Latium

Visiter le Ghetto de Rome, la Bouche de la Vérité et l’île Tibérine : itinéraire antique

théâtre de Marcellus à Rome
Oubliez la solennité de Stendhal et les longues tirades sur les ruines ! Rome se vit avec les yeux, mais aussi avec le ventre et les pattes.

Je vous embarque pour une balade que j’adore : un concentré de Rome entre le Tibre et le Capitole. En quelques pas, on passe de la démesure du Circo Massimo aux ruelles étroites du Ghetto, sans oublier de tester sa probité à la célèbre Bouche de la Vérité

L’ancien ghetto de Rome se situait à côté du théâtre de Marcellus. La communauté juive de Rome est une des plus anciennes d’Europe (161 av. J.-C !). Elle arriva en plusieurs vagues, de l’Antiquité jusqu’en 1492 quand ils furent chassés d’Espagne par Isabelle la Catholique.

D’abord installés dans le Trastevere, ils traversèrent le Tibre au XIIIe siècle avant que le ghetto ne fut officiellement créé en 1555. Pendant des siècles il fut insalubre et surpeuplé ! Les murs de l’enceinte du ghetto furent abattus en 1870 après la réunification italienne. 20.000 représentants de la communauté juive demeurent à Rome.

Mais le quartier lui a bien changé ! Un itinéraire parfait de la souris, pour découvrir une ville palimpseste où chaque siècle a laissé sa griffe (ou son coup de dent !). Suivez-moi ! 😉

🆘 L’essentiel de la balade

  • 📍 Départ : Métro Circo Massimo (Ligne B).
  • 🏁 Arrivée : Largo di Torre Argentina.
  • 🚶 Distance : Environ 2,5 km (prévoir 3 h avec les pauses photos et gourmandes).
  • Accessibilité : Parcours globalement plat, mais attention aux pavés (sampietrini) dans le Ghetto et sur l’île Tibérine.

Le Circo Massimo : l’hippodrome des records

Vue sur le Palatin depuis le circo Massimo
Vue sur le Palatin depuis le circo Massimo

Je vous emmène à présent à travers Rome du circo Massimo, au sud du Palatin, à l’ancien ghetto juif en passant par le Vélabre où se trouve la célèbre bocca della verita (bouche de la vérité) et l’île tibérine.

Pour débuter notre promenade, nous sommes partis du circo Massimo (ou circus Maximus). C’est un point de départ idéal et très facile d’accès : il suffit de descendre à la station de métro Circo Massimo (ligne B) ou d’emprunter le tramway (ligne 3).

Un stade de géants pour les fans de Ben Hur

Imaginez un peu le spectacle : il s’agissait du plus grand hippodrome de la Rome antique. À son apogée, il pouvait accueillir jusqu’à 250.000 personnes pour les fameuses courses de chars ! Ce chiffre est même monté à 385.000 (rien que ça !) après son élargissement au IVe siècle.

Et dire qu’on nous vante la capacité des stades géants aujourd’hui… les Romains faisaient bien plus grand ! Les fans de Ben Hur avaient de quoi donner de la voix dans cette enceinte aux dimensions vertigineuses.

Une pelouse paisible avec vue imprenable

Aujourd’hui, il n’en reste malheureusement qu’une vaste pelouse encaissée qui fait surtout le bonheur des joggeurs et des promeneurs. Le site reste toutefois vivant puisque de grands spectacles et des concerts internationaux s’y tiennent encore régulièrement.

Pour la souris, l’intérêt réside surtout dans la superbe vue sur le Palatin qui s’offre à nous depuis le fond de l’arène. On peut y admirer les squelettes de briques des palais impériaux qui surplombent la piste, ainsi qu’une partie de la colline verdoyante du Celio.

📸 Le conseil de la souris : c’est depuis le belvédère situé au bout du Circo Massimo (côté via de San Gregorio) que vous prendrez votre plus belle photo des palais impériaux. Un panorama gratuit dont je ne me lasse jamais !

