Les basiliques Saint-Jean-de-Latran et Sainte-Croix de Jérusalem à Rome

Le quartier du Latran est situé au sud du centre-ville de Rome, collé au mur Aurélien. On peut y accéder par la ligne A du métro, arrêt San Giovanni, ou par la ligne 3 du tram.

On y  trouve surtout la basilique majeure Saint-Jean-de-Latran, son baptistère, la Scala Santa, la basilique mineure Sainte-Croix-de-Jérusalem, et plus loin, en se rapprochant du Colisée, la basilique San Clemente.

Plan du quartier du Lantran


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Commençons notre visite en partant de la Porta Maggiore. À 200m de là (un arrêt sur le tram 3) vous tomberez nez à nez avec la basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem, une des trois basiliques mineures de Rome, qui, avec la visite des quatre basiliques majeures, fait partie du grand pèlerinage des sept basiliques.

La basilique Sainte-Croix de Jérusalem

Quasi adossée au mur Aurélien, elle est bordée par une large avenue et les voies du tram, on ne peut la louper ! Elle tient son nom des supposées reliques de la Passion du Christ qui y sont conservées, à savoir des morceaux de la croix, le panneau qui s’y trouvait attaché, des bouts de la couronne d’épines…

Bien que leur authenticité soit contestée, ces reliques n’en demeurent pas moins sacrées pour les croyants ! Elles sont d’ailleurs isolées dans une chapelle au fond à gauche de l’église où les fidèles peuvent venir se recueillir.

La première basilique date de 325, époque de l’empereur Constantin, qui, rappelons-le, officialisa la religion chrétienne. Sa mère, Sainte-Hélène, ramena ces reliques de Terre Sainte et les garda dans une pièce de son palais, plus tard converti en chapelle. L’édifice ne prit cependant son aspect actuel qu’au milieu du XVIIIe siècle, et donc d’une architecture largement baroque.

On remarque quand même la belle fresque de l’abside, relatant l’histoire de la « Vraie Croix » et datant du XVe siècle. Outre la chapelle des reliques, il ne faut pas manquer la superbe « chapelle de Sainte-Hélène » (au fond à droite de l’église), où étaient précédemment entreposées les reliques, avec sa superbe mosaïque au plafond, également du XVe siècle.

Bien que peu de touristes se « perdent » jusqu’ici pour visiter le quartier, il s’agit d’un quartier typique de l’extension urbaine de Rome de la fin du XIXe siècle et début du XXe, constitué de larges avenues et de rues plus étroites, avec des « blocs » d’immeubles néo-classiques de couleur ocre.

En continuant plus loin, à pied ou en tram, on retrouve alors la basilique Saint-Jean-de-Latran, une des basiliques majeures de Rome.

En débarquant dans le quartier par le métro ou le tram, on se retrouve face aux vestiges du murs Aurélien et de la piazza di Porta San Giovanni, jolie, mais devenue un immense carrefour à voitures… Attention, vous n’aurez que peu de temps pour traverser, ici, le piéton n’est pas roi !

La basilique Saint-Jean-de-Latran

Ou San Giovanni in Laterano en italien, il s’agit d’une des quatre basiliques majeures de Rome avec Saint-Pierre, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Paul-hors-les-murs. Elle fut la première construction monumentale de la chrétienté, édifiée en 320, et constitue encore aujourd’hui la cathédrale de l’évêque de Rome (mieux connu sous le nom du pape…).

Le palais du Latran qui lui est contigu appartient également au Vatican, et fut résidence des papes pendant près de dix siècles. Elle doit son nom au baptistère juste à côté, dédié à saint Jean-Baptiste (logique).

Comme les autres basiliques, il ne reste plus grand-chose (doux euphémisme) de celle d’origine, si ce n’est sa forme et sa taille. Elle fut remaniée à la Renaissance, notamment par Borromini dans les années 1650. Quant à la façade actuelle, elle date du XVIIIe siècle, en partie inspirée par celle de Saint-Pierre. Les portes en bronze proviennent de la Curie romaine.

