Istanbul est certainement une destination qui ravira les papilles des visiteurs ! Que manger à Istanbul pour saisir l’âme de la ville ?
Entre deux visites de palais, la souris a déniché pour vous quelques bonnes adresses pour se régaler sans se ruiner ! La Turquie est un véritable paradis pour les gourmets, mêlant héritage ottoman, saveurs d’Asie mineure et modernité culinaire. Mais attention : la ville bouge vite, et l’inflation de ces dernières années fait valser les prix.
Des lokantası (cantines) authentiques de Sultanahmet aux stands de street food de la Corne d’Or, où le célèbre balık ekmek (sandwich au poisson) fait fureur, suivez la souris pour découvrir le vrai goût d’Istanbul.
Des mezzés raffinés aux kebabs fondants, sans oublier les incontournables baklavas et le thé turc brûlant, je vous livre mes bons plans testés sur le terrain. Et un conseil : gardez un œil sur votre assiette, car les chats d’Istanbul sont aussi gourmands que la souris ! 😉
🐭 Le guide complet : découvrez également que visiter à Istanbul : les incontournables !
⚠️ À lire avant de commander : le point budget et les usages
La Turquie traverse une période de forte inflation. Pour que ce guide reste utile malgré la valse des étiquettes, j’ai fait le choix de ne plus afficher de prix fixes en lires turques (TL), car ils périment en quelques semaines.
- Astuce de la souris : avant de vous asseoir, jetez toujours un œil au menu à l’entrée ou demandez le prix des suggestions du jour pour éviter les mauvaises surprises.
- Paiement : la carte bancaire est acceptée presque partout, mais gardez toujours un peu de monnaie pour les stands de street food et les petits théiers de rue.
- Le pourboire (bahşiş) en Turquie : il n’est pas strictement obligatoire, mais il est très apprécié et fait partie des usages dans la restauration. Dans les cantines populaires ou pour un simple café, laisser la monnaie ou arrondir l’addition suffit amplement. Dans les restaurants traditionnels ou touristiques, il est d’usage de laisser un pourboire d’environ 5 % à 10 % si le service a été à la hauteur (attention toutefois à vérifier si le service n’est pas déjà inclus directement sur votre note sous l’intitulé kuver ou servis ücreti).
Sommaire
- Gastronomie salée en Turquie : les incontournables
- 🚢 Dîners-croisières magiques sur le Bosphore
- ☕ L’art du café turc et divination
- Le petit-déjeuner turc (kahvaltı) : un festin royal
- Desserts dans la gastronomie turque
- Où manger de bonnes pâtisseries à Istanbul ?
- Où manger bon et pas cher à Istanbul ? Mes adresses et bons plans
- 🐭L’avis de la souris : bilan de cette escapade gourmande
- Comment dénicher les bons restos ?
- FAQ : bien manger au restaurant à Istanbul
Gastronomie salée en Turquie : les incontournables
La cuisine turque offre une immense variété de saveurs. Si les grillades sont très présentes, la gastronomie locale cache bien d’autres trésors que l’on ne soupçonne pas toujours depuis la France.
Les viandes et grillades (kebabs et köfte)

