Comment visiter Büyükada depuis Istanbul ? Que faire à Büyükada ?
La « Grande Île » de l’archipel des Princes (Adalar) fut un lieu de villégiature privilégié des élites d’Istanbul dès la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui encore on vient y admirer ses somptueuses villas en bois, ses bougainvilliers en fleurs, mais aussi un petit centre animé et agréable.
L’île reste encore très prisés des Stambouliotes et des touristes cherchant calme et nature !
Comment aller à Büyükada ? Que voir absolument sur place ? Comment éviter les pièges à touristes ? Suivez le guide détaillé et les conseils éclairés de la souris ! 🐭🌊
🐭 À découvrir aussi : retrouvez mon guide complet pour visiter Istanbul !
Sommaire
- Comment aller à Büyükada depuis Istanbul ? (Traversée et excursions)
- Que voir pendant la traversée ?
- Combien de temps pour visiter Büyükada ?
- Comment se déplacer à Büyükada ? Mon expérience
- Que voir et que faire à Büyükada ? Les incontournables
- Avis de la souris sur Büyükada
- Les autres îles des Princes : que voit-on lors d’une croisière combinée ?
- FAQ : préparer sa visite de Büyükada
🚨 L’essentiel pour réussir votre journée à Büyükada
- Transports sur l’île : les voitures à moteur sont interdites. Les anciennes calèches à cheval ont été définitivement remplacées par de petits bus électriques municipaux (payables en Istanbulkart) et des vélos en location. La souris salue ces efforts sur la protection animale !
- Principale activité : la grimpette vers l’église orthodoxe Aya Yorgi au sommet de la colline pour bénéficier du plus beau panorama sur la mer de Marmara ;
- Quand y aller: l’île est victime de son succès les week-ends d’été. Venez impérativement en semaine et prenez un ferry de bonne heure le matin ou en début d’après-midi !
Comment aller à Büyükada depuis Istanbul ? (Traversée et excursions)

Rejoindre les îles des Princes et Büyükada est un jeu d’enfant et constitue déjà une magnifique croisière en soi sur les eaux bleues de la mer de Marmara ! Deux options s’offrent à vous : l’autonomie en ferry public ou la simplicité d’une excursion organisée.
L’excursion organisée en bateau : tout confort pour en voir plus
Si vous souhaitez optimiser votre journée, ne pas vous préoccuper des horaires de retour et combiner la découverte de Büyükada avec celle de sa voisine verdoyante Kınalıada, la croisière organisée est la formule la plus simple et la plus relaxante.
En général, ces excursions incluent la traversée en bateau, un guide, un temps libre sur chaque île pour flâner et le déjeuner traditionnel. Une excellente option pour profiter du paysage sans complication !
Le ferry public (Şehir Hatları) : économie et autonomie

C’est l’option privilégiée par les voyageurs autonomes, et celle que j’ai choisie ! Il suffit d’utiliser votre carte Istanbulkart habituelle aux portillons des embarcadères.
- Depuis la rive européenne : départs fréquents depuis l’embarcadère de Kabataş (accès direct avec le tramway T1 ou funiculaire F1 depuis Taksim) ou d’Eminönü. Comptez environ 1 h 30 à 1 h 50 de traversée jusqu’au terminus de Büyükada.
- Depuis la rive asiatique : départs depuis l’embarcadère de Kadıköy. La traversée est plus courte (environ 50 minutes à 1 h), ou depuis Bostanci plus au sud (environ 35-45 minutes).
- Tarif : règlement en livres turques directement avec l’Istanbulkart, un peu plus cher qu’un trajet métropolitain (environ 3€ selon le taux de chance).
Infos, horaires et tarifs sur le site de la compagnie Şehir Hatları
Conseil de souris : installez-vous sur le pont extérieur en bois, commandez un thé turc bien chaud (çay) accompagné d’un simit au kiosque du bateau, et laissez-vous escorter par le ballet des mouettes tout au long de la traversée ! ☕🕊️

Les compagnies privées (Dentur Avrasya, Turyol)
Des compagnies privées proposent également des départs depuis Kabataş, Beşiktaş ou Eminönü. Les bateaux sont parfois un peu plus rapides ou offrent des créneaux horaires complémentaires, mais attention : la carte Istanbulkart n’y est pas toujours acceptée (règlement en espèces ou par ticket séparé à l’embarcadère).
Que voir pendant la traversée ?

