Séville : le parc Maria Luisa et la plaza de España

Le grand parc Maria Luisa, principal parc de la ville de Séville, se situe un peu à l’extérieur de la vieille ville. Typiquement de style andalou avec sa végétation luxuriante, ses palmiers et ses bassins de céramique, il constitue une agréable promenade « au vert ». A côté se trouve la superbe plaza de España ou place d’Espagne, un lieu incontournable de Séville !

Le parc fut offert à la ville en 1893 par l’infante María Luisa, duchesse de Montpensier, et faisait à l’époque partie des jardins du Palais de San Telmo (aujourd’hui siège de la Junta de Andalucia, le gouvernement autonome de la région). Il fut ré-aménagé pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929 par l’ingénieur et paysagiste français Jean Claude Nicolas Forestier (qui porte bien son nom !).

On trouve encore aujourd’hui différents pavillons bâtis pour l’Exposition, reconvertis à d’autres usages (école de danse pour le pavillon d’Argentine par exemple).

Plan du parc Maria Luisa






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La Plaza de España (place d’Espagne)

Pour se rendre à la place d’Espagne, vous pouvez venir à pied du centre (et traverser un large « boulevard à bagnoles » en deux temps) en une quinzaine de minutes, ou bien prendre le tram de la Plaza Nueva, à l’arrêt Prado de San Sebastian (on y trouve également un arrêt de métro) et traverser le dit Prado (petit jardin) pour atteindre la Plaza de España (place d’Espagne).

Cette grande et belle place est d’ailleurs un héritage de l’Exposition de 1929, dessinée en demi-cercle dans un style néo-régional, en brique et céramique, avec un petit canal au milieu et une fontaine « magique » dans le même genre que celle de Barcelone à Montjuic (elles sont de la même époque…). Les bâtiments de la place devaient abriter l’Université mais furent finalement considérés comme insuffisamment dimensionnés.

Les bâtiments sont donc désormais le siège de diverses administrations et d’un musée militaire très mal indiqué… Il ne s’agit donc pas d’une place urbaine traditionnelle avec ses cafés, restos et boutiques, mais plus d’un espace de détente.

Ses magnifiques bancs de céramique sont toujours occupés dès que le soleil se montre (c’est-à-dire souvent !), sauf quand la fournaise règne en plein été, c’est une place où on aime flâner, se reposer, se retrouver entre amoureux, et que les touristes aiment bien !

On peut aussi louer un petit canot pour un petit tour sur le canal. Derrière les bancs on peut admirer les fresques en céramique (toujours) représentant chaque ville importante du pays. Bref, c’est une place que j’ai bien aimé ! J’y ai même trouvé une carte régionale avec mon nom !

À noter que la place fut lieu de tournage de Star Wars, épisode II : L’Attaque des clones en 2002.

Le parc Maria Luisa

Le parc couvre une surface d’environ 40 ha. Il est traversé par le Paseo de las Delicias (un boulevard à bagnoles dont on aurait pu se passer !), la partie du parc entre ce paseo et le Guadalquivir se nomme d’ailleurs Las Delicias. On trouve dans le parc différents étangs, gloriettes, etc.

En été il doit constituer une agréable promenade au frais, cependant nous n’avons été à Séville que l’hiver, mais le parc reste très fréquenté ! Nous n’avons malheureusement pas toujours eu du beau temps…

À l’autre bout du parc on trouve la Plaza de America, où se font face le musée archéologique dans un bâtiment néo-Renaissance, et le musée des arts et traditions populaires dans un très beau bâtiment néo-mauresque. Ils furent créés lors de l’Exposition et restent malheureusement peu fréquentés… alors qu’ils sont pourtant gratuits pour les européens !

Nous n’avons pas manqué de boire des cafés (et manger des gâteaux…) dans la buvette de la place.

Le musée archéologique mérite vraiment une visite. Il comporte dix-huit salles au rez-de-chaussée, consacrées à l’époque romaine, l’Antiquité tardive à l’époque moderne, et dix salles en sous-sol, dédiées à la population de la province de Séville durant la préhistoire et la protohistoire. On peut juste déplorer – comme trop souvent – le faible nombre de cartels traduits au moins en anglais, pour ceux qui ne sont pas assez assez familiers avec la langue de Cervantès.

Le musée des arts et traditions populaires montre des reconstitutions d’intérieurs traditionnels, de vieux métiers, de la dentelle de Séville, de la céramique… Bref, passez-y une demi-heure ou une heure, d’autant que c’est gratuit.

Si vous souhaitez visiter les musées, comme je l’ai fait, voici quelques infos pratiques :

Le musée archéologique ainsi que le musée des arts et traditions populaires sont ouverts du mardi au samedi de 9 h 00 à 21 h 00 et jusqu’à 15 h le dimanche et les jours fériés. Fermeture le lundi. Attention, fermeture dès 15 h tous les jours en juillet-août !

Il sont donc totalement gratuits pour les européens, Le tarif est de 1,50 € pour les autres. Infos sur le site officiel.

Les pavillons de l’Exposition ibéro-américaine de 1929

Comme expliqué précédemment, on retrouve plusieurs pavillons issus de l’Exposition dans le parc Maria Luisa ou ses alentours. Ils furent reconvertis à l’issue de l’Exposition.

Le pavillon d’Argentine est donc devenu une école de danse, celui du Chili une école d’arts appliqués, de Colombie une école nautique, du Pérou le Conseil Supérieur d’Investigations Scientifiques, (CSIC), celui du Portugal le Consulat du… Portugal (une reconversion pertinente !) 😉 , le casino devint le Théâtre Lope de Vega etc.

Il n’est pas toujours aisé de les repérer, à vous de chercher !  On en trouve une bonne partie vers l’avenue de Maria Luisa (av. del Péru, av. del Chile), certains directement dans le parc (pavillon Téléfonica devenu une école botanique) ou vers le Guadalquivir (pavillons d’Argentine et du Maroc).

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