Contrairement aux idées reçues, le kebab ne désigne pas un sandwich, mais une assiette de viande grillée. Les viandes les plus répandues sont le bœuf, l’agneau et le poulet (pas de porc ici, bien sûr).
- Kebab : c’est en fait le nom générique donné aux brochettes ou grillades !
- Le döner kebab : il s’agit de lamelles de viande cuites à la broche, servies avec un pain pita et des accompagnements au choix.
- Kebab : il s’agit du nom générique donné aux brochettes ou grillades
- Les köfte : ce sont des boulettes de viande hachée très populaires. La souris vous conseille la version fourrée au fromage : un vrai régal !
- Les čevap : nous avons retrouvé ces petites saucisses sans peau découvertes en Serbie. Pour les déguster à Istanbul, rendez-vous chez Picnic sur l’avenue Istiklal.
Plats mijotés et spécialités traditionnelles
Le Güveç, un délice gratiné en pot de terre
Dans les lokantası (cantines locales), les plats sont souvent déjà préparés et exposés derrière une vitrine : il suffit de pointer du doigt ce qui vous fait envie ! Pas toujours facile quand on ne comprend rien ! On nous indiquait globalement de quoi chaque plat était composé, mais dans les grandes lignes…
- Les güveç : ce sont des ragoûts cuits dans de gros pots en terre cuite. Nous en avons goûté un excellent mélangeant poulet, champignons, légumes et fromage gratiné.
- Les dolmas : des feuilles de vigne farcies au riz ou à la viande, un classique que l’on retrouve dans tout le bassin méditerranéen.
- Manti : petits ravioli typiques d’Asie centrale, souvent fourrés à la viande et recouverte d’une sauce yaourt et épices, parfois avec un peu de concentré de tomate.
- Moussaka et gratins : nous avons pu tester une sorte de moussaka à la béchamel et sauce tomate, ainsi qu’un étonnant gâteau de crêpes façon hachis parmentier.
Street food : manger sur le pouce à Istanbul

La cuisine de rue est une institution. C’est économique, rapide et souvent délicieux.
- Pide et Lahmacun : la pide est une sorte de pizza allongée sans tomate, tandis que le lahmacun est une galette fine garnie de viande hachée et de poivrons. La souris a bien aimé les pide au fromage 🐭🧀.
- Le kumpir : c’est la « malbouffe » locale par excellence. Une énorme pomme de terre au four, beurrée et fourrée avec tout ce que vous voulez. A consommer avec modération !
- Balık Ekmek : le très populaire sandwich au poisson ! Souvent du maquereau, il est servi avec des crudités. Vous en trouverez sur les rives de la Corne d’Or et du Bosphore.
- Simit et marrons chauds : vous trouverez partout des petits chariots rouges vendant des simit (anneaux de pain au sésame). Là encore, la souris recommande la version au fromage 🐭 Vous en trouverez surtout sur la place Sultanhamet, entre Sainte-Sophie et la mosquée bleue. Idéal pour une pause entre deux visites !

🐟 Balık Dürüm : pour changer, goûtez le wrap !
Si le traditionnel Balık Ekmek (poisson dans un demi-pain) est une institution, la nouvelle star d’Eminönü et Karaköy est le Balık Dürüm. Ici, le filet de maquereau grillé est enroulé dans une galette fine (lavaş) avec des oignons caramélisés, des herbes fraîches et un mélange d’épices secrètes.
L’adresse de la souris : pour éviter le côté industriel des bateaux touristiques, allez chez Sokak Lezzeti Hasan Usta ou Balıkçı Tufan à Karaköy. C’est économique, préparé à la minute et infiniment plus savoureux !
♿ Accessibilité : ces stands de street food se mangent souvent debout ou sur de petits tabourets dans la rue. Le quartier de Karaköy est plat, mais les trottoirs sont parfois encombrés. Privilégiez les stands avec des comptoirs à hauteur de coude.
🚢 Dîners-croisières magiques sur le Bosphore
C’est l’activité incontournable pour admirer la silhouette des minarets illuminés tout en savourant la cuisine turque :
Dîner-croisière avec table privée
Profitez d’une soirée élégante avec un dîner complet servi à votre propre table. Le spectacle inclut des danses folkloriques et une vue imprenable sur les palais du Bosphore.
Croisière et spectacle turc traditionnel
Une option festive pour découvrir les traditions turques à bord d’un grand bateau de croisière. Buffet à volonté, boissons et ambiance garantie au fil de l’eau.
Accompagnements et boissons
En Turquie, l’accompagnement se compose généralement d’une portion de glucides comme du boulghour à la tomate, du riz, des pâtes en gratin, ou parfois des frites ! A cela, on ajoute la plupart du temps des crudités ou quelques légumes cuits comme des poivrons.

