La cité du train est un des lieux incontournables à visiter à Mulhouse ! Ce vaste musée industriel est le second plus visité de la cité alsacienne, après le musée national de l’Automobile.
Ce vaste musée ferroviaire, unique en son genre, expose près de deux siècles d’histoire du rail en France, ce qui ravit les passionnés, les enfants, mais aussi tous les habitués du train !
Avec une collection de trains de toutes les époques, la Cité du Train est le plus grand musée ferroviaire d’Europe. Dans cet article, je vous invite à découvrir les trésors de ce musée exceptionnel et à plonger dans l’histoire du chemin de fer.
Durée de la visite de la cité du train, tarifs, horaires, l’avis de la souris, je vous explique tout ! Suivez-moi dans mon guide de la cité du train de la souris ! 😉
Table of Contents
Comment aller à la cité du train de Mulhouse

La cité du train se situe 2, rue Alfred de Glehn à Mulhouse, à environ 4 km au nord-ouest du centre-ville.
On peut y accéder facilement par le tram 3, arrêt « musées », direction Lutterbach ou Thann, ou bien sûr en voiture, un grand parking gratuit se trouve devant l’entrée.
Tarifs de la cité du train

Le billet visite libre vous donne accès libre aux collections permanentes, aux expositions temporaires et aux animations
- Plein tarif : 15€ (à partir de 18 ans)
- Tarif enfants : 11€ (de 4 à 17 ans inclus)
- Tarif réduit : 12€ (invalides, cheminots, étudiants jusqu’à 26 ans, chômeurs…, sur présentation d’un justificatif en cours de validité)
- Pass Famille : 44€ (valable pour 4 personnes, 2 adultes maximum, enfants de 4 à 17 ans)
Le 1er mercredi de chaque mois, profitez du demi-tarif sur votre billet d’entrée !
Il existe un billet combiné avec Électropolis, situé juste en face ! Cela revient à 20 €, et 14 € pour les jeunes de 4 à 17 ans inclus. Je vous le recommande, mais prévoyez alors la journée entière pour visiter les deux musées, c’est vraiment riche ! Puis après avoir vu des trains électriques, autant tenter de comprendre ce qu’est vraiment l’électricité et comment ça marche ! 😉
Horaires de la cité du train
La Cité du Train est ouverte de 10 h à 18 h d’avril à octobre inclus, et de 10 h à 17 h le reste de l’année.
Petite histoire de la cité du train de Mulhouse

La Cité du Train a été créée grâce à la passion d’un industriel mulhousien, Jean-Mathis Horrenberger, qui a voulu préserver l’histoire du chemin de fer. Avec le soutien de la ville de Mulhouse et de la SNCF, le musée a ouvert ses portes en 1971 sous le nom de Musée français du chemin de fer.
Après un déménagement en 1976, le musée a été rebaptisé Cité du Train en 2005, avec une rénovation complète qui a permis d’intégrer des mises en scène interactives et une vaste collection de matériels ferroviaires. Aujourd’hui, la Cité du Train est un lieu de conservation et de présentation des trésors historiques du réseau ferroviaire français.
Que voir à la cité du train ?

La Cité du Train abrite une collection de locomotives et de matériels roulants unique au monde, avec plus de 100 locomotives et 200 matériels exposés sur une surface de près de 60.000 m² !
J’ai pu y découvrir des locomotives à vapeur, des trains diesel, des rames électriques, ainsi que des voitures de luxe, des autorails et même des voitures présidentielles. Cette collection vous permettra de voyager dans le temps et de suivre l’évolution technique et industrielle du transport ferroviaire français depuis 1844.
Visite de la cité du train : les différents espaces

