Turquie

Visiter Sultanahmet à Istanbul : que faire et voir en 2026 ?

Monuments de Sultanahmet à Miniatürk
Monuments de Sultanahmet à Miniatürk

Que faire et que visiter à Istanbul en 1 jour ? Si vous êtes de passage dans la cité impériale, par exemple lors d’une escale prolongée, c’est ici que tout se joue ! Je vous propose de découvrir les trésors incontournables de la ville, concentrés dans le mythique quartier de Sultanahmet.

Cœur historique d’Istanbul, ce secteur est celui où l’histoire byzantine et la splendeur ottomane se font face. C’est un passage obligé pour tout voyageur, une véritable machine à remonter le temps entre deux continents. Le quartier tire son nom de la mosquée de Sultan Ahmet, que nous connaissons mieux sous le nom de « mosquée bleue ».

Alors, que voir à Sultanahmet pour ne rien rater ? Des dômes de Sainte-Sophie aux profondeurs de la citerne, suivez mes moustaches pour une visite en photos ! 😉

⚠️ Le conseil de la souris pour 2026

Depuis 2024, les conditions de visite ont radicalement changé à Sultanahmet. Sainte-Sophie possède désormais un circuit de visite payant pour les touristes, et les tarifs de la Citerne Basilique ou de Topkapi ont fortement augmenté. Prévoyez un budget conséquent ou optez pour le Museum Pass si vous enchaînez les visites !

Sultanahmet : le cœur battant de l’histoire d’Istanbul

Visiter Sultanahmet, c’est faire un bond de 1500 ans en arrière. Entre les colonnes de l’Hippodrome romain et les minarets ottomans, la souris vous guide dans ce quartier incontournable.

⚠️ Important en 2026 : Les tarifs des monuments ont fortement augmenté. Comptez environ 25 € pour Sainte-Sophie ou la Citerne Basilique. Prévoyez un budget conséquent pour ce quartier !

La mosquée bleue : enfin libérée de ses échafaudages !

Après des années de restauration, la mosquée bleue (Sultan Ahmet Camii) brille de nouveau. Ses six minarets et ses coupoles en cascade dominent la place. L’intérieur, tapissé de faïences d’Iznik, est un chef-d’œuvre de finesse. Rappel : l’entrée reste gratuite mais la visite est suspendue pendant les heures de prière.

La citerne basilique : une plongée mystérieuse

C’est mon coup de cœur ! Ce « palais englouti » aux 336 colonnes offre une ambiance unique, entre jeux de lumières et têtes de Méduse renversées. Note : il y fait frais, couvrez-vous même en plein été !

L’Hippodrome et le musée des arts turcs et islamiques

Ne manquez pas l’obélisque de Théodose et la colonne serpentine sur la place de l’Hippodrome. Juste en face, le musée des arts turcs et islamiques (situé dans l’ancien palais d’Ibrahim Pacha) est une merveille souvent plus calme que les autres monuments.

Plan du quartier de Sultanahmet à Istanbul


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Que voir à Sultanahmet et autour à Istanbul en 1 jour ?

  • La basilique-musée Sainte-Sophie
  • le place Sultan Ahmet et les bains de Roxelane
  • La mosquée bleue
  • La place de l’Hippodrome
  • La citerne-basilique
  • Le palais et harem de Topkapi
  • Le parc Gülhane
  • La mosquée neuve
  • Le bazar aux épices
  • La mosquée de Rüstem Paşa 
  • Le grand bazar
  • La mosquée de Soliman
  • En contrebas : la Petite Sainte-Sophie et le musée des mosaïques
  • Plusieurs musées, comme celui des arts turcs et islamiques et les musées d’archéologie

♿ Accessibilité à Sultanahmet

Sultanahmet est l’un des rares quartiers d’Istanbul relativement « praticables », mais avec quelques bémols :

  • le plateau de Sultanahmet : il est globalement plat, ce qui facilite grandement les déplacements en fauteuil entre les monuments majeurs ;
  • la mosquée bleue : elle dispose d’un accès PMR via une rampe et un ascenseur spécifique ;
  • la citerne basilique : elle est désormais équipée d’un ascenseur moderne pour descendre dans les profondeurs sans encombre ;
  • les points de vigilance : attention aux pavés irréguliers sur la place de l’Hippodrome et à la pente très raide si vous souhaitez descendre vers la Petite Sainte-Sophie.

Sainte-Sophie : le joyau millénaire d’Istanbul

Ancienne église byzantine devenue mosquée, puis musée, avant de redevenir une mosquée en 2020, Sainte-Sophie (Ayasofya) est le symbole même du destin d’Istanbul. Avec sa coupole monumentale qui semble flotter dans les airs et ses mosaïques d’or cachées, c’est un choc esthétique dont on ne ressort pas indemne !

