Rome : San Lorenzo et le cimetière de Campo Verano

Poursuivons la visite de Rome au-delà du mur Aurélien. Ici, vous croiserez moins de touristes mais plus de Romains !  Le petit quartier de San Lorenzo se situe au sud-est de la gare Termini, à côté de l’université La Sapienza. Il s’agit d’un quartier d’animation et lieu de sortie de la jeunesse romaine. On y trouve également le cimetière monumental de Campo Verano et la basilique San Lorenzo.

Le quartier de San Lorenzo


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Pour vous y rendre vous pouvez emprunter les lignes de tram 3 ou 19, ou différentes lignes de bus (ou bien y aller à pied depuis la gare Termini). Ce quartier est surtout réputé pour son animation nocturne, ses petits restaurants bon marché, ses bars, boites de nuit…

Ici pas de monument emblématique, l’architecture est plutôt simple (mais pas moche, on reste dans du néo-classique fin XIXe début XXe siècle), les rues pas spécialement nickels (bon, il y avait des problèmes avec la gestion des déchets lors de nos premiers passages dans le quartier, ça allait mieux après !), on y trouve un peu de street art.

On y vient donc plutôt pour goûter à la « vraie vie des Romains », surtout des étudiants aux petits moyens il est vrai… Nous nous y sommes donc exclusivement baladés de nuit, à la recherche de lieux authentiques pour dîner à moindre frais et boire des coups !

Pas de mal à trouver ! (retrouvez mes adresses dans l’article sur la gastronomie à Rome). Il s’agit du seul quartier bombardé par les Alliés durant la Seconde Guerre mondiale, il fut donc en partie reconstruit.

La basilique Saint-Laurent-hors-les-murs

Ou San Lorenzo fuori le Mura, elle donna son nom au quartier adjacent. Elle se situe à l’entrée du cimetière monumental de Campo Verano, à deux pas de la station de tramway. La première basilique sur ce site date du IVe siècle, et fut érigée sur le lieu du martyr de saint Laurent, dont elle abrita (et abrite toujours) la tombe.

Comme bien d’autres églises, la basilique fut reconstruite et remaniée plusieurs fois, notamment au XIIIe siècle et à l’époque baroque. Cependant, les ajouts baroques furent supprimés lors de sa restauration entre 1855 et 1864, pour retrouver son style d’origine, plus épuré.

On y remarque là aussi des mosaïques et le pavement cosmatesque. L’église fut bombardée en même temps que le quartier et beaucoup de fresques anciennes ont disparu à ce moment-là. Nous n’avons malheureusement pas pu voir son cloître…

Le cimetière monumental de Campo Verano

Il s’agit du cimetière principal de Rome, d’une superficie de 170 ha. La fonction funéraire de cet endroit remonte à très loin car on y trouve des catacombes, mais le cimetière à proprement parler fut ouvert en 1812, sous l’ère napoléonienne, où les lieux de sépultures devaient se trouver hors les murs. Le cimetière ne cessa alors de s’étendre, jusqu’aux années 1960, date de l’ouverture de cimetière Flaminio.

Il abrite les tombes de plusieurs personnalités (dont la plupart n’évoquent rien aux Français). Comme dans d’autres grands cimetières connus, on peut y admirer des sculptures, des monuments funéraires, des mausolées… bref, un musée à ciel ouvert !

Les passionnés d’art funéraire n’en seront que ravis ! Le cimetière est par ailleurs très verdoyant. On y trouve également une partie dédiée à la communauté juive. Malheureusement pressés par le temps (nous l’avons visité le jour de notre retour en avion car nous logions non loin) nous n’en avons parcouru qu’une infime partie (c’est immense !) et comptons bien y revenir ! Par contre, là encore on voit des chats partout, il y en a marre !

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