Que voir dans le quartier de Sultanahmet à Istanbul : visite en photos

Monuments de Sultanahmet à Miniatürk

Monuments de Sultanahmet à Miniatürk

Le quartier de Sultanahmet à Istanbul n’a pas forcément de limites fixes, mais il s’agit du cœur historique de la ville. Les touristes y passent forcément !

Le quartier doit son nom à la mosquée la plus célèbre d’Istanbul, la mosquée de Sultan Ahmet, aussi plus communément appelée « la mosquée bleue » dans le monde occidental.

Que voir dans le quartier de Sultanahmet à Istanbul, visite en photos, suivez la souris ! 😉





Plan du quartier de Sultanahmet à Istanbul


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Que voir à Sultanahmet ?




  • La basilique-musée Sainte-Sophie (traitée dans un article à part)
  • le parc Sultan Ahmet et les bains de Roxelane
  • La mosquée bleue
  • La place de l’Hippodrome
  • La citerne-basilique
  • En contrebas : la Petite Sainte-Sophie et le musée des mosaïques

Le parc Sultan Ahmet

Istanbul parc Sultan Ahmet

Istanbul parc Sultan Ahmet

Il s’agit en fait d’une grande place de verdure et de fleurs séparant Sainte-Sophie et la mosquée bleue.

C’est un vrai régal de s’y prélasser, de regarder les gens aller et venir. Mais aussi d’acheter un simit (petit pain rond au sésame, parfois fourré de fromage ou de nutella) aux vendeurs ambulants, d’observer le coucher de soleil… Bref, un incontournable ! 😉

Lieu à la fois vivant et agréable, vous pourrez y admirer les deux édifices majeurs de la ville se faisant face.

Mais également les hammams de Roxelane (femme de Soliman le magnifique), qui figurent parmi les plus anciens de la ville. Ils ont été ré-ouverts après des années de travaux (mais c’est cher, c’est surtout pour les touristes…).

En cette saison nous avons pu admirer un superbe tapis de tulipes ! Devant la mosquée bleue se trouvent également des tombeaux mais ces derniers n’étaient pas visitables car en travaux (comme beaucoup de choses dans la ville…).

La mosquée bleue (ou mosquée Sultan Ahmet) d’Istanbul

maquette mosquée bleue

maquette mosquée bleue

Un incontournable et un des symboles d’Istanbul !

Avec ses six minarets (celle qui en possède le plus, il a d’ailleurs fallu en rajouter un à celle de la Mecque après cela), ses coupoles, sa pierre qui prend une couleur de miel au coucher du soleil… Il s’agit d’un véritable chef d’œuvre architectural !

Elle fut édifiée au tout début du 17e siècle sur ordre du sultan Ahmet 1er (d’où le nom) par des élèves du grand architecte Sinan, qui reprirent ses idées, avec brio !

L’inspiration byzantine est forte, encore plus que pour les autres mosquées. Il s’agissait de donner une « rivale » à Sainte-Sophie, juste en face. Pour nous, pari réussi, et même au-delà !

L’extérieur de la mosquée bleue

Comme la plupart des mosquées, l’extérieur comporte une cour avec des fontaines pour les ablutions, mais en fait il y a deux entrées :

  • Une devant en arrivant par le parc
  • Une sur le côté, où se trouve la cour principale.

Une autre cour d’accès donne sur la place de l’Hippodrome. Partout, des chats roupillent tranquillement, hum, jamais en paix dans cette ville !

Pour la visiter, il faut passer par l’entrée des touristes derrière. Puis bien sûr se déchausser et se couvrir la tête et les jambes pour les femmes. On vous prêtera ce qu’il faut le cas échéant.

L’intérieur de la mosquée bleue

intérieur de la mosuqée bleue à IstanbulLa mosquée bleue est bien plus gracieuse et l’intérieur plus raffiné.

Par ailleurs, elle tire son nom  de ses nombreuses (plus de 20.000 !) faïences d’Iznik, dont en effet la couleur dominante est le bleu… Rien à voir donc avec sa couleur extérieure, comme l’église bleue de Bratislava par ex.