Je dois avouer que j’ai plus apprécié la traversée en bateau que l’île en elle-même (je reviendrai sur les raisons). Il faut dire que j’aime beaucoup les croisières en bateau ! Alors en 1h45 à voguer sur les eaux j’étais ravie !
Depuis Kabataş jusqu’à Kadıköy, j’ai déjà pu admirer la vue sur le district de Beyoğlu et sa tour de Galata, la pointe du Sérail où se trouve le palais de Topkapi, et le quartier d’Üsküdar sur la rive asiatique. Cette traversée permet même d’obtenir un point de vue différent sur la pointe du Sérail, que vous n’aurez pas sur d’autres croisières.

S’en suit alors une traversée plus ou moins intéressante de la mer de Marmara, avec vue sur les quartiers modernes d’Istanbul s’étendant à perte de vue ! Intéressant pour comprendre la ville, mais pas non plus ce que j’ai préféré. Jetez un coup d’oeil puis détendez-vous !

La paysage devient plus beau lorsque le bateau s’approche des îles et accoste.

J’ai bien aimé voir les pinèdes, maisons de bois et font de mer défiler devant moi ! J’ai d’ailleurs retrouvé un petit gout de Méditerranée…

Vous cherchez d’autres croisières en bateau à Istanbul pour ne pas louper une miette du paysage ?
Rendez-vous sur mon guide et comparatif des croisières sur le Bosphore
Combien de temps pour visiter Büyükada ?
Le temps sur place dépendra de votre programme !
- Une demi-journée permettra déjà de voir le village et quelques rues avec de belles maisons, et éventuellement grimper au monastère.
- Prévoyez une journée entière pour faire le tour de l’île à travers les sentiers, ou en vélo électrique. Vous pouvez aussi opter pour les plages !
- Si vous avez du temps devant vous, vous pouvez même y dormir pour plus en profiter.
Comment se déplacer à Büyükada ? Mon expérience

Vu sa taille (5,6 km2), il sera compliqué de visiter l’île entièrement à pied lors d’une excursions. Mais vous pouvez déjà en explorer une partie, autour de du centre commerçant. Attention, prévoyez de bonnes chaussures, ça grimpe énormément ! Vous pourrez déjà admirer quelques chics maisons en bois et espace boisé pour les plus courageux.
Sinon, il est possible de louer un vélo électrique.
Visiter Büyükada en bus