La Cité du Train est divisée en plusieurs sections pour offrir une immersion complète et didactique. J’ai pu y découvrir :
- Le parcours spectacle, qui met en scène des trains en fonction de différentes époques et thématiques. Vous pourrez monter à bord de certains trains, admirer des reconstitutions réalisées à l’intérieur des wagons et voir de petits films qui replacent les trains dans leur époque.
- Les Quais de l’Histoire, un parcours chronologique qui vous permet de découvrir les grandes étapes de l’histoire ferroviaire française, de 1844 à nos jours. Des panneaux explicatifs et petits films aident à la compréhension.
- Le Panorama ferroviaire, un espace extérieur où sont exposés des trains grandeur nature. Vous pourrez assister à des démonstrations de locomotives à vapeur en activité et monter à bord de certains trains pour mieux les découvrir de l’intérieur.
Chaque espace est conçu pour vous plonger dans l’histoire et la technique du transport ferroviaire, avec des explications claires et des démonstrations interactives.
Parcours spectacle
Dès l’arrivée dans la Cité du Train, on est immergé dans l’histoire du transport ferroviaire et son impact sur la vie quotidienne des Français. 27 matériels nous attendent, prêts à nous raconter leur histoire et à nous transporter dans le passé ! 🙂
Un spectacle son et lumière nous accompagne dans cette plongée dans le temps, en nous faisant revivre les émotions d’antan.
Six thèmes permettent de découvrir « l’âge d’or du chemin de fer » :
- Le chemin de fer et les vacances : on découvre comment les trains ont révolutionné les déplacements de loisirs.
- Le chemin de fer et la montagne : on explore l’histoire des trains dans les régions montagneuses.
- Les trains officiels : on y découvre les trains qui ont transporté les personnalités importantes de l’histoire.
- Le chemin de fer et la guerre : pour comprendre le rôle des trains dans les conflits.
- Les cheminots et l’univers du voyage : don découvre ici la vie des cheminots et l’univers du voyage ferroviaire.
Chaque thème offre une fenêtre sur l’histoire du transport ferroviaire et son impact sur la société !
Le chemin de fer et les vacances

Dès les premiers jours du chemin de fer, les lignes de Paris à Saint-Germain et de Paris à Versailles ont ouvert la voie à un nouveau mode de transport pour les voyageurs en quête de dépaysement. Cependant, à cette époque, seuls les nobles et les bourgeois pouvaient profiter de ce nouveau moyen de transport ! Heureusement, de nos jours, les petites souris aussi peuvent voyager… 😉
Il a fallu attendre 1936, plus d’un siècle après la naissance du chemin de fer en France, pour que la loi sur les congés payés marque le début du tourisme de masse. J’ai pu découvrir à la Cité du Train deux matériels qui ont joué un rôle important dans l’histoire des vacances, en transportant des milliers de personnes vers les plages ou les stations de ski.
Remarquez la Micheline XM 5005, un véhicule emblématique de la Compagnie des Chemins de Fer de l’Est, datant de 1936, ainsi que la Voiture voyageurs Mixte C5Dt 14068, une pièce de collection de la Compagnie du Paris-Orléans, construite en 1911.
Le chemin de fer et la montagne
Pour permettre aux trains de desservir les régions montagneuses aux dénivelés importants, malgré les conditions météorologiques difficiles, les ingénieurs ont développé des solutions innovantes, comme la voie métrique.
En particulier, pour la desserte de la vallée du Mont-Blanc, la compagnie PLM a commandé des véhicules spécialement conçus pour la région, tels que des fourgons automoteurs, des voitures voyageurs, des wagons et des chasse-neige.
J’ai remarqué deux de ces véhicules motorisés à la Cité du Train, qui ont été commandés aux chantiers de la Buire pour la mise en service de la ligne. Ils témoignent de l’ingéniosité des ingénieurs qui ont travaillé à la conquête des régions montagneuses par le chemin de fer.
On peut voir plusieurs matériels historiques, notamment le Fourgon automoteur Z 209, qui a circulé sur la ligne de Chamonix en 1901, ainsi que le Tombereau automoteur ZS 1420, qui a également desservi cette ligne en 1920.
On remarque également le Chasse-neige ZR1 Aurillac, construit en 1909 pour la Compagnie du Paris-Orléans, et la Locomotive à vapeur 141 Mikado n° 5.452, datant de 1911.
Les trains officiels

À l’époque où le chemin de fer révolutionnait les déplacements, les souverains européens se déplaçaient dans des trains spécialement conçus pour eux. Aujourd’hui, les déplacements officiels du Président de la République sont plus rarement effectués en train, et lorsqu’ils le sont, il voyage discrètement à bord d’un TGV, comme n’importe quel autre client de la SNCF ! (les grèves en moins, hum)
Lors de ma visite de la Cité du Train, j’ai pu admirer les vestiges de cette époque où les trains officiels étaient réservés aux personnalités les plus éminentes.
J’ai été impressionné par la locomotive du réseau PO qui tractait une voiture du train impérial, ainsi que par la voiture PR1, construite au début du XXe siècle pour transporter le plus haut personnage de l’État !
Parmi les matériels exposés, observez la Locomotive à vapeur 121 A 340 Forquenot, une pièce de collection de la Compagnie du Paris-Orléans datant de 1883 !
On admire aussi la Voiture-salon des aides de camp n° 6 du Train Impérial, construite en 1856, ainsi que la Voiture-salon Présidentielle PR1, utilisée par la Présidence de la République Française en 1913.
Le chemin de fer et la guerre