Le Vélabre et le forum Boarium : entre bœufs et temples antiques


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En quittant l’esplanade du Circo Massimo, nous remontons vers le Vélabre. Cette ancienne zone marécageuse située sur les rives du Tibre, au sud-ouest du Capitole, fut pendant des siècles le cœur battant du commerce romain et son port fluvial.

Les temples du forum Boarium

Il s’agissait de l’emplacement du forum Boarium, ou marché aux bœufs (le tout premier forum romain !). Aujourd’hui, il en reste deux édifices antiques miraculeusement bien conservés : le temple d’Hercule Vainqueur, reconnaissable à sa forme circulaire, et le temple de Portunus, dédié au dieu des ports.

Ces monuments ont traversé les millénaires car ils furent transformés en églises au Moyen âge. Un peu plus au nord, on peut aussi apercevoir la casa dei Crescenzi, une étonnante demeure médiévale construite avec des fragments de marbres antiques récupérés ici et là. Elle jouxtait autrefois l’un des premiers ponts traversant le fleuve.

L’arc de Janus et l’église San Giorgio in Velabro

De l’autre côté de l’horrible « boulevard à bagnoles » qui défigure la place, trône l’imposant arc de Janus. Ce monument à quatre faces servait d’abri aux marchands du forum. Juste derrière lui se cache la petite église romane San Giorgio in Velabro.

L’intérieur est resté très dépouillé, loin du faste baroque que l’on voit partout ailleurs à Rome. On y apprécie le silence et quelques fresques anciennes, un véritable havre de paix pour les pattes fatiguées d’une petite souris.

🏛️ Note historique : le mélange des époques est frappant ici. On voit comment les familles nobles du Moyen âge, comme les Crescenzi, ont réutilisé les ruines romaines pour affirmer leur puissance. C’est le principe du palimpseste romain !

La Bouche de la Vérité : entre file d’attente et légende romaine

Bien sûr, la « star » incontestée du quartier est la bocca della verità. Ce disque de marbre massif est devenu l’un des symboles les plus populaires de Rome, attirant les foules venues du monde entier pour défier la légende.

Un détecteur de mensonges antique ?

On ignore encore aujourd’hui sa fonction exacte au Ier siècle : s’agissait-il d’une fontaine ou d’une bouche d’égout ? Peu importe pour les amateurs de frissons : selon la légende médiévale, ce masque de pierre referme ses mâchoires sur la main des menteurs. Un lieu à déconseiller fortement aux politiciens, donc ! 😉

Depuis qu’Audrey Hepburn a tenté l’expérience sous l’œil de Gregory Peck dans le film Vacances Romaines, le lieu est pris d’assaut. L’effervescence des réseaux sociaux et la mode des selfies n’ont rien arrangé : les touristes n’hésitent pas à faire la queue pendant de longues minutes pour glisser leur patte dans l’orifice.

🐭 L’avis de la souris : bien que j’adore me mettre en scène sur ce blog, j’ai préféré passer mon tour plutôt que de gaspiller un temps précieux dans la file. On peut très bien apercevoir le monument à travers les grilles extérieures sans perdre une heure de sa journée !

L’église Santa Maria in Cosmedin

La Bouche de la Vérité se trouve sous le porche de l’église Santa Maria in Cosmedin. Ne vous contentez pas de la photo souvenir et poussez la porte de cet édifice fascinant (attention, l’église ferme à 17 h !).

Reconnaissable de loin grâce à son superbe campanile roman (le plus haut de Rome !), elle abrita longtemps un rite grec catholique. Aujourd’hui encore, la messe y est parfois célébrée en arabe. L’intérieur est d’une sobriété apaisante, mais regardez bien où vous mettez les pattes : on y admire de magnifiques mosaïques cosmatesques au sol et quelques fresques byzantines. Les colonnes que vous voyez ont d’ailleurs été récupérées directement sur l’ancien forum Boarium voisin.