Fait étonnant, les crudités sont souvent servies sans sauce, et quand j’en demandais, on me regardait bizarrement avant de m’emmener du ketchup ! Euh… précisez bien olive oil ou zeytinyağı (zèy-tinn-yah). Les accompagnements peuvent être parfois commandés à part.
Dans les plats de viande (kebabs ou brochettes) en terre cuite, l’accompagnement se compose le plus souvent de fines tranches de tomates, poivrons, oignons, parfois courgettes et aubergines. Si votre estomac est sensible au mélange, demandez bien la composition du plat avant de commander, je me suis fait avoir !
Côté boissons :

- L’ayran : cette boisson nationale à base de yaourt salé est très prisée des Turcs. Pour être honnête, ce n’est pas trop notre truc !
- Le jus de cerise : très répandu et délicieux, il nous a servi de carburant durant tout le séjour.
- Jus de fruits : nombreux sont les stands ou établissements qui proposent des jus frais à moins coût : orange, grenade, banane, raisins…
- sahlep, boisson hivernale originellement à base de racines d’orchidée (apparemment ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui) qui se boit chaude, très bonne, mais il faut s’habituer !
- Le cay : tout simplement le thé turc ! Noir, riche et plutôt fort, si vous n’êtes pas habitués, l’amertume peut être intense au début. Peu couteux, il est souvent offert en signe de bienvenue, et parfois gratuitement à la fin d’un repas. Lors de mon premier séjour à Istanbul, on trouvait partout du thé à la pomme, mais cela semble être passé de mode. Bon, c’était assez chimique. J’en ai quand même encore vu lors de mon dernier passage.

- L’alcool : vous n’en trouverez pas dans les lokantası. Dans les bars, il est assez taxé et donc plus cher qu’en France. J’ai gouté la bière locale Efes. Ceci dit, la plupart des restaurants classiques ne proposaient pas d’alcool.
- Le Cola Turka : l’alternative locale de la célèbres boisson américaine ! Avec ou sans sucre. Le gout est très proche du coca classique.
Le conseil de la souris : pour bien manger sans se ruiner, faites comme nous sur l’avenue Istiklal : privilégiez les établissements fréquentés par les locaux et guettez les formules incluant boisson et dessert.
Une petite faim nocturne ? Si vous voulez être à deux pas des meilleurs restaurants et cafés de Galata pour rentrer à pied après le dîner, je vous recommande cet établissement :
🏨 Bankerhan Hotel Galata : une adresse de charme avec une vue superbe et un petit-déjeuner incroyable.
Le café turc (kahva)

Et bien sûr, impossible de ne pas goûter au moins une fois un café turc, bien différent de l’espresso ! Le café moulu très finement est chauffé en même temps que l’eau dans une petite casserole en fer, souvent sur du sable chaud. Attention alors au marc au fond de la tasse !
On peut le demander non sucré, un peu sucré, ou très sucré. Le sucre est cuit directement avec le café, et normalement, on ne doit pas en rajouter, mais faites à votre guise ! Personnellement j’aime bien ce café, et je le demande « un peu sucré » sinon c’est très amer !

Café Dibek, la variante plus douce : autre préparation, les grains sont moulus plus grossièrement, ce qui donne une texture plus onctueuse. Le tout est souvent mélangé avec des épices comme la cardamome, des pistaches, noisettes, chocolat, mastic… Le gout est plus doux, plus proche d’un cappuccino (même sans lait), et parfois même quelque peu éloigné de l’arôme de café ! J’en ai gouté une fois chez Mado. Pas mal pour un gouter un peu plus gourmand, mais ne remplace pas le café classique.
☕ L’art du café turc et divination
Atelier de fabrication et bonne aventure
Apprenez à préparer le vrai café turc dans le sable ou sur le feu. L’atelier inclut une initiation à la cafédomancie (la lecture de l’avenir dans le marc de café), une tradition ancestrale passionnante !
Le petit-déjeuner turc (kahvaltı) : un festin royal
S’il y a bien une expérience culinaire à ne pas manquer, c’est le kahvaltı !
Pour les Turcs, le petit-déjeuner est un art de vivre qui dure souvent plusieurs heures. Sur une table encombrée d’une multitude de petites coupelles, vous trouverez : divers types de fromages (peynir), des olives vertes et noires, du miel et de la crème épaisse (kaymak), des confitures, des tomates et concombres frais, ainsi que des œufs (souvent servis en menemen, une sorte de ratatouille aux œufs).
L’astuce de la souris : ne prévoyez rien d’autre à manger avant le dîner ! C’est un repas extrêmement copieux mais très sain. Pour une expérience authentique à prix doux, fuyez les terrasses trop touristiques de Sultanahmet et dirigez-vous vers le quartier de Beşiktaş (la « rue des petits-déjeuners ») ou les ruelles de Kadiköy sur la rive asiatique.
♿ Côté accessibilité : ces festins se dégustent souvent en terrasse ou dans des salles bondées. Si vous êtes en fauteuil, les établissements de la rive asiatique (Kadiköy) sont souvent plus spacieux et plus faciles d’accès que les petits cafés étroits de la vieille ville.
Desserts dans la gastronomie turque

