Bologne : que visiter en 1,2,3 jours ? Balade dans le centre historique en photos

vue depuis le toit de la basilique San Petronio à BologneQue visiter, faire et voir à Bologne en un jour ou plusieurs ?

7ème ville d’Italie, avec environ 385.000 habitants et un million dans son agglomération, elle possède un riche patrimoine, surtout concentré dans son grand centre historique (bâtiments anciens, places, palais, églises…).

Capitale de la région Émilie-Romagne, capitale gastronomique d’Italie, elle est cependant largement moins touristique que bien d’autres villes italiennes. Grande sœur de Florence, elle est beaucoup moins visitée !

Suivez la souris pour un « petit » tour du centre historique et ses trésors ! Je vous présente les « incontournables » et des visites plus insolites.





Plan de Bologne


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Pourquoi visiter Bologne ?

arcades à BologneBologne est surnommée « la Rossa » (la rouge), « la Dotta » (la savante) et « la Grasse » (la grasse). Et pour cause !

On est de suite frappé par la couleur rouge qui domine la ville, et qui lui confère un caractère très particulier et reconnaissable. Elle ne ressemble pas aux autres grandes villes italiennes, et c’est ça qui m’a plu !

Fait original : la ville est également parcourue par 40 km d’arcades. Pratique par tous les temps, agréable, voilà encore une des spécialités bolonaises !

Grande ville universitaire, elle vit au rythme de sa jeunesse, animée de jour comme de nuit, j’ai adoré son ambiance, bien loin d’une ville-musée comme Rome ou Florence, je m’y suis de suite sentie bien.

Bologne reste fidèle à sa réputation de capitale gastronomique. On y trouve tous les bons produits du coin, et de nombreux restaurants. Un conseil : ne venez pas à Bologne en espérant compter vos calories ! Mais comme vous marcherez sans doute beaucoup (ce fut mon cas), pas de panique, vous aurez de toute façon besoin de faire le plein d’énergie ! 😉

Avis de la souris sur Bologne

En résumé, j’ai beaucoup aimé cette ville ! J’espère vous donner envie de la découvrir ! Que ce soit pour son architecture, ses arcades, son ambiance festive, tout m’a plu !

Cerise sur le gâteau : Bologne est idéalement placée au cœur de l’Italie,. Véritable nœud routier et ferroviaire, il est très pratique rester dormir en ville et de rayonner autour, ce que j’ai fait.

Combien de jours pour visiter Bologne ?

Les points d’intérêt se concentrent surtout dans le centre historique de Bologne. Un jour peut être suffisant pour en voir l’essentiel, si vraiment vous ne disposez pas de plus de temps.

Je trouve cependant cela trop rapide, vous ne profiterez pas de l’ambiance de la ville ! Je vous encourage donc à rester au moins deux jours, voire trois.

Maintenant, place à la balade dans la ville !

La piazza Maggiore et alentours

On ne peut pas commencer la visite de Bologne sans passer par cette magnifique place ! Cœur battant de la ville, toujours animée, et vraiment très belle, elle demeure incontournable ! Encore plus belle à la tombée de la nuit selon moi…

piazza Maggiore Bologne

piazza maggiore Bologne

Outre l’aspect esthétique, j’ai pu y découvrir les bâtiments les plus anciens de la ville, datant majoritairement de l’époque médiévale ou Renaissance :

  • Le Palazzo Comunale ou Palazzo d’Accursio, actuelle mairie et abritant un musée d’art communal. Véritable assemblage de trois différents palais modifiés au fil des siècles, il s’agissait de l’ancienne résidence des juristes de l’Université puis siège du gouvernement. Ne manquez pas d’en faire le tour pour vous rendre compte de son aspect « forteresse », surtout visible à l’arrière !

palazzo communale Bologne

façade arrière du palazzo communale à Bologne

  • Le Palazzo Re Enzo, datant du XIII siècle et servant actuellement pour diverses manifestations. Nous avons pu le découvrir lors d’un salon gastronomique ! Il doit son nom au fils naturel du roi Frédéric II, qui y resta enfermé de nombreuses années (c’est gai, hum).

palais du roi Enzo

  • Le Palazzo del Podestà (palais du Podestat) datant également du XIIIe siècle, mais dont la façade fut refaite à la Renaissance pour se mettre au goût du jour ! Il s’agissait du siège des « fonctionnaires » de la commune à l’époque médiévale. Nous avons pu accéder à l’étage, dans une salle ornée de fresques du XX siècle.