L’île Tibérine : un vaisseau de pierre sur le fleuve

Après avoir testé (ou non) votre honnêteté, nous traversons le ponte Palatino. C’est le point de vue idéal pour embrasser le paysage : d’un côté, les hauteurs verdoyantes de l’Aventin, et de l’autre, l’unique île de Rome qui semble flotter sur le Tibre comme un navire antique.

Le « ponte rotto » : les vestiges du passé

Depuis le pont moderne, on aperçoit une seule arche solitaire au milieu de l’eau. Il s’agit du ponte Emilio, plus connu sous le nom de « ponte rotto » (le pont brisé). C’est l’un des plus vieux ponts en pierre de la ville : il reliait autrefois le quartier marchand du forum Boarium au Trastevere, avant que les crues répétées du fleuve n’aient raison de lui.

Une île dédiée à la guérison

L’île Tibérine est minuscule (rien à voir avec l’île de la Cité à Paris !), mais son histoire est immense. Depuis l’Antiquité, elle est dédiée à la médecine. On y trouve encore aujourd’hui un hôpital réputé et la basilique Saint-Barthélemy-en-l’Île. On y accède par deux des plus vieux ponts de la ville toujours en service : le pont Cestio et le pont Fabricio (le plus ancien de Rome, datant de 62 av. J.-C. !).

🐭 Le coup de gueule de la souris : si la vue est romantique, l’état des berges laisse parfois à désirer. Quel dommage de voir des détritus stagner au pied de ces monuments millénaires ! Les quais ne sont pas vraiment aménagés pour la promenade, ce qui gâche un peu le plaisir de flâner au bord de l’eau.

Le Ghetto juif de Rome : un quartier chargé d’histoire

Plan du quartier du ghetto à Rome


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En retraversant le Tibre par le pont Fabricio (le plus vieux de la ville !), on quitte l’ambiance fluviale pour pénétrer dans ce qui fut l’ancien ghetto juif de Rome. C’est l’un des quartiers les plus poignants et les plus vivants de la capitale, où chaque pierre semble raconter une épopée.

Petite histoire et curiosités de l’ancien ghetto de Rome

Pour bien comprendre l’atmosphère unique du quartier de Sant’Angelo, il faut plonger un peu dans son passé. Le ghetto de Rome fut instauré en 1555 par le pape Paul IV. C’était l’un des quartiers les plus insalubres de la ville, régulièrement inondé par les crues du Tibre et entouré de murs que l’on fermait la nuit.

Un quartier de résilience et de traditions

Pendant plus de trois siècles, la communauté juive romaine a vécu recluse dans ces quelques ruelles. Malgré la pauvreté et l’exiguïté, une culture et une gastronomie uniques se sont forgées ici. Ce n’est qu’en 1870, avec l’unification de l’Italie, que les murs furent abattus ! Aujourd’hui, si le quartier est devenu chic et très prisé, il reste le cœur battant de la vie juive à Rome.

Les curiosités à ne pas manquer lors de votre balade

En flânant, ouvrez l’œil (et surveillez vos pattes !), car le ghetto regorge de détails chargés de sens :

  • Les « pierres d’achoppement » (Stolpersteine) : en regardant le sol devant certaines portes, vous verrez de petits pavés recouverts d’une plaque de laiton doré. Ce sont des mémoriaux indiquant le nom des habitants déportés en 1943. C’est un hommage poignant et discret qui parsème le quartier.
  • La place des Cinq Lunes (piazza des Cinque Scole) : son nom rappelle les cinq synagogues (écoles) qui existaient autrefois dans le ghetto. Elles étaient regroupées dans un même bâtiment car il était interdit d’en construire plusieurs séparément !
  • L’église de la conversion forcée (San Gregorio della Divina Pietà) : située juste en face du pont Fabricio, elle porte une inscription en hébreu et en latin. C’est ici que les juifs du ghetto étaient autrefois contraints d’écouter des sermons chrétiens le samedi.
  • La via del Portico d’Ottavia : c’est l’artère principale. Admirez les maisons médiévales avec leurs fragments de marbres antiques encastrés dans les façades. C’est l’essence même du quartier : un mélange de survie et de beauté.

