Comment prendre le train Allegro de Saint-Pétersbourg à Helsinki : photos et infos pratiques

train allegro Le train Allegro relie Saint-Pétersbourg en Russie à Helsinki, la capitale de la Finlande, et couvre la distance d’environ 400 km en 3 h 27.

Cette liaison transfrontalière lancée en 2010 a permis de diviser par deux le temps de trajet, grâce, notamment, à un contrôle frontalier à bord pendant le trajet.

La relation vous permet de découvrir la Finlande lors d’un séjour en Russie, de profiter des vols nettement moins chers vers la France depuis l’aéroport d’Helsinki, ou… de fuir rapidement la Russie avant la fin de validité du visa dans le cas où vous rateriez l’avion à Saint-Pétersbourg ! 🙁

Description du parcours, tarifs, horaires, comment acheter les billets, la souris vous explique tout ! 😉

Présentation

intérieur de train Allegro

intérieur de train Allegro

Jusqu’en 2010, il fallait pas moins de 5 h 30 dans le meilleur des cas pour couvrir la distance de Saint-Pétersbourg à Helsinki (ou vice-versa bien entendu !), en raison de la lenteur du train et du long arrêt à la frontière russo-finlandaise. C’est une expérience qu’on peut encore vivre depuis Tallinn en Estonie !

Afin d’accélérer la relation, un nouveau train pendulaire performant fabriqué par Alstom a été mis en service en décembre 2010, sur la ligne classique entièrement modernisée, atteignant 220 km/h dans des conditions de confort nettement améliorées.

Le train est équipé de prises électriques individuelles dans les deux classes et du wifi, mais également dans chaque voiture de distributeurs d’eau potable gratuite ! Une initiative dont on pourrait s’inspirer en France… Le personnel parle bien entendu finnois et russe, mais également très bien anglais. ça aussi, on pourrait s’en inspirer…

De plus, un accord intergouvernemental a été conclu entre la Russie et la Finlande, afin de réaliser les opérations de police et de douane directement à bord, afin d’éviter un long et fastidieux arrêt à la frontière.

Pour mémoire, cette frontière était celle entre l’URSS et le bloc occidental jusqu’en 1991, et est aujourd’hui celle séparant l’Union européenne de la Fédération de Russie : autant dire qu’il s’agit d’une vraie frontière bien gardée !

Le départ à Saint-Pétersbourg se situe gare de Finlande (ça tombe bien !), et à Helsinki, tout simplement dans la gare principale de la ville, en plein centre.

Le visa russe

Il faut un visa russe à tout touriste occidental, et cela s’applique également à une arrivée ou départ en train. Une exonération de 72 heures n’existe QUE pour les croisiéristes de St-Peter line. Une extension au service ferroviaire de cette exemption était envisagée mais elle n’est toujours pas appliquée en 2018. Bref, voilà comment obtenir le fameux visa de tourisme pour la Russie ! 😉

Tarifs

Le billet de seconde classe varie de 39 à 99 euros, tandis que celui de première classe varie de 75 à 160 euros, incluant un repas froid servi à la place (tarifs indicatifs, hors promos ponctuelles). Tout comme en France, le plus tôt vous achetez le billet, le moins cher vous paierez !

Le plus simple est d’acheter ses billets sur le site officiel des chemins de fer finlandais, clair, en anglais, et aux paiements en euro (je rappelle que la Finlande fait partie de la zone euro). Les billets ne sont en vente que 60 jours avant le départ.

Attention : d’autres sites vendent également des billets. Mais hormis le site officiel des chemins de fer russes (tarifs identiques mais en roubles), ce sont des agences privées et vous risquez de les acheter bien plus chers !

Note : pour une correspondance aérienne, vous pouvez emprunter gratuitement un train de banlieue jusqu’à l’aéroport d’Helsinki dans les 80 minutes qui suivent l’arrivée. Il suffit de changer de quai, ils partent tous de la même gare principale.

Horaires

Quatre relations quotidiennes relient les deux villes en 3 h 27, toutes desservant les cinq gares intermédiaires. Une relation nocturne s’y ajoute, le train Tolstoï, reliant Helsinki à Moscou via Saint-Pétersbourg.

