Après en avoir pris plein les yeux lors de ma visite du quartier Coppedè, j’ai décidé de prolonger la balade vers un lieu un peu à part : la villa Torlonia.
Niché dans un quartier résidentiel élégant, ce parc est une véritable pépite pour qui veut fuir la foule du Colisée. Mais attention, petite précision linguistique de la souris : en italien, une « villa » désigne le parc lui-même, et non seulement la bâtisse ! 😉
Ce jardin public, autrefois propriété de la richissime famille Torlonia, cache des trésors d’architecture totalement hétéroclites. On y vient pour s’émerveiller devant la casina delle civette (la fameuse « maison des chouettes »), un délire Art nouveau qui semble sortir d’un conte de fées, mais aussi pour frissonner devant le casino Nobile.
Ce dernier, au faste néo-classique impressionnant, fut la résidence officielle de Mussolini pendant plus de vingt ans. Entre fantaisie Liberty et secrets d’histoire, suivez la souris pour une visite hors des sentiers battus ! 😉
Sommaire
🆘 La villa Torlonia : l’essentiel à savoir
- 🚇 Accès : le plus simple est de prendre le métro B jusqu’à la station Bologna ou Policlinico. De là, il reste environ 10 minutes de marche agréable.
- 💰 Tarifs : il existe des billets combinés pour visiter les différentes « maisons » (Casina delle civette, Casino Nobile, Casino dei principi). Le parc, lui, est en accès libre et gratuit.
- 🎟️ Le bon plan de la souris : grâce à un jumelage historique, l’entrée est gratuite pour les Parisiens sur présentation d’un justificatif de domicile ! Notez que les billets s’achètent uniquement au guichet du Casino Nobile.
- ♿ Accessibilité : le parc est plat et très roulant. Les musées principaux disposent d’ascenseurs, ce qui en fait une visite reposante pour les personnes à mobilité réduite.
Plan de la villa Torlonia à Rome
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La villa Torlonia se situe dans un agréable quartier résidentiel hors du centre historique de Rome. On y trouve quelques jolis bâtiments lorgnant sur le style Liberty ou éclectique. La balade pour s’y rendre fut donc elle aussi agréable.
🗺️ Idée d’itinéraire : une demi-journée 100 % insolite
Si vous voulez optimiser votre temps, je vous conseille vivement de coupler la visite de la villa Torlonia avec celle du quartier Coppedè. Les deux sites sont distants d’à peine 15 minutes à pied !
Mon parcours conseillé : commencez par le quartier Coppedè en fin de matinée pour admirer la fontaine des Grenouilles et les palais fantastiques, déjeunez près de la via Tagliamento, puis rejoignez la villa Torlonia pour passer l’après-midi au calme dans le parc et les musées. C’est le combo gagnant pour voir une Rome que peu de touristes connaissent. 🙂
L’histoire de la villa : des banquiers romains au « Duce »
Pour comprendre l’aspect si hétéroclite du parc, il faut se pencher sur l’histoire de la famille Torlonia. Ces derniers n’étaient pas issus de la vieille noblesse romaine, mais étaient de riches banquiers ayant fait fortune au XVIIIe siècle. Pour affirmer leur nouveau statut social, ils ont acquis ce domaine agricole sur la via Nomentana afin d’en faire une demeure de prestige, d’où ce mélange de styles parfois surprenant.
C’est au début du XIXe siècle que la « villa » prend sa forme actuelle. Le marquis Giovanni Torlonia confie les travaux à l’architecte Giuseppe Valadier : ce dernier transforme la ferme d’origine en une résidence néo-classique monumentale (le Casino Nobile) et dessine un parc agrémenté de fabriques (fausses ruines, temples, obélisques). Son fils, Alessandro, poursuivra les travaux avec une démesure certaine, ajoutant des jeux d’eau et des bâtiments toujours plus fantaisistes.
