Visite de la basilique Sainte-Sophie à Istanbul : photos, tarifs, horaires

Sainte-SophieSainte-Sophie, Ayasofya en turc (« la sagesse divine », ou « Hagia Sophia » en grec) est célèbre dans le monde depuis des siècles !

Sans doute le monument le plus emblématique d’Istanbul

En effet, il s’agissait de la plus grande église de Constantinople, avant sa transformation en mosquée après la prise de la ville par les Ottomans en 1453.

C’est Atatürk qui décida d’en faire un musée, qui fut inauguré en 1934.

Elle se situe dans le quartier de Sultanahmet, dans le « vieil Istanbul », non loin de la mosquée bleue, dont elle a inspiré l’architecture.

Vraiment un « incontournable » ! Impossible de passer à Istanbul pour la première fois et ne pas la visiter…

Plan d’accès à la basilique Sainte-Sophie


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Infos pratiques, tarifs, horaires

Tarifs

Désormais un musée ouvert au public, l’accès y est payant, et fort cher ! 40 TL lorsque nous y étions en avril 2016, soit presque 13 € ! En 2018, c’était 60 TL soit environ 10 €, mais la livre turque s’était effondrée entre temps…

Nous avons opté pour l’achat du museum pass, qui pour 85 TL en 2016 (185 TL en 2018 !) donnait accès à l’essentiel des monuments et musées majeurs de la ville pendant 5 jours. Cette solution peut être est beaucoup plus rentable selon vos projets de visite (notamment le palais de Topkapi et son harem, et divers musées).

Horaires

La basilique est ouverte tous les jours de 9 h à 19 h du 15 avril au 31 octobre, jusqu’à 17 h le reste de l’année, fermeture des caisses une heure avant.

Plus d’infos sur le site officiel.

Un peu d’histoire…

Maquette de Sainte-Sophie à Miniaturk

Maquette de Sainte-Sophie à Miniaturk

Avant de commencer la visite (virtuelle), voici quelques infos (en résumé, pour le reste, wikipedia est votre ami ! ).

Une première basilique fut édifiée à cet endroit au IVe siècle selon le souhait de l’empereur Constantin, le premier empereur chrétien. Ce fut la première basilique chrétienne du monde ! Cet édifice brûla lors d’une émeute en 404.

La deuxième basilique perdura pendant un siècle avant de subir un sort quelque peu similaire le 13 janvier 532 lors d’une autre révolte. Quelques vestiges de cette période subsistent et sont visibles dans la cour du bâtiment actuel.

C’est ensuite l’empereur Justinien en personne qui pose la première pierre du nouvel édifice, celui qu’on voit aujourd’hui. Le chantier fut colossal, il s’agissait de la plus grande église jamais construite au monde ! Il fallait en mettre plein la vue (et oui, déjà !).

Des richesses de tout l’empire furent apportées. Sainte-Sophie est le premier exemple de ce qu’on nomme aujourd’hui l’art byzantin et inspira de nombreuses églises… et mosquées !

Sa coupole est encore aujourd’hui la plus grande du monde. L’originale ne résista pas aux différents séismes et dut être reconstruite en version plus légère. L’édifice dut d’ailleurs plusieurs fois être renforcé par des contreforts extérieurs qui malheureusement le rendent un peu lourd et portent atteinte à son élégance…

Sainte-Sophie de nuitLa basilique fut convertie en mosquée le soir même de la prise de la ville par les forces ottomanes. Les magnifiques mosaïques qui l’ornaient furent recouvertes, car dans l’Islam il est interdit de représenter des êtres vivants dans les lieux de culte.

Un minbar (chaire de prêche pour l’imam) et un mirhab (niche indiquant la direction de la Mecque vers laquelle prier) furent ajoutés, ainsi qu’un gigantesque lustre suspendu.

Peu avant sa conversion en musée, un partie des mosaïques furent remises à jour mais malheureusement on n’en voit aujourd’hui que très peu…

Il est cependant important de comprendre que lors de la prise de la ville, Sainte-Sophie n’était déjà plus que l’ombre d’elle-même, loin de sa richesse passée, à l’image de l’Empire byzantin en déliquescence…

La visite propose donc un détonnant mélange entre art chrétien et musulman… Dans le même genre, mais inversé (mosquée reconvertie en église) on peut citer la mosquée-cathédrale de Cordoue (toujours un lieu de culte).

L’extérieur de Sainte-Sophie

extérieur de sainte-sophieReconnaissable de loin avec ses coupoles et contreforts, elle constitue désormais un des symboles de la ville !

À la basilique chrétienne furent rajoutés 4 minarets après sa conversion en mosquée. Dans la cour intérieure se trouve désormais une fontaine alors utilisée pour les ablutions avant la prière (l’Islam exige d’être propre pour se présenter devant Dieu).

Dans la cour côté ouest on retrouve quelques vestiges de l’époque byzantine et notamment de la seconde basilique (voir plus haut).

Le baptistère existant fut converti en mausolée , et d’autres furent ajoutés pour servir de tombeaux royaux. Ces derniers font partie du musée et se visitent gratuitement, avec une entrée à part (voir plus bas).