⚠️ Alerte : un tarif qui pique et de nouvelles règles

Depuis 2024, la visite de Sainte-Sophie a bien changé pour les touristes :

  • l’accès est désormais payant : comptez environ 25 € par personne (le tarif est indexé sur l’euro) ;
  • un parcours spécifique : les visiteurs étrangers accèdent désormais aux galeries de l’étage via une entrée séparée, tandis que le rez-de-chaussée est réservé à la prière ;
  • la tenue : les règles de la mosquée s’appliquent (tête couverte pour les femmes, épaules et jambes cachées pour tous).

Le système de file d’attente, l’accès pour les personnes à mobilité réduite et les détails historiques étant assez complexes, j’ai regroupé toutes mes astuces pour réussir votre visite sans stress (et sans ruiner votre budget !) dans un guide complet.

👉 Découvrez mon guide complet pour visiter Sainte-Sophie

La place Sultan Ahmet

Commençons à visiter Istanbul en 1 jour par le parc de Sultan Ahmet. C’est en fait une grande place de verdure et de fleurs séparant Sainte-Sophie et la mosquée bleue.

C’est un vrai régal de s’y prélasser, de regarder les gens aller et venir.

Istanbul parc Sultan Ahmet
Istanbul parc Sultan Ahmet

Mais aussi d’acheter un simit (petit pain rond au sésame, parfois fourré de fromage ou de nutella) aux vendeurs ambulants, d’observer le coucher de soleil… Bref, un incontournable d’Istanbul ! 😉

Lieu à la fois vivant et agréable, vous pourrez y admirer les deux édifices majeurs de la ville se faisant face.

Mais également les hammams de Roxelane (femme de Soliman le magnifique), qui figurent parmi les plus anciens de la ville. Ils ont été ré-ouverts après des années de travaux (mais c’est cher, c’est surtout pour les touristes…).

En cette saison nous avons pu admirer un superbe tapis de tulipes ! Devant la mosquée bleue se trouvent également des tombeaux mais ces derniers n’étaient pas visitables car en travaux (comme beaucoup de choses dans la ville…).

La mosquée bleue (ou mosquée Sultan Ahmet) d’Istanbul

La mosquée bleue est vraiment un incontournable et un des symboles d’Istanbul !

Avec ses six minarets (celle qui en possède le plus, il a d’ailleurs fallu en rajouter un à celle de la Mecque après cela), ses coupoles, sa pierre qui prend une couleur de miel au coucher du soleil… Il s’agit d’un véritable chef d’œuvre architectural !

maquette de la mosquée bleue à Istanbul
maquette de la mosquée bleue à Istanbul

Elle fut édifiée au tout début du 17e siècle sur ordre du sultan Ahmet 1er (d’où le nom) par des élèves du grand architecte Sinan, qui reprirent ses idées, avec brio !

L’inspiration byzantine est forte, encore plus que pour les autres mosquées. Il s’agissait de donner une « rivale » à Sainte-Sophie, juste en face. Pour nous, pari réussi, et même au-delà !

L’extérieur de la mosquée bleue

Comme la plupart des mosquées, l’extérieur comporte une cour avec des fontaines pour les ablutions, mais en fait il y a deux entrées :

  • Une devant en arrivant par le parc
  • Une sur le côté, où se trouve la cour principale.

Une autre cour d’accès donne sur la place de l’Hippodrome. Partout, des chats roupillent tranquillement, hum, jamais en paix dans cette ville !

Pour la visiter, il faut passer par l’entrée des touristes derrière. Puis bien sûr se déchausser et se couvrir la tête et les jambes pour les femmes. On vous prêtera ce qu’il faut le cas échéant.

L’intérieur de la mosquée bleue

La mosquée bleue est bien plus gracieuse et l’intérieur plus raffiné.

Par ailleurs, elle tire son nom  de ses nombreuses (plus de 20.000 !) faïences d’Iznik, dont en effet la couleur dominante est le bleu…

Mosquée bleue à Istanbul

Rien à voir donc avec sa couleur extérieure, comme l’église bleue de Bratislava par ex.

L’Islam interdisant les représentations d’être vivants dans les lieux de cultes, les carreaux sont décorés de motifs géométriques et floraux. Ils évoquent le paradis terrestre, comme une invitation à la méditation et à l’apaisement. Bref, on a aimé !

À l’intérieur, les touristes ne peuvent pas circuler partout, un espace restant réservé pour la prière. Difficile donc de photographier tous les détails ! Mais on peut sans peine admirer ces magnifiques carreaux de céramique et les superbes coupoles.

Bonne nouvelle pour votre visite : les importants travaux de restauration de la mosquée bleue sont désormais terminés. Vous pouvez enfin admirer ses 20.000 carreaux de faïence et ses coupoles sans le moindre échafaudage !

