Que manger à Istanbul : les bons plans

La Turquie est riche en saveurs ! Il s’agit probablement d’un des pays où nous avons le mieux mangé. On peut aussi casser la croûte à n’importe quelle heure, ce qui est très agréable et surtout pratique.

Les prix sont largement inférieurs à ceux pratiqués en France, cependant il faut faire la distinction entre les lokantassi, sorte de cafétéria où les plats sont préparés à l’avance (sauf les grillades cuites devant vous) et les « vrais » restaurants où les mets proposés sont globalement les mêmes mais offrant un cadre plus raffiné, et des prix plus élevés ! Pour des soucis de budget mais aussi d’authenticité (les Turcs fréquentent surtout les lokantassi sauf dans les quartiers chics) nous n’avons mangé que dans des lokantassi. Les büfe sont quant à eux des sortes de snacks.

La gastronomie salée

Gastronomie turqueLa cuisine turque offre une grande variété de plats mais comme dans beaucoup de pays on ne trouve pas tout dans les restaurants. Dommage ! Les plats les plus connus sont les grillades bien sûr !

Le kebab en particulier, mais ne confondons pas le sandwich du même nom que l’on retrouve chez nous, avec l’assiette kebab servie en Turquie. Là-bas il s’agit de lamelles de viande grillée ou cuites à la broche (dans ce cas c’est le döner kebab) avec un pain pita et un ou plusieurs accompagnements (souvent au libre choix du client).

Les köfte, très répandues, sont des boulettes de viande hachée. Il existe aussi la version fourrée au fromage, un régal ! Les köfte peuvent aussi être au poulet. D’ailleurs les viandes les plus répandues sont le bœuf, l’agneau et le poulet. Pas de porc bien sûr. Toutes ces viandes peuvent être servies sous forme de brochettes marinées.

Nous avons retrouvé les čevap découvertes en Serbie, à la base un plat originaire de Bosnie, à base de petites saucisses sans peau délicieusement grillées ! On vous conseille le Picnic sur l’avenue Istiklal pour vous en régaler ! On peut mentionner aussi les dolmaş, feuilles de vignes farcies au riz (parfois aussi avec de la viande) que l’on retrouve dans bien d’autres pays (notamment en Grèce ou dans la nourriture azérie).

Nous avons pu gouter à d’autres plats dont nous ignorons le nom, comme par exemple une sorte de moussaka avec de la béchamel et sauce tomate (très bon !) et un gâteau de crêpes à l’hachis parmentier. Dans bon nombre de lokantassi les plats sont déjà préparés et il faut indiquer ce qu’on souhaite. Pas toujours facile quand on ne comprend rien ! On nous indiquait globalement de quoi chaque plat était composé, mais dans les grandes lignes…

Güvep

Güvep

Il existe toutes sortes de « casseroles », les güvep, sorte de gros pot en terre cuite où sont mélangés plusieurs ingrédients. Nous en avons gouté une avec poulet, champignons, légumes, sauce tomate, fromage gratiné.

Nous avons succombé à la « malbouffe » locale en goûtant au kumpir, grosse pomme de terre beurrée et fourrée à… tout ce que l’on veut ! Bon, avec des légumes, c’est déjà plus équilibré, n’est-ce pas ? 😉

Autre met à manger sur le pouce : les pide ou « pizzas turques » sans tomate et de forme allongée. La version avec de la tomate (et généralement viande hachée et poivrons) s’appelle le lahmacun.

La street food est également présente à Istanbul, avec de nombreux stands de simit (sorte de bretzel au sésame, parfois fourré au fromage ou nutella) et des marrons chauds. Ci et là, on peut déguster un sandwich de poisson grillé (balık elmek) notamment sur les bords de la Corne d’Or.

En ce qui concerne les accompagnements, on a le choix ! Il se prend généralement à part. On trouve surtout du boulghour (à la tomate), du riz ou même des pâtes ! (notamment en gratin), et plusieurs sortes de salades. De quoi manger un peu de verdure, pas d’excuse !

