Que voir et visiter sur la colline du Celio à Rome ? Visite en photos

Les quartiers du Celio et de l’Aventin à Rome, du nom des collines où ils sont perchés, se situent au sud du Colisée et des forums impériaux. Ils offrent un visage plutôt verdoyant et résidentiel tranchant fortement avec les ruelles étroites du centre touristique.

Anciens lieux de résidence de l’aristocratie de la Rome antique, ils furent ensuite délaissés… On y trouve aujourd’hui surtout des églises intéressantes, et pour l’Aventin, outre les belles maisons, une superbe vue sur la vieille ville !

Découvrons déjà que voir et visiter sur la colline du Celio… 😉

Plan du quartier du Celio à Rome


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La colline du Celio, entre parcs et églises originales

Située directement au sud du Colisée, il s’agit d’une des sept collines mythiques de la Rome antique ! De nos jours on y trouve surtout églises et jardins… Les plus intéressantes sont celles de Santi Giovanni i Paolo, Santo Stefano Rotondo et Santa Maria in Domnica. Nous sommes également passés devant San Gregorio al Celio, qui était fermée…

Pas facile de visiter le coin, les églises n’étant pas ouvertes toute la journée, il faut bien calculer son coup ! Nous y étions l’après-midi et les horaires d’ouverture varient entre 15 h 30 et 16 h.

Pour atteindre Santi Giovanni e Paolo, au sommet de la colline, il faut franchir une étonnante montée sous les arcades de la basilique. À cet endroit, on peut d’ailleurs visiter les ruines d’une ancienne maison patricienne de la Rome antique, dont l’intérêt réside dans les fresques mises au jour. C’était fermé ce jour-là, mais nous comptons bien y retourner une prochaine fois !

La basilique Santi Giovanni e Paolo

Ou en français « Saints Jean-et-Paul », il s’agissait à l’origine d’une ancienne basilique dont la construction débuta en 398, en l’honneur de deux frères chrétiens martyrs qui furent tués à cet emplacement.

De l’édifice d’origine, maintes fois pillé puis détruit, il ne reste pas grand-chose ! Le campanile fut ajouté au XIe siècle, de même qu’un monastère, époque de la restructuration de l’église suite à un pillage par les Normands.

Comme souvent, la décoration intérieure fut remaniée au XVIIIe siècle puis au siècle suivant, C’est cependant en 1951 que la façade retrouve son aspect paléo-chrétien d’origine. À l’intérieur, on notera surtout le ré-emploi de colonnes romaines ainsi que la belle fresque de l’abside.

L’essentiel de la colline du Celio est occupée par la villa Celimontana, grand parc municipal quelque peu éloigné de la foule du centre-ville. L’entrée se trouve directement en face de la basilique. Cependant, en ce maussade jour de novembre, nous n’avions guère le temps de nous y promener à notre guise. Nous avons préféré faire le tour du quartier et des églises avant la tombée de la nuit… et avant l’orage qui menaçait !

Après plusieurs jours de pluie, le parc semblait par ailleurs moyennement entretenu… Nous y retournerons sans doute aux beaux jours !

Nous nous sommes donc contentés de le traverser pour nous rendre devant l’église Santa Maria in Domnica… Elle était malheureusement fermée à cause de sa déstabilisation provoquée par les travaux de la ligne C du métro ! (autant dire qu’elle n’est pas près de rouvrir… !) Dépités, c’est alors avec plaisir que nous sommes allés découvrir à proximité la très belle basilique Santo Stefano Rotondo.

Santo Stefano Rotondo

Ou « Saint-Étienne-le-Rond » en français, en voilà une église quelque peu originale et qui change un peu ! Il s’agit d’une des plus vastes églises circulaires de Rome, et une des plus anciennes, puisqu’elle date du Ve siècle !

Consacrée au martyr Saint-Étienne, dont les reliques furent ramenées de Terre sainte, son architecture fut fondée sur le modèle du Saint-Sépulcre à Jérusalem.

À l’origine, elle était bien plus grande et comportait trois déambulatoires circulaires, pour un diamètre total de 60 m, contre seulement 40 aujourd’hui…

Comme pour la plupart des églises de cette époque, les colonnes utilisées sont issues du « recyclage » d’édifices antiques. La basilique subit elle aussi plusieurs modifications au fil des âges… trop fragile, sa taille fut donc réduite et des fenêtres murées.

L’ajout le plus intéressant réside dans les fresques peintes sur ordre du pape Grégoire XIII au XVIe siècle. 34 panneaux peints représentent des scènes de torture des premiers martyrs chrétiens. Certaines sont très détaillées, cela peut paraître gore et heurter certaines sensibilités !

Bon, ce n’est pas certes pas gai, mais ça change des Vierges à l’enfant à toutes les sauces… On notera également une très belle chapelle avec fresques et mosaïques !

Les thermes de Caracalla

Ils ne sont pas situés sur la colline même, mais en contrebas un peu plus loin… Inaugurés en 216 par l’empereur du même nom (oui, logique !) ils constituaient alors les plus grands jamais construits à l’époque (11 ha) ! Ils furent cependant dépassés par les thermes de Dioclétien, on voit bien là la mégalomanie de certains empereurs ! Il s’agit aujourd’hui des thermes les mieux concernés de l’empire !

Malheureusement, nous n’avons pu en admirer les ruines que de l’extérieur, le billet étant couplé avec d’autres sites antiques sur la Via Appia Antica pour une durée limitée, nous n’avions pas le temps de tout voir, ce sera donc (encore) pour une prochaine fois ! Mais en s’en approchant on a déjà une bonne idée de ce que propose la visite… pour le reste, il faudra dans tous les cas un peu d’imagination !

 

Voilà, le tour de cette « petite » colline du Celio est désormais terminé !

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