Quelques lignes de mini-bus électriques bus sillonnent l’île. Les départs se font depuis la place Araba Meydani, directement en gauche en arrivant sur la place de l’Horloge. Attention, c’est très mal indiqué !
Une fois sur place, personne ne semble parler anglais et l’accueil est rude. Pas de fiche horaires ou numéro de ligne. Vous pouvez passer le tourniquet (on ne monte pas directement dans le bus !) avec votre Istanbulkart, mais le prix est trois fois plus élevé qu’à Istanbul même (environ 3€) !
N’ayant pas trop compris comme cela se passait, on nous a fait attendre sur la place Lunapark, au milieu de la pinède et point de départ des randonnées, notamment pour la montée au monastère. Il semble que ce soit le terminus pour toutes les lignes. Même si vous voulez juste le tour et retourner au point de départ, il faudra descendre et remonter un peu plus loin… et repayer !
⚠️ Attention si vous allez à Lunapark
Il n’y a aucune borne pour recharger votre Istanbulkart sur place au niveau du parc d’attractions.
Pour reprendre le bus au retour sans solde suffisant, la seule option est de payer directement avec votre carte bancaire sans contact. Comptez alors environ 5 € le trajet (les espèces ne sont pas du tout acceptées). Si vous n’avez ni crédit sur la carte ni CB, il faudra redescendre à pied !
Nous avons dû régler en carte bancaire pour le retour et avons trouvé cela particulièrement cher payé pour seulement quelques minutes de bus… Pensez bien à charger suffisamment votre Istanbulkart au préalable ! En effet, je n’avais pas vu que le trajet simple était plus cher qu’à Istanbul-ville, alors plus assez de crédit !
Le bus est pratique pour voir quelques maisons en bois, mais attention,
- il s’agit d’un bus municipal et pas juste touristique, alors la visibilité n’est pas forcément géniale partout ;
- vous n’aurez aucun commentaire.
- Le trajet est par ailleurs assez court.
Pour ma part, à forcer de trotter dans Istanbul et ses collines, je m’étais fait mal à la pattes. Je pouvais à peine marcher et encore moins grimper sur de si longues distances, alors ce fut une façon d’admirer le paysage et les manoirs, mais je m’attendais à mieux.
Que voir et que faire à Büyükada ? Les incontournables

Büyükada est donc la plus grande île des Princes, mais aussi la plus fréquentée ! Entre ses demeures victoriennes en bois, ses collines boisées et ses panoramas maritimes, il y a de quoi faire, surtout si vous disposez d’un peu de temps.
🐭 L’histoire de Büyükada en bref
- L’île des exilés : à l’époque byzantine, on y envoyait princes et empereurs déchus pour les écarter du pouvoir…et souvent les aveugler ! Sympa tout ça, n’est-ce pas ?
- Un refuge cosmopolite : au XIXe siècle, de riches familles grecques, arméniennes et juives y font construire les grandes demeures en bois (les yalıs) encore visibles aujourd’hui.
- L’exil de Trotsky : chassé d’URSS par Staline en 1929, Léon Trotsky s’installe à Büyükada dans la villa Yanaros et y réside plus de 4 ans. C’est dans sa maison de Büyükada qu’il rédige son autobiographie (Ma vie) et son Histoire de la révolution russe.
- Aujourd’hui : l’île est devenue un lieu de villégiature très prisé des Stambouliotes et des voyageurs pour ses demeures historiques et sa nature préservée. Elle compte environ 10.000 habitants à l’année, entre commerçants, artistes et quelques riches étrangers.
Le village et l’embarcadère coeur de l’animation

Une fois débarquée, n’hésitez pas à prendre la température de l’île en flânant dans le village commerçant. Vous ne serez cependant pas tous seuls ! La rue Büyük İskele est noire de monde ! Forcément, c’est l’axe principal menant du débarcadère.

Elle grimpe jusqu’à la place de l’Horloge (Büyükada Saatli Meydan) et son horloge… en bois ! C’est le spot selfie de cette partie de l’île… Pas évident pour moi de prendre la pause sans personne, je suis trop petite…

Je vous conseille de flâner dans les rues et ruelles alentours, où vous pourrez faire des emplettes. Contrairement à Istanbul où la circulation peut être fatigante, ici, c’est piéton ! Bon, nous sommes quand même parfois embêtés par les deux roues ou vélos, hum.


Flânez également sur les quais et le bord de mer, c’est plutôt agréable ! Nous sommes allés des deux côtés de l’embarcadère, passant notamment devant les terrasses et une petite mosquée, à l’est.

Côté est, après les nombreux cafés et restaurants (vous aurez l’embarras du choix) la balade se termine sur un parc et une esplanade. De là, levez le muse aupour admirer les belles maisons en bois surplombant la mer !


En attendant le bateau du retour, j’ai pris un gouter un terrasse chez Mado. Sympa le cheesecake San Sebastian avec la vie ! (Et les gens devant, certes).