Le chemin de fer a été un témoin « privilégié » des heures sombres de notre histoire, notamment durant les événements de 1870 et les deux guerres mondiales. Il a joué un rôle crucial dans le transport de matériel et de troupes vers le front, mais également dans les actions de la résistance. Malheureusement, il a également été utilisé pour perpétrer les horreurs de la déportation… 🙁
J’ai pu découvrir le matériel utilisé durant ces conflits armés. J’ai été particulièrement touchée par la présence d’un locotracteur de la Première Guerre, d’une voiture pour les troupes, d’une locomotive à vapeur couchée sur le flanc qui évoque les actions de la Résistance, ainsi que de wagons qui rappellent les événements tragiques de la déportation. Ces objets sont un devoir de mémoire, pour que nous n’oublions jamais les horreurs qui ont été commises.
Parmi les matériels exposés, on trouve le Locotracteur ALVF Crochat, datant de 1916, ainsi que la Locomotive à vapeur Consolidation 140 A 259, construite en 1928 pour la Compagnie des Chemins de Fer du Nord. On peut également voir la Voiture voyageurs B8 py 135, datant de 1909, ainsi que deux wagons historiques : le Wagon plat Rt Zy 16241, utilisé par le War Departement en 1918, et le Wagon couvert KKwf 100 179, appartenant au Réseau de l’Etat en 1924.
Les cheminots

Depuis l’ouverture des premières lignes, les compagnies de chemin de fer ont employé des milliers de personnes. La SNCF, à son apogée, comptait jusqu’à 500 000 employés qui travaillaient dans divers domaines, de l’exploitation au commercial, en passant par l’équipement, le matériel, les bureaux d’études et les services de maintenance.
Aujourd’hui, les métiers ont évolué considérablement. En visitant la Cité du Train, on peut constater les progrès réalisés au fil du temps.
J’ai été particulièrement intéressée par les présentations de certaines fonctions, comme celle du mécanicien et du chauffeur, qui travaillaient ensemble pour assurer le bon fonctionnement de la locomotive. La 241 A 1, première locomotive de type Mountain d’Europe, est un exemple concret de leur travail.
Notez aussi la présence d’une Draisine à pompe datant de 1860, ainsi que d’un Wagon couvert à bogies Kywf n°267 901, construit en 1918 pour la Compagnie des Chemins de Fer du Nord.
L’univers des voyages

Les compagnies de chemin de fer ont dû se montrer particulièrement innovantes pour répondre aux besoins de leurs clients, qu’il s’agisse de professionnels, de familles aisées ou de voyageurs à budget modeste. Pour satisfaire ces attentes, elles ont proposé trois classes de service pendant plusieurs décennies, jusqu’en 1956.
Lors de ma visite de la Cité du Train, j’ai pu admirer différentes voitures qui reflètent la diversité des options proposées aux voyageurs. De la simplicité des voitures qui circulaient sur le réseau Alsace-Lorraine à l’opulence des wagons de la Compagnie des Wagons-Lits, créée en 1872 par Georges Nagelmackers, qui a mis en service le légendaire « Orient-Express » une dizaine d’années plus tard.

Parmi les matériels exposés, on trouve une collection de pièces historiques, notamment la Locomotive à vapeur Bourbonnais 030 1423, datant de 1854, ainsi que la Voiture de 4ème classe A.L 20044, construite en 1907 pour le Réseau ferroviaire d’Alsace-Lorraine.
Notez aussi la présence de la Voiture-restaurant n°3348, datant de 1928, ainsi que de la Locomotive à vapeur 030 TA 628, construite en 1874 pour la Compagnie des Chemins de Fer de l’Ouest.
D’autres pièces intéressantes sont exposées, telles que la Voiture à Impériale B9 20303, datant de 1891, la Motrice de métro Sprague M 1354, construite en 1935 pour la RATP, ainsi que plusieurs voitures de luxe, dont la Voiture de 3ème classe C11 24701 Arts Déco, la Voiture-lits LX 3532 et la Voiture Pullman 4018, toutes datant des années 1920.
Enfin, on peut admirer la Locomotive à vapeur Atlantic 221 A 30, construite en 1905 pour la Compagnie des Chemins de Fer du Nord.
Les Quais de l’Histoire