L’époque Mussolini : un loyer à 1 lire
L’histoire de la villa prend un tournant plus sombre en 1925 (et non 1920). Le prince Giovanni Torlonia junior « offre » la résidence à Benito Mussolini pour un loyer symbolique d’une lire par an. Le dictateur y emménage avec sa famille et occupe le Casino Nobile jusqu’en 1943. Il y fait construire des abris anti-aériens et des bunkers ultra-perfectionnés sous le bâtiment, que l’on peut d’ailleurs visiter aujourd’hui pour plonger dans les secrets de l’époque fasciste.
Après la chute de Mussolini en 1943, la villa est occupée par les troupes anglo-américaines jusqu’en 1947. S’ensuit une longue période d’abandon et de dégradation où le parc devient une véritable forêt vierge au cœur de Rome. Ce n’est qu’en 1978 que la municipalité de Rome rachète le domaine pour en faire un parc public. Les bâtiments, alors en ruines, ont nécessité des décennies de restaurations minutieuses pour retrouver l’éclat (et les vitraux !) que nous admirons aujourd’hui.
Flânerie dans le parc : temples, obélisques et fausses ruines
Au-delà des musées, le parc lui-même est un terrain de jeu fascinant pour les amateurs de curiosités. En vous perdant dans les allées, vous tomberez sur des « fabriques », ces petits édifices décoratifs destinés à ponctuer la promenade de surprises visuelles :
- Le temple de Saturne : une réplique miniature de temple antique qui semble avoir toujours été là. C’est le spot parfait pour une photo un peu romantique ! 🙂
- Les fausses ruines : les Torlonia adoraient le côté « décadent » des ruines romaines. Ils ont donc fait construire de faux pans de murs et des colonnes brisées pour donner un air de noblesse antique à leur jardin tout neuf !
- Les obélisques : dressés en l’honneur des parents du prince Alessandro Torlonia, ils rappellent l’obsession de Rome pour l’Égypte.
Malheureusement le temps se couvrait quand nous sommes arrivés au parc, et nous avions un temps limité pour visiter les « maisons » avant qu’il ne fasse nuit (en novembre, il fait nuit assez tôt…).
Nous n’avons donc pas pu déambuler dans le parc autant que nous le souhaitions. Mais nous l’avons tout de même trouvé agréable, avec ses « fausses ruines », ses étangs et jeux d’eau… Nous avons pu remarquer qu’il était plutôt fréquenté. 🙂
🌴 Zoom : la Serra Moresca (serre mauresque), un air d’Andalousie à Rome
Si vous visitez la Villa Torlonia, ne manquez pas ce complexe spectaculaire ! Conçu vers 1839 par l’architecte Giuseppe Jappelli, il transporte le visiteur bien loin de l’Italie avec ses structures inspirées de l’Alhambra de Grenade, sa grotte artificielle et ses jeux de lumière à travers les vitraux polychromes.
📍 Infos pratiques (2026) :
- Tarif : environ 5 € pour la serre seule, ou inclus dans le billet combiné « Villa Torlonia » (env. 11 €).
- Horaires : du mardi au dimanche, de 10 h à 16 h (hiver) ou 19 h (été). Fermé le lundi.
- Attention : la serre est totalement fermée en juillet et août à cause de la chaleur.
- La Tour : l’accès à la tour mauresque se fait par petits groupes toutes les 30 minutes, accompagné par le personnel.
- ♿ Accessibilité : l’entrée est gratuite pour les personnes handicapées et leur accompagnateur. La serre et la grotte sont accessibles en fauteuil roulant, seule la Tour mauresque n’est pas accessible en raison de ses escaliers historiques.
🐭 L’astuce de la souris : si vous avez la carte MIC (pour les résidents ou étudiants à Rome), l’entrée est gratuite ! Pour les autres, privilégiez le billet combiné pour voir aussi la célèbre Casina delle Civette.
La Casina delle civette : un conte de fées Art nouveau

S’il y a un bâtiment qui justifie à lui seul le déplacement à la villa Torlonia, c’est bien la Casina delle civette (la « maisonnette des chouettes »). À l’origine, ce n’était qu’un simple « chalet suisse » rustique, voulu par les Torlonia pour s’évader de la rigueur néo-classique de leur palais principal. Mais à partir de 1908, le lieu subit une métamorphose radicale sous la houlette de l’architecte Enrico Gennari.
