Que faire à Dijon en un week-end ?
Ancienne capitale des ducs de Bourgogne, Dijon compte 160.000 habitants, et 260.000 dans son agglomération. Le chef-lieu de la nouvelle région Bourgogne-Franche-Comté mêle patrimoine, culture et plaisirs gourmands, de quoi attirer une souris comme moi !
Le centre historique, parfaitement conservé, se découvre à pied, entre maisons à pans de bois, hôtels particuliers, musées et halles animées. Ville à taille humaine, Dijon séduit autant les amateurs d’architecture, d’art que les curieux de gastronomie.
Bon, suivez-moi dans ce guide de Dijon par la souris ! 😉
Sommaire
- Plan de Dijon
- Comment aller à Dijon depuis Paris
- Pourquoi visiter Dijon ?
- Quand visiter Dijon ?
- Combien de temps pour visiter Dijon ?
- Où dormir à Dijon
- Brève histoire de Dijon
- Que faire à Dijon : les meilleures activités
- Visiter les autres musées de Dijon
- Que faire à Dijon avec des enfants ?
- Que faire à Dijon en amoureux ?
- Que faire à Dijon quand il pleut ?
- Où manger à Dijon : la bonne adresse de la souris
- Foire aux questions sur votre séjour à Dijon
- Avis de la souris sur Dijon
- Que faire autour de Dijon
🐭 Bon à savoir avant votre visite de Dijon
- Le Parcours de la Chouette : c’est le meilleur moyen de ne rien rater. Suivez les 22 flèches au sol marquées d’une chouette pour explorer le centre historique piétonnier.
- Musée des Beaux-Arts : il est situé dans le palais des Ducs et son accès aux collections permanentes est entièrement gratuit. C’est l’un des plus riches de France.
- La Tour Philippe le Bon : pour la plus belle vue sur les toits vernissés et la ville, montez ses 316 marches (réservation conseillée à l’office de tourisme).
- Le Pass Dijon : si vous restez 24 h ou 48 h, il est très vite rentabilisé pour les visites guidées et les entrées dans les monuments payants.
Plan de Dijon
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Comment aller à Dijon depuis Paris
Bonne nouvelle, depuis Paris, Dijon est facilement accessible en train ou en voiture.
Visiter Dijon en voiture
En voiture, il faut compter 265 km et environ 3 h 15 en empruntant l’autoroute A6 (direction Lyon) jusqu’à Beaune, puis l’A31 vers Dijon. Le trajet est fluide, traversant les paysages de Bourgogne.
Visiter Dijon en train

En train, le TGV au départ de Paris-Gare-de-Lyon met environ 1 h 35 pour rejoindre Dijon-Ville. Des liaisons régulières sont proposées chaque jour. À l’arrivée, la gare est située à dix minutes à pied du centre. C’est donc l’option idéale pour un week-end à Dijon sans voiture ! 😉
Pour les moins pressés… ou plus économes, notez que des TER relient Paris à Dijon, pour un coût généralement bien plus modéré !
Pourquoi visiter Dijon ?

Dijon est une ville au riche passé, mais bien vivante. Capitale historique du duché de Bourgogne, elle conserve un centre ancien remarquable, ponctué de palais, de musées, de maisons médiévales et d’églises gothiques. Le tout se visite à pied. C’est aussi une ville de saveurs : moutarde, pain d’épices, vins de Bourgogne, marchés et bonnes tables animent la vie locale. J’en ai évidemment profité !
Dijon est desservie par le TGV, proche des vignobles de la Côte-d’Or, et constitue une excellente base pour découvrir la Bourgogne. Ni trop grande, ni trop petite, elle offre un bel équilibre entre culture, histoire et douceur de vivre. Une destination souvent méconnue, mais pleine d’intérêt.
Quand visiter Dijon ?

Comme le plupart des villes, Dijon se visite toute l’année, mais le printemps reste idéal. Les parcs refleurissent et les rues retrouvent une ambiance douce. L’été apporte des soirées animées, même si la chaleur peut surprendre.
L’automne charme avec ses couleurs et les vendanges proches, ce qui crée une atmosphère gourmande. L’hiver reste calme, parfait pour profiter des musées sans foule.
Les festivals rythment aussi l’agenda, comme les animations autour de la gastronomie. La ville ne connaît pas d’extrêmes météorologiques, ce qui facilite les séjours improvisés. Vous profitez autant des ruelles que des salons des musées, quelle que soit la saison.
Combien de temps pour visiter Dijon ?