Place de l’Hippodrome

La place de l’Hippodrome se nomme également Sultanahmet Meydani, la place de Sultanahmet, il s’agit en fait de ce qu’il reste du grand Hippodrome de Constantinople, inspiré par le Circus Maximus de Rome.

Il prit ses dimensions définitives sous l’empereur Constantin mais on n’en voit aujourd’hui seulement qu’une partie.

place de l'Hippodrome à Istanbul

Il s’agissait d’une place publique mais également consacrée aux jeux et courses de chars.

Au sud, on y voit encore l’obélisque de Théodose, prélevé du temple de Karnak en Égypte. Sur son socle on peut admirer les bas-reliefs représentant l’empereur et ses fils, assistant notamment aux courses de chars.

Non loin, la colonne serpentine provient de temple d’Apollon à Delphes (en Grèce, au cas où…).

Elle était bien plus haute à l’origine, et surmontée de trois têtes de serpent dont il ne reste rien. Tant mieux, je n’aime pas les serpents, prédateurs des souris !

Enfin l’obélisque Muré ou colonne de Constantin, présente un aspect bien plus simple.

Sur la place, lieu de passage des touristes et Stambouliotes, on peut aussi admirer une belle fontaine. Elle fut offerte par le Kaiser Guillaume II (d’où le surnom de fontaine allemande) au XIXe siècle.

Sur la place de l’Hippodrome se trouve également le musée des arts turcs et islamiques dans l’ancien palais du grand vizir Ibrahim Paşa.

Tout le long vous pourrez boire un verre en terrasse ou manger un morceau.

Si les prix des plats, cafés, ou autres boissons sont plus élevés qu’ailleurs, ce n’est pas le cas du thé (nous avons remarqué que le thé était bon marché de partout) et nous nous sommes délectés d’un bon thé à la pomme en terrasse.

La citerne basilique

Yerebatan Sarayı en turc, plus littéralement « le palais englouti » et aussi nommé la citerne de la basilique.

Il s’agissait de la plus grande citerne souterraine à l’époque byzantine, alimentant en eau les palais impériaux et les bains à côté.

Tombée dans l’oubli, elle fut redécouverte par les Ottomans par hasard. Si l’entrée est chère, il s’agit tout de même d’un lieu unique au monde, à l’ambiance très particulière !

citerne basilique à Istanbul

336 colonnes de 9 m de haut, les pieds dans l’eau (et les poissons !) éclairées par une lumière rougeâtre offrant un spectacle presque mystérieux… Il faut suivre un parcours plus ou moins fléché qui vous conduit à la « colonne aux larmes« , puis aux têtes de Méduse soutenant deux colonnes.

L’une n’est pas droite… on ignore la vraie raison de leur présence, même si les Méduses, selon la mythologie romaine, servaient de protection…

⚠️ La citerne basilique en 2026 : tarifs et affluence

Victime de son succès (et de sa beauté !), la citerne a vu ses conditions d’accès se durcir :

  • un prix élevé : le tarif pour les touristes étrangers a fortement augmenté (comptez environ 600 à 900 TL soit environ 12 à 18 € selon l’heure et la saison) ;
  • réservation conseillée : la file d’attente en plein soleil peut dépasser l’heure ! Si possible, achetez votre billet en ligne à l’avance ;
  • horaires nocturnes : la citerne propose désormais des visites de nuit avec des jeux de lumière et des sculptures contemporaines, mais le tarif est encore plus élevé.

Note de la souris : attention, le Museum Pass Istanbul n’est pas accepté ici, car le lieu est géré par la municipalité et non par l’État !

Attention, il fait très humide à l’intérieur, et frais ! Prévoir de quoi vous couvrir, surtout s’il fait chaud dehors, bonjour le choc thermique !

En tout cas, j’ai bien aimé cette visite, qui change un peu des mosquées ou bazars… on plonge (presque littéralement) dans l’histoire et une ambiance très particulière…

🐭 L’astuce de la souris : le Museum Pass est-il rentable ?

Avec l’envolée des prix en 2026, la question se pose ! En général, le Museum Pass Istanbul devient rentable dès votre troisième visite de monument d’État.

Mon conseil d’initiée : achetez-le dès votre premier musée (comme aux musées d’archéologie, souvent moins bondés) pour l’avoir déjà en poche en arrivant au palais de Topkapi. C’est le meilleur moyen d’éviter les files d’attente interminables aux guichets !

Autour de Sainte-Sophie

Revenons vers Sainte-Sophie… Juste derrière l’édifice se trouve une très vieille rue accolée aux remparts de Topkapı, Soğuk Çeşme Sokak, ou la rue des sources, où résidaient de hauts dignitaires de l’Empire ottoman.

fontaine Ahmet III
fontaine Ahmet III

Les vieilles maisons traditionnelles en bois ayant été laissées à l’abandon pendant des années, la rue est actuellement en restauration. On y trouvera notamment des bibliothèques.

