Rome : le Testaccio et le cimetière acatholique

De nouveau, sortons un peu des sentiers battus à Rome et visitons un quartier populaire moins connu des touristes : le Testaccio. Il doit son nom au Monte Testaccio, colline artificielle créée dans l’Antiquité à partir de morceaux d’amphores.

Deux millénaires plus tard elle est toujours là, impressionnant ! Ce quartier se situe au sud du centre, on peut y accéder par la station de métro Piramide (ligne B), qui dessert d’ailleurs la gare Roma-Lido et offre une correspondance avec la ligne 3 du tramway. Il est délimité à l’ouest par les rives du Tibre.

Plan du quartier du Testaccio à Rome


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La pyramide de Cestius et la porta San Paolo

En débarquant du métro on tombe nez à nez avec la pyramide de Cestius, qui a donné son nom à la station Piramide. Il s’agit d’un étonnant monument de 37 m de haut, datant de l’époque romaine, quand ce qui venait d’Égypte était à la mode.

Comme pour les Égyptiens de cette période, la pyramide abrite un mausolée et le repos du brave Cestius, magistrat romain, ne fut pas perturbé car des siècles après elle n’a pas bougé ! Autour se trouve un refuge pour chats abandonnés. La pyramide ne se visite que les 2e et 4e samedi de chaque mois (quand nous n’y étions pas).

Juste à côté on peut admirer la porta San Paolo, qui faisait partie du mur Aurélien et abrite désormais un petit musée. En face, la gare Roma-Lido permet de se rendre directement au site Ostia Antica et aux plages du Lido. À noter que c’est aussi la société ATAC qui gère la ligne, tout comme le métro, et qu’un billet simple de métro/bus permet de l’emprunter, peu importe la distance parcourue.

Une des principales curiosités du quartier, le cimetière acatholique de Rome, se situe juste derrière la pyramide.

Le Testaccio

Monte Testaccio, composé de tessons d'amphores

Monte Testaccio, composé de tessons d’amphores

Le Testaccio était traditionnellement un quartier populaire dédié notamment à la boucherie et comportant plusieurs abattoirs, ainsi qu’à différents activités industrielles.

Il subit actuellement une certaine « boboïsation » et abrite de nombreux restaurants et bars, devenant un quartier plutôt animé la nuit (nous n’y étions pas à ce moment-là) où se presse la jeunesse romaine. Autour de la colline d’amphores se trouvent d’ailleurs plusieurs boites de nuit ou bars (pas vraiment de voisins à déranger par là).

Le quartier n’est pas bien grand et compte seulement 8000 habitants. Il se concentre en un plan orthogonal autour de la piazza Testaccio. On vient surtout pour l’ambiance, pour découvrir un quartier plus authentique, mélange d’immeubles XIXe siècle et milieu du XXe.

Venant de Nice, cela m’a un peu rappelée les rues autour du port. Installé dans un ancien abattoir, on y trouve notamment une annexe du MACRO, musée d’art contemporain de Rome, présentant des expositions de jeunes artistes internationaux.

Le bon plan de la souris : le quartier regorge d’endroits pour faire des pauses et manger un morceau. Ne loupez pas la pasticceria Linari (via Nicola Zabaglia 9), où se retrouvent les gens du quartiers ! (voir le détail dans mon article dédié à la gastronomie à Rome)

Le cimetière acatholique de Rome

Curiosité de Rome, aussi appelé « cimetière protestant » même si cela est moins exact, il s’agit d’un petit cimetière créé pour accueillir les résidents étrangers et non catholiques, notamment les artistes Anglais qui résidaient dans la ville, à l’instar du poète John Keats, décédé en 1821.

Comme dans d’autres cimetières, il est agréable d’y passer un petit moment, de profiter de la quiétude du lieu et d’admirer les œuvres d’art funéraire. Ici la verdure se mêle aux sépultures, rendant le tout encore plus agréable ! On y croise également plusieurs félins, le cimetière étant situé juste derrière la pyramide de Cestius, où se trouve un refuge pour chats abandonnés. Même pas peur !

L’entrée principale se trouve via Caio Cestio (il faut faire le tour quand on arrive par la station Piramide), et le cimetière est ouvert tous les jours de 9 h à 17 h sauf les dimanche et jours fériés où il ferme à 13 h. Il est gratuit mais un panneau vous encourage à faire une donation (3 €/personne au moment où nous étions, ce que nous trouvons un peu élevé, mais vous pouvez donner ce que vous voulez, c’est quand même le principe d’une donation !)

Infos sur le site officiel (en anglais ou italien)

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