Une journée à Dijon suffit pour goûter l’essentiel : le palais des Ducs, quelques églises et une balade dans les ruelles.
Un week-end de 2 jours à Dijon permet un rythme plus tranquille, avec la tour Philippe-le-Bon, la coulée verte et les halles. Visiter Dijon en 3 jours ouvre la voie aux vignobles proches, notamment la route des Grands Crus. Dijon reste compacte, ce qui rend les déplacements rapides. Vous alternez facilement patrimoine, jardins et dégustations. Un court séjour offre déjà une belle découverte, mais les amateurs d’histoire et de vin apprécient souvent de prolonger.
Pour ma part, j’étais allée à Dijon il y a des années, sur la route retour de la Suisse, et j’y suis retournée une journée entière récemment, en automne, en faisant étape pour la Suisse justement.
Où dormir à Dijon

Voici mes meilleures adresses d’hôtels où dormir à Dijon, du plus abordable au plus confortable :
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Mustard Hostel : c’est une auberge de jeunesse moderne et design située en plein centre historique. Elle offre un cadre convivial avec un bar animé et une cour intérieure. Elle propose des lits en dortoirs ainsi que des chambres privées, le tout à un excellent rapport qualité-prix pour visiter Dijon à pied ! 😉
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Hôtel République : cet hôtel 2 étoiles offre un confort simple, propre et soigné à deux pas de la place de la République et du cœur historique. Vous aimerez l’accueil chaleureux de l’équipe, le calme des chambres et son rapport qualité-prix imbattable pour séjourner au plus près des rues piétonnes. Un bon choix où loger à Dijon en famille ou entre amis.
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Hôtel des Ducs : idéalement situé dans le quartier historique à quelques mètres du Palais des Ducs, cet établissement 3 étoiles de charme propose des chambres élégantes et des studios parfaitement équipés. Il est particulièrement bien noté pour son buffet petit-déjeuner riche en produits locaux et sa situation exceptionnelle pour explorer Dijon à pied en suivant le « Parcours de la Chouette » !
- ibis Styles Dijon Central : idéalement situé sur la place Grangier, cet hôtel 3 étoiles occupe un magnifique bâtiment historique à la façade Art Déco, en plein cœur de la zone piétonne dijonnaise. Il se distingue par son design intérieur moderne et coloré, son bar lounge chaleureux et, comme toujours chez ibis Styles, le petit-déjeuner buffet est inclus dans le prix de la chambre !
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Grand Hôtel La Cloche – MGallery : ce prestigieux établissement 5 étoiles, classé monument historique, incarne l’élégance et le luxe ultime face à la Porte Guillaume. Avec son spa haut de gamme, son jardin intérieur apaisant et ses chambres au design raffiné, c’est l’adresse d’exception si vous recherchez un séjour mémorable et raffiné ! C’est le lieu idéal où dormir à Dijon en amoureux ! 🙂
Brève histoire de Dijon

Avant de partir à la découverte de Dijon, je vous propose un petit résumé historique. L’histoire de Dijon remonte à l’Antiquité : la ville, alors nommée Divio, se développe à un carrefour de voies romaines.
Au Moyen Âge, elle devient capitale du duché de Bourgogne, un État puissant rivalisant parfois avec le royaume de France. Cette période faste débute avec les ducs capétiens (1032–1361), puis surtout sous les Valois de Bourgogne, à partir de 1363. Sous Philippe le Hardi, Jean sans Peur, Philippe le Bon et Charles le Téméraire, Dijon s’enrichit en monuments, en œuvres d’art et en institutions.
Après la mort de Charles le Téméraire en 1477, la Bourgogne est rattachée à la couronne de France. Dijon devient alors ville parlementaire et administrative, mais conserve un rôle culturel important. La ville se transforme aux XVIIe et XVIIIe siècles, avec la construction de nombreux hôtels particuliers.
À la Révolution, Dijon devient chef-lieu du département de la Côte-d’Or. Elle s’industrialise lentement au XIXe siècle et reste une ville de garnison et de fonction publique. Les destructions de la Seconde Guerre mondiale y sont limitées. Depuis, Dijon affirme son identité patrimoniale, universitaire et gastronomique. Le centre historique, bien conservé, est classé secteur sauvegardé depuis 1966.
Que faire à Dijon : les meilleures activités