Autour, en redescendant vers le parc Gülhane, on peut encore voir des maisons en bois et quelques vieilles bâtisses pleines de charme.

De l’autre côté de Sainte-Sophie, vers l’entrée du palais de Topkapı se trouve la superbe fontaine baroque d’Ahmet III.

Autour de Soğuk Çeşme Sokak

Le palais de Topkapi et son harem : dans l’intimité des sultans

Pendant près de quatre siècles, le palais de Topkapi fut le centre névralgique de l’Empire ottoman. Plus qu’un simple château, c’est une véritable cité dans la cité, perchée sur la pointe du Sérail, offrant des vues imprenables sur le Bosphore et la Corne d’Or.

On y vient pour admirer les jardins luxuriants, les cuisines impériales capables de nourrir des milliers de personnes, mais surtout le célèbre harem. C’est ici, derrière les moucharabiehs et les murs de faïences bleues, que résidaient les femmes du sultan et leurs enfants, sous la surveillance des eunuques.

⚠️ À savoir pour votre visite en 2026

Topkapi est le monument le plus visité de Turquie ! Voici mes conseils pour ne pas transformer la visite en marathon :

  • le tarif : le billet combiné (palais + harem + église Sainte-Irène) est désormais la norme et le prix dépasse souvent les 40 € ;
  • la durée : ne prévoyez rien d’autre pendant au moins 3 ou 4 heures si vous voulez tout voir ;
  • l’astuce coupe-file : c’est ici que le Museum Pass est le plus rentable pour éviter les files d’attente colossales aux guichets.

Entre les trésors de la couronne, les reliques sacrées et les intrigues du harem, il y a énormément de choses à raconter ! Pour organiser votre parcours, connaître les horaires et découvrir mes photos secrètes, rendez-vous sur mon article complet. 😉

👉 Guide pratique : comment bien visiter le palais de Topkapi

Vers la place d’Eminönü et le bazar aux épices

Le quartier de Sulanahmet étant situé légèrement en hauteur, je vous propose de redescendre vers la place d’Eminönü, plaque tournante du trafic maritime de la ville, juste sur la Corne d’Or.

Chaque touriste passe au moins une fois par là…

On y trouve notamment la belle mosquée neuve, et plus loin, le bazar aux épices et la mosquée de Rüstem Paşa. Passons par le joli parc Gülhane !

parc Gulhane à IstanbulLe parc Gülhane

Nous passons devant la Sublime Porte, superbe (ou sublime !) porte ottomane, malheureusement en travaux  à ce moment-là ! On peut voir les remparts bordant le parc.

Il s’agit d’un des plus anciens parcs publics d’Istanbul, autrefois intégré au palais de Topkapı.

Il fut très agréable de s’y promener, véritable havre de paix dans la vieille ville ! En cette saison, nous avons pu y admirer les tulipes (fleur qui vient d’Asie mineure).

On y trouve une statue d’Atatürk, et le musée de l’Histoire des Sciences et Technologies de l’Islam (inclus dans le museum pass).

La gare de Sirkeci

Dirigeons-nous ensuite vers la gare de Sirkeci, non loin des rives de la Corne d’Or.

Elle fut inaugurée en 1890 par le sultan Abdulaziz et constituait le terminal de la fameuse ligne de l’Orient-Express, reliant Istanbul au reste de l’Europe.

gare de Sirkeci à Istanbul
gare de Sirkeci à Istanbul

Aujourd’hui, avec l’inauguration du Marmaray et du tunnel sous le Bosphore, le trafic passe en souterrain et le bâtiment est devenu obsolète.

Il abrite cependant un tout petit musée dédié à la ligne mythique et historique. Mais malheureusement il était fermé quand nous sommes arrivés !

On peut toujours voir les deux salles principales de la gare, désormais tristement vides…

De nombreux Stambouliotes transitent chaque jour dans la nouvelle gare souterraine qui relie depuis peu les rives européenne et asiatique. Espérons que le bâtiment de la gare reste préservé !

La place Eminönü

Nous voilà donc sur la célèbre place Eminönü !

Bosphore à Istanbul

Bordant la Corne d’Or, c’est ici que partent la plupart des bateaux en direction de la rive asiatique ou remontant l’estuaire, ainsi que les vapur proposant des croisières sur le Bosphore.

Le tramway moderne y passe, ainsi que plusieurs lignes de bus. Animation garantie ! La place est dominée par la superbe mosquée neuve.

Le pont de Galata relie les deux rives de la Corne d’Or.

S’il n’est pas forcément très beau (je m’attendais à mieux) j’ai apprécié le spectacle de tous ces Stambouliotes pêchant dans l’estuaire !

Sous le pont, il est possible de se poser dans un des nombreux restaurants (sans doute très touristiques).