Après avoir exploré le « Parcours Spectacle », on enchaîne le voyage dans le temps avec « Les Quais de l’Histoire », la deuxième exposition permanente de la Cité du Train.
Cette exposition propose de découvrir l’histoire des chemins de fer français de 1844 à nos jours, à travers 64 matériels ferroviaires de collection qui permettent de suivre l’évolution technologique des chemins de fer en France.
De la plus ancienne locomotive à vapeur de 1844 au TGV Euroduplex de 2013, on découvre les différentes étapes de l’histoire des chemins de fer français sur 13.000 m² d’exposition (oui, c’est grand !).
C’est un véritable voyage dans le temps qui permet de mieux comprendre l’importance des chemins de fer dans l’histoire de la France.
En passant, ne ratez pas la maquette de la locomotive 141 TC 701, à l’échelle 1/5ème ! C’est est une reproduction fidèle du modèle original. Cette réalisation technique impressionnante est présentée aux visiteurs trois fois par jour. Construite en 1930, cette pièce unique a nécessité un travail de 80.000 heures de travail ! 🙂
Le saviez-vous ?

La locomotive à vapeur, inventée en 1804 par Richard Trevithick, a été le type de traction dominant jusqu’aux années 1950. Elle a ensuite été progressivement remplacée par les machines diesel et électriques. La dernière locomotive à vapeur a été construite en France en 1953, et le dernier convoi de marchandises a été assuré en 1974.
Aujourd’hui, les locomotives à vapeur sont encore utilisées pour les trains touristiques. À la Cité du Train, vous pouvez découvrir comment fonctionne une locomotive à vapeur. Une locomotive « ouverte » présente les principaux organes qui la composent, tandis qu’une autre se met en mouvement toutes les 30 minutes pour montrer le fonctionnement des bielles !
Vous pourrez également en apprendre davantage sur les différents éléments qui composent une locomotive à vapeur, tels que les bielles, les organes de roulement, le tender, le charbon, le bissel et le système de distribution.
Parmi les locomotives à vapeur exposées, remarquez la 111 Sézanne n°5, de la Compagnie de Montereau à Troyes et datant de 1847.
D’autres locomotives à vapeur sont également exposées, comme la 232 Baltic n°3.1102 Nord, datant de 1911.
Enfin, on peut voir un Tender 22 C 306 « système à écope », datant de 1920, qui est un exemple de la technologie des tenders de l’époque.
Deux locomotives emblématiques sont également exposées : la Pacific Nord 231 E 22, datant de 1936, conçue par l’ingénieur André Chapelon, et la 232 U 1 Hudson, de l’ingénieur Marc de Caso, datant de 1949, qui est un exemple de la modernité des locomotives à vapeur de l’après-guerre.
Quai n°1 : la révolution industrielle

