Le Quirinal et le palais Barberini à Rome

Du haut de ses 61 m, la colline du Quirinal, une des sept de la Rome antique, représente la vie politique italienne, abritant le palais présidentiel.

Le quartier était très prisé durant l’Antiquité, Constantin y fit même bâtir des thermes (dont il ne reste presque rien aujourd’hui), avant d’être délaissé au Moyen-Âge. Il fallut attendre le XVIe siècle pour que les papes Pie IV et Sixte Quint réorganisent le quartier en faisant percer de larges avenues.

On y trouve aujourd’hui la place du Quirinal et son palais présidentiel, les églises Sant’Andrea al Quirinale et San Carlo alle Quatre Fontane, les quatre fontaines, et le magnifique palais Barberini. Plus loin, nous verrons également la Galleria de arte moderna de la ville de Rome.

Plan du quartier du Quirinal à Rome


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Place du Quirinal et alentours

Sur cette jolie place trône donc le palais du Quirinal, résidence présidentielle (qui fut d’abord résidence papale puis royale) et ses jardins (non ouverts au public, sauf l’après-midi du 2 juin), les écuries qui proposent des expositions temporaires, un obélisque provenant du mausolée d’Auguste, et la fontaine de Monte Cavallo.

Des terrasses de la place on obtient une jolie vue sur la ville. Pas mal au coucher de soleil ! On peut emprunter des escaliers pour descendre et arriver non loin de la fontaine de Trévi.

En reprenant la via del Quirinale, on tombe sur l’intéressante église Saint-André-du-Quirinal, œuvre du Bernin, qui dut se débrouiller pour optimiser l’espace réduit du terrain, en dessinant une forme en ellipse. La coupole dorée domine tout l’espace ! On peut visiter les chambres du saint polonais Stanislas, pour une somme modique. À côté se trouve un petit jardin public.

Le carrefour des quatre fontaines

En remontant la rue, jusqu’au croisement avec la via delle quatre fontane, on arrive cette fois au carrefour des quatre fontaines, où quatre fontaines (logique, non ?) se situent à chaque intersection. Il s’agit du point le plus haut de la colline.

Les fontaines ont été encastrées par la suite dans de nouveaux bâtiments. Les figures masculines représentent des fleuves (le Tibre et l’Arno) et les figures féminines Diane et Junon.

On trouve aussi l’église San Carlo alle quatre fontane, de la même forme elliptique que Saint-André-du-Quirinal, cette fois œuvre de Borromini, le rival du Bernin ! L’artiste devait d’ailleurs être enterré dans la crypte de l’église, mais son suicide, puni par la religion, l’en empêcha.

On peut alors redescendre par la via delle quatre fontane, toute en pente (jolie perspective sur l’église de la Trinité-des-Monts vue d’en haut !) et très pittoresque, pour atteindre la piazza Barberini et sa fontaine du Triton, œuvre du Bernin. Malheureusement cette belle place est aujourd’hui un important carrefour automobile, pas très sympa pour y flâner !

À l’ouest, la via del Tritone offre un visage plus fin XIXe siècle avec quelques bâtiments d’inspiration Liberty (branche italienne de l’Art nouveau) ou éclectique. Et comme tous les chemins mènent à Rome à la fontaine de Trévi, on y est en quelques encablures !

Le palais Barberini (palazzo Barberini)

Situé sur la via delle quatre fontane, ce beau palais, construit pour le pape Urbain VIII (de la famille Barberini) est une œuvre de Carlo Moderno et du Bernin, qui reprit les travaux. À noter que les deux travaillèrent sur la basilique Saint-Pierre ! L’intérieur comporte un escalier hélicoïdal, mais rarement visible, et… nous ne l’avons en effet pas vu !

Ce palais se présente plutôt comme une résidence de campagne et non un palais urbain classique, contrairement à ce que le nom de son propriétaire pourrait indiquer… Il abrite aujourd’hui une collection d’art ancien (comprendre des peintures du XIIIe au XVIIe siècle).

Nous avons profité de la gratuité le premier dimanche du mois pour le visiter (seule une partie était visible, faute de personnel suffisant, et c’est comme ça tous les dimanches…). Lors d’un premier séjour nous avons profité de la fermeture du lundi pour parcourir son jardin sans personne ! Un peu de tranquillité dans le centre agité de Rome n’est pas de refus !

Lors de notre visite nous avons donc pu voir les salles dédiées aux peintures du XVIe et XVIIe siècle, situées à l’étage. Dans chaque pièce on peut aussi lever la tête pour admirer les beaux plafonds peints ! Pas facile de flâner devant les œuvres car nous étions loin d’être seuls ! Au programme : des Raphaël, des Caravage…

palais Barberini

Ne pas manquer le portrait d’Henri VIII de Hans Holbein, peint pour sa future femme Anne de Clèves. Le portrait de cette dernière se trouve au Louvre ! Ce dernier fut peint pour Henri VIII, en version améliorée, car il fallait convaincre ce dernier de l’épouser. Comme tous les mariages du roi anglais, ça n’a pas bien fini ! Même si elle, au moins, n’a pas perdu la tête…

Le clou de la visite est le Grand Salon, dont le plafond peint par Pietro da Cortona est le plus grand situé hors d’une église ! Il représente la Divine Providence triomphant du Temps. On peut notamment y voir plusieurs énormes abeilles, emblèmes de la famille Barberini.

Plusieurs éléments symbolisent la gloire du souverain pontife, ce qui fut plutôt mal vu à l’époque ! Le salon est vide, on peut se mettre par terre pour mieux observer ce chef-d’œuvre !

Infos pratiques sur le site officiel (en italien).

La Galleria d’Arte moderna de la Ville de Rome

Galleria d'arte moderna RomeIl ne faut pas confondre avec la Galerie Nationale d’art moderne, située dans la ville Borghese. Il s’agit ici d’un musée appartenant à la commune de Rome.

L’entrée étant gratuite pour ceux pouvant justifier d’une adresse sur Paris, nous en avons profité, sinon il vous faudra débourser 7,5€ (un peu cher selon nous après tout dépend de vos goûts et de votre bourse !).

La galerie propose sur trois niveaux des expositions temporaires thématiques qui durent plusieurs mois, permettant un roulement des collections.

Lors de notre passage en novembre 2016, les années 1930 étaient à l’honneur, avec la présentation des « Quadriennale » d’art à Rome. On pouvait notamment voir quelques sculptures, mais surtout des tableaux, notamment des œuvres du mouvement futuriste italien. Honnêtement, ce n’est pas forcément la période que je préfère mais cela change un peu des peintures baroques et sculptures antiques, puis il s’agit d’une période finalement peu connue, donc j’ai trouvé cela intéressant ! Si la plupart des artistes ne m’évoquaient pas grand-chose, j’ai pu voir des tableaux de Georgio di Chrico, peintre assez connu !

La galerie est ouverte du mardi au dimanche de 10 h à 18 h 30. À visiter si vous voulez changer un peu, que vous avez le temps, et que vous préférez vous éloigner de la foule (il n’y avait quasi pas un chat lors de notre visite ! Plus d’infos sur le site du musée

Découvrez les alentours de la via Vittorio Veneto

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One Response to Le Quirinal et le palais Barberini à Rome

  1. Feuille Vivante dit :

    Great photos and commentary

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