🏛️ Le musée hébraïque de Rome : situé dans le sous-sol de la grande synagogue, c’est une mine d’or pour découvrir l’art textile, l’orfèvrerie et les manuscrits de la communauté. On y comprend mieux comment les familles ont réussi à préserver leur identité à travers les siècles.

La Grande Synagogue de Rome (Tempio Maggiore)

C’est donc naturellement sur les bords du fleuve que l’on tombe sur la majestueuse Synagogue de Rome. Édifiée en 1904, elle symbolise l’émancipation de la communauté juive romaine après l’abolition du ghetto en 1870. Avant cette date, il était strictement interdit aux synagogues de dépasser la hauteur des églises voisines !

Son architecture est unique à Rome : elle arbore un style éclectique mélangeant des influences babyloniennes et perses, surmonté d’une coupole à base carrée recouverte d’aluminium, la seule de ce type dans la ville. Le bâtiment abrite également le musée hébraïque de Rome, une visite essentielle pour comprendre les vingt siècles de présence juive dans la cité des papes.

🐭 Le petit conseil de la souris : la synagogue ne se visite que dans le cadre de tours guidés organisés par le musée. Si vous souhaitez simplement l’admirer, faites-en le tour depuis le Lungotevere : sa silhouette massive se détache magnifiquement contre le ciel romain.

Tourisme et handicap : l’accessibilité du Ghetto

Bonne nouvelle pour les pattes fatiguées ou les roues : le quartier du Ghetto est l’un des plus plats de Rome ! La zone entourant la synagogue et la via del Portico d’Ottavia est en grande partie piétonnière. Les trottoirs ont été abaissés à de nombreux endroits, ce qui facilite grandement la déambulation pour les personnes à mobilité réduite ou les familles avec poussettes.

La zone archéologique du théâtre de Marcellus : un palimpseste de pierre

À quelques pas de la synagogue, on débouche sur un spectacle saisissant : une zone où les ruines antiques s’imbriquent avec les constructions médiévales et Renaissance. C’est ici que l’on comprend vraiment le caractère unique de Rome.

Le théâtre de Marcellus : le « petit Colisée » habité

L’édifice majeur est le théâtre de Marcellus (teatro di Marcello). Commencé par César et achevé par Auguste pour son neveu, il a servi de modèle au Colisée. Mais s’il est si bien conservé, c’est grâce à son incroyable recyclage : au Moyen âge, la famille Savelli le transforme en forteresse, avant que les Orsini n’y fassent construire un palais au XVIe siècle.

Le résultat est étrange et fascinant : des fenêtres de la Renaissance s’ouvrent au-dessus d’arcades vieilles de 2000 ans ! Et oui, Rome est un vrai palimpseste historique ! Aujourd’hui encore, des Romains très chanceux habitent les étages supérieurs de ce monument antique.

Autour du théâtre : portique, temples et poissons

Aux alentours immédiats, on peut observer plusieurs vestiges tout aussi curieux :

  • Le portique d’Octavie : édifié par Auguste pour sa sœur, il servit de cadre à l’église Sant’Angelo in Pescheria au Moyen âge. Son nom vient du marché aux poissons qui s’y tenait pendant des siècles. Malheureusement, le portique semble être un adepte des chantiers éternels : il était en travaux lors de nos deux passages successifs !
  • Les colonnes du temple d’Apollon : vous pouvez vous promener dans un petit « jardin archéologique » au pied de ces colonnes élancées. C’est un coin très photogénique.
  • L’église San Nicola in Carcere : une véritable curiosité bâtie sur les restes de trois temples païens. On peut encore voir les colonnes antiques encastrées dans les murs extérieurs et visiter les souterrains pour explorer les fondations des temples.