Je me souviens de la date de juillet 1827, sous le règne de Charles X : une étape importante dans l’histoire du chemin de fer !
C’est à cette époque que la première ligne reliant Saint-Etienne à Andrézieux a vu le jour. Pour rendre hommage à cette naissance, la Cité du Train a créé l’exposition des « Quais de l’Histoire ». Et c’est là que je me suis retrouvé face à la locomotive à vapeur la plus ancienne conservée en Europe : la 111 Buddicom n°33, surnommée Saint-Pierre.
Sur ce premier quai, j’ai découvert 5 locomotives exceptionnelles, ainsi qu’un train de voyageurs et un train de marchandises du XIXe siècle. C’est un voyage dans le temps qui m’a permis de comprendre l’importance de cette époque pour l’histoire du chemin de fer.
On trouve des locomotives et des voitures de train qui ont marqué l’histoire du chemin de fer au 19e siècle. La Locomotive à vapeur 111 Buddicom n°33 Saint-Pierre, datant de 1844, est l’une des plus anciennes locomotives à vapeur conservées en Europe !
On peut également admirer d’autres locomotives à vapeur, comme la 111 Stephenson n°6 L’Aigle, la 210 Crampton n°80, la 032 Engerth n°312 L’Adour, la 211 Compound 4 cylindres De Glehn n°701 et la 120 Parthenay n°2029, qui ont été construites entre 1846 et 1885.
Les voitures de train sont également représentées, avec la Voiture-voyageurs A 151 1ère classe, datant de 1850, et le Fourgon mixte 3ème classe n°7061, datant de 1868.
Enfin, on peut voir un Wagon de marchandises Bi-foudre en bois, datant de 1900, qui est un exemple de la diversité des wagons de marchandises de la Belle Époque.
Quai n°2 : les débuts du 20e siècle
C’est à cette époque que les ingénieurs ferroviaires ont commencé à chercher des solutions pour résoudre les problèmes écologiques et techniques qui les empêchaient de progresser. Ils ont alors découvert les avantages de l’électricité et ont lancé des prototypes à Paris, entre Austerlitz et Orsay, ainsi qu’entre la capitale et Versailles.
Mais à cette époque, l’industrialisation des machines électriques n’était pas encore une réalité ! Au contraire, les locomotives à vapeur continuaient à être fabriquées et à évoluer, devenant de plus en plus performantes.
J’ai pu admirer des locomotives emblématiques comme la C 145 du PLM, qui assurait la liaison entre Paris et Nice, ou les célèbres Pacific de la Compagnie PO. Les 230 de la Compagnie du Midi, qui défiaient le Massif Central, étaient également présentes.
Mais la Première Guerre Mondiale allait bientôt modifier le paysage ferroviaire et son parc, marquant un tournant important dans l’histoire du chemin de fer…
Parmi les matériels exposés, on trouve des locomotives et des automotrices qui ont marqué l’histoire du chemin de fer au début du 20e siècle, comme la Locomotive électrique BB E 1 Boîte à sel, datant de 1900.
On peut également admirer des locomotives à vapeur, comme la 220 « Coupe-Vent » C 145 American, la 231 Pacific n°4546, la 230 Ten Wheel n°1314 et la 140 C 344 Consolidation, qui ont été construites entre 1900 et 1917.
Les automotrices électriques sont également représentées, avec la Sprague BDF 9011 3e rail et la TE 1080, qui ont été construites en 1902 et 1914, respectivement.
Enfin, on peut voir une Voiture-voyageurs à Impériale B4C5t Bidel, datant de 1900, qui est un exemple de la confortabilité des trains de l’époque.
Quai n°3 : entre années folles et crise mondiale
C’est à cette époque que les réseaux de chemins de fer ont commencé à se diversifier, en équipant leurs lignes de locomotives à vapeur, électriques, diesel, d’automotrices électriques et d’autorails. L’objectif était de réduire la dépendance au charbon et de préparer les réseaux à une éventuelle pénurie en cas de conflit.
Les années 1920 ont vu l’apparition de la traction électrique sur les lignes des compagnies du PO, du Midi et du PLM. Un nouveau concept de train a également vu le jour : l’autorail, conçu pour réduire les coûts d’exploitation des lignes secondaires. Les constructeurs automobiles comme Bugatti ou Renault ont participé à son développement, en commercialisant de nombreux modèles, de l’omnibus aux fameux wagons rapides.
Les matériels exposés sur ce quai témoignent de cette époque de transition et de diversification. J’ai pu admirer les autorails et automotrices électriques qui ont marqué cette période, et qui ont contribué à façonner l’histoire des chemins de fer.
Remarquez la locomotive électrique BB E 4002, datant de 1922, est un exemple de la traction électrique de l’époque. L’Autorail rapide Bugatti Présidentiel, datant de 1933, est un exemple de la technologie des autorails de cette période.
On peut également admirer plusieurs autres locomotives et autorails, comme la Locomotive électrique 2D2 5516, l’Automotrice électrique Z 23461, la locomotive électrique 1ABBA1, l’Autorail à essence ZZB 23901, la Locomotive à vapeur 242 AT 6 Pocono, l’Autorail Renault VH n°2211, la Voiture voyageurs C 11 n°11412, la Locomotive diesel 4 DMD2 60032, ainsi que plusieurs wagons de marchandises, comme le Wagon marchandises isotherme Météor KZA 505 257 et le Wagon citerne SC 565 536.
Quai n°4 : tout le monde peut voyager en train (même les souris !)
Avant de passer à un nouveau chapitre de l’histoire du rail, je me suis arrêté sur le quai n°4 pour admirer quelques-unes des voitures-voyageurs les plus célèbres de l’époque. J’ai pu voir un fourgon postal, ainsi que des voitures-salon qui ont été conçues pour les familles aisées qui se rendaient à la mer Méditerranée.