Palazzo del Podesta Bologne

  • Le Palazzo dei Banchi ou « palais des banquiers », construit entre le XVe et XVIe siècle, fermant la place à l’est. Il suffit de passer sous son arche pour accéder au vieux quartier du « quadrilatère », mais je vous en parle un peu plus bas…

piazza Maggiore et palazzo dei banchi

  • La Basilique San Petronio : principale église de la ville, de style gothique, sa construction débuta en 1390 mais ne fut jamais achevée ! Seul le bas de la façade est recouvert de marbre blanc et rouge, les couleurs de la ville. Au moins, on la reconnait !

basilique San Petronio Bologne

  • Le Palazzo dei Notai (palais des notaires) : il ferme la place, entre la basilique et le Palazzo Comunale. Construit à partir de 1381, il fut le siège de la société des notaires (logique vu le nom !)

palais des notaires

  • La fontaine de Neptune : cette très belle fontaine se situe en fait sur la Pizza del Nettuno ! Érigée en 1565, elle est l’œuvre du sculpteur Jean Bologne.

fontaine de Neptune Bologne

Pour l’anecdote, le sculpteur dut limiter la taille du sexe de Neptune, pour ne pas choquer (Bologne faisait alors partie des états pontificaux), il trouva donc la parade pour exprimer son art : selon un certain ange de vue, de côté, on obtient une belle illusion d’optique ! Voyez par vous-mêmes…

La basilique de San Petronio

tympa de la façade de la basilique San PetronioBien sûr, puisque vous êtes sur la place, autant pénétrer à l’intérieur de cette fascinante basilique ! Plus grande église gothique en brique du monde, on remarque donc surtout sa façade inachevée. Ça lui donne un petit air particulier, vous ne trouvez pas ?

Elle est dédiée à Saint, Pétrone, le patron de la ville (évêque du Ve siècle). Sa façade est ornée de scènes de l’Ancien Testament et de la vie du saint. On voit mieux les détails de nuit je trouve.

Il ne s’agit pas de la cathédrale de la ville, celle-ci est située un peu plus loin sur la via dell’Indepenza ! Mais c’est bien là la plus grande église de Bologne !

Si la nef est assez sobre, on remarque quand même la pureté architecturale. La basilique est surtout connue pour abriter de belles chapelles, notamment la chapelle Bolognini.

Les fresques représentant le Jugement Dernier, par Giovanni da Modena sont exceptionnelles ! Hélas, il fallait payer pour s’en rapprocher, je me suis donc contentée de faire des photos de loin… et d’être rabrouée par un cerbère me demandant de payer !

chapelle Bentivoglio de la basilique San Petronio

En effet, si l’accès à la basilique est gratuit, les photos, elles, sont payantes (2€ en 2019) mais honnêtement je n’ai pas vu le panneau mentionnant ceci ! Malgré ma bonne foi, je me suis fait aboyer dessus, j’ai donc préféré abréger ma visite…

Outre les chapelles et un petit musée (gratuit mais photos interdites) notez la méridienne censée donner l’heure, et le baldaquin du maitre-hôtel. Pour la petite histoire, c’est ici que Charles Quint fut couronné empereur du Saint-empire romain germanique en 1530.

La vue depuis la « terrasse » de la basilique San Petronio

vue depuis le toit de la basilique San Petronio à BologneBon, en vrai, il ne s’agit pas de la terrasse de la basilique, mais de celle des échafaudages présents pour la restauration de celle-ci ! En 2019, c’est le chevet de l’église qui subit un petit ravalement.

Moyennant 3€, vous pouvez emprunter l’ascenseur qui y grimpe et jouir d’une très belle vue sur la ville, à environ 60 m de hauteur. 

Il existe un point de vue plus élevé : grimper au sommet de la tour Asinelli, de 100 m de haut. Mais… l’ascension se fait alors à pied ! Au moins ici, on ne se fatigue pas les pattes ! Je n’allais donc pas laisser passer une occasion pareille !

Je vous laisse admirer la vue sur les toits, les églises, et l’emblématique tour Asinelli. Et oui, si on choisit de grimper sur la tour, logiquement, on ne la voit pas !

