’intérieur (mais nous n’avons visité aucune église qui ne l’était pas…)

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