Les compagnies ferroviaires ont toujours cherché à cibler leur clientèle et à adapter leur matériel en conséquence. Le réseau du PLM, par exemple, a privilégié les voyageurs les plus fortunés, en leur offrant des voitures-salon de luxe pour leurs déplacements.
J’ai également appris que les personnages les plus célèbres de l’époque, comme le général Joffre ou les membres de la famille grand-ducale du Luxembourg, voyageaient en train avec un grand confort.
Ils prenaient soin de faire de leur déplacement en train un moment de détente agréable. C’était l’époque où le train était un symbole de luxe et de confort, et où les voyageurs les plus fortunés pouvaient profiter de tous les avantages qu’il offrait.
Parmi les matériels exposés, on peut voir la Locomotive à vapeur 231 H 8 Pacific, datant de 1939, est un exemple de la traction à vapeur de l’époque.
Les Voitures Salon n°11, n°4 « Général Joffre » et 10 AL « Grande Duchesse » sont des exemples de la confortabilité des trains de l’époque. Le Fourgon postal PA 40588, datant de 1933, est un exemple de la technologie des fourgons postaux de l’époque.
Quai n°5 : 1938, création de la SNCF
Je me suis retrouvé sur le quai n°5, où l’histoire du chemin de fer prend un tournant important. En 1938, la SNCF est créée par la nationalisation des grandes compagnies de chemin de fer. C’est une décision qui vise à sauver le chemin de fer de la faillite, après les dommages de la Grande Guerre et la récession économique des années 1930.
Mais la SNCF est confrontée à un nouveau défi dès sa création : la Seconde Guerre Mondiale. Les transports militaires sont sous le contrôle de l’occupant, et les actions de la résistance sont nombreuses. Les pertes humaines et les destructions sont lourdes.
Après la fin du conflit, il faut redynamiser le trafic et reconstruire le réseau. La SNCF fait alors appel à l’industrie ferroviaire américaine et canadienne pour la fabrication de nouvelles locomotives à vapeur. C’est un moment important pour la SNCF, qui doit se relever des ruines de la guerre et se préparer pour l’avenir.
Parmi les matériels exposés, la Locomotive à vapeur 141 R 1187 Mikado, datant de 1945, est un exemple de la traction à vapeur de l’époque. L’Autorail Decauville ABDP2 X52103, datant de 1945, est un exemple de la technologie des autorails de l’époque.
On peut également admirer la Voiture Salon Présidentiel PR2, datant de 1954. L’Autorail Picasso Renault X 3847 partie moteur, datant de 1953, est un exemple de la technologie des autorails de l’époque.
La Crémaillère de Langres, automotrice de type A1-1A, datant de 1947, est un exemple de la technologie des crémaillères. Enfin, l’Automotrice électrique Z 604 ligne de Chamonix à voie métrique, datant de 1958, est un exemple de la technologie des automotrices électriques des lignes de montagne.
Quai n°6 : la SNCF et les années 1950
Durant les années 1950, l’histoire de la SNCF prend un nouveau tournant ! Après la reconstruction du réseau, les dirigeants et ingénieurs de la SNCF doivent adapter le chemin de fer aux besoins des voyageurs et des transporteurs de marchandises. La concurrence avec l’automobile et l’avion devient de plus en plus importante, et la SNCF doit trouver des solutions pour rester compétitive.
La vitesse et la puissance sont les clés pour relever ce défi. Les locomotives de type BB 9200 arrivent en 1957, et la SNCF propose son premier train commercial à grande vitesse en 1967 : le Capitole. Ce train rouge et puissant peut rouler à 200 km/h et marque un tournant important dans l’histoire de la SNCF.
Je me suis arrêté pour admirer les locomotives et les trains qui ont marqué cette époque, et j’ai pu comprendre comment la SNCF a réussi à se relever des défis de l’après-guerre et à devenir un leader dans le transport ferroviaire.
Parmi les matériels exposés, on trouve la Locomotive diesel CC 65001, datant de 1956, un exemple de la technologie diesel de l’époque. Les Locomotives électriques CC 14018, CC 7107 et BB 9004, construites entre 1952 et 1956, montrent l’évolution de la traction électrique.
On peut également admirer le Wagon marchandises « poche » pour le transport de fonte liquide, datant de 1955, qui est un exemple de la diversité des wagons de marchandises.
La Locomotive électrique BB 9291 Capitole, datant de 1964, est un exemple de la technologie électrique de l’époque. Enfin, la Locomotive à vapeur 241 P 16 Mountain, datant de 1947, est un exemple de la traction à vapeur de l’époque.
Quai n°7 : Trans Europe Express