On vous fera signer une décharge avant la grimpette, mais pas de panique, c’est quand même sécurisé ! Il faut éviter les gros sacs à dos et les chaussures à talons (mais vous n’allez pas visiter Bologne en talons, n’est-ce pas ? 😉 )

L’accès se fait derrière la piazza Maggiore, sur la piazza Galvani.

Palazzo dell’Archiginnasio et Piazza Galvani

Puisque nous sommes sur la Piazza Galvani, restons-y un peu ! Déjà, je l’ai trouvée plutôt jolie, et encore plus à la nuit tombée ! Ah, que j’aime les places italiennes…

piazza Galvani

piazza galvani

Bon, ce n’est pas l’endroit le plus donné pour une petite pause, mais c’est surtout un palais qui retint mon attention : le palais de l’Archiginnasio, du XVIe siècle.

Ancien siège de l’Université de Bologne, sa cour et son étage sont en accès libre. J’ai pu y admirer la série de blasons présents un peu partout sur les murs, et les jolies fresques.

palais Archiginnasio

Le palais est surtout connu pour abriter un théâtre anatomique, qui fait partie des attractions de la ville. Hélas, je ne l’ai pas visité (3€ l’entrée en 2019), je suis arrivée après 18h et c’était fermé. Il comporte aussi une bibliothèque municipale.

Bon à savoir : à l’étage vous trouverez des distributeurs de boissons et friandises, ainsi que des toilettes gratuites (ça peut servir !)

Le quadrilatère : le « ventre » de Bologne

rue du "quadrilatère" de Bologne

Revenons vers la piazza Maggiore et passons sous le porche du Palazzo dei Banchi ! On arrive alors dans un petit quartier surnommé le « quadrilatère ».

Cœur de la ville déjà à l’époque romaine, puis médiévale, on y retrouve logiquement des bâtiments très anciens. C’est très pittoresque !

Mais il s’agit surtout du « ventre » de Bologne, à savoir le quartier où l’on retrouve pléthore de magasins de spécialités locales, des œnothèques ou autres petits établissements pour s’en mettre plein la panse !

Le quartier est jalonné de petits marchés couverts destinés à faire découvrir les bons produits du coin !

spécialités locales à Bologne

On comprend pourquoi Bologne est surnommée « la capitale gastronomique de l’Italie » !

Pâtes fraîches de toutes sortes, sauces (bolognaise pardi ! mais pas que), charcuterie (la fameuse mortadelle de Bologne, mais également jambon de Parme, salami…), fromages (ah ! le fameux Parmiggiano Reggiano, le Grana Padano ou Pecorino…), délicieux vins du cru mais également produits sucrés, il fut difficile de résister à la tentation !

Les Bolonais y viennent à l’heure de l’apéro, ou bien dîner, et les touristes se pressent pour découvrir tout ça ! Après tout, on vient aussi à Bologne pour manger ! 😉

Piazza della Mercanzia

bologne piazza della mercanziaNous débouchons sur cette jolie place aux bâtiments là encore très anciens ! Elle est surtout bordée par le Palazzo della Mercanzia, ou « palais des marchands ».

Cet édifice gothique de la fin du XIVe siècle était ainsi nommé car il abritait le siège de la corporation des marchants.

Aujourd’hui, il garde une fonction proche puisqu’il s’agit du siège de la chambre de commerce de Bologne !

Vous avez vu ce petit balcon entre deux fenêtres ? C’est de là que les juges du tribunal de commerce lisaient les condamnations.

Les coupables de « banqueroute frauduleuse » étaient alors cloués au pilori. Hum, si on pouvait encore faire ça de nos jours, certains auraient du souci à se faire…

Bref, une bien jolie petite place, à ne pas rater !

Les tours Garisenda et Asinelli

tours Garisenda et AsinelliLes voilà enfin ! Ces tours font vraiment partie de l’identité bolonaise !

Pour la petite histoire, la Bologne médiévale comportait un grand nombre de ces tours, servant à la fois à montrer la puissance des familles nobles de la ville, mais également à avertir en cas d’invasion ennemie.