L’intérieur de la basilique Sainte-Sophie

L’exonarthex et le narthex

Dans les églises byzantines le narthex est un porche d’entrée, l’exonarthex un autre porche situé avant le narthex (assez clair ?). Ici l’exonarthex est plutôt simple alors que le narthex est richement décoré de marbres.

À la sortie (dans le sens de la visite) on remarque une magnifique mosaïque restaurée datant de 1044 représentant la Vierge et l’Enfant, entourés des empereurs Justinien et Constantin, offrant la maquette de la ville et celle de Sainte-Sophie.

La galerie supérieure

Réservée à l’empereur et ses proches, on y accède par une porte tout au fond du narthex. Ça grimpe, mais heureusement pas d’escaliers, juste une longue pente en spirale ! De là, une vue superbe sur la nef ! Malheureusement la vue était quelque peu gâchée par des échafaudages en cachant une partie. Et oui, comme presque tous les sites touristiques de la ville… On peut faire le tour de la galerie et découvrir les quelques mosaïques encore présentes :

  • Celle de la déisis, datant de 1261, où la Vierge et saint Jean-Baptiste implorent le Christ pour laver les péchés de l’humanité lors du Jugement dernier.
  • La mosaïque des Comnène (1121), représentant la Vierge avec le Christ sur ses genoux, l’empereur Jean II Comnène et l’impératrice Irène de Hongrie à ses côtés. Leur fils Alexis, mort de la tuberculose, est représenté sur le pilier droit.
  • Mosaïque de l’impératrice Zoé, du XIe siècle, représentant le Christ Pancréator (en majesté) avec à ses côté l’impératrice et un de ses maris, Constantin IX. Les visages ne sont certainement pas d’origine et c’est sûrement celui du mari de l’impératrice qui était d’abord représenté.

On notera la vue plongeant sur la nef, le minbar et les panneaux calligraphiés de l’époque ottomane transcrivant le nom d’Allah, du Prophète et des quatre premiers califes (XIXe siècle).

La galerie permet également d’observer de plus près certains détails, comme la coupole, la mosaïque de l’ange Gabriel et les mosaïques situées sur le tympan nord, très en hauteur, (devant les échafaudages…) représentant des saints. Les motifs géométriques ornant les plafonds de la galerie sont d’origine byzantine.

La partie basse de Sainte-Sophie

Après la galerie supérieure, redescendons directement dans la basilique-musée. Au centre de la nef, on se rend compte de son immensité ! Sa coupole culmine à 55 m de haut ! De là on peut voir la mosaïque de la Vierge qui se trouve dans l’abside, et les séraphins se trouvant sur les piliers qui soutiennent la coupole. Seul un a retrouvé son visage…

On peut également voir de plus près le minbar, le mirhab, la loge du muezzin (enfin, bâchée pour travaux), la nouvelle galerie du sultan, et sur une des nefs latérales, l’ancienne bibliothèque du sultan Mahmud Ier (fermée au public) ainsi que plusieurs panneaux de calligraphies.

Nous avons pu faire connaissance avec Gli, la chatte de Sainte-Sophie, caressée par le président Obama en personne lors de sa visite en 2008, et devenue célèbre dans le monde entier ! Et oui, même là je ne peux être tranquille et je risque ma vie ! Trop de chats dans cette ville…

On notera également la « colonne suante« , qui aurait guéri l’empereur Constantin de sa maladie, devenue lieu de pèlerinage, ce qui aurait entrainé la création d’un trou dans le marbre. On peut aujourd’hui y passer un doigt et faire un vœu…

Même si ce lieu est mythique et mérite d’être vu, on déplore quand même l’état dans lequel il se trouve… En effet il y a bien besoin de coups de peinture ! On a du mal à en percevoir toutes les richesses. Quoiqu’il en soit, le prix de 40 TL ne parait pas justifié, mais cela vaut le coup avec le museum pass (si on rentabilise ce dernier bien sûr).

Les tombeaux des sultans dans l’enclos de Sainte-Sophie

tombeaux de Sainte-SophieComme nous l’avons vu plus haut, des tombeaux furent ajoutés dans la cour de Sainte-Sophie, œuvres du grand architecture ottoman Sinan !

C’est à lui que nous devons plusieurs mosquées et une restauration de Sainte-Sophie, dont la prouesse architecturale le fascinait).

On peut y accéder gratuitement par l’autre côté de la rue, aux mêmes horaires que le musée.

On y trouve le mausolée de Selim II, père de Soliman le Magnifique, qui chargea Sinan de sa construction en 1577.

Virent ensuite ceux des sultans Murad III et Mehmed III dans les années 1600, puis l’ancien baptistère de Sainte-Sophie fut transformé en mausolée pour le sultan Mustafa Ier et le sultan Ibrahim. Un autre mausolée est dédié à plusieurs princes.

Il s’agit véritablement de petites mosquées par la richesse de leur décoration ! Un vrai régal pour les yeux ! Pour pénétrer dans chaque tombeau il faut au préalable enlever ses chaussures, comme dans une mosquée.

Les extérieurs

Les intérieurs

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