Les années 60-70 sont marquées par une forte croissance économique, et le réseau routier explose littéralement. Face à cette concurrence, la SNCF s’associe à d’autres compagnies pour créer des trains rapides, modernes et confortables : les Trans Europ Express.
Ces trains sont destinés à la clientèle d’affaires, et sillonnent l’Europe pour offrir un service de haute qualité. Mais la SNCF ne s’arrête pas là. Dans les années 1970, la direction de la Recherche travaille sur l’adaptation de la technologie aérienne sur le matériel ferroviaire. Et c’est là que l’idée du Turbotrain est née : installer une turbine d’hélicoptère dans un autorail. Une idée qui a pu sembler farfelue à certains, mais qui a révolutionné le transport ferroviaire !
Parmi les matériels exposés, on trouve plusieurs locomotives et voitures de train qui ont marqué l’histoire du Trans Europe Express.
La Locomotive électrique CC 40101 quadricourant TEE, datant de 1964, est un exemple de la technologie de l’époque. La Locomotive électrique CC 6572 1,5 kv cc, construite en 1975, montre l’évolution de la traction électrique.
On peut également admirer plusieurs voitures de train, comme la Voiture voyageurs A8tu Inox Mistral 69 18 89 996, datant de 1974, ou la Voiture voyageurs bar A3tru Grand Confort 84 99 003, construite en 1971.
La Voiture-lits type P 4550 6, datant de 1956, est un exemple de la confortabilité des trains de l’époque. Enfin, la Voiture SAV Salon Cité du Train 61 87 99 90 065, datant de 1979, est un exemple de la technologie de l’époque.
Quai n°8 : voyager à grande vitesse