Évidemment, je n’ai pas pu résister à la tentation de goûter aux délicieuses pâtisseries qu’offrent Istanbul ! Outre les célèbres baklavas et loukoums, voici quelques autres spécialités :
- Künefe : cheveux d’ange croustillants (kadayıf) garnis de fromage fondant, servis chauds avec du sirop et de la pistache.
- Tavuk göğsü : flan traditionnel étonnant et très doux, à base de blanc de poulet effiloché, de lait et de riz. Oui, assez spécial, on n’a pas été motivé…
- Sütlaç : riz au lait turc traditionnellement cuit au four et gratiné sur le dessus.
- Revani : gateau à base de semoule fine, sucre, fruits secs ou amandes, souvent saupoudré de coco râpé.
- Helva : spécialité dense à base de pâte de sésame (tahini) ou de semoule torréfiée.
- Yaourt : on l’oublie souvent, mais le yaourt vient de Turquie ! On en trouve cependant pas partout. J’ai pi en gouter au restaurant, par contre, c’était très acide, il m’a fallu rajouter du sucre…

🥛 Le fameux yaourt de Kanlıca
Sur la rive asiatique du Bosphore, le charmant quartier de Kanlıca est réputé dans toute la ville pour son yaourt traditionnel très ferme et onctueux. La particularité ? Il se dégustait historiquement saupoudré de sucre glace (ou nappé de miel, de sirop de griotte ou de confiture).
Le conseil de la souris : si vous faites une croisière sur le Bosphore avec les ferrys publics (Şehir Hatları), profitez d’une escale à Kanlıca ou achetez un pot directement au café de l’embarcadère (Kanlıca Tarihi İsmail Ağa Kahvesi) pour le déguster face à la mer !
♿ Accessibilité : l’embarcadère et la terrasse du café attenant sont de plain-pied et faciles d’accès, parfait pour une pause gourmande sans effort.
Glaces turques

Les glaces turques sont aussi à essayer : elles sont plus compactes, presque comme du chewing-gum, mais ne coulent pas. Bien bonnes également, même si je préfère la version italienne !
⚠️ Attention aux pièges des glaces turques (Dondurma)
Les vendeurs de glaces traditionnelles adorent faire leur fameux show avec les cornets, mais méfiance : le spectacle cache parfois de mauvaises surprises au moment de payer !
- Demandez le prix exact : les tarifs ne sont pas toujours affichés. Faites-vous bien confirmer le montant avant de commander.
- Attention aux prix cachés : sur la place Eminönü, je me suis fait avoir avec un tarif de cornet masqué… Le vendeur a très probablement changé la carte des prix pendant qu’il me servait !
En résumé : fixez et validez le prix ferme avant le show pour éviter une addition exorbitante une fois la glace en main.
Où manger de bonnes pâtisseries à Istanbul ?

La réponse est simple : un peu partout ! Les salons de thé sont très présents à Istanbul ! Nombreuses enseignes proposent aussi bien du salé que du sucré à toute heure.
Certaines sont même de véritables institutions, avec des succursales un peu partout. C’est notamment le cas de Mado, très connue ! Vous y trouverez des plats classiques et plus « occidentaux », des cafés, mais surtout des pâtisseries turques ou occidentales, avec un large de choix. La carte propose aussi des desserts travaillés, comme des künefe avec de la glace… bon, pas très digeste tout ça, aie !