Flâner au milieu des somptueuses villas ottomanes (quartiers Nizam et Maden)
Bon, on vient un peu à Büyükada pour çà… À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, les riches familles ottomanes, diplomates et commerçants grecs, arméniens ou juifs y ont fait ériger de magnifiques résidences d’été (yalı et chalets en bois) aux styles néoclassique, Art nouveau et victorien.

Prenez le temps d’arpenter les ruelles ombragées des deux principaux quartiers résidentiels :
- Le quartier Nizam (au sud-ouest) : c’est le secteur le plus élégant. On y contemple des demeures d’un autre temps entourées de bougainvilliers éclatants, de rosiers et de jardins luxuriants. Les plus luxueuses se situent sur la prestigieuse rue Çankaya. Ne manquez pas la célèbre Maison de Con Paşa ou la résidence où Léon Trotsky vécut en exil entre 1929 et 1933 après son expulsion d’URSS ;

- Le quartier Maden (au nord-est) : un peu plus calme et populaire, il aligne de très belles maisons en bois peintes en blanc avec leurs balcons en dentelle de bois.
Bon, comme expliquer plus haut, avec mon fil à la patte, je me suis contentée d’en voir une partie en bus). Notez que la plupart des belles demeures sont séparées de la route par un mur et des grillages, ce qui en limite la visibilité.

Grimper à l’église orthodoxe Saint-Georges (Aya Yorgi)
Perchée tout au sommet de la colline de Yüce Tepe (à plus de 200 mètres d’altitude), la petite église orthodoxe Aya Yorgi (Saint-Georges) est le véritable joyau de l’île et offre le plus beau panorama de la région !
Pour l’atteindre, il vous faudra gravir un chemin pavé assez raide de près d’un kilomètre ! (la célèbre « côte de la souffrance ») bordé de pins maritimes. Mais l’effort devrait être largement récompensé. Bon, comme vous l’aurez deviné, je n’ai pas pu y grimper cette fois… Le chemin est entièrement piéton et aucun bus n’y va.

- La tradition du fil de laine : le long du sentier, vous remarquerez des milliers de fils de couleur attachés aux branches des arbres. La coutume veut que l’on déroule un fil de bobine tout au long de la montée sans le rompre ni parler : arrivé en haut, votre vœu sera exaucé !
- La visite de la chapelle : ce sanctuaire fondé au VIe siècle (et reconstruit au XIXe) abrite une icône réputée miraculeuse de saint Georges terrassant le dragon ;
- Le panorama à 360° : depuis la terrasse du café attenant (le café Yücetepe Kahvesi), la vue s’étend sur tout l’archipel des Princes, la mer de Marmara et la silhouette de la mégapole stambouliote à l’horizon. Après l’effort, le réconfort !
Découvrir l’impressionnant Orphelinat Grec (Prinkipo)

Sur la colline voisine de İsa Tepesi se dresse un monument extraordinaire et méconnu : l’Orphelinat grec de Prinkipo (Prinkipo Rum Yetimhanesi).
Construit à la fin du XIXe siècle par l’architecte franco-ottoman Alexandre Vallaury pour devenir un hôtel-casino de luxe, le projet fut refusé par le sultan Abdülhamid II. Le bâtiment fut alors racheté par une riche mécène grecque et confié au Patriarcat orthodoxe pour y installer un orphelinat. Il accueillit des milliers d’enfants jusqu’à sa fermeture en 1964.
Considéré comme le plus grand bâtiment en bois d’Europe (et le deuxième plus grand au monde !), cet édifice colossal de six étages tombe malheureusement en ruine. Bien que l’accès à l’intérieur soit interdit pour des raisons évidentes de sécurité, vous pouvait toujours contempler sa haute silhouette fantomatique à travers la grille, au milieu des pins.
Promenade dans la pinède