L’Islam interdisant les représentations d’être vivants dans les lieux de cultes, les carreaux sont décorés de motifs géométriques et floraux.

Ils évoquent le paradis terrestre, comme une invitation à la méditation et à l’apaisement. Bref, on a aimé !

À l’intérieur, les touristes ne peuvent pas circuler partout, un espace restant réservé pour la prière.

Difficile donc de photographier tous les détails ! Mais on peut sans peine admirer ces magnifiques carreaux de céramique et les superbes coupoles.

Place de l’Hippodrome

place de l'Hiipodrome à IstanbulOu Sultanahmet Meydani, la place de Sultanahmet, il s’agit en fait de ce qu’il reste du grand Hippodrome de Constantinople, inspiré par le Circus Maximus de Rome.

Il prit ses dimensions définitives sous l’empereur Constantin mais on n’en voit aujourd’hui seulement qu’une partie.

Il s’agissait d’une place publique mais également consacrée aux jeux et courses de chars.

Au sud, on y voit encore l’obélisque de Théodose, prélevé du temple de Karnak en Égypte. Sur son socle on peut admirer les bas-reliefs représentant l’empereur et ses fils, assistant notamment aux courses de chars.

Non loin, la colonne serpentine provient de temple d’Apollon à Delphes (en Grèce, au cas où…). Elle était bien plus haute à l’origine, et surmontée de trois têtes de serpent dont il ne reste rien. Tant mieux, je n’aime pas les serpents, prédateurs des souris ! Enfin l’obélisque Muré ou colonne de Constantin, présente un aspect bien plus simple.

Sur la place, lieu de passage des touristes et Stambouliotes, on peut aussi admirer une belle fontaine. Elle fut offerte par le Kaiser Guillaume II (d’où le surnom de fontaine allemande) au XIXe siècle.

Sur la place se trouve également le musée des arts turcs et islamiques dans l’ancien palais du grand vizir Ibrahim Paşa (que nous avons visité mais ce sera pour un autre article).

Tout le long vous pourrez boire un verre en terrasse ou manger un morceau. Si les prix des plats, cafés, ou autres boissons sont plus élevés qu’ailleurs, ce n’est pas le cas du thé (nous avons remarqué que le thé était bon marché de partout) et nous nous sommes délectés d’un bon thé à la pomme en terrasse.

La citerne basilique

citerne basilique à IstanbulYerebatan Sarayı en turc, plus littéralement « le palais englouti » et aussi nommé la citerne de la basilique. Il s’agissait de la plus grande citerne souterraine à l’époque byzantine, alimentant en eau les palais impériaux et les bains à côté.

Tombée dans l’oubli, elle fut redécouverte par les Ottomans par hasard. Si l’entrée est chère (20 TL en 2016 soit environ 6 €) il s’agit tout de même d’un lieu unique au monde, à l’ambiance très particulière !

336 colonnes de 9 m de haut, les pieds dans l’eau (et les poissons !) éclairées par une lumière rougeâtre offrant un spectacle presque mystérieux…

Il faut suivre un parcours plus ou moins fléché qui vous conduit à la « colonne aux larmes« , puis aux têtes de Méduse soutenant deux colonnes. L’une n’est pas droite… on ignore la vraie raison de leur présence, même si les Méduses, selon la mythologie romaine, servaient de protection…

Attention, il fait très humide à l’intérieur, et frais ! Prévoir de quoi vous couvrir, surtout s’il fait chaud dehors, bonjour le choc thermique ! En tout cas, j’ai bien aimé cette visite, qui change un peu des mosquées ou bazars… on plonge (presque littéralement) dans l’histoire et une ambiance très particulière…

Autour de Sainte-Sophie

fontaine Ahmet III

fontaine Ahmet III

Revenons vers Sainte-Sophie… Juste derrière l’édifice se trouve une très vieille rue accolée aux remparts de Topkapı, Soğuk Çeşme Sokak, ou la rue des sources, où résidaient de hauts dignitaires de l’Empire ottoman.