Hafız Mustafa est aussi LA référence pour les pâtisseries turques, à déguster sur place ou à emporter. Je suis souvent passée devant devant l’enseigne lors de mes balades, et j’ai pu admirer la déco. Mais je vous avoue que les desserts turcs ce n’est pas trop mon truc, alors je n’ai pas testé… J’ai d’ailleurs également vu cette chaîne à Dubai, preuve de son succès !

Je suis surtout allée chez Mado et lors de mon premier voyage, dans la chaîne Oszüt Café (un nom qu’on n’oublie pas, oh zut alors !), pour des pâtisseries occidentales. Avec de bons cafés ou chocolats chauds un peu originaux, miam ! Bon, heureusement que j’ai beaucoup marché pour évacuer tout ça…
Bon plan de la souris : l’avenue Istiklal ne manque pas de salons de thé !
🍰 Le buzz sucré : le San Sebastian Cheesecake de Galata

C’est la pâtisserie la plus photographiée d’Istanbul en 2026 ! Originaire d’Espagne mais devenu une spécialité locale au pied de la Tour de Galata, ce cheesecake « brûlé » est servi avec une généreuse louche de chocolat au lait ou noir fondu par-dessus. Les prix peuvent parfois être très élevés, jusqu’à 10€ la part !
Le conseil de la souris : l’enseigne historique est Viyana Kahvesi, juste à côté de la tour. C’est délicieux mais préparez-vous à faire la queue ! Pour un moment plus calme, cherchez les petits cafés dans les ruelles descendant vers Karaköy qui proposent souvent une version tout aussi fondante.
Alternative : plusieurs enseignes locales proposent leur version, en particulier Mado. Pour ma part, je l’ai dégusté la première fois au… Caffé Nero, dans le quartier de Balat. Un des moins chers, et très bon !
♿ Accessibilité : la zone autour de la tour est très en pente et pavée, ce qui est sportif en fauteuil manuel. Le café Viyana Kahvesi possède une petite terrasse, mais l’intérieur est exigu. Mieux vaut prendre sa part à emporter et la déguster sur la place si la foule le permet.
Où manger bon et pas cher à Istanbul ? Mes adresses et bons plans
Les restaurants ne manquent pas à Istanbul ! Visiblement les Turcs aiment sortir et cela se voit. Que ce soit dans les quartiers touristiques ou plus éloignés, vous devriez trouver votre bonheur !
💰 Point budget : à quoi s’attendre au restaurant ?
La Turquie fait face à une inflation galopante, et en l’espace de quelques années seulement, les prix ont pratiquement doublé.
- Street food et lokantası : restent les options les plus économiques pour se régaler à petit prix.
- Restaurants traditionnels : comptez entre 12 € et 20 € le plat selon ce que vous choisissez.
- Boissons fraîches et sodas : prévoyez environ 2 € à 3 € la bouteille. Les cafés lattes glacés (tellement rafraîchissants !) et les boissons chaudes plus élaborées (cappuccino, chocolat) avoisinent désormais les 5 €.
- Thé et café turc : le classique çay et le café traditionnel restent très accessibles et bon marché.
- Desserts et pâtisseries : les prix ont nettement grimpé, comptez entre 6 € et 10 € la part ou le gâteau. Un peu moins chers pour les baklavas et loukoums.
⚠️ Attention aux quartiers : l’addition peut très vite s’envoler dans les zones très touristiques comme Sultanahmet, dans les quartiers chics (Nişantaşı, Bebek, Etiler), ainsi que dans les établissements plus haut de gamme et luxueux de la ville.
Lokantası (petit budget)