Le résultat ? Un édifice absolument fantaisiste qui mélange les styles : loggias, tourelles, portiques et décors en majolique ! Pour tout vous dire, en déambulant autour, j’ai eu l’impression de retrouver un peu de la folie créatrice des bâtiments modernistes de Barcelone ! L’ensemble est composé de deux corps de bâtiments reliés par une élégante galerie de bois, créant un labyrinthe visuel fascinant.
🦉 Pourquoi tant de chouettes ?
Le nom de la maison n’est pas dû au hasard : le motif de la chouette est omniprésent. On le retrouve sculpté dans la pierre, mais surtout magnifié sur les vitraux. On doit cette obsession à Giovanni Torlonia le Jeune, un homme solitaire et un brin mystérieux qui aimait les symboles ésotériques.
🐭 L’avis de la souris : se retrouver entourée de tant de chouettes n’est pas forcément très rassurant pour une petite souris comme moi ! Mais la finesse des détails et la beauté des couleurs m’ont fait oublier mes instincts de survie le temps de la visite ! 😉
Le musée du Vitrail et l’intérieur
L’intérieur de la maison a été transformé en un véritable musée du vitrail. C’est ici que l’on prend toute la mesure de la branche italienne de l’Art nouveau, le style Liberty. Les pièces sont ornées de verres colorés aux motifs variés : des oiseaux, des fleurs, et même des créatures mythologiques. La lumière qui traverse ces œuvres crée une atmosphère irréelle, presque magique.
- À ne pas manquer : les vitraux signés Duilio Cambellotti, l’un des maîtres du genre, qui a su insuffler une poésie incroyable à ces cloisons de verre.
- Le billet : il est couplé avec les autres bâtiments du parc (Casino Nobile et Casino dei Principi). Comptez environ 1h30 pour bien profiter de la Casina seule.
- Logique romaine : attention, les billets ne s’achètent pas ici ! Vous devez impérativement passer par le guichet du Casino Nobile avant d’arriver à la maisonnette.
🇫🇷 Rappel pour les Parisiens : n’oubliez pas votre justificatif de domicile (quittance, facture) ! Grâce au jumelage Paris-Rome, l’entrée vous est offerte. Une économie non négligeable qui permet de s’offrir une bonne gelato après la visite.
Les maîtres verriers de la maison des chouettes
Ce qui rend la Casina delle civette unique en Italie, c’est la qualité exceptionnelle de ses vitraux. On n’est pas ici dans la simple décoration, mais dans de la haute voltige artistique. Le prince Giovanni a fait appel aux plus grands noms de l’époque :
- Duilio Cambellotti : c’est lui le génie derrière les célèbres vitraux des « chouettes » et des « hirondelles ». Son style est reconnaissable entre mille par ses lignes sombres et ses couleurs denses.
- Umberto Bottazzi : il a apporté une touche plus florale et onirique à certaines pièces.
- Paolo Paschetto : célèbre pour ses motifs géométriques et ses roses, il montre la transition vers un style plus épuré.
Le Casino Nobile : faste néo-classique et secrets d’État

Le Casino Nobile est le cœur imposant de la villa. Si la Casina delle civette joue la carte de la fantaisie, ici, on entre dans le domaine du grandiose et du protocolaire !
Cet édifice fut la demeure principale de la famille Torlonia avant de devenir, de 1925 à 1943, la résidence officielle de Benito Mussolini. Bien que le lieu soit injustement boudé par les circuits touristiques classiques, il offre une plongée fascinante dans l’histoire romaine du XIXe et du XXe siècle.
L’édifice doit son allure majestueuse à l’architecte Giuseppe Valadier, qui le transforma au début du XIXe siècle. Avec ses colonnes monumentales et son fronton classique, il incarne parfaitement l’ambition des Torlonia : égaler la noblesse romaine de souche par l’éclat de leur architecture.