Voici selon moi les principales choses à faire et à voir à Dijon :
- Suivre le parcours de la chouette : Circuit balisé à travers le centre historique de la ville.
- Visiter le musée des Beaux-Arts : Collections riches dans l’ancien palais des ducs de Bourgogne.
- Explorer le palais des ducs : Bâtiments historiques et panorama depuis la tour Philippe le Bon.
- Découvrir la cathédrale Saint-Bénigne : Église gothique avec crypte romane et tombeaux médiévaux.
- Se promener au jardin Darcy : Premier jardin public de Dijon, bassin et sculpture de Pompon.
- Déguster les spécialités locales, comme la moutarde ou les nonnettes : Maisons spécialisées, boutiques et démonstrations artisanales.
- Flâner aux Halles de Dijon : Marché couvert conçu par Eiffel, produits régionaux et ambiance locale.
- Admirer les hôtels particuliers : Façades Renaissance et classiques dans le vieux Dijon.
- Visiter le musée de la Vie Bourguignonne : Objets, scènes et traditions populaires en Bourgogne.
- Profiter du lac Kir : Plan d’eau artificiel pour promenade, baignade ou pique-nique.
Place de la Libération

Je vous propose de débuter cette visite de Dijon par sa place principale ! Aménagée en 1686 par l’architecte Jules Hardouin-Mansart, la place de la Libération est l’un des plus beaux ensembles urbains de Dijon.
Semi-circulaire, elle encadre la façade classique du palais des ducs. À l’origine, elle servait de parvis d’honneur. Aujourd’hui, elle est piétonne, ponctuée de fontaines au sol et bordée de terrasses animées. L’harmonie de ses façades, la perspective sur la tour Philippe le Bon en font un lieu central, aussi agréable de jour que de nuit.

Bon, si elle est piétonne, quelques voitures de résidents peuvent y circuler pour pénétrer dans la cour des hôtels particuliers. Mr Souris a failli se faire écraser en prenant une photo, alors faites quand même attention !
Palais des ducs de Bourgogne

Dominant la place de la Libération, le palais des ducs et des États de Bourgogne est un ensemble monumental mêlant architecture médiévale, Renaissance et classique. Il fut d’abord la résidence des puissants ducs de Bourgogne aux XIVe et XVe siècles, avant de devenir le siège du gouvernement provincial, puis l’hôtel de ville.
On y visite aujourd’hui plusieurs espaces : la cour d’honneur, les salles du musée des Beaux-Arts et la tour Philippe le Bon. Cette dernière, haute de 46 mètres, offre une vue panoramique sur les toits de Dijon et les collines alentours. Le palais illustre l’histoire politique de la Bourgogne et l’ambition artistique de ses souverains. C’est le cœur symbolique et géographique de la ville.
Visiter le musée des Beaux-Arts

Installé dans le palais des ducs et des États de Bourgogne, le musée des Beaux-Arts de Dijon est l’un des plus riches musées de province. Entièrement rénové, il abrite des collections allant de l’Antiquité à l’art contemporain. Vous pourrez y découvrir des œuvres de Titien, Véronèse, Le Brun, Monet ou encore Yan Pei-Ming. L’un des joyaux du musée est la salle des tombeaux des ducs de Bourgogne, ornés de gisants remarquables.
Le bâtiment lui-même, avec ses salles voûtées, escaliers monumentaux et vues sur la ville, mérite la visite à lui seul. L’entrée est gratuite, ce qui en fait une halte culturelle accessible à tous. Hélas, j’ai manqué de temps pour le visiter, et il me faudra revenir !
Suivre le parcours de la chouette