Pour ma part, lors de mon premier séjour, j’ai surtout mangé dans les lokantassi, étant à l’époque une souris plutôt fauchée ! Vous en trouverez finalement avec une déco plutôt classe, et fréquentées aussi bien par les touristes que les locaux. Les prix varient également d’un quartier à l’autre (plus cher à Sultanahmet !).
Si les plats sont préparés à l’avance, je les ai trouvés assez bons et variés. L’idéal pour les souris qui cherchent où manger pas cher à Istanbul !
Chez Mado

Je vous ai parlé plus haut de cette enseigne très présente à Istanbul. Si vous cherchez du varié, typique ou justement un peu plus occidental pour changer, Mado a tout ce qu’il vous faut !
Pour ma part, j’y ai gouté les manti frits sauce yaourt. Pas mal ! Les prix sont quand même légèrement supérieurs à la moyenne.
Où manger à Cihangir près de la place Taksim : chez Kardeşler

Lors de mon second séjour, je logeais dans le quartier de Cihangir, qui regorge de petits resto… mais finalement pas tant d’adresses traditionnelles !
J’ai donc jeté mon dévolu sur Kardeşler, un établissement typique disposant d’une agréable terrasse… toujours pleine ! Situé à moins de 10 minutes de la place Taksin en redescendant, voilà une adresse sympa et authentique, dans un lieu animé mais quand même loin de la foule touristique. L’intérieur par contre est petit, et la déco plutôt inexistante. On ne vient donc pas pour trouver un lieu classe, mais pour bien manger, et si possible en terrasse. Par contre… attention aux chats ! 🙀

Ici, on a le choix entre plusieurs sortes de kebabs, des pide ou lahmacun. Nous avons opté pour des brochettes et des pide au fromage (incorrigibles les souris !)

Bref, de quoi se régaler les papilles en découvrant des saveurs traditionnelles. Le service est très sympathique ! Prix dans la moyenne. Nous y sommes allés deux fois, preuve que cela nous a plu ! Un des mes coups de coeur.
La chaîne Emirgan Sütiş

Emirgan Sütiş est une enseigne bien développée à Istanbul, originaire du quartier d’Emirgan, au bord du Bosphore, d’où le nom !
J’ai eu l’occasion d’y dîné une fois (dans le quartier de Beşiktaş, mais il y en a ailleurs). La carte est bien fournie en spécialité locales, et l’enseigne est réputée pour son large choix de desserts ! J’ai gouté aux köfte au fromage, plutôt bons (miam fromage 🐭)
Où manger du poisson frais à Üsküdar ? Chez Okyanus

Lors de notre escapade à Üsküdar sur la rive asiatique, nous avons déambulé dans le marché aux poissons pour découvrir Okyanus, un établissement très simple (là encore, pas de chichi !) proposant différents poissons ou fruits de mer. Le plus ? Ils sont tous visibles sur l’étal !
Les prix varient bien sûr selon les poissons choisis… Nous y avons aussi dégusté un délicieux balik ekmek. Notez que des frais de 10% de service s’appliquent.

Où manger à Balat ? Old & New Balat Café restaurant
Si le quartier de Balat et ses maisons colorées est animé de jour, c’est un peu moins vrai le soir… Nous avons quand même choisi d’y dîner, en plein sur la Vodina Caddesi (rue principale du quartier)
Ces deux établissement côte à côte sont gérés par les mêmes propriétaires et proposent à peu près la même carte. Nous nous sommes installés au Old Balat Café.

Des serveurs au petit soin et une carte proposant plusieurs spécialités turques et quelques plats internationaux. Ici, plusieurs choix de Güveç, avec viande gratinée au fromage et légumes mijotés dans un plat en argile. Ce que j’ai choisi, mais j’avoue qu’il fallait aimer les épices… et les poivrons ! C’était quand même bon, alors je vous cite l’adresse, mais n’hésitez pas à bien demander la composition du plat, si c’est épicé ou pas, etc.
Manger géorgien vers l’avenue Istiklal à Istanbul : le Galaktion

Pour clore cette liste d’adresses, je vous propose de varier les plaisirs et de découvrir la gastronomie géorgienne au Galaktion ! Pour ma part, il s’agit d’une cuisine que j’affectionne beaucoup et que j’ai eu l’occasion de découvrir en Russie et anciens pays communiste. Une cuisine qui se trouve d’ailleurs à mi-chemin entre influences turc, persane et russe !
Ce restaurant est idéalement situé à deux pas de l’avenue Istiklal et de la place Tünel. Depuis Karaköy, un tour de funiculaire et vous y êtes ! Le choix est varié et il fut difficile de choisir. Nous avons partagé un khatchapuri au fromage (pizza géorgienne), des kinkhali au fromage (raviolis) et un poulet sauce prune.