La mosquée neuve

La mosquée neuve, ou Yeni Camii en turc, il s’agit sans doute d’une des plus belles mosquées d’Istanbul !

Contrairement à son nom, elle n’a rien de neuf puisqu’elle fut édifiée entre… 1597 et 1663 !

mosquée neuve à Istanbul

En effet, les travaux débutèrent sous l’impulsion de la femme du sultan Mourad III.

Mais entre diverses dissensions ( il s’agissait d’un quartier majoritairement peuplé de Juifs), et la mort du sultan puis celle de son fils, la construction fut abandonnée. Elle ne reprit que bien plus tard sous le règne de Mehmed IV.

C’est la mère du sultan qui récupéra le projet pour montrer sa dévotion à l’Islam.

Les premiers architectes furent des élèves du grand Sinan et on ressent bien l’influence byzantine, avec ses nombreuses coupoles.

L’intérieur est richement décoré de carreaux de faïence d’Iznik. Un petit air de mosquée bleue… Une des mes préférées en tout cas, ne la manquez pas ! 😉

intérieur de la mosquée neuve d'Istanbul

Ce fut ma première mosquée visitée ! Bien sûr, mesdames, n’oubliez pas de vous couvrir les tête, les épaules et les jambes. Tout ce qu’il faut vous est fourni à l’entrée.

La mosquée de Rüstem Paşa

Située non loin de la place Eminönü et de la mosquée neuve, la mosquée de Rüstem Paşafut édifiée entre 1560 et 1564 par le grand architecte Sinan en personne !

Elle doit son nom au Grand Vizir de l’époque, gendre de Soliman le Magnifique, époux de son unique fille, Mihrimah, (figure connue de l’Empire Ottoman).

intérieur de la mosquée de Rustem Pasa à Istanbul

L’entrée est surélevée et il faut passer par des escaliers pour y accéder. On distingue à peine la mosquée de la rue…

L’intérieur propose également une grande richesse décorative grâce à ses carreaux de céramique bleue. Ils évoquent le monde floral, symbole du paradis terrestre.

Une « mosquée bleue » en plus petit ! Pour nous une des plus belles mosquée de la ville, avec la mosquée neuve et la mosquée bleue. À ne pas manquer ! Surtout qu’il n’y avait pas foule…

Le bazar aux épices d’Istanbul

Aussi appelé le bazar égyptien car il fut construit grâce à l’argent récupéré de ces contrées. Il est situé non loin de la mosquée de Rüstem Paşa.

On ne va pas vous mentir, c’est devenu plutôt touristique avec des prix en conséquence, même si on y voit encore de nombreux locaux.

entrée du bazar aux épices à Istanbul

Vous y trouverez… des épices, comme son nom l’indique ! Safran, cannelle, thé… Vous pourrez y acheter le fameux thé à la pomme !

En voyant de nombreux Turcs faisant la queue devant un magasin de café, nous avons tenté notre chance et ramené un paquet. Plutôt bon, avec un goût de café… turc !

Autour du bazar on trouve plusieurs petits cafés/salon de thé pour une petite pause goûter vraiment bon marché (par contre toilettes à la turque…).

Entre le bazar et la mosquée, on peut également voir d’anciens caravansérails et hammams.

Le quartier Eminönü à Istanbul

Quittons le bazar et découvrons d’autres rues du quartier. Il reste plutôt animé, entre touristes et locaux, mais plutôt calme en ce qui concerne la circulation automobile, ce qui fut plutôt une bonne surprise !

On y trouve quelques petites mosquées, des fontaines ottomanes…

Mais aussi de beaux immeubles du XIXe siècle mêlant les styles ottoman et européen, comme le bâtiment de la Poste (PTT en turc, et oui !) ainsi que quelques bâtisses Art nouveau malheureusement à l’abandon…

Plus on avance vers le parc, plus on sent l’ambiance touristique, avec des hôtels et restaurants ciblant ces derniers…

Le Grand Bazar

Le Grand Bazar est un des symboles d’Istanbul ! Il s’agit littéralement d’un marché couvert, le plus grand au monde !

58 rues intérieures se déploient sur environ 200.000 m² et on peut y accéder par 18 portes !

Grand bazar à Istanbul

On compte près de 4000 boutiques, réparties selon certaines catégories (bijoux, tapis, textile, poterie…).

La partie la plus ancienne date de 1455 mais le Grand Bazar fut agrandi sur le règne de Soliman, et subit plusieurs modifications depuis.

Malheureusement, il est aujourd’hui très touristique et on y trouve surtout de la quincaillerie ou des contrefaçons…

Nous nous y sommes baladés un peu par curiosité mais sans trop nous y attarder ; en effet, étant largement sollicité, on ne peut pas respirer !