Une visite sur trois niveaux
La visite est une succession de salles richement décorées où l’on ne sait plus où donner de la tête :
- Le rez-de-chaussée : c’est ici que se trouve le clou du spectacle, la salle de réception (ou salle de bal). Elle est ornée de miroirs, de dorures et de peintures murales d’une finesse incroyable. On y trouve aussi un petit musée retraçant l’histoire de la villa et de ses restaurations successives.
- Le premier étage (étage noble) : on y découvre les appartements privés. Deux chambres ont été reconstituées avec des meubles d’époque, permettant d’imaginer la vie quotidienne des Torlonia (puis des Mussolini). Les salles de bains et les salons attenants sont de véritables chefs-d’œuvre de décoration néo-classique.
- Le deuxième étage : plus intime, il abrite aujourd’hui une petite collection de peintures et de sculptures, souvent liées à l’histoire de la famille ou de la ville de Rome.
Le saviez-vous ? Sous ce luxe apparent se cache une réalité plus sombre : Mussolini, craignant les bombardements, fit creuser un bunker et un abri anti-aérien sous le Casino Nobile. Ces structures de béton armé, équipées de systèmes de filtration d’air, se visitent désormais lors de tours guidés spécifiques (pensez à réserver !).
♿ Accessibilité et tourisme adapté
Bonne nouvelle pour mes amis voyageurs à mobilité réduite : le Casino Nobile est l’un des musées les mieux adaptés de Rome. Un ascenseur permet d’accéder facilement aux différents étages. Les pièces sont spacieuses, facilitant la circulation en fauteuil. C’est une excellente alternative aux musées du centre historique, souvent plus compliqués à pratiquer.
Rez-de-chaussée
Étages
Mussolini à la villa Torlonia : 18 ans d’intimité et de secrets
C’est sans doute l’aspect le plus piquant de la visite : comment l’homme fort de l’Italie fasciste s’est-il retrouvé à vivre dans le palais d’un banquier romain ?
L’histoire raconte que le prince Giovanni Torlonia, cherchant à s’attirer les faveurs du régime, a proposé sa demeure à Mussolini pour la modique somme d’une lire symbolique par an. Le dictateur y restera de 1925 à 1943, transformant ce parc romantique en le centre névralgique du pouvoir.
🔎 Les anecdotes que vous ne trouverez pas partout
- Le potager de la victoire : en pleine période d’autarcie, Mussolini ne s’est pas contenté de flâner sous les palmiers. Il a fait labourer les pelouses impeccables du parc pour y planter du blé et des pommes de terre ! Imaginez le contraste entre le faste des colonnes de Valadier et des rangées de tubercules…
- Un sportif matinal : le Duce était un adepte du culte du corps. Chaque matin, il s’entraînait à l’escrime ou faisait de l’équitation dans les allées de la villa. On raconte même qu’il avait fait installer un court de tennis derrière le Casino Nobile pour défier ses ministres.
- La paranoïa du bunker : à mesure que la guerre avançait, Mussolini est devenu obsédé par sa sécurité. Sous la villa, il a fait creuser non pas un, mais trois abris successifs ! Le dernier, un véritable bunker anti-gaz situé à 6 mètres de profondeur, n’a jamais été terminé. On peut encore y voir les portes blindées massives et les conduits de ventilation.
- Une cohabitation forcée : le prince Torlonia n’a pas quitté les lieux pour autant. Il continuait de vivre dans la Casina delle civette pendant que Mussolini occupait le palais principal. On peut imaginer les croisements gênants au détour d’une allée du parc !
Visiter ces lieux aujourd’hui provoque un sentiment étrange : on déambule dans les chambres privées, on observe les balcons d’où il surveillait peut-être ses invités, et l’on réalise que derrière les dorures se jouait le destin de l’Europe.
Et vous, saviez-vous que la résidence d’un dictateur pouvait se visiter pour le prix d’un café (ou presque) ? Est-ce que ce genre de lieu vous met mal à l’aise ou vous fascine ? Dites-le moi en commentaire ! 🐭
Le Casino dei Principi : l’écrin des expositions
À quelques pas du palais principal se dresse le Casino dei Principi (le « pavillon des princes »). S’il est certes bien plus modeste par sa taille que son grand frère le Casino Nobile, il n’en demeure pas moins un petit bijou d’architecture néo-classique tardive.