Voilà un itinéraire que je me dois de vous citer, même si ça n’inspire pas les souris comme moi !
Le parcours de la chouette est l’un des moyens les plus simples et ludiques de découvrir Dijon. Il s’agit d’un circuit balisé au sol par des petites plaques de bronze représentant une chouette, symbole de la ville. Le tracé couvre une quarantaine d’étapes à travers le centre historique : églises, hôtels particuliers, places, rues commerçantes ou musées. Chaque étape est commentée dans un livret ou une application mobile, disponible à l’office de tourisme.
Ce parcours, adapté aux familles comme aux curieux, permet de parcourir Dijon à son rythme, tout en apprenant l’histoire de ses bâtiments et de ses personnages célèbres. C’est aussi l’occasion d’apercevoir la fameuse chouette sculptée sur l’église Notre-Dame, que l’on caresse de la main gauche pour porter chance.
Église Notre-Dame

En plein centre, construite au XIIIe siècle, l’église Notre-Dame de Dijon est un bel exemple de gothique bourguignon. Sa façade, aux lignes horizontales soulignées de rangées d’arcatures aveugles, est unique en France. Levez le musée et admirez les détails ! Drôles de têtes les gargouilles…

On y trouve une horloge à jacquemarts, un orgue classé, et la fameuse chouette sculptée, porte-bonheur local. L’intérieur est sobre mais élégant, avec de beaux vitraux.

L’église reste l’un des monuments les plus emblématiques de la ville, encore plus que la cathédrale. Hélas il faisait un peu sombre lors de mon passage, c’est ça de voyager en novembre !
Quartier Notre-Dame

Autour de l’église du même nom, le quartier Notre-Dame est un dédale de ruelles anciennes, comme la rue Musette, rue Verrerie ou la rue de la Chouette. J’y ai découvert des maisons médiévales, des cours intérieures, des boutiques d’artisans et de spécialités dijonnaises. Egalement sympa à voir de nuit !

C’est l’un des secteurs les plus charmants de Dijon, idéal pour flâner, prendre un café, ou suivre le parcours de la chouette. C’est le quartier que j’ai préféré à Dijon ! Il faut dire que j’aime bien les vieux quartiers médiévaux…
Place François-Rude

Voilà une agréable petit etite place très animée comme je les aime ! Au cœur du centre historique, à deux pas de la place de la Libération, la place François-Rude (aussi appelée place du Bareuzai) est bordée de maisons à colombages, de cafés et de boutiques. Au centre, une fontaine avec une statue d’enfant foulant du raisin évoque le passé viticole de la ville.
Lieu vivant et photogénique, c’est aussi un bon point de départ pour explorer les ruelles alentours. Elle est toujours très fréquentée, et je l’ai trouvé agréable. Plutôt sympa donc, la place Rude… Ce sera l’occasion de faire une pause.
Admirer les hôtels particuliers

Le centre ancien de Dijon regorge d’hôtels particuliers construits entre le XVe et le XVIIIe siècle. Le long des rues Verrerie, des Forges ou Amiral-Roussin, on peut admirer leurs façades sculptées, leurs cours intérieures, leurs escaliers à vis ou à rampe sur rampe.
Certains sont ouverts au public, comme l’hôtel de Vogüé ou celui de Lantin. Nous avons d’ailleurs fait un tour dans l’agréable jardin de l’hôtel de Vogüé.
Cathédrale Saint-Bénigne

La cathédrale Saint-Bénigne est le principal monument religieux à visiter à Dijon.
Construite aux XIIIe et XIVe siècles sur les bases d’une ancienne abbaye bénédictine, elle offre une belle architecture gothique bourguignonne. Hélas, la façade offre peu de recul !

Son intérieur, sobre et élancé, conduit à une crypte romane du XIe siècle, parmi les plus anciennes de la région. Celle-ci conserve le tombeau de saint Bénigne, évangélisateur de la Bourgogne.