Il y faisait aussi plus chaud qu’à l’extérieur, et avec la foule, ce n’est pas forcément très agréable. Avis aux amateurs et fans de marchandage…

La mosquée Nuruosmaniye

En ressortant du Grand Bazar (enfin par une de ses nombreuses portes !) on arrive devant la mosquée Nuruosmaniye, de style baroque ottoman (elle fut inaugurée en 1755).

Grand complexe, on y trouve également écoles, tombeaux, boutiques… La décoration intérieure est plutôt sobre mais vaut surtout pour son architecture (baroque, donc).

La mosquée de Soliman le Magnifique : le chef-d’œuvre de Sinan

Mosquée bleue et mosquée de Soliman à Istanbul
Mosquée bleue et mosquée de Soliman

Perchée sur l’une des sept collines de la ville, la mosquée de Soliman (Süleymaniye) est pour moi la plus majestueuse d’Istanbul. Lors de mon précédent passage, les échafaudages gâchaient un peu la fête, mais bonne nouvelle : les travaux sont désormais terminés !

Bâtie sur une colline dominant la Corne d’Or, elle se reconnait à ses quatre minarets (signifiant que Soliman était le quatrième sultan d’Istanbul) et ses dix balcons (parce qu’il était le dixième sultan ottoman).

Il s’agissait en réalité d’un grand complexe comportant medersa (école coranique), cantine pour les pauvres, et caravansérail. Édifiée par le génial architecte Sinan pour le plus célèbre des sultans, sa construction s’acheva en 1557. Elle incarne l’apogée de l’art ottoman. On y admire :

  • le dôme immense : sa clarté et sa hauteur sont à couper le souffle ;
  • le jardin et les mausolées : ne manquez pas les tombeaux de Soliman et de son épouse Roxelane, situés juste derrière la mosquée ;
  • la vue panoramique : depuis les terrasses extérieures, on profite de l’une des plus belles vues gratuites sur la Corne d’Or et le Bosphore.

Nous avons eu le loisir de l’admirer de loin, lors de nos promenades sur la Corne d’Or. La mosquée de Sultan Selim, bien plus loin, offre également de très beaux point de vue sur celle de Soliman.

mosquée de Soliman à Istanbul

🐭 L’avis de la souris : l’entrée est gratuite (hors heures de prière) et l’ambiance y est beaucoup plus sereine qu’à Sultanahmet. C’est l’endroit parfait pour savourer le silence de la ville ocre.

Autour du Grand Bazar

Une partie du quartier semble avoir été rénovée et aux alentours de la bouche de métro on retrouve de jolies maisons traditionnelles en bois.

Le but était de visiter la mosquée de Kalender, une de plus anciennes… églises byzantines de la ville, transformée en mosquée après la conquête de la ville.

On y voit encore de superbes plaques de marbre polychrome datant de l’époque byzantine, ainsi que des pilastres antiques, se mariant harmonieusement avec les quelques motifs ottomans (notamment celles de la coupole).

Des mosaïques furent retrouvées lors de fouilles mais on n’en voit qu’une partie… Juste à côté de la mosquée, on peut voir des vestiges de l’aqueduc de Valens.

La mosquée de Kalender

Entre ce quartier aux maisons restaurées et le Grand Bazar, nous passerons devant quelques bâtiments anciens de l’époque ottomane.

On peut citer notamment les anciens hammams, apparemment reconvertis en bâtiments universitaires, ainsi que la monumentale porte d’entrée de l’Université.

Celle-ci comporte un grand parc mais malheureusement fermé le week-end, quand nous y étions…

Nous avons fait une petite pause sur une terrasse tranquille pour découvrir le sahlep. Cette boisson chaude est originellement à base de racines d’orchidée (de nos jours les racines n’entrent plus vraiment dans sa composition…).

Puis nous sommes repartis en direction du Grand Bazar. Vers l’Université se trouve également la mosquée de Beyazit, en travaux, comme beaucoup de choses dans la ville…

Autour du Grand Bazar se trouve un quartier commerçant et animé. Non loin de la mosquée Nuruosmaniye on arrive devant une place où trône la colonne de Constantin et la mosquée Gazi Atik Ali Paşa, datant du XVe siècle, mais que nous n’avons pas visitée…

La ligne 1 du tram (moderne) traverse une longue rue commerçante et animée qui prend plusieurs noms (Yeniçeriler, Divanyolu…).

Nous y avons flâné (de jour comme de nuit) ainsi que dans les rues alentours. Vous êtes ici au cœur d’Istanbul. Au bout de la rue Divanyolu on retombe sur la place de l’Hippodrome.

En contrebas de Sainte-Sophie

Allons voir cette fois ce qui se trouve sur l’autre versant du quartier de Sultanahmet, en contrebas de la basilique Sainte-Sophie, côté mer de Marmara.