Relié autrefois au palais par une galerie souterraine (très pratique pour passer d’un bal à l’autre sans se mouiller !), il servait de lieu de réception et de divertissement pour les invités de la famille Torlonia.
Aujourd’hui, ce bâtiment a trouvé une seconde vie en devenant le centre névralgique des expositions temporaires de la villa. C’est ici que le passé rencontre l’art sous toutes ses formes. Lors de ma visite, j’ai eu la chance d’y découvrir une collection de caricatures de la période fasciste : un témoignage historique à la fois grinçant et passionnant qui complète parfaitement la visite du bunker et des appartements de Mussolini.
Ce qu’il ne faut pas rater à l’intérieur :
- Les fresques : ne vous contentez pas de regarder les œuvres exposées ! Levez les yeux pour admirer les magnifiques plafonds peints et les frises qui ornent la salle de réception principale.
- L’ambiance intime : contrairement au faste imposant du Casino Nobile, on ressent ici une atmosphère plus feutrée, presque celle d’une demeure privée habitée.
Visiter la villa Torlonia : toutes les informations pratiques
Pour que votre balade se passe sans encombre, voici tout ce qu’il faut savoir avant de vous rendre à la villa. Gardez en tête que le site est vaste et que l’organisation à l’italienne demande parfois un peu d’anticipation ! 😉
🕒 Horaires d’ouverture
- Le parc : il est ouvert tous les jours, du lever du soleil jusqu’au crépuscule. C’est un jardin public, l’accès y est donc libre et gratuit.
- Les musées (Casina, Casino Nobile, Casino dei Principi) : ils sont généralement ouverts du mardi au dimanche, de 9h00 à 19h00. Attention : les guichets ferment souvent une heure avant la fermeture des portes.
- Jours de fermeture : les musées sont fermés tous les lundis, ainsi que le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre.
💰 Tarifs et billetterie
C’est ici que la souris vous donne son meilleur tuyau ! Il existe plusieurs types de billets selon ce que vous souhaitez visiter :
- Billet combiné : il permet d’accéder à l’ensemble des musées de la villa (environ 11 € au tarif plein).
- Bunker de Mussolini : la visite du bunker et de l’abri anti-aérien est indépendante et se fait uniquement sur réservation avec une visite guidée (comptez environ 10 € en supplément).
- Gratuité pour les Parisiens : comme je vous le disais plus haut, si vous habitez Paris, l’entrée des musées est gratuite ! Présentez simplement une pièce d’identité et un justificatif de domicile récent au guichet.
- Le bon plan « MIC Card » : si vous résidez à Rome ou y restez longtemps, la MIC Card (5 € pour l’année) offre l’accès illimité à tous les musées municipaux, dont ceux de la villa Torlonia.
- Infos et réservations sur le site officiel de la villa Torlonia
🚇 Comment s’y rendre ?
La villa Torlonia se situe sur la via Nomentana, un peu à l’écart du centre historique, mais elle est très bien desservie :
- En métro : prenez la ligne B (bleue) et descendez à la station Bologna ou Policlinico. Il vous restera environ 10 minutes de marche pour atteindre l’entrée principale.
- En bus : les lignes 60, 62, 66 et 82 s’arrêtent juste devant l’entrée (arrêt Nomentana/Torlonia). Le bus 60 est particulièrement pratique car il part de la piazza Venezia.
- En tram : les lignes 3 et 19 s’arrêtent à proximité (arrêt Galeno).
🐭 Le petit rappel de la souris : n’oubliez pas que le guichet central se trouve au Casino Nobile. Ne faites pas la queue devant la Casina delle civette, vous perdriez votre temps car ils ne vendent pas de tickets sur place !
❓ FAQ : Vos questions sur la villa Torlonia
Combien de temps faut-il pour visiter la villa Torlonia ?