La plupart s’est effondrée (oops !) il n’en subsiste donc que quelques-unes ça et là, et la

On remarque de suite la tour Garisenda, complètement penchée ! Du coup, il a fallu la tronquer, pour éviter qu’elle ne s’effondre ! Moins célèbre que la tour de Pise, elle n’en demeure pas moins impressionnante ! 😉

bologne tours de nuitMais c’est surtout la tour Asinelli qui impressionne, avec es 100 m de haut ! Un vrai gratte-ciel médiéval (elle date du XIIe siècle) ! On ne voit pas ça tous les jours ! 😉 Visible de loin, il s’agit du véritable emblème de la ville.

Moyennant 5€, il est possible de grimper au sommet (préparez-vous quand même à faire la queue), mais attention, outre le fait de devoir gravir pas moins de 500 marches (aie les pattes…), préparez vous à quelques vertiges, car la tour penche elle aussi.

Et non, il ne s’agit pas d’une illusion d’optique dûe à une trop grande absorption d’Aperol Spritz (en contrebas, c’est le quartier des bars…) 😉 !

Vous comprenez mieux pourquoi j’ai préféré prendre l’ascenseur sur la cathédrale, hum. Mes pattes sont trop petites pour une telle ascension !

Bon plan de la souris : j’ai découvert deux très bons glaciers sur la place ; la gelateria Gianni, au pied de la tour Garisenda, où il y a toujours la queue, et la plus tranquille gelateria di San Crispino, en face de la basilique.

Piazza di Porta Ravegnana

Basilique Santi Bartolomeo e Gaetano

Située sur la place des tours, ne manquez pas de pousser la porte de cette jolie église Renaissance. Cela change un peu des églises gothiques qui jalonnent la ville.

Comme souvent en Italie, j’ai pris plaisir à admirer les beaux plafonds peints. Il n’y a pas à dire, les églises en Italie, ça me botte vraiment !

La strada Maggiore

De la place des deux tours part cette jolie rue à arcades. Elle faisait partie de l’antique via Emilia de l’époque romaine, et demeure aujourd’hui un axe important de Bologne, bordée de palais. Belle perspective sur la tour, vous ne trouvez pas ?

strada maggiore

strada maggiore

Corte Isolani

corte isolaniAvancez jusqu’au n°19 de la rue, et admirez la Casa Isolani, un des rares vestiges de l’architecture romano-gothique, et une des plus anciennes demeures de Bologne.

Un passage, le « corte isolani« , relie la strada Maggiore à la via Santo Stefano.

J’ai donc pu traverser une succession de cours intérieures, aujourd’hui investies par des restaurants et boutiques. Pas mal !

En me retrouvant sur la via Santo Stefano, je suis allée jetée un coup d’œil à la cour du palais Isolani (à ne pas confondre avec la « casa » !) et son escalier hélicoïdale.

corte isolani

palazzo isolani

La piazza et la basilique Santo Stefano

Piazza Santo Stefano

piazza santo stefanoNous débouchons donc sur cette agréable place piétonne triangulaire. Pour moi, une des plus belles places de Bologne avec la piazza Maggiore !

Outre sa basilique, j’ai pu y admirer un bel alignement de demeures anciennes à arcades. Vraiment pas mal !

Le week-end se tenait un marché aux puces. Hum, non, rien à voir avec moi, mon pelage est propre et sain ! Mais les amateurs du genre y trouveront leur compte. Encore une place très animée !

J’ai bien aimé le Palazzo Bolognini Amorini Salina et les têtes en terracotta (terre cuite en français…) ornant les niches au-dessus des arcades.

Vraiment fascinante ces arcades, tellement on en trouve de différentes !

La basilique Santo Stefano

basilique santo-stefanoPour moi, il s’agit d’un « incontournable » à voir dans le centre de Bologne ! Cette basilique est en fait un ensemble d’églises ou chapelles reliées entre elles par divers cloîtres et cours.

Aussi surnommée « les sept églises », on pénètre ici dans une des plus vieilles basiliques de la ville ! En effet, la construction des divers édifices s’est déroulé entre les… IVe, et XIII siècles !

Même si de nombreuses modifications ont été entreprises au cours des siècles, nous découvrons tout de même l’un des plus anciens édifices de la ville, et rien que pour cela, la basilique mérite bien un détour.