Derrière Sainte-Sophie on peut déjà admirer une vue plongeante sur la mer de Marmara.

quartier de Sultanahmet à Istanbul

Nous sommes descendus faire un tour du petit quartier en contrebas, très joli avec ses nombreuses maisons en bois et autres bâtisses colorées.

Mais il est malheureusement un peu trop propret par rapport au reste de la ville, et ne comporte que des hôtels ou restaurants à touristes… Bref, un joli décor entièrement refait pour les touristes, esthétique mais sans âme !

Les restaurateurs aux abois se battent pour vous faire venir dans leurs établissements. Impossible de s’approcher sans se faire harceler, que c’est lourd…

Autour de la mosquée bleue

En continuant on arrive petit à petit en contrebas de la mosquée bleue, que l’on peut d’ailleurs admirer sous différents angles. Ici se trouve le petit musée de la mosaïque, présentant celles retrouvées dans les ruines du grand palais impérial et un petit marché de tapis.

Encore plus loin, un quartier populaire s’offre à nous, quelque peu différent des rues trop bien léchées pour touristes. On y trouve tout de même quelques hôtels et restos visant ces derniers… Les enfants jouent dehors, et les trottoirs et les rues ne sont pas aussi bien refaits…

On notera ici la mosquée Sokullu Mehmed Paşa, réputée très jolie pour ses faïences intérieures. Mais elle était malheureusement fermée (apparemment pour travaux mais aucune indication).

Ça et là, on retrouve quelques restes des murs de l’ancien palais…

La petite Sainte-Sophie

En turc Küçük Aysafoya Camii, ou encore « église Saints-Serge-et-Bacchus », la petite Sainte-Sophie était à l’origine une ancienne église byzantine du VIe siècle.

petite Sainte-Sophie à Istanbul

Elle fut transformée en mosquée, toujours active contrairement à Sainte-Sophie. Les Ottomans y ajoutèrent un portique d’entrée. 

La petite Saint-Sophie doit son nom à sa comparaison avec Sainte-Sophie, car bâtie sur un plan central à coupole.

Sa forme néanmoins singulière en octogone inspira la cathédrale carolingienne d’Aix-la-Chapelle.

À côté se trouve un petit cimetière et un jardinet avec quelques boutiques et bars… et des canards ! (et des chats, bien sûr).

Nous y avons fait la connaissance d’un agréable monsieur Turc d’un certain âge, venu discuter avec nous (sans rien attendre en échange, c’est plaisant !) pour nous parler un peu de sa ville et de l’église, en tant que passionné.

Un des aspects sympas des voyages !

Les musées du quartier de Sultanahmet

Ce quartier, outre sa richesse en monuments et architecture, propose aussi plusieurs musées qui valent le détour avec un peu de temps.

Le musée des mosaïques d’Istanbul

Intégré dans le museum pass nous vous recommandons ce petit musée qui présente les mosaïques retrouvées de l’ancien palais impérial de l’époque byzantine.

Ce gigantesque complexe s’étendait de la place de l’Hippodrome jusqu’au bord de la mer de Marmara !

musée des mosaïques à Istanbul

Il fut délaissé bien avant la chute de l’empire et aujourd’hui il n’en reste plus grand-chose, à part quelques pans de murs ci et là…

Ces mosaïques se trouvaient dans un atrium et présentent surtout des scènes de chasse.

On y retrouve le caractère très romain des motifs, bien différents des mosaïques byzantines à proprement parler, surtout consacrées aux scènes religieuses. Le musée se situe juste à côté d’un bazar de tapis, à deux pas de la mosquée bleue.

Le musée des arts turcs et islamiques

Situé sur la place de l’Hippodrome dans l’ancien palais d’un vizir de Soliman, Ibrahim Paşa, il comporte des objets liés à divers peuples qui composaient l’Asie Mineure, avant même l’avènement de l’Empire ottoman.

On retrouve donc des faïences, verreries, métaux, objets du quotidien, des vieux Corans, enluminures, panneaux de calligraphie, mais surtout une collection de tapis !

Le musée est connu pour sa reconstitution d’intérieurs ottomans, mais cette partie était malheureusement en travaux !

Comme beaucoup de choses dans la ville en fait (nous n’avons presque rien vu qui ne le soit pas ! Des visites partielles donc…). Le cout normal est de 20 TL.

Ouvert du mardi au dimanche de 9h à 17h l’hiver et 9h à 19h l’été.

Les musées archéologiques d’Istanbul

Situés dans le parc Gülhane non loin du palais de Topkapı, ils sont divisés en trois parties distinctes :

  • le pavillon de céramique
  • le musée archéologique à proprement parler,
  • et le musée de l’Orient ancien, consacré à la Mésopotamie, l’Assyrie, l’Égypte, et Babylone.
  • Même tarif et horaires que le musées des arts turcs et islamiques.