Ce qui m’a frappée en arrivant à Büyükada en bateau fut de constater à quel point l’île est verdoyante ! En fait, une grande partie est constituées de pinèdes, traversées par des sentiers de promenade/randonnées. De quoi se mettre au vert après une visite d’Istanbul.
Faire une pause détente et se baigner dans la mer de Marmara
Même si Büyükada ne possède pas de grandes plages de sable fin, l’île compte plusieurs criques et clubs de plage privés aménagés autour de la côte pour se rafraîchir aux beaux jours :
- La baie de Yörükali et Nizam Beach : situées au sud-ouest, ces petites criques aménagées proposent des pontons en bois, des transats et des parasols en location avec service de restauration ;
- Halik Koyu : la plus longue plage de l’île, située en contrebas d’une falaise au calme ;
- Naki Bey Beach : une option très populaire et familiale près du village, avec une eau peu profonde.
Le mot de la souris : les plages sont souvent payantes en saison (forfait entrée + transat/parasol) et les galets sont nombreux : pensez à prendre des chaussures de baignade !
Avis de la souris sur Büyükada

Après deux séjours à Istanbul, j’avais envie de consacrer ma dernière journée à l’une des îles des Princes, charmant plutôt le calme, la verdure, et tout simplement à découvrir une autre atmosphère et autre facette de la ville. Car oui, les îles font bien partie de la commune d’Istanbul !
Hélas, ma douleur à la patte a quelque peu gâché l’excursion. Je n’ai pas pu flâner comme je l’aurais souhaité ni effectuer la grimpette jusqu’au monastère !
J’ai donc été quelque peu déçue….
- Si le coeur du village est sympa et mignon, le must reste quand même de voir les beaux yalis ! Bon, heureusement que j’en ai aperçus en bus.
- Au final, moi qui cherchais le calme, le village reste animé et très fréquenté, même un lundi (j’imagine même pas le week-end !). Point positif : on évite les voitures et leur pollution.
Pour conclure, je dirais que la visite est quand même sympa, et que j’ai adoré la traversée en bateau et admirer le paysage maritime. J’aimerais revenir pour découvrir d’autres îles !
📍 Où poser vos valises à Istanbul ?
Entre la magie historique de Sultanahmet, l’effervescence culturelle et nocturne de Beyoğlu ou le charme bohème de Karaköy et des rives du Bosphore, bien choisir son quartier est essentiel pour ne pas passer ses journées dans les transports. Voici ma sélection complète pour trouver votre hébergement idéal :
🏨 Le guide des hébergements à Istanbul
🐭 Le conseil de la souris : logez près de Sirkeci ou de Karaköy pour combiner facilement la proximité des grands monuments à pied et un accès direct aux lignes de tram et de métro !
Les autres îles des Princes : que voit-on lors d’une croisière combinée ?

L’archipel des îles des Princes (Adalar) compte neuf îles au total, mais seules quatre d’entre elles sont facilement accessibles et desservies par les ferrys réguliers et les croisières d’une journée. Si vous optez pour une excursion combinée au départ d’Istanbul ou si vous souhaitez sauter d’île en île avec le ferry public, voici ce qui vous attend sur les charmantes voisines de Büyükada :
Heybeliada : la verdoyante et culturelle (l’escale idéale avec Büyükada !)

Deuxième plus grande île de l’archipel, Heybeliada (« l’île à la besace ») offre de denses forêts de pins odorants, des criques ombragées et un patrimoine d’une grande richesse. C’est l’île la plus souvent associée à Büyükada dans les circuits d’excursions à la journée.

- Le monastère de la Trinité (Halki) : perché au sommet de la colline du Chapeau (Ümit Tepesi), cet imposant monastère orthodoxe abritait la célèbre école de théologie d’Halki ;
- L’ancienne Académie navale : située juste à la sortie de l’embarcadère, elle accueille la plus ancienne église de l’île (Kamariotissa), dernier sanctuaire byzantin érigé avant la prise de Constantinople ;
- Les ruelles aux villas victoriennes : un charme plus intimiste qu’à Büyükada, bordé de bougainvilliers et de senteurs de pin.
Kınalıada : la plus proche, calme et baignade

Première île desservie par le ferry depuis Istanbul, Kınalıada (« l’île au henné ») doit son nom à la couleur rougeâtre de ses roches. C’est la plus petite des quatre îles habitées et la plus sereine.

