Visite du camp d’Auschwitz I : le parcours en photos

Entrée du camp d'Auschwitz I

Entrée du camp d’Auschwitz I

Le camp d’Auschwitz I est le premier camp ouvert par les Nazis en 1940 lors de l’occupation de la Pologne, dans une caserne de l’armée polonaise qui offrait l’avantage d’être située à l’écart de la ville, et donc présentait un potentiel d’extension, et se situait à proximité d’un important nœud de communication ferroviaire.

Je vous présente ici son histoire résumée et surtout le parcours de visite tout en photos.

Un peu d’histoire…

Cette caserne de l’armée polonaise est reconvertie en camp de prisonniers pour les Polonais puis les Soviétiques, et abritant entre 13 et 16.000 personnes en permanence (20.000 en 1942). Elle devient un camp de concentration puis d’extermination lors de la mise en application de la « solution finale » destinée à éliminer les Juifs d’Europe.

Le camp n°1 est bientôt complété par un immense camp de concentration sommairement aménagé à Birkenau, à 2 km de là, où se déroulent alors l’essentiel des exécutions.

Libéré par l’Armée rouge en janvier 1945, le camp n°1 est devenu un mémorial et abrite aujourd’hui deux expositions. D’une part une exposition permanente présentée dans plusieurs pavillons, ou blocks, expliquant le contexte de la déportation, la vie dans les camps ainsi que les preuves des crimes. Et d’autre part un ensemble d’expositions présentées par les pays d’Europe directement impactés par la Seconde Guerre mondiale et la déportation, ainsi qu’une présentée par l’État d’Israël et consacrée à la Shoah.

Le parcours de visite à Auschwitz I

En général, chaque pays possède son pavillon, où est présentée l’histoire et le contexte national de la déportation.

L’exposition permanente se déroule dans quatre blocks et présente successivement : l’extermination (n°4), les preuves des crimes (n°5), la vie du prisonnier (n°6) et les conditions sanitaires et d’habitation (n°7). La visite s’achève par le block n°11 dit « block de la mort », prison du camp où étaient jugés et le plus souvent exécutés les prisonniers condamnés.

Block 4

Ce block expose l’arrivée des prisonniers et les conditions de transports éprouvantes dans des wagons à bestiaux, la configuration du camp et des maquettes des chambres à gaz ainsi que leur fonctionnement. En libérant les camps en 1945, les Soviétiques trouvèrent 7 tonnes de cheveux que les Nazis n’avaient pas eu le temps d’expédier en Allemagne…

Block 5

Le block suivant montre les objets volés aux prisonniers, qui pensaient partir vers des terres et boutiques qu’on leur attribuait à l’Est et donc avec toutes leurs affaires personnelles, mais étaient en réalité envoyés vers les chambres à gaz…

Block 6

Le block explique les conditions de vie dans les camps pour ceux qui avaient été « sélectionnés » (les faibles, enfants, et vieillards étant directement exécutés), les vêtements, les (maigres) rations de nourriture, et l’art réalisé par certains détenus en dépit des conditions.

Block 7

Ce block expose les conditions sanitaires des prisonniers, les paillasses où s’entassaient 200 prisonniers pour dormir dans une salle prévue pour 50 personnes tout au plus, les châlits à trois étages où dormaient deux prisonniers à chaque niveau, mais également les maladies qui sévissaient en raison du manque total d’hygiène, et les expérimentations « médicales » du docteur Mengele sur les jumeaux ou les handicapés.

Block 11 ou block de la mort

Dans ce block, le plus glauque, on peut observer les salles du tribunal du camp et les cellules en sous-sol où on torturait voire laissait mourir les prisonniers (photos non autorisées en ces lieux).

Certaines cellules, sans ouvertures, étaient destinées à tuer par asphyxie, d’autres à laisser mourir de faim, et certaines, de moins d’un mètre carré et dans lesquelles on ne tient pas debout, étaient destinées à punir les récalcitrants, qui, enfermés par quatre toute une nuit, ne pouvaient ni se lever, ni s’asseoir ni s’allonger…

C’est également dans ces sous-sols que fut expérimentée pour la première fois en 1941 l’exécution massive au Zyklon B, sur 850 prisonniers Soviétiques et des malades de l’hôpital du camp…

Dans la cour, on voit le « mur de la mort » où se déroulaient les exécutions et où furent fusillés des milliers de prisonnier Polonais.

Le crématoire et la chambre à gaz

Transformés en abri anti-aérien par les Nazis et ainsi préservés, la chambre à gaz, et contiguë, le crématoire, sont situés en dehors des clôtures du camp et sont les derniers subsistants à Auschwitz. Les quatre autres aménagés à Birkenau ont en effet été détruits par les Allemands avant leur retraite, et un d’eux auparavant par les prisonniers eux-mêmes lors d’une révolte.

Faut-il le préciser, cet endroit est absolument sinistre ! On ne peut qu’avoir une pensée pour tous ceux qui sont morts ici asphyxiés par le zyklon B, souvent en près de 20 mn (car la mort n’était en rien instantanée), et dont les cris étaient volontairement couverts par le vrombissement des moteurs de camions et de motos pour ne pas être entendus par les autres prisonniers du camp…

Sur la porte et les murs encadrants, on distingue encore les griffures des désespérés qui tentaient vainement de sortir… Les trois fours crématoires permettaient d’incinérer 350 cadavres par jour, à raison de 2 ou 3 corps à la fois dans chaque creuset…

De 1940 à 1945, plus d’un million de personnes ont ainsi été sauvagement assassinées à Auschwitz puis incinérées, quand elles n’étaient pas tout simplement enfouies, mortes voire vivantes, dans des fosses communes lorsque les chambres à gaz et crématoires ne pouvaient plus suivre le rythme en 1944.

Il paraît que des personnes ont foi en la nature humaine… Je n’en fais décidément pas partie.

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