Le trajet

Si j’ai emprunté de nombreux trains lors de mes voyages de souris, je n’avais encore jamais eu l’occasion de franchir la frontière russe par voie terrestre. Et c’est une expérience inhabituelle pour nous autres européens de l’UE, habitués à circuler sans frontières dans l’espace Schengen depuis 1993 ! Petit résumé de mon expérience… 🙂

intérieur du train allegro

Tout d’abord, l’accès au train à la gare de Finlande ne se fait pas dans le hall principal, mais sur le côté gauche du bâtiment des voyageurs. Bien entendu, aucune précision claire sur place, nous sommes en Russie… (hum) En passant, remarquez la plaque sur le mur, dédiée à Lénine, qui revint d’exil dans cette gare en 1917. Sa statue fait face à la ville devant le bâtiment…

Une fois les bagages passés aux rayons X, comme dans toute gare russe, ce n’est pas le billet qu’on présente, mais le passeport ! Le numéro étant enregistré lors de l’achat du billet, on passe le portique et à nous le train !

On gagne vite sa place, car le train est assez court : sept voitures et 352 places à bord. En plus des classiques première et seconde classes, une voiture bar agréable, un espace pour les enfants, et un pour les animaux ! Bon, moi j’ai surtout voyagé au bar (non mais !). Ah, les tarifs sont ceux de la Finlande, même si on peut payer en euro et en roubles (les prix de la cafèt’ russe me manquent déjà, snif !).

voiture bar du train allegro

voiture bar du train allegro

Peu de monde à bord en ce milieu d’après-midi de septembre, des hommes d’affaires finlandais surtout… et un troupeau de touristes chinois ! Le départ se fait à l’heure, et peu après le départ, c’est le contrôle des frontières par une policière russe qui se fait à la place. Visa validé, tampon appliqué, ouf, nous quittons officiellement la Russie ! C’est ensuite une douanière qui nous demande ce que nous ramenons, et c’est tout.

Après avoir traversé les magnifiques banlieues nord de Saint-Pétersbourg, le paysage est surtout constitué de forêts et de lacs, typiques des pays traversés. Mais c’est surtout le franchissement de la frontière qui captive ! 

A Vyborg, le train s’arrête dix minutes pour laisser descendre la police russe. Après quelques kilomètres, on franchit enfin la frontière en pleine forêt : des portiques équipés de caméras, puis des panneaux finlandais indiquant la frontière et dissuadant poliment de s’en approcher (mieux vaut éviter de se retrouver par erreur du mauvais côté sans visa !), et nous voici à Vainikkala, la première (minuscule) gare finlandaise. Bye-bye la Russie, bonjour la Finlande !

C’est au tour de la police et de la douane finlandaise de prendre place à bord et de contrôler les passagers à leur place. Un rapide coup d’œil au passeport et notre retour dans l’espace Schengen est officiellement validé. Pas plus de souci avec la douane, peut-être plus regardante avec les touristes finlandais, qui pourraient être tentés de ramener vodka et cigarettes, nettement moins onéreuses en Russie ! 😉

Petite anecdote quand même, un peu avant le passage de frontière nous étions donc au bar, mais on nous a alors indiqué de reprendre nos place pour les contrôles imminents… Si le trajet est agréable, on ne rigole pas !

Encore de la forêt, des bâtiments propres et bien repeints (nous sommes en Finlande je rappelle !), trois autres courts arrêts et nous voici en gare principale d’Helsinki… avec 10 mn de retard ! Zut, moi qui pensais que c’était une exclu de la SNCF…

Voilà un trajet simple et agréable qui s’achève. Votre souris commence alors sa découverte de la capitale finlandaise… mais c’est une autre histoire ! 😉

Gare d'Helsinki

Gare d’Helsinki

 

Les alternatives au train : le bus ou le covoiturage

Le train constitue une expérience agréable, mais néanmoins relativement coûteuse. Le bus voire le covoiturage reviendront bien moins chers, même si ce sera largement plus long.

Pour le bus, avec Ecolines (3 départs par jour) ou Luxbus (4 départs par jour), comptez entre 6 h 15 à 8 h 10 de trajet et entre 10 et 25 euros. Il existe au moins deux autres compagnies russes qui effectuent la même relation, à des tarifs similaires. Les bus relient les deux centre-villes.

Le covoiturage est bien plus aléatoire mais il y a parfois des offres sur Blablacar ! Comptez alors environ 5 heures de trajet en voiture, hors contrôle à la frontière.

Quant à l’avion, compte tenu des tarifs peu compétitifs et des temps d’accès aux aéroports ainsi que des contrôles, c’est un choix peu intéressant, hormis bien entendu pour les vols avec correspondance.

 

Partez désormais à la découverte de Saint-Pétersbourg

Et prochainement, d’Helsinki…

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