- Ambiance sans voitures : elle se parcourt très facilement à pied en une à deux heures de balade ;
- Plages et baignade : ses criques de galets (Ayazma, Kumluk) sont parmi les plus accessibles depuis Istanbul pour piquer une tête en été ;
- Héritage arménien : découvrez l’église Surp Krikor Lusavoriç et grimpez au monastère de la Transfiguration pour profiter d’une vue dégagée sur la mer de Marmara.
Burgazada : l’île littéraire, bohème et authentique

Nichée entre Kınalıada et Heybeliada, Burgazada offre encore un esprit villageois préservé, très apprécié des artistes et écrivains stambouliotes.
- Le musée Sait Faik Abasıyanık : la maison de l’un des plus célèbres nouvellistes turcs du XXe siècle, transformée en un musée émouvant ;
- La colline de Bayrak Tepe : offre un superbe point de vue panoramique sur tout l’archipel ;
- Les petites terrasses du port : parfaites pour boire un café turc ou déguster des mezzes au calme loin de la foule.

Sedef Adası : la plus discrète et sauvage
Minuscule et en grande partie privée, Sedef (« l’île de Nacre ») est la plus éloignée du continent. Très peu fréquentée par les parcours touristiques traditionnels, elle abrite une végétation luxuriante et de belles résidences secondaires chics.
🐭 Le conseil de la souris : si vous optez pour une journée combinée, le duo Büyükada + Heybeliada offre le meilleur équilibre entre l’architecture impériale des grandes villas en bois et la nature verdoyante des forêts de pins ! Si vous cherchez plutôt le calme et la baignade, misez sur l’enchaînement Kınalıada + Büyükada.
Pour continuer la préparation de votre voyage, découvrez également mon guide complet sur que visiter à Istanbul ! 😉
FAQ : préparer sa visite de Büyükada
Quelle est la meilleure période pour aller aux îles des Princes ?
Du printemps à l’automne (de mai à octobre). Le printemps est idéal pour les balades fleuries et les températures douces, tandis que l’été permet la baignade. Évitez les week-ends d’été si vous recherchez le calme !
Comment se rendre à Büyükada depuis Istanbul ?
Prenez simplement le ferry public (vapur de la compagnie Şehir Hatları) depuis les embarcadères de Kabataş (rive européenne) ou de Kadıköy (rive asiatique) en réglant avec votre carte Istanbulkart. Le trajet dure environ 1 h 45.
Y a-t-il encore des calèches à cheval à Büyükada ?
Non ! Pour préserver le bien-être animal, la municipalité d’Istanbul a définitivement remplacé les calèches à cheval par des minibus électriques écologiques. Vous pouvez les emprunter facilement avec l’Istanbulkart. Tant mieux pour mes copains chevaux, même si le rythme plus lent devait être plus agréable…
Combien de temps faut-il prévoir pour visiter l’île ?
Prévoyez au minimum une demi-journée (idéalement 4 à 6 heures sur place) pour faire le grand tour des villas, monter à Aya Yorgi et déjeuner dans l’un des restaurants de poisson du port.
Où manger à Büyükada ?
Le long de la promenade du port se succèdent de nombreuses terrasses de poisson (meyhane). Pour plus de calme et des tarifs plus doux, n’hésitez pas à vous enfoncer de quelques rues dans le centre du village. 🐭
🗺️ Partez à la découverte d’Istanbul
Maintenant que vous savez comment rejoindre le centre, posez vos valises et explorez la ville ! Retrouvez tous mes guides complets :
📌 Préparer son séjour