🐭 L’observation de la souris : la passerelle métallique qui traverse la zone archéologique est accessible. Elle permet d’admirer les ruines de très près sans avoir à escalader des blocs de travertin. C’est parfait pour une balade sans obstacle !

Sant’Angelo : fontaine légendaire et palais secrets

En remontant vers le nord, on quitte les ruines pour s’enfoncer dans les ruelles du quartier de Sant’Angelo. C’est ici que l’atmosphère du Ghetto est la plus palpable, entre odeurs de friture et placettes cachées.

🍴 La pause gourmande de la souris : l’artichaut est roi !

On ne peut pas traverser le Ghetto sans parler de sa gastronomie. C’est ici qu’est né le carciofo alla giudia (l’artichaut à la juive) : un artichaut frit deux fois pour devenir croquant comme une chips à l’extérieur et fondant à l’intérieur. Un délice !

Vous en trouverez partout via del Portico d’Ottavia. Pour le dessert, la souris vous conseille de faire la queue (ça va vite !) à la pâtisserie Boccione pour goûter leur célèbre tarte à la ricotta et aux cerises sauvages.

La piazza Mattei et la fontaine des Tortues

C’est sans doute l’une des places les plus charmantes et les plus calmes de Rome. En son centre trône l’originale fontaine des Tortues (fontana delle tartarughe). La légende raconte qu’elle fut édifiée en une seule nuit !

Si vous regardez bien les éphèbes qui soutiennent les vasques, ils semblent aider de petites tortues à grimper pour boire. On dit d’ailleurs que ces tortues ont été rajoutées plus tard par le Bernin lui-même, alors qu’il devait s’agir de dauphins à l’origine…

Le palais Mattei et sa cour Renaissance

En prenant la via dei Funari, ne manquez pas de pousser la lourde porte du palais Mattei di Giove. Sa cour intérieure est un véritable musée à ciel ouvert, incrustée de bustes antiques et de bas-reliefs de style Renaissance. Le palais abrite aujourd’hui une bibliothèque, mais la cour est librement accessible pour un coup d’œil émerveillé (et gratuit !).

Santa Maria in Campitelli : un ex-voto contre la peste

En continuant vers le Capitole, on arrive devant l’imposante église Santa Maria in Campitelli. Elle frappe par ses proportions grandioses : les Romains ont généreusement contribué à sa construction pour remercier la Vierge d’avoir stoppé l’épidémie de peste de 1656.

Réalisée par Carlo Rainaldi, l’un des élèves du Bernin, elle est un chef-d’œuvre du baroque romain. L’époque n’était peut-être pas gaie, mais elle nous a laissé des monuments d’une beauté dramatique !

🐭 Note de la souris : la piazza Mattei est un endroit idéal pour une pause photo loin du tumulte des grands axes. Elle est entièrement piétonne, ce qui est un luxe rare dans le centre historique de Rome.

Le Largo di Torre Argentina : entre temples antiques et royaume des chats

Pour clore cette balade, remontons un peu plus haut vers l’aire sacrée du Largo di Torre Argentina. Ici, on plonge littéralement dans les racines de la ville : on y trouve des vestiges de quatre temples datant du IIIe ou IVe siècle avant J.-C. Autant dire que c’est très ancien, même à l’échelle de Rome !

Le théâtre de Pompée et la fin de César

C’est dans cette zone que se trouvait autrefois la Curie de Pompée, le lieu tristement célèbre où Jules César fut assassiné aux ides de mars en 44 av. J.-C. Longtemps restée visible uniquement depuis le trottoir, l’aire sacrée est désormais accessible au public grâce à une passerelle qui permet de descendre au niveau des ruines.