La crise pétrolière de 1974 met un point final au programme du Turbotrain, trop gourmand en pétrole, mais cela n’arrête pas la SNCF. La même année, le Président de la République Georges Pompidou décide la construction de la ligne nouvelle ferroviaire de Paris à Lyon et son équipement en traction électrique.
La recherche continue d’avancer, et en 1981, le TGV est mis en service. C’est une révolution dans le transport ferroviaire ! La SNCF est désormais en route vers le futur, et le train à grande vitesse devient le transport ferroviaire de référence du 21ème siècle.
Parmi les matériels exposés, on trouve quelques-uns des plus emblématiques de l’histoire du TGV.
La Motrice Turbotrain RTG T 2057, datant de 1974, est un exemple de la recherche de la SNCF pour créer des trains à grande vitesse. La Motrice TGV Paris Sud-Est 61 « orange », construite en 1982, est un symbole de la révolution du transport ferroviaire à grande vitesse.
On peut également admirer une maquette échelle 1 de la Cabine de conduite TGV Euroduplex, datant de 2011, qui montre l’évolution de la technologie et du design des trains à grande vitesse.
Ces matériels exposés permettent de comprendre l’histoire et l’évolution du TGV, et de découvrir les innovations qui ont fait de la SNCF un leader dans le transport ferroviaire à grande vitesse.
Le Panorama Ferroviaire, un espace extérieur unique
En plus de ses deux halles couvertes, la Cité du Train vous propose un espace extérieur de 16.000 m2 où on peut découvrir des expositions permanentes et temporaires, ainsi que des animations ferroviaires ludiques pour toute la famille.
L’espace est divisé en trois secteurs : le quai de Cluny, l’espace technique et les voies d’expositions temporaires.
Vous pourrez également observer le passage des trains modernes, tels que les TGV, les Intercités internationaux, les Corail TER Alsace 200, les différents matériels TER, les trains de Fret, les trams-trains SNCF et les tramways Soléa du réseau de Mulhouse.
Deux voies encadrant la « marquise » de la gare de Cluny accueillent des matériels ferroviaires pour des expositions temporaires. Une petite gare du début du XXe siècle a été reconstituée pour vous transporter dans l’ambiance d’une époque révolue.
J’ai remarqué en passant un signal mécanique Lartigue, une imposante grue de gare, des objets ferroviaires divers et variés et l’ancien poste d’aiguillage de Paris Invalides !
L’espace technique propose des animations ferroviaires pour les passionnés. Un plan de voie permet d’organiser des expositions temporaires de matériels, d’avril à octobre, avec la présentation de quelques éléments stationnés dans le bâtiment de réserve de la Cité du Train.
Parmi les matériels exposés à l’extérieur, on trouve une collection de pièces modernes, notamment les Locotracteurs Y 7108 et Y 7199, datant de 1960, ainsi que la Grue routière « Griffet », également construite en 1960 pour la SNCF.
Notez aussi la présence de la Draisine Unifiée avec grue type DU 65 n°6 005, datant de 1965, ainsi que de la Remorque d’automotrice XR ABXx 15327, construite en 1967.
D’autres pièces intéressantes sont exposées, telles que la Voiture lits Trans Euro Nuit de type T2, datant de 1968, ainsi que la Locomotive électrique BB 25609, livrée en 1974 et surnommée « danseuse ».
On peut également admirer la Voiture Trans Europ Express Fourgon Générateur A4 Dtux Mistral 63 87 89 89 093-3, datant de 1974, ainsi que la Voiture Corail Innotrans, construite en 1977.
Enfin, on trouve des pièces plus récentes, telles que la Motrice n°1 et la remorque n°1 de la rame 325 – TGV Atlantique, datant de 1989, ainsi que la Locomotive BB 63413 « PLATHÉE », construite en 2006.
Et pour terminer, on peut voir la Remorque Automotrice Z 6181, datant de 1970, ainsi que la Remorque UFR, qui remonte aux années 30.
Animations à la cité du train
La Cité du Train propose une variété d’animations et d’expériences pour les visiteurs de tous âges. Vous pouvez :
- Faire un tour du musée sur un train miniature tiré par une petite locomotive électrique, une expérience unique et amusante !
- Admirer la locomotive à vapeur 232 U 1 se mettre en marche, un spectacle impressionnant !
- Observer l’immense maquette ferroviaire du musée s’animer, une véritable œuvre d’art qui vous fera découvrir les détails de la vie ferroviaire.
- Et pour les plus aventuriers, vous pouvez même vous initier à la conduite de trains certains jours, une expérience inoubliable !
Restaurant Le Mistral
Non, ne confondez pas avec un célèbre bar de Marseille ! 😉
Le nom de ce célèbre vent provençal a été donné au grand train reliant Paris à la Méditerranée. C’est maintenant le restaurant de la cité du train qui porte son nom !
Vous pourrez y déjeuner, ou goûter (comme moi) parmi les photos et maquettes… de trains bien sûr ! 😉
Électropolis à Mulhouse
Pour pouvez profiter d’un billet combiné pour la cité du train et Électropolis, situé juste en face ! Alors autant en profiter, comme les souris ! 😉
Le musée Electropolis, à Mulhouse, raconte l’histoire fascinante de l’électricité — de la foudre de l’Antiquité jusqu’à la révolution énergétique actuelle.
Dès l’entrée, une maquette-spectacle de 80 m vous plonge dans l’évolution des usages électriques. Au-centre du parcours trône la légendaire machine Sulzer-BBC (1901). C’est une imposante turbine de 170 tonnes, qui alimentait autrefois la filature DMC de Mulhouse ; elle fonctionne encore lors de démonstrations multimédia !
Le musée expose plus de 12.000 objets — moteurs, générateurs, appareils électroménagers anciens, ampoules, radios, affiches publicitaires. Mais environ 1000 pièces sont visibles sur 4000 m² d’exposition permanente, ce qui est déjà largement assez à mon avis ! On y suit les grandes étapes scientifiques et techniques : expériences d’électrostatique, découvertes du XIXᵉ siècle, industrialisation, confort domestique, puis transition énergétique actuelle.
Pour les familles, Electropolis propose des ateliers et animations très ludiques : spectacles d’électrostatique, expériences interactives, jeux pédagogiques autour de la prise électrique, et visites guidées pour petits curieux dès 7 ans. En extérieur, le jardin des énergies et ses installations renouvelables ajoutent une dimension contemporaine à la visite, même si nous n’avons hélas pas pu en profiter vu le mauvais temps !
En plus d’être un musée, Electropolis est par ailleurs un centre de documentation avec 9500 ouvrages, archives, plans anciens et affiches historiques — ressource de référence pour étudiants et passionnés.
Comptez environ 2 heures pour une visite complète, mais mieux vaut prévoir plus si vous aimez expérimenter, surtout avec des enfants ! Le musée s’adresse aussi bien aux passionnés de sciences qu’à celles et ceux qui s’interrogent sur l’impact de l’électricité dans notre quotidien.
Le musée Electropolis est ouvert du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h. Il est fermé tous les lundis, ainsi qu’en janvier.
Le billet d’entrée coûte 11 € pour un adulte et 6 € pour un enfant (4-17 ans). Un tarif famille (2 adultes + 2 enfants) existe : 28 €. Des réductions sont accordées aux étudiants, demandeurs d’emploi ou titulaires d’un pass culturel.
Infos pratiques sur le site officiel du musée Electropolis
Que faire autour de la cité du train à Mulhouse
Vous savez maintenant quoi voir à la cité du train de Mulhouse ! Mais que voir d’autre à Mulhouse et en Alsace ?
- visiter le musée national de l’Automobile à Mulhouse, tout aussi passionnant ! 😉
- visiter Mulhouse en une journée (en dehors des musées)
- passer la journée à l’écomusée d’Alsace, un lieu unique en son genre avec tout un village traditionnel reconstitué !
- que faire et visiter à Colmar, la petite Venise alsacienne
- que faire et voir en Alsace : le guide complet de la souris !
- les 250 plus beaux lieux à voir en France










