Latium

Guide du quartier San Lorenzo à Rome : street art, aperitivo et vie étudiante

Le petit quartier de San Lorenzo à Rome se situe au sud-est de la gare Termini, juste à côté de l’université La Sapienza. Si vous saturez de la foule du centre historique, c’est ici qu’il faut poser vos pattes : vous y croiserez bien moins de touristes mais beaucoup plus de Romains ! 😉

Véritable bastion populaire et alternatif, San Lorenzo est le lieu de sortie privilégié de la jeunesse romaine. On y vient pour son ambiance décontractée, ses nombreux bars et restaurants bon marché, mais aussi pour sa galerie à ciel ouvert de street art engagé. Au-delà de son aspect un brin rebelle et de ses murs tagués, le quartier abrite des trésors méconnus comme le cimetière monumental de Campo Verano et la basilique San Lorenzo fuori le Mura.

Suivez la souris au-delà du mur Aurélien pour découvrir une autre facette de la ville éternelle, où l’authenticité se savoure autour d’un aperitivo à 10 € ! 😉

Comment aller dans le quartier de San Lorenzo ?


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L’accès au quartier est très simple, même s’il n’est pas directement desservi par une station de métro. Pour rejoindre le cœur de San Lorenzo, vous avez plusieurs options :

  • À pied depuis Termini : c’est la solution la plus rapide si vous arrivez en train. En sortant du côté de la via Giolitti, il suffit de marcher environ 15 minutes pour franchir les murs et entrer dans le quartier.
  • En tramway : les lignes 3 et 19 sont idéales. Elles traversent le quartier et vous déposent à l’arrêt Reti ou Scalo San Lorenzo. La ligne 3 est particulièrement pratique car elle relie directement le Colisée et le quartier du Trastevere à San Lorenzo.
  • En bus : de nombreuses lignes (comme la 71 ou la 492) relient le centre historique ou la place d’Espagne directement aux abords de l’université.

Le conseil de la souris : si vous venez de la gare, préférez la marche à pied. Le trajet vous permet de longer le mur Aurélien et d’apercevoir les premières fresques de street art avant même d’arriver au centre de la place.

Où loger à San Lorenzo ?

🏠 Vous cherchez un hébergement économique à Rome ?

San Lorenzo et ses environs immédiats constituent l’une des meilleures options pour loger à petit prix tout en restant proche du centre. Pour découvrir mes meilleures adresses et mes conseils quartier par quartier, consultez mon guide complet : 😉

Où loger à Rome pas cher : mes bons plans

Un bastion populaire marqué par l’histoire

San Lorenzo ne ressemble à aucun autre secteur de la capitale italienne ! Son identité s’est forgée dans la douleur : c’est le seul quartier de Rome à avoir été massivement bombardé par les Alliés durant la Seconde Guerre mondiale, le 19 juillet 1943.

Ce drame explique son architecture singulière, mélange d’immeubles du XIXe siècle et de reconstructions plus modernes, parfois un brin délabrées, qui lui donnent ce cachet « brut » et authentique.

Historiquement ouvrier et antifasciste, le quartier a conservé cette âme rebelle. Aujourd’hui, sa sociologie a évolué grâce à la proximité immédiate de l’université La Sapienza, la plus grande d’Europe.

Cette présence étudiante massive en fait LE quartier le plus animé de Rome au quotidien ! Si le reste de la ville peut paraître un peu calme le soir (hormis le très touristique Trastevere ou le Testaccio), San Lorenzo vibre d’une énergie locale débordante dans ses rues taguées. 😉

Que voir, que faire dans le quartier San Lorenzo à Rome ?

Le quartier San Lorenzo à Rome est surtout réputé pour son animation nocturne, ses petits restaurants bon marché, ses bars, boîtes de nuit… Ici pas de monument emblématique, l’architecture est plutôt simple (mais pas moche, on reste dans du néo-classique fin XIXe début XXe siècle).

Les rues ne sont pas spécialement nickels, on y trouve un peu de street art. On vient donc dans le quartier San Lorenzo plutôt pour goûter à la « vraie vie des Romains ».

Surtout des étudiants aux petits moyens il est vrai… Nous nous y sommes donc exclusivement baladés de nuit, à la recherche de lieux authentiques pour dîner à moindre frais et boire des coups ! Pas de mal à trouver ! 😉

Les dernières astuces de la souris pour San Lorenzo

Pour profiter au maximum du quartier sans vider votre portemonnaie, voici deux petits secrets de souris :

🍴 Utilisez TheFork : même si San Lorenzo est déjà l’un des quartiers les moins chers de Rome, n’hésitez pas à vérifier l’application TheFork avant de choisir votre restaurant. De nombreuses adresses locales y proposent des réductions allant jusqu’à -50 % sur la carte. C’est le combo gagnant pour tester des spécialités romaines à prix imbattables ! Tous mes conseils pour utiliser TheFork dans mon article, avec 20 € offerts ! 😉

💧 Fontaines gratuites : comme partout à Rome, profitez des nasoni (les fontaines en forme de nez). L’eau y est fraîche et excellente. À San Lorenzo, elles sont indispensables pour se rafraîchir entre deux fresques de street art sans débourser un centime en bouteilles plastiques.