L’invasion des félins : le cauchemar de la souris

Ce qui m’a moins plu ici, ce sont les chats qui ont littéralement colonisé la zone ! Une association s’en occupe d’ailleurs dans un refuge installé dans l’un des coins de l’aire sacrée. Si les Romains adorent venir les nourrir ou les adopter, pour une souris globe-trotteuse, c’est une autre histoire…

D’une manière générale, j’ai trouvé qu’il y avait trop de chats dans cette ville ! Ils envahissent les ruines, les cimetières, pff, je n’étais jamais tranquille ! Entre les statues d’empereurs et les félins qui montent la garde, il faut rester vigilante pour garder ses moustaches intactes. 😉

Accessibilité et handicap : grâce aux récents aménagements et à l’installation d’un ascenseur, l’aire sacrée est désormais accessible aux personnes à mobilité réduite. On peut enfin admirer ces colonnes millénaires de près, même en fauteuil roulant !

❓ Questions fréquentes pour visiter le Ghetto et la Bouche de la Vérité

Combien de temps faut-il prévoir pour cet itinéraire ?

Pour parcourir la distance entre le Circo Massimo et le Largo Argentina en prenant le temps d’admirer les temples et de traverser l’île Tibérine, comptez environ 3 heures. Si vous décidez de déjeuner dans le Ghetto ou de visiter les musées (musée hébraïque ou église San Nicola), prévoyez plutôt une demi-journée complète.

Quel est le meilleur moment pour éviter la foule à la Bouche de la Vérité ?

La file d’attente est souvent impressionnante dès l’ouverture. Mon conseil de souris : venez tôt le matin (avant 9 h 30) ou en fin de journée avant la fermeture à 17 h. Sachez toutefois que vous pouvez apercevoir la plaque de marbre à travers la grille extérieure sans avoir à patienter dans la file !

Où goûter les spécialités culinaires du Ghetto juif ?

L’épicentre gourmand se situe sur la via del Portico d’Ottavia. C’est là que vous trouverez les meilleurs restaurants pour déguster les carciofi alla giudia (artichauts à la juive). Pour les becs sucrés, ne manquez pas la pâtisserie Boccione, célèbre pour sa tarte ricotta-cerise, mais soyez prêts à faire un peu de queue : le succès a un prix !

Le parcours est-il accessible aux personnes à mobilité réduite ?

Oui, c’est l’un des itinéraires les plus accessibles du centre de Rome car le relief est plat. Les récents aménagements au Largo Argentina incluent un ascenseur, et une passerelle moderne permet de traverser la zone archéologique du théâtre de Marcellus sans difficulté. Attention cependant aux pavés romains (les sampietrini) qui peuvent être un peu secouants dans le Ghetto.

Faut-il réserver pour visiter la Synagogue de Rome ?

La visite de la Grande Synagogue ne se fait que dans le cadre de visites guidées organisées par le musée hébraïque de Rome. Il est fortement conseillé de consulter les horaires sur le site officiel, car l’édifice est fermé aux visites lors des fêtes religieuses et du Shabbat (le samedi).

Continuez votre balade romaine avec la souris !

Vous avez aimé flâner entre les temples et les ruelles du Ghetto ? Rome ne s’arrête pas là ! Voici d’autres suggestions pour prolonger votre exploration de la Ville Éternelle :

📍 Juste à côté…

  • Le Trastevere : traversez les ponts de l’île Tibérine pour rejoindre le quartier le plus pittoresque de Rome.
  • Le Capitole : grimpez sur la colline voisine pour admirer la place de Michel-Ange et les musées Capitolins.
  • L’Aventin : une colline secrète à deux pas de la Bouche de la Vérité, célèbre pour son « trou de serrure ».
  • La piazza Navona : rejoignez le cœur baroque en remontant depuis le Largo Argentina.

📅 Organiser votre voyage

Besoin d’un conseil pour votre itinéraire antique ? N’hésitez pas à laisser un commentaire ! La souris globe-trotteuse adore partager ses bons plans (et ses alertes aux chats). 😉

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