Alors certes, on est loin des fioritures du baroque, tout est très sobre, mais c’est sympa aussi, non ? Moi qui aime le baroque (que voulez-vous, c’est mon côté bling-bling…) j’ai apprécié ma visite dans ce lieu historique.

basilique santo-stefanoOn pénètre par l’église principale, avant de découvrir l’ancien baptistère (Ve et VIe siècles), converti ensuite en église. On peut y voir un monument funéraire à l’image du Saint-Sépulcre de Jérusalem, et abritant les reliques de Saint Pétrone.

S’en suit alors une succession de chapelles, cloîtres et cours, où on peut admirer des fresques anciennes.

Le complexe dispose également d’un petit musée (gratuit) proposant de jolies fresques, tableaux, objets liturgiques…

L’entrée est gratuite alors profitez-en !

On ressort par un petit jardin où ont été déplacés les tombeaux des évêques de la ville.

Je vous conseille de lire le très bon article de Wikipedia pour en apprendre plus sur les lieux !

Le quartier de l’Université : l’ancien ghetto juif

Remontons désormais vers la « place des deux tours », porte d’entrée vers le quartier universitaire et l’ancien ghetto juif de Bologne.

Bologne abrite la plus vieille université d’Europe, fondée en 1088 (et oui, avant la Sorbonne !), et aussi une des plus importantes d’Italie, avec environ 100.000 étudiants, soit près d’un quart de la population de la ville !

La présence de l’Université assure à Bologne une ambiance unique : la ville est bien plus festive que la plupart des autres grandes villes italiennes, avec une animation quasi constante, et un nombre impressionnant de bars !

La via Zamboni et la piazza Verdi

via Zamboni BologneEmpruntons cette rue qui part des deux tours. Très belles, avec ses arcades, on y trouve plusieurs palais, abritant aujourd’hui les différents départements de l’Université, le tout entrecoupé de bars ou petits restos !

La piazza Verdi, face au théâtre municipal (l’opéra de Bologne) détone un peu avec ses cadavres de bouteille et ses éclats de verre brisé qui jonchent le sol, hum.

Outre les petits bars, nous sommes entrés dans les anciennes écuries, reconverties en cafétéria et… bars ! (oui encore). les prix défient toute concurrence et le cadre est original et sympa 😉 .

J’aurais bien aimé étudier à Bologne, l’ambiance doit y être très sympa. Mais je me suis contentée de la fac de Nice, ville de même taille, anciennement italienne, mais bien différente…

De la place, on obtient une jolie vue sur le chevet de la basilique San Giacomo Maggiore, une autre belle église à ne pas rater !

Basilique San Giacomo Maggiore

basilique San Giacomo MaggioreSituée sur la petite piazza Rossini (qui donne sur la via Zamboni) cette basilique offre un agréable style romano-gothique.

L’intérieur, en revanche, fut remanié à la fin du XVe siècle et arbore donc un style « Renaissance ».

Mais j’ai surtout aimé ses chapelles, et c’est d’ailleurs pour elles qu’on se déplace ! La plus belle est la chapelle des Bentivoglio (famille dominante au XVe siècle) avec là encore, de belles fresques du début de la Renaissance (1468).

Attention, si l’entrée est gratuite, les photos y sont officiellement interdites. Mais comme je suis une souris très désobéissante, j’en ai fait quand même, non mais !

Ça ne fait de mal à personne, et je les partage avec vous, en espérant vous donner envie… Non, en 2019, je n’ai pas envie de me contenter d’acheter une carte postale, je suis une souris moderne !

L’oratoire de Sainte-Cécile et Valérien

oratoire Sainte-Cécile et ValérienAccolé à la basilique, l’entrée se situe cependant à part, il vous faudra donc ressortir. Là encore, c’est gratuit, et les photos officiellement interdites.

Bon, ça n’empêchait pas à d’autres visiteurs d’en faire avec leur smartphone. On ne leur a rien dit, mais à moi si ! Je m’insurge, c’est quoi ce rat-cisme anti-souris ??

L’oratoire est parfois surnommé « la chapelle sixtine de Bologne », mais entre nous, c’est tout de même exagéré ! Certes, c’est très beau, mais quand même !

On doit encore ce petit bijou à la famille Bentivoglio. Les fresques furent commencées en 1505, et figurent la vie de Sainte-Cécile et de son époux, Valérien. Ils refusèrent de renoncer à leur foi chrétienne et devinrent donc des martyrs. Les fresques se lisent comme une BD, par ordre chronologique.