Prévoyez au moins 3 heures pour faire le tour du parc et visiter les trois bâtiments principaux (Casina, Casino Nobile et Casino dei Principi). Si vous ajoutez la visite guidée du bunker, comptez une demi-journée complète.
Peut-on prendre des photos à l’intérieur ?
Oui, les photos (sans flash) sont autorisées dans les musées de la villa. C’est d’ailleurs un paradis pour les photographes, surtout avec les jeux de lumière à travers les vitraux de la maison des chouettes.
Le parc est-il adapté aux enfants ?
Absolument ! C’est l’un des parcs les plus appréciés des familles romaines. Il y a de grands espaces verts, des jeux pour enfants et l’aspect « maison de conte de fées » de la Casina delle civette plaît énormément aux plus petits.
Faut-il réserver à l’avance ?
Pour les musées classiques, non, vous pouvez prendre vos billets au guichet du Casino Nobile. En revanche, pour la visite du bunker de Mussolini, la réservation est obligatoire car les groupes sont limités en nombre.
Où manger et prendre le thé autour de la villa Torlonia ?
Après avoir arpenté les allées du parc et admiré tant de vitraux, une pause s’impose ! Le quartier Nomentano regorge de petites pépites pour se restaurer sans se ruiner ou pour savourer un thé dans un cadre hors du temps. Voici mes adresses préférées de souris gourmande :
🍋 La Limonaia (Le café-restaurant du parc)
Saviez-vous qu’il existe un superbe lieu de pause directement à l’intérieur de la villa ? Installé dans l’ancienne citronnière restaurée, ce café-restaurant offre un cadre lumineux grâce à ses grandes baies vitrées. C’est l’endroit idéal pour :
- Un déjeuner au vert : ils proposent des plats de pâtes, des salades et des spécialités romaines dans une ambiance paisible.
- Le cadre : la terrasse est entourée de verdure, ce qui permet de faire une vraie coupure avec l’agitation de la via Nomentana. C’est très prisé des familles romaines le week-end !
🍕 Pizzerie et adresses locales (à deux pas de la villa)
- Berberè Pizza (via Mantova) : si vous avez une grosse faim, cette pizzeria propose des pizzas artisanales à la coupe ou à l’assiette avec des ingrédients de saison. C’est frais, c’est moderne et les prix sont très corrects pour le quartier.
- Mizzica (via Catane) : une véritable institution sicilienne à Rome ! C’est le paradis pour manger sur le pouce : arancini, cannoli, granita… Attention, c’est souvent bondé d’étudiants de l’université voisine, mais c’est le signe que c’est excellent et pas cher.
🐭 Le coup de cœur de la souris : Said dal 1923
Si vous êtes prête à marcher environ 15-20 minutes (ou à prendre le bus vers le quartier de San Lorenzo), ne manquez pas Said dal 1923. C’est une ancienne fabrique de chocolat transformée en salon de thé et restaurant.
Pourquoi on y va : pour l’ambiance industrielle rétro et leur chocolat chaud, qui est probablement l’un des meilleurs de toute l’Italie. On peut aussi y déjeuner des plats simples mais raffinés dans un décor de vieux moules à chocolat. Une expérience insolite garantie ! 😉
En résumé : pourquoi la villa Torlonia est un incontournable méconnu
En conclusion, si vous cherchez une alternative à la « Rome des cartes postales », la villa Torlonia est une étape indispensable. C’est l’un des rares lieux à Rome où l’on peut embrasser d’un seul regard la fantaisie la plus pure de l’Art nouveau et les cicatrices les plus sombres de l’histoire du XXe siècle.
Que vous soyez passionné d’architecture Liberty, amateur d’histoire ou simplement une souris en quête de calme dans un parc verdoyant, ce domaine saura vous surprendre. Mon conseil ? Prévoyez une bonne demi-journée pour coupler cette visite avec une flânerie dans le quartier Coppedè voisin : vous aurez alors l’itinéraire parfait pour découvrir une Rome secrète, élégante et un brin mystérieuse. 🙂
Alors, prêt à suivre mes moustaches hors des sentiers battus ? 🐭