Niveau prix, quand nous y étions, comptez environ 15 TL pour un plat dans une lokantassi (presque le double dans un resto un peu plus classe, donc pas si donné par rapport au niveau de vie moyen du pays), mais souvent on trouve des formules avec boisson et dessert. D’ailleurs en parlant de boissons, vous ne trouverez pas d’alcool dans ces établissements, nous avons donc carburé au jus de cerise ! (pas très répandu en France). Globalement, dans les bars, l’alcool est bien moins cher qu’en France mais plus cher que dans les pays d’Europe centrale par exemple, car bien plus taxé en Turquie.

Les Turcs accompagnent leurs plats avec l’ayran, boisson salée à base de yaourt. On a gouté pour être honnête ce n’est pas trop notre truc.

Pour choisir où manger, nous avons surtout regardé si l’établissement était fréquenté par les locaux, ainsi que les formules proposés. C’est surtout sur l’avenue Istiklal que nous nous sommes restaurés.

 

Les desserts dans la gastronomie turque

Gâteau chez Starbucks

Gâteau chez Starbucks

Évidemment, je n’ai pas pu résister à la tentation de goûter aux délicieuses pâtisseries qu’offrent Istanbul ! Bien sûr on y trouve les sucreries traditionnelles turques comme les baklava ou loukoums, et autres mets à base de miel, pistaches, cheveux d’anges… Je ne m’en suis pas privée mais c’est finalement les pâtisseries de type occidental que je préfère (chacun ses goûts…) et ça ne manquait pas non plus dans l’ancienne capitale ottomane !

Nous avons surtout testé deux enseignes possédant des succursales dans divers endroits de la ville : Mado et Oszüt Café (un nom qu’on n’oublie pas, oh zut alors !). Elles proposent aussi bien des gâteaux influencés par l’Europe centrale que des pâtisseries typiquement turques.

Nous avons ainsi pu goûter aux forêts noires classiques mais aussi déclinées de différentes façons (à la banane, pistache, châtaigne, framboise… que c’est bon !) ainsi qu’à de délicieux gâteaux chocolat-framboise (et un avec de l’orange en plus). Avec de bons cafés ou chocolats chauds un peu originaux, miam ! Bon, heureusement que j’ai beaucoup  marché pour évacuer tout ça…

L’avenue Istiklal ne manque pas de salons de thé ! Nous avons aussi essayé un gâteau « local » chez Starbucks (j’aime bien tester les Starbucks locaux) à base de chocolat et de cacahuètes : très bon !

Les glaces turques sont aussi à essayer : elles sont plus compactes, presque comme du chewing-gum, mais ne coulent pas. Bien bonnes également.

 

Les boissons turques

Nous avons pu déguster quelques boissons typiquement turques, tel que le sahlep, boisson hivernale originellement à base de racines d’orchidée (apparemment ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui) qui se boit chaude, très bonne, mais il faut s’habituer ! On a trouvé une version avec du « mastic », à l’arrière-gout de cerise, sans trop savoir de quoi il s’agissait vraiment.

On trouve de partout du thé à la pomme (souvent chimique on ne va pas mentir), pas cher et bien hydratant. J’ai bien aimé ! Bien sûr les Turcs boivent beaucoup de thé et pas qu’à la pomme. Le plus commun reste le cay, le thé turc quoi !

Et bien sûr, impossible de ne pas goûter au moins une fois un café turc, bien différent de l’espresso ! On peut le demander non sucré, un peu sucré, ou très sucré. Le sucre est cuit directement avec le café, mais rien n’empêche d’en rajouter après car c’est très amer !

Nombreux sont les stands ou établissements qui proposent des jus frais à moins coût : orange, grenade, banane, raisins… (voir la photo plus haut).

 

Pour résumer, la gastronomie turque offre une bonne variété de mets, surtout à base de viande mais les végétariens pourront se débrouiller ! J’ai trouvé qu’il s’agissait d’une cuisine plutôt bonne, c’est définitivement un pays où on mange bien, et relativement équilibré ! La riche offre de gâteaux (bon pour l’équilibre on repassera) vient compléter tout ça. Une vraie destination pour les fans de « bonne bouffe », miam !

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