Là encore on admire les magnifiques mosaïques de l’abside, le plafond à caisson, les pavements cosmatesques, ainsi que les statues en marbre représentant les apôtres, et de jolies chapelles. Les fresques du transept illustrent la vie de Constantin. On remarquera également le magnifique baldaquin. La basilique abrite les sépultures de trois papes.

Un cloître du XIIIe siècle est également visitable, quelque peu semblable à celui de Saint-Paul, mais le prix ayant fortement augmenté à l’époque, nous n’y avons pas été ! Depuis, il a baissé (peu de visiteurs à ce tarif ?).

Saint-Jean-de-Latran garde des liens étroits avec la France, le président de la République en étant officiellement le chanoine d’honneur.

La basilique présente deux façades différentes, à l’entrée et à la sortie, chacune sur une place distincte.

Le baptistère du Latran

Il est situé juste à côté (mais ferme plus tôt, attention !) et servit de modèles à tous les baptistères de la chrétienté.

Il fut réalisé à la demande de l’empereur Constantin, le premier empereur chrétien, puis remodelé plusieurs fois par la suite, avec notamment l’ajout d’une frise extérieure par Borromini. À l’intérieur on peut y admirer de belles fresques et une chapelle avec des mosaïques.

La Scala Santa

Situé juste à côté, « l’escalier saint » est supposé être celui gravi par Jésus à Jérusalem lors de son jugement par Ponce Pilate. Il en existe plusieurs mais celui-là est considéré comme plus authentique…

Quoiqu’il en soit, les pèlerins viennent de loin pour le gravir… à genoux ! Et atteindre une chapelle au sommet. Heureusement on peut emprunter un autre escalier de façon plus classique…

Le bon plan de la souris : Après votre visite, vous pouvez vous octroyer une pause gouter (ou dessert, ça ferme à 1h du matin !) chez Pompi, surnommé « le roi du tiramisu », qui se situe non loin de là, via Albalonga, près du métro Re di Roma.

Nous avons testé les tiramisus fraises et nutella-banane, miam ! On y trouve plein d’autres pâtisseries, et les prix sont corrects (4,5€ le tiramisu fin 2015, 5€ un Irish coffee, 2,5€ un cappuccino). Est-ce le meilleur tiramisu de Rome ? Peut-être pas, mais en tout cas il est bon et les variantes (ils le font aussi à la pistache et à la noisette) permettent de changer un peu.

La basilique Saint-Clément-du-Latran

Il faut remonter vers le Colisée pour y arriver, soit en empruntant le tram ou bien un des nombreux bus qui passent par là ! Pour vous y rendre directement, la station de métro la plus proche est Colosseo, sur la ligne B.

La basilique actuelle date du XIIe siècle et fut bâtie sur une autre encore plus ancienne, elle-même bâtie sur un temple romain… On peut en visiter les vestiges archéologiques, mais pour 10€, nous trouvions cela cher ! (le prix a doublé en un an…).

Son entrée d’origine donne sur un atrium, le seul subsistant de cette période du Moyen-Âge ! Mais l’entrée actuelle se trouve sur le côté. À l’intérieur, là encore un sol en marbre cosmatesque, des mosaïques dans l’abside et des fresques d’origine dans les chapelles.

Pour une raison obscure, les photos étaient officiellement interdites, mais personne ne surveillait et on en a fait quand même ! L’entrée est gratuite, ne vous laissez pas avoir par le mendiant qui réclame un droit d’entrée devant la porte, c’est une arnaque !

On peut donc ensuite remonter vers le Colisée, et admirer la vue de ce colosse, qui s’impose dans votre champ de vision !

Le Colisée

Coucher du soleil sur le Colisée 

 

 

 

 

 

 

 

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