Je partage les quelques photos que j’ai pu faire !

Balade dans le quartier universitaire

rue du quartier universitaire de bologneIl ne s’agit pas du quartier le plus « monumental », mais j’ai bien aimé m’y balader, et y flâner le musée en l’air !

On retrouve les jolies rues typiques de l’architecture bolonaise, recouvertes d’arcades (bien pratiques quand il pleut ou qu’il fait trop chaud !) et les façades aux couleurs chaudes.

Soyez tout de même prévenus, il ne s’agit pas du quartier le plus « propret » de la ville ! Ici, les arcades sont malheureusement le repaire privilégié des tagueurs.

Le sol n’est pas toujours d’une grande propreté non plus… Le revers de la médaille !

Street-art à Bolognestreet art à Bologne

Outre les nombreux bars et restaurants, c’est aussi le quartier du street-art.

Y étant un dimanche, j’ai pu découvrir les œuvres sur les rideaux de fer (oui, quand les magasins sont ouverts c’est moins pratique !).

Mais quartier étudiant oblige, le street-art est aussi politique !

J’ai probablement dû en louper, mais pas besoin de chercher longtemps pour tomber dessus, alors flânez, et laissez-vous porter au grès de vos envies !

La « Piccola Venezia », ou « Petite Venise »

Bologne canal Reno ou Petite VeniseBon, encore un terme quelque peu exagéré ! Bologne, ville éloignée de la mer et ne possédant ni fleuve ni rivière, se créa un réseau de canaux artificiels pour faciliter le commerce.

Aujourd’hui, il en subsiste deux, dont un caché des yeux des curieux, serpentant au milieu des immeubles.

Mais bonne nouvelle ! Il est possible de jeter un coup d’œil sur le second canal, à partir de la via Oberdan, la via Piella et la via Malcontenti (hum, certains se reconnaissent dans ce nom ?).

Bon, c’est sympa, mais on ne va quand même pas comparer avec la Sérénissime, non ? Pas de bol quand même, la canal était à sec lors de mon passage, comme vous pouvez le voir !

Bologne canal Reno ou Petite Venise

Le Palazzo Poggi et son insolite musée des cires anatomiques !

fresques du palazzo PoggiRevenons sur la via Zamboni ! Ce palais est le siège actuel de l’Université. En plus des salles de classes, il abrite un étonnant musée, que je recommande lors d’un passage à Bologne !

Pour changer un peu des Vierges à l’enfant, voici une thématique que vous ne retrouverez pas forcément ailleurs !

Que vous visitiez le musée ou pas, poussez quand même la porte du palais, et allez admirer la jolie salle avec des fresques au plafond, ainsi que la cour et le petit jardin !

Ce musée abrite une collection de « cires anatomiques », crées pour les étudiants en médecine. Muscles, os, organes… tout y est représenté !musée des cires anatomiques

Plus étonnant encore, une salle attire notre attention : celle des moulages de fœtus malformés, destinés aux futur sages-femmes. Un véritable cabinet de curiosités !

Mais si je venais surtout pour ça, je ne me suis pas arrêtée là !

Le musée propose également une collection d’appareils scientifiques (optique, électricité…), des fossiles, mais également des maquettes de villes fortifiées (on voit d’où Vauban puisa son inspiration !) de navires (français !), des globes et… une superbe bibliothèque de livres anciens.

Quelques belles salles méritent le coup d’œil pour leurs fresques aux murs et aux plafonds.

J’y ai passé deux heures en tout !

Le prix en 2019 est de 5€ en plein tarif et de 3€ en tarif réduit (notamment pour les 19 à 26 ans et les + de 65 ans), gratuité pour les moins de 18 ans et les handicapés. Attention, le musée ferme à 16h en semaine, et 18h le week-end (ouverture à 10h). Fermeture le lundi.

Infos sur le site officiel.

Quelques églises à ne pas rater

Lors de votre balade dans le centre historique de Bologne, n’hésitez pas à pousser la porte des églises se trouvant sur votre chemin ! Je ne vais pas toutes les citer, mais quelques-unes méritent le détour…

Basilique de San Martino

Puisque nous sommes dans le quartier universitaire, restons-y ! A l’angle des rues Marsala (sympa pour boire un coup !) et Oberdan, se trouve cette église gothique.