Les vieilles maisons traditionnelles en bois ayant été laissées à l’abandon pendant des années, la rue est actuellement en restauration.

On y trouvera notamment des bibliothèques. Autour, en redescendant vers le parc Gülhane, on peut encore voir des maisons en bois et quelques vieilles bâtisses pleines de charme.

De l’autre côté de Sainte-Sophie, vers l’entrée du palais de Topkapı se trouve la superbe fontaine baroque d’Ahmet III.

Autour de Soğuk Çeşme Sokak

En contrebas de Sainte-Sophie

Derrière Sainte-Sophie on peut déjà admirer une vue plongeante sur la mer de Marmara. Nous sommes descendus faire un tour du petit quartier en contrebas, très joli avec ses nombreuses maisons en bois et autres bâtisses colorées. Mais il est malheureusement un peu trop propret par rapport au reste de la ville, et ne comporte que des hôtels ou restaurants à touristes…

Bref, un joli décor entièrement refait pour les touristes, esthétique mais sans âme !

Malheureusement les touristes semblent avoir massivement délaissé Istanbul. C’est donc des rues peu animées que nous avons arpentées, où les restaurateurs aux abois se battent pour vous faire venir dans leurs établissements. Impossible de s’approcher sans se faire harceler, que c’est lourd…

Autour de la mosquée bleue

En continuant on arrive petit à petit en contrebas de la mosquée bleue, que l’on peut d’ailleurs admirer sous différents angles. Ici se trouve le petit musée de la mosaïque, présentant celles retrouvées dans les ruines du grand palais impérial et un petit marché de tapis.

Encore plus loin, un quartier populaire s’offre à nous, quelque peu différent des rues trop bien léchées pour touristes. On y trouve tout de même quelques hôtels et restos visant ces derniers… Les enfants jouent dehors, et les trottoirs et les rues ne sont pas aussi bien refaits…

On notera ici la mosquée Sokullu Mehmed Paşa, réputée très jolie pour ses faïences intérieures. Mais elle était malheureusement fermée (apparemment pour travaux mais aucune indication). Ça et là, on retrouve quelques restes des murs de l’ancien palais…

La petite Sainte-Sophie

petite Sainte-SophieEn turc Küçük Aysafoya Camii, ou encore « église Saints-Serge-et-Bacchus », il s’agit là d’une ancienne église byzantine du VIe siècle, transformée en mosquée (toujours active contrairement à Sainte-Sophie). Les Ottomans y ajoutèrent un portique d’entrée. 

La petite Saint-Sophie doit son nom à sa comparaison avec Sainte-Sophie, car bâtie sur un plan central à coupole.

Sa forme néanmoins singulière en octogone inspira la cathédrale carolingienne d’Aix-la-Chapelle.

À côté se trouve un petit cimetière et un jardinet avec quelques boutiques et bars… et des canards ! (et des chats, bien sûr).

Nous y avons fait la connaissance d’un agréable monsieur Turc d’un certain âge, venu discuter avec nous (sans rien attendre en échange, c’est plaisant !) pour nous parler un peu de sa ville et de l’église, en tant que passionné.

Un des aspects sympas des voyages !

Le musée des mosaïques d’Istanbul

musée des mosaïques à IstanbulIntégré dans le museum pass nous vous recommandons ce petit musée qui présente les mosaïques retrouvées de l’ancien palais impérial de l’époque byzantine.

Ce gigantesque complexe s’étendait de la place de l’Hippodrome jusqu’au bord de la mer de Marmara !

Il fut délaissé bien avant la chute de l’empire et aujourd’hui il n’en reste plus grand-chose, à part quelques pans de murs ci et là…

Ces mosaïques se trouvaient dans un atrium et présentent surtout des scènes de châsse.

On y retrouve le caractère très romain des motifs, bien différents des mosaïques byzantines à proprement parler, surtout consacrées aux scènes religieuses. Le musée se situe juste à côté d’un bazar de tapis, à deux pas de la mosquée bleue.

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