Pour finir, un medovik, gateau slave au miel et génoise. Oui, pas light tout ça… Je vous rassure, nous avons fini avec la moitié à emporter !
La déco est un peu plus recherché que les restaurants précédents, et ambiance assez calme même si c’était rempli !
🐭L’avis de la souris : bilan de cette escapade gourmande
Pour résumer, la gastronomie turque a été une excellente surprise. C’est définitivement un pays où l’on mange bien, avec un rapport qualité-prix qui reste intéressant malgré l’inflation, du moins pour le moment… Voici mon bilan :
- ✅ pour les carnivores : c’est le paradis de la grillade maîtrisée, bien loin des clichés du fast-food.
- ✅ pour les végétariens : pas d’inquiétude, vous pourrez facilement vous débrouiller avec les nombreux mezzés, les pide au fromage et les salades composées très fraîches.
- ✅ pour l’équilibre : c’est une cuisine globalement saine, riche en légumes et en herbes… du moins, jusqu’au dessert !
Le petit bémol de la souris : la richesse incroyable des pâtisseries et gâteaux turcs. Pour l’équilibre, on repassera, mais pour le plaisir des papilles, c’est un sans-faute. Une vraie destination pour les fans de « bonne bouffe », miam ! 😉
Comment dénicher les bons restos ?
Utilisez Google Maps et fiez-vous aux avis récents (moins de 3 mois) pour éviter les mauvaises surprises tarifaires.
Evitez le coeur du quartier de Sultanahmet, notamment en contrebas de la place du même nom. C’est le quartier touristique par excellence, avec de nombreux hôtels et restaurants. Si ce n’est pas forcément mauvais, ça reste un peu plus cher qu’ailleurs et très touristique ! En tout cas, lisez bien les avis avant et n’allez pas au hasard.
Conseils de la souris
- Vérifiez toujours bien les prix sur la carte puis sur l’addition.
- Ne vous laissez pas embarquer par les rabatteurs des restaurants. Hélas, c’est une pratique très courante à Istanbul ! Cela ne veut pas dire que le restaurant est forcément mauvais, mais vous n’aurez pas trop le temps de réfléchir et regarder la carte. Soyez ferme en prenant le temps de regarder le menu, ou ignorez-les si vous n’êtes pas intéressés.
- Si on vous force la main pour le pouvoir alors que rien n’est indiqué sur la carte, sentez-vous libre de refuser et de donner ce que vous voulez !
🧀 Résumé de la souris pour votre séjour
Istanbul est immense et les distances peuvent vite devenir fatigantes. Ne faites pas l’erreur de loger trop loin des zones vivantes le soir :
- pour les gourmets : visez Karaköy.
- pour l’authenticité : visez Kadıköy (rive asiatique).
- pour un premier séjour : visez Sultanahmet.
FAQ : bien manger au restaurant à Istanbul
🍴 Quel est le prix moyen d’un repas à Istanbul ?
Le prix dépend énormément du type d’établissement et du quartier, et semble impossible à déterminer durablement en raison de la forte inflation et du cours erratique de la livre turque.
Dans une lokantası (cantine populaire traditionnelle), un plat mijoté avec du riz reste très abordable. Dans un restaurant plus classique à Sultanahmet ou dans les quartiers branchés, les tarifs ont fortement grimpé avec l’inflation ces dernières années. Le poisson frais, souvent vendu au poids, fait également s’envoler l’addition.