🍕 L’astuce de la souris : le paradis de l’aperitivo

À San Lorenzo, le concept de l’aperitivo prend tout son sens pour les petits budgets. Ici, pas de tarifs « pièges à touristes » : pour le prix d’un verre (souvent entre 8 € et 12 €), vous accédez à des buffets généreux qui font office de véritable dîner. C’est l’option idéale pour goûter à tout (pâtes, pizzas, légumes grillés, salades de riz) sans se ruiner.

Mes adresses préférées : guettez les bars autour de la Piazza dell’Immacolata, le cœur battant du quartier. L’ambiance y est électrique dès 19 h !

La basilique Saint-Laurent-hors-les-murs : un trésor résilient

La basilique Saint-Laurent-hors-les-murs, ou San Lorenzo fuori le Mura, est l’âme du quartier auquel elle a donné son nom. Située à l’entrée du cimetière de Campo Verano, elle fait partie des sept églises de pèlerinage de Rome, rien que ça !

Son histoire est un véritable voyage dans le temps :

  • Une origine antique : la première basilique fut érigée au IVe siècle sur le lieu du martyre de saint Laurent. Elle abrite toujours la tombe du saint, ainsi que celle de saint Étienne.
  • Un style épuré : remaniée au XIIIe siècle puis à l’époque baroque, elle a subi une restauration radicale au XIXe siècle. Les ajouts baroques ont été supprimés pour lui redonner son allure médiévale, plus sobre et solennelle.
  • Des détails précieux : ne manquez pas de baisser les yeux pour admirer le superbe pavement cosmatesque (ces mosaïques de marbre géométriques typiquement romaines) et de lever la tête vers les mosaïques byzantines de l’arc triomphal.

Malheureusement, comme le reste du quartier, la basilique fut touchée par les bombardements de 1943. Si l’édifice a été restauré avec soin, de nombreuses fresques anciennes ont disparu à jamais sous les décombres.

Le petit regret de la souris : nous n’avons malheureusement pas pu visiter son cloître lors de notre passage, mais c’est une excellente excuse pour y retourner ! N’hésitez pas à tenter votre chance, il paraît qu’il offre un havre de paix exceptionnel loin du tumulte étudiant.

Le cimetière de Campo Verano : le « Père-Lachaise » romain

cimetière monumental de Campo Verano à Rome

Le cimetière de Campo Verano est le principal cimetière de Rome, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est gigantesque ! Avec ses 170 hectares, il représente environ quatre fois la surface du Père-Lachaise à Paris. Autant vous dire qu’il vaut mieux avoir de bonnes pattes avant de se lancer dans l’exploration.

Son histoire s’inscrit dans la durée :

  • Une origine ancienne : le site servait déjà de lieu de sépulture dans l’Antiquité, comme en témoignent les catacombes situées sous nos pieds.
  • L’influence napoléonienne : le cimetière actuel a ouvert en 1812. À cette époque, pour des raisons de salubrité, les morts devaient impérativement être enterrés « hors les murs ».
  • Un musée à ciel ouvert : entre sculptures monumentales, mausolées grandioses et monuments funéraires, c’est un paradis pour les amateurs d’art. Il abrite également une partie dédiée à la communauté juive.

Le site est resté le cimetière principal de la ville jusqu’aux années 1960. Très verdoyant, il offre une promenade paisible, bien que nous n’en ayons parcouru qu’une infime partie lors de notre dernier jour à Rome avant de reprendre l’avion. C’est une visite que nous comptons bien approfondir !

🐱 Le coup de gueule de la souris : par contre, là encore, on voit des chats partout… il y en a marre ! On se demande si ce sont les félins ou les Romains qui sont les vrais gardiens des lieux !

Le street art à San Lorenzo : une galerie engagée à ciel ouvert

À San Lorenzo, les murs parlent : le quartier est devenu au fil des ans le terrain d’expression favori des artistes urbains. Ici, le street art n’est pas seulement décoratif, il est souvent politique, social ou historique, reflétant l’âme militante du secteur. En vous promenant, vous découvrirez d’immenses fresques qui recouvrent des façades entières d’immeubles autrefois gris.

Pour ne rien manquer, je vous conseille de flâner particulièrement dans deux artères emblématiques :

  • La via dei Sabelli : vous y trouverez notamment la célèbre fresque « Patrimonio Comune », une œuvre monumentale qui rend hommage à l’histoire collective du quartier.
  • La via dei Volsci : c’est le cœur battant du graff à San Lorenzo, où les murs changent régulièrement de visage au gré des interventions des artistes locaux et internationaux.