Un peu comme pour San Petronio, la nef est assez sobre, mais on vient surtout pour ses chapelles, et les fresques anciennes qui subsistent, notamment certaines signées par Paolo Uccello.

Basilique San Domenico

basilique San Domenico à BologneCette fois, il faudra s’éloigner un peu ! Plus au sud, dans un quartier plus chic, voilà encore une belle église à l’extérieur gothique et à l’intérieur baroque !

En arrivant, j’ai aimé la quiétude de sa place, un peu à l’écart de l’effervescence des quartiers plus animés.

Les pèlerins viennent se recueillir devant les reliques de Saint Dominique, fondateur de l’ordre des… Dominicains ! Ironie de l’histoire, il venait d’Espagne !

L’Arca di San Domenico, où repose le saint, dans une chapelle dédiée, a été décorée par des grands maîtres de l’école bolonaise.

Petit bonus : deux anges ajoutés par… Mickey L’ange Michel-Ange lui-même ! Sauriez-vous les reconnaître ? 😉

Basilique Santa Maria dei Servi

Un peu plus loin sur la strada Maggiore, encore une église gothique avec de jolies chapelles et fresques anciennes ! Hélas, la nuit tombait quand je suis arrivée, et c’était très mal éclairé ! Tant pis… Je n’ai pas pu photographier la Vierge à l’enfant de Cimabue, mais heureusement, Wikipedia est là !

J’ai bien aimé l’extérieur, assez original avec son grand portique et atrium. J’ai appris que de tels portiques étaient très fréquents dans la construction des premières églises chrétiennes, pour disparaître peu à peu. Un vrai témoignage historique donc !

Cathédrale San Pietro

Et oui, depuis le début de mon article, je vous parle de basiliques ! Mais alors, Bologne ne possède pas de cathédrale ? Et bien si, mais on va dire que ce n’est pas forcément la plus marquante !

La cathédrale San Pietro est située sur la via dell’Independanza, à deux pas de la piazza Maggiore. Remaniée en style baroque, on y trouve là aussi de jolies fresques, par Lodovico Carracci notamment, mais c’est surtout le groupe sculpté en terre cuite qui a retenu mon attention ! C’est assez original !

La via Galleria et alentours

Revenons vers la piazza Maggiore, et plus précisément au nord-ouest de la place ! Cette belle rue droite est parallèle à la commerçante via dell’Independenza et regorge de palais et autres bâtiments anciens plutôt pas mal!

Je me suis baladée aux alentours, jusqu’aux anciennes portes de la ville. Ce coin là est un peu plus tranquille.

Les musées

Même s’ils ne sont pas si connus, contrairement à ceux de sa petite sœur toscane (j’ai nommé Florence…), Bologne possède plusieurs musées.

Bien sûr, si vous ne restez qu’une journée, vous n’aurez pas trop le temps de vous y attarder (je vous recommande quand même le musée universitaire dont j’ai parlé plus haut…), mais si vous restez un peu plus, pourquoi ne pas en visiter un ou deux ? J’ai surtout retenu :

  • La Pinacothèque nationale : on y retrouve des peintres de l’école bolonaise. Surtout des peintures religieuses apparemment.
  • Le musée d’histoire de Bologne
  • Le musée archéologique : il possède une collection liée à l’histoire locale, mais aussi une section sur l’Égypte antique.
  • Le musée médiéval : c’est celui que j’ai choisi de découvrir.

Le « museo civico medievale » de Bologne

cour du musée médiéval de BologneIl a bien fallu faire un choix ! M’intéressant à cette période de l’Histoire et la trouvant au final peu présente dans les musées en général, j’avais très envie de le découvrir !

Il est situé à deux pas de la piazza Maggiore, dans un beau palais, au 4, via Alessandro Manzoni.

Il est ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h30. Le prix d’entrée est de 5€ en plein tarif, et 3€ en tarif réduit (+65 ans, étudiants…) et gratuit pour les -18 ans, les handicapés et pour tous le premier dimanche du mois.

Plus d’infos sur le site officiel (en anglais et italien).

On y découvre différents objets du Moyen-Âge et début de la Renaissance, provenant de différentes régions d’Italie et même d’Europe !