🥗 Est-il facile de manger végétarien en Turquie ?
Oui, tout à fait ! Bien que la cuisine turque fasse la part belle à la viande (kebab, köfte), elle regorge naturellement de mezzés végétariens à base de légumes et de légumineuses (houmous, caviar d’aubergines baba ganoush, feuilles de vigne farcies, salades), de pide au fromage ou aux épinards, et de nombreux plats mijotés à l’huile d’olive (les zeytinyağlı).
💰 Faut-il laisser un pourboire (tip) au restaurant ?
L’usage est de laisser environ 5 % à 10 % de la note dans les restaurants traditionnels ou touristiques, à condition que le service n’ait pas déjà été facturé d’office. Pensez bien à vérifier votre addition : de nombreux établissements incluent désormais directement une ligne de frais de service (appelée servis ücreti ou kuver). Dans les cantines populaires ou pour de la street food, ce n’est pas attendu, mais laisser les quelques pièces de monnaie de la monnaie rendue fait toujours plaisir.
🚰 Peut-on boire l’eau du robinet à Istanbul ?

Il est fortement déconseillé de boire l’eau du robinet à Istanbul. Même si elle est techniquement traitée, son goût de chlore prononcé et sa composition peuvent facilement perturber les estomacs fragiles. Privilégiez systématiquement l’eau en bouteille scellée pour vous hydrater (rassurez-vous, l’eau utilisée pour faire le thé est potable)
🍷 Trouve-t-on facilement de l’alcool dans les restaurants ?
Dans les quartiers touristiques et branchés (Karaköy, Beyoğlu, Cihangir, Kadıköy), la grande majorité des restaurants et des cafés proposent de la bière et du vin. En revanche, les cantines familiales traditionnelles (les lokantası) et les établissements situés dans les quartiers plus conservateurs n’en servent généralement pas. Si vous cherchez l’alcool national, commandez un verre de rakı (l’anisette locale) à déguster avec des mezzés !
🕙 À quelles heures mangent les Turcs ?
Istanbul est une métropole qui vit à cent à l’heure ! Le déjeuner se prend généralement entre 12 h et 14 h 30, et le dîner s’étale de 19 h à 22 h passées. Vous trouverez de toute façon de la street food (simits, kumpir, dürüm) et des restaurants ouverts en continu, en particulier du côté de la place Taksim et des grands axes.
📍 Quel est le meilleur quartier pour sortir au restaurant ?
Pour l’effervescence culinaire, la créativité et la mixité, Karaköy et Kadıköy (sur la rive asiatique) sont absolument imbattables. Si vous cherchez des tables avec une vue imprenable sur le Bosphore, tournez-vous vers le quartier de Beşiktaş ou les hauteurs de Cihangir. Pour le choix et l’ambiance, les alentours de l’avenue Istiklal sont idéaux, mais vérifiez bien les avis.


Bonjour Souris,
Merci pour ce blog très complet et éclectique, grâce à vous j’ai une belle visibilité pour mon voyage l’été prochain avec mon fils de 16 ans.
Bravo !
Karim Souane
Merci à vous !
Bon séjour à Istanbul ! 😉
bonjour la souris, j’espère que tu vas bien ?
je pars avec ma maman a Istanbul cette semaine. aurait tu des nom de restaurant pas très cher a me conseillez ?
ah oui aussi des endroits où faire les boutiques ?
Merci
Bonjour,
je ne suis pas retournée récemment visiter Istanbul, donc je n’ai pas d’adresse actualisée à proposer.
Mais il suffit de dîner dans les cafétérias vraiment pas chères qu’on trouve en ville, comme autour de l’avenue Istiklal.
Pour le shopping, même lieu à proposer ! Sinon, ça se passe dans les centres commerciaux (comme au métro Levent), bien moins centraux.
Bon séjour à Istanbul ! 🙂
Bonjour Karim, bous y êtes allé finalement à Istanbul ? Je vous demande cela car mon fils aimerait y aller avec moi (mais je n’y connais absolument rien) 😆c’est déjà bien qu’il veuille que je me joigne à lui pour ce séjour… Du coup, je voulais avoir votre avis
Dominique