N’oubliez pas de lever les yeux mais aussi de regarder dans les petites impasses : de nombreux portraits de figures historiques romaines ou des hommages aux victimes du bombardement de 1943 se cachent au détour d’un immeuble délabré. C’est cette esthétique « grunge » qui fait tout le charme de la visite ! 🙂

Tourisme et handicap : l’avis de la souris

Bonne nouvelle pour les voyageurs à mobilité réduite : contrairement aux sept collines historiques de Rome, San Lorenzo est un quartier globalement plat. Cela facilite grandement la déambulation pour admirer le street art.

  • Trottoirs et pavés : bien que l’on trouve encore quelques pavés, les axes principaux sont plus carrossables que ceux du centre historique. Attention toutefois aux voitures souvent mal garées qui peuvent entraver le passage.
  • Accessibilité des bars : beaucoup d’établissements sont situés en rez-de-chaussée, mais les toilettes sont souvent exiguës ou situées à l’étage dans les vieux immeubles. Privilégiez les adresses les plus récentes autour de la via Tiburtina.
  • Transports : le quartier est desservi par les tramways (lignes 3 et 19). Bien que la plupart des rames soient modernes et accessibles, vérifiez toujours le fonctionnement des rampes auprès du conducteur.

FAQ : vos questions sur le quartier de San Lorenzo

Pourquoi choisir San Lorenzo plutôt que le Trastevere ?

Le choix dépend de ce que vous recherchez : le Trastevere est magnifique mais devenu extrêmement touristique et cher. San Lorenzo est plus brut, plus « vrai » et surtout beaucoup plus économique. C’est l’endroit idéal pour voir la jeunesse romaine vivre son quotidien, loin des menus touristiques traduits en dix langues.

Quels sont les meilleurs bars pour sortir le soir ?

L’ambiance se concentre autour de la Piazza dell’Immacolata. Pour une bière pas chère et une ambiance locale, ne manquez pas Bar dei Brutti. Si vous préférez une ambiance plus culturelle ou alternative, explorez les centres sociaux et les bars associatifs qui font la renommée militante du quartier.

Où manger une pizza sans se ruiner ?

Le quartier regorge de pizzerias à la coupe (al taglio). L’une des institutions est la Pizzeria l’Economica : comme son nom l’indique, les prix y sont restés très bas pour une qualité excellente. C’est le repaire des étudiants de la Sapienza après les cours.

Est-ce que San Lorenzo est loin du centre de Rome ?

Pas du tout : il se trouve juste derrière la gare Termini. À pied, comptez environ 15 à 20 minutes depuis la gare. En tramway, vous êtes à quelques stations de la zone de la Galerie Borghèse ou du quartier de San Giovanni. C’est une base stratégique pour rayonner tout en payant moins cher ! 🙂

Le street art est-il gratuit à admirer ?

Oui, absolument : c’est l’intérêt majeur du quartier. Pas besoin de ticket d’entrée, il suffit de se perdre dans les rues entre la via Tiburtina et les murs d’enceinte pour découvrir des fresques monumentales. C’est l’un des meilleurs musées gratuits de Rome !

Envie d’une Rome hors des sentiers battus ?

Si San Lorenzo vous a donné le goût d’une ville plus secrète et authentique, la souris a encore bien des trésors à vous faire découvrir. Rome ne se résume pas qu’à son centre historique : voici quelques idées pour prolonger l’aventure loin des foules.

Explorez les pépites méconnues de la capitale :

  • Le Pigneto : juste à côté de San Lorenzo, c’est l’autre quartier alternatif et branché de Rome. Découvrez mon guide du quartier du Pigneto.
  • Le Testaccio et ses secrets : visitez le surprenant MACRO (musée d’art contemporain) ou le poétique cimetière acatholique, un havre de paix insoupçonné. Retrouvez tout cela dans mon article sur le quartier du Testaccio.
  • Architecture et démesure : pour un voyage dans le temps plus récent, ne manquez pas l’EUR, le Foro Italico ou la surprenante villa Torlonia. Plongez dans l’histoire de la Rome fasciste.
  • Fantaisie architecturale : laissez-vous charmer par les courbes de l’Art nouveau et les édifices féeriques du quartier Coppedè.

Le conseil de la souris : Rome est une ville qui se mérite. En sortant des classiques, vous découvrirez une ambiance locale bien plus détendue et, surtout, des prix bien plus doux pour votre budget !

Découvrez la villa Borghese et ses musées (galerie Borghese, musée étrusque et galerie d’Art moderne)

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2 thoughts on “Guide du quartier San Lorenzo à Rome : street art, aperitivo et vie étudiante”

  1. Bonjour,

    J’aimerais utiliser une de vos photos pour illustrer une éphéméride qui parle d’un zouave pontifical, originaire de ma ville, qui a été tué à Rome et enterré à San Lorenzo. Aucun revenu ne sera généré par la publication de la photo. Merci de me contacter pour plus de détails.

    1. Bonjour,

      Vous pouvez, mais en mentionnant l’auteur (Clicsouris) et un lien vers ce site serait le bienvenu. Cordialement

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