J’ai surtout aimé découvrir les beaux tombeaux des professeurs de l’Université, la statue du pape Boniface VIII (une des premières grandes statues exposées sur la piazza Maggiore de Bologne), les bronzes, les ivoires, les armes et armures…

Ce musée plaira aux amateurs du genre ou simplement aux amateurs d’art ! Il m’a un peu rappelé le musée des Thermes de Cluny à Paris.

Où faire du shopping à Bologne ?

Voilà, je pense vous avoir montré l’essentiel du centre historique de Bologne ! S’il vous reste un peu de temps, pourquoi ne pas faire un peu de shopping ? 😉

La plupart des boutiques sont évidemment situées dans le centre historique. Il y en a évidemment pour toutes les bourses !

Reliant la Piazza Maggiore à la gare centrale de Bologne, la via dell’Independenza demeure la plus grande artère commerçante du centre. Vous y trouverez de nombreuses chaînes et autre petites boutiques ! Également des bars, restos, snacks… bref, de quoi faire chauffer la carte bleue ! Toute en arcade, j’ai trouvé cette rue plutôt élégante.

via dell'Independenza à Bologne

Bon à savoir : le bas de la rue (vers la piazza Maggiore) est rendu aux piétons le week-end, et c’est noir de monde ! Plus sympa pour se balader, vous ne trouvez pas ? 😉

Bordant la Piazza Maggiore au nord, les via Ugo Bassi et Rizzoli sont également des temples du commerce ! La via Rizzoli est elle aussi piétonisée le week-end. Pas mal la vue sur les tours !

via rizzoli

via Rizzoli

via bassi

via Bassi

Au sud de la Piazza Maggiore, nous pénétrons dans un quartier plus « chic » et donc plus cher ! Les bourses bien remplies trouveront leur bonheur sur la via Farini et l’élégante piazza Cavour.

Où acheter de bons produits locaux ?

Et oui, à Bologne, le shopping, ça passe aussi par le ventre ! Comme vu plus haut, le « quadrilatère » regorge de boutiques proposant de bons produits locaux (pâtes fraîches ou pas, mortadelle, jambons, saucissons, fromages…).

Très connu, la boutique Tamburini offre une sélection de produits de qualité. Il est même possible de manger sur place !

Plus loin, sur la via Bossi, ne manquez pas le Mercato delle Erbe, grand marché aux fruits et légumes… mais également de produits plus gourmands !

Bonus : le parc de la Montagnola

parc de la montagnolaSi vous remontez vers la gare centrale, vous pouvez passer par ce petit parc, ainsi nommé car il se situe un peu en hauteur, dominant la via dell’Independenza et quelques ruines de l’ancien mur d’enceinte.

On y trouve une belle fontaine, mais lors de mon passage, elle était à sec ! (comme le canal, donc).

Le centre de Bologne manquant d’espace vert, ça peut être sympa d’y faire une halte, même si entre nous, ce n’est pas non plus exceptionnel.

Un bémol quand même : le jardin semblait fréquenté par quelques « marginaux ». Je ne m’y suis pas sentie en insécurité, mais je ne conseille pas de s’y balader le soir…

A voir hors du centre historique…

Bon, je vais être honnête avec vous, lors de mon séjour, je ne suis pas sortie du centre historique, qui est déjà bien dense ! Mais projetant de revenir dans la « ville rouge », je me suis tout de même renseignée sur les autres points d’intérêt, que je partage donc avec vous !

Le sanctuaire Madonna di San Luca

Ce sanctuaire est situé sur les hauteurs de Bologne, au sommet d’une colline (on pouvait l’apercevoir depuis la « terrasse » de San Petronio) et permet donc de jouir d’une belle vue sur la ville !

Fait original : il est relié au centre par… 4 km d’arcades !! J’espère donc voir ça lors de mon prochain passage. Bon, l’ascension se fera en bus, hum.

La chartreuse et son cimetière

A l’ouest du centre, ce cimetière est connu pour être un des plus beaux d’Italie ! On y retrouve de très beaux monuments funéraires et sculptures, notamment dans le style Art nouveau (que j’affectionne). Pas forcément la priorité lors d’un premier séjour, cela me donne tout de même envie de revenir !

Voilà, j’espère vous avoir donné envie de visiter la ville et vous avoir guidé pour la préparation de votre séjour à Bologne ! 😉

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