Nous y avons passé deux heures en nous dépêchant un peu (en voyage le temps est précieux), mais on peut aisément y passer plus de temps pour les passionnés !

Une fois les travaux terminés il faudra compte compter encore plus de temps pour tout voir ! En tout cas la visite fut très intéressante.

Infos pratiques sur le site officiel des musées d’Istanbul

Le pavillon de la céramique

Ce joli kiosque inspiré de l’architecture seldjoukide présente de jolies céramiques de l’Empire ottoman, en particulier d’Iznik.

Si les plus belles faïences se trouvent finalement dans les mosquées, on admire ici des assiettes, vases, mais également un très beau mihrab.

J’aime beaucoup tout ce qui est en céramique, alors je ne pouvais pas louper ça ! Même si au final ce n’est pas très grand…

Le musée archéologique principal

Malheureusement en travaux lui aussi (d’agrandissement !) on n’en voyait à peine la moitié, et beaucoup d’œuvres majeures, comme le sarcophage d’Alexandre le Grand, n’étaient pas visibles…

On y admirait tout de même des bustes romains, les restes d’un temple grec, des tombeaux et sarcophages grecs et romains, des pièces de monnaie des Empires byzantin et ottoman, des poteries et divers objets.

Vous trouverez surtout ici ce que concerne les mondes grec et romain, puis byzantin. Une section est consacrée aux fouilles effectuées à Istanbul.

On y voit notamment ce qui a été retrouvé sous les anciens forums, la place de l’Hippodrome, le palais impérial, quelques églises byzantines… La chaîne de la Corne d’Or, empêchant les navires de passer, est également présente.

Le musée de l’Orient ancien

Ce petit pavillon présente des œuvres retrouvées dans l’ancien Empire ottoman et appartenant aux civilisation babylonienne, perse, hittite…

On y admire notamment la porte d’Ishtar, dont une partie est au Louvre. D’ailleurs, les Français, Britanniques et Allemands ne se sont pas gênés pour ramener chez eux bon nombre de ces trésors archéologiques !

Avis aux parisiens, vous en verrez plus au Louvre qu’ici finalement…

Dans le parc Gülhane se trouve également le musée des sciences et techniques de l’Islam, mais nous n’avons pas pu eu le temps de le visiter.

💡 Gratuité handicap : pourquoi certains guichets refusent ?

En théorie, l’accès aux musées et monuments d’État est gratuit pour les personnes en situation de handicap (et un accompagnateur). Pourtant, des voyageurs se voient parfois refuser ce droit. Voici comment éviter les mauvaises surprises :

  • la preuve officielle : la carte d’invalidité européenne ou française est indispensable. Les agents de sécurité turcs cherchent souvent un logo officiel ou la mention « disability » en anglais ;
  • le type de monument : attention, la gratuité s’applique aux musées nationaux (Topkapi, archéologie). Pour les lieux gérés par la municipalité ou le privé (comme la citerne basilique), les règles peuvent différer ou être moins avantageuses ;
  • l’astuce de la souris : en cas de refus, ne vous énervez pas (cela braque souvent l’interlocuteur). Demandez poliment à voir le superviseur ou montrez votre carte en précisant « engelli » (handicapé en turc).

Note : même avec la gratuité, vous devrez parfois passer par le guichet pour obtenir un « billet à zéro livre » afin de franchir les portillons automatiques.

Conclusion : au-delà de Sultanahmet

Le quartier de Sultanahmet est une porte d’entrée magistrale, mais ce n’est qu’une facette d’Istanbul. Une fois que vous aurez admiré les coupoles byzantines et les mosaïques dorées, je ne peux que vous conseiller de quitter le centre historique pour découvrir une ville plus secrète, plus vivante et tout aussi passionnante.

Istanbul ne se visite pas, elle s’apprivoise, un thé à la main et le regard tourné vers l’horizon. Que vous choisissiez de traverser le Bosphore pour l’Asie ou de flâner le long de l’estuaire, chaque quartier vous racontera une nouvelle histoire.

🐭 Prêt à poursuivre l’exploration ?

Ne vous arrêtez pas en si bon chemin ! Pour compléter votre séjour stambouliote, voici mes autres guides détaillés :

  • La Corne d’Or : de la croisière en ferry aux ruelles colorées de Fener et Balat ;
  • Miniatürk : découvrez le plus grand de monuments miniatures de Turquie, le tour du pays en 3 heures !
  • Que manger à Istanbul : tout sur la gastronomie testée et approuvée par la souris !
  • Où dormir à Istanbul : mes meilleures adresses de souris selon votre budget.
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2 thoughts on “Visiter Sultanahmet à Istanbul : que faire et voir en 2026 ?”

  1. Bonjour, merci pour cet article très détaillé. Auriez un bon hôtel à petit budget sur Sultanahmet à Istanbul ?
    Merci.

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