L’ensemble témoigne de la continuité spirituelle de la ville et de son importance religieuse au Moyen Âge.
🎨 Le saviez-vous ? Les toits aux tuiles vernissées
Véritable emblème de la Bourgogne, ces toitures colorées apparaissent au XVe siècle sur les édifices les plus prestigieux. Elles témoignent autant de la richesse du commanditaire que d’un savoir-faire artisanal unique.
- La technique : les tuiles sont fabriquées à partir d’argile locale, puis recouvertes d’un émail à base de sels métalliques (plomb, étain) qui prend ses teintes brunes, vertes, ocres ou rouges lors de la cuisson.
- L’art du motif : elles sont disposées de manière géométrique pour créer des losanges ou des chevrons. C’est ce qu’on appelle la « toiture polychrome ».
- Où les admirer à Dijon ? Si Beaune est la capitale du genre, Dijon n’est pas en reste. Levez les yeux vers le toit de la maison Millière, l’hôtel Chambellan ou encore les lucarnes de la tour Philippe le Bon pour en apercevoir de magnifiques spécimens.
Se promener au jardin Darcy

Parmi les autres lieux et activités incontournables à Dijon, le jardin Darcy est un agréable espace vert au pied de la vieille ville. Créé au XIXe siècle, il s’étend sur une terrasse surélevée et offre un panorama sur la ville moderne. On y trouve un grand bassin, des parterres fleuris, des essences variées et plusieurs sculptures, dont le célèbre ours blanc de Pompon, copie de l’original conservé au musée d’Orsay. Pour une fois que les ours sont à l’honneur, ma copine Sandy le panda est venue avec moi !

Ce jardin doit son nom à Henry Darcy, ingénieur dijonnais ayant conçu le premier réseau d’eau potable de la ville. Rien à voir donc avec le personnage de Bridget Jones ou d’Orgueil et préjugés !
Face au parc, la Porte Guillaume, édifiée au XVIIIe siècle, marque majestueusement l’entrée de la ville historique. Elle occupe en fait l’emplacement d’une ancienne porte du Moyen-Age. Je trouve qu’elle s’intègre plutôt bien au paysage !

Place Grangier
Non loin de là, nous sommes allés jeter un coup d’œil à la place Grangier. Elle occupe la place de l’ancien château de Dijon, démoli à la fin du XIXe siècle. J’ai pu y voir l’élégant Hôtel des Postes, et, un peu plus loin, un bel immeuble Art nouveau (il y en a peu à Dijon). Cela m’a fait penser à Nancy, et j’aime bien ce style !


Hélas, le reste de la place est plutôt moche (dans le gout de la seconde moitié du XXe siècle…) et tranche avec le reste, mais j’ai bien aimé la sculpture du Compteur du Temps, œuvre de la plasticienne, d’origine allemande, Gloria Friedmann. L’heure de plusieurs villes dans le monde y est indiquée.

J’aime bien l’intégration de ce genre d’œuvre d’art contemporain dans le paysage urbain, surtout quand ça ressemble à quelque chose, comme ici.
Rue de la Liberté : où faire du shopping à Dijon

La rue de la Liberté est l’axe central pour découvrir le centre-ville de Dijon. Entièrement piétonne, elle permet de rejoindre tranquillement la place de la Libération depuis la porte Guillaume. J’ai trouvé agréable d’y observer le contraste entre l’animation des boutiques et le cachet des bâtiments historiques, notamment les quelques maisons à pans de bois qui subsistent.

C’est également la rue du shopping à Dijon, où vous trouverez toutes les grandes enseignes, ainsi que quelques petites boutiques.
Flâner aux Halles de Dijon

Les Halles centrales, conçues à la fin du XIXe siècle, forment le cœur gourmand de Dijon. Inspirées des structures d’Eiffel, elles abritent sous leur charpente métallique un marché couvert animé, ouvert plusieurs jours par semaine. On y trouve fruits, légumes, fromages, charcuteries, spécialités bourguignonnes, ainsi que des produits artisanaux et locaux.
Le marché est particulièrement animé le samedi matin, jour de grande affluence. À l’extérieur, cafés et terrasses prolongent la visite. Bon, c’était fermé lors de mon passage, alors je me suis contentée d’admirer l’architecture et les peintures murales ! En moins sympa, en soirée, le lieu semble être le point de rassemblement de sans abris, dont certains quelque peu éméchés, et nous nous sommes fait insulter n’ayant pas de monnaie… La moutarde a failli nous monter au nez ! Bref, soyez quand même prudents.

Parc de la Colombière
Créé au XVIIe siècle à la demande de Louis XIV, le parc de la Colombière est un jardin classique de 33 hectares. Il mêle allées de tilleuls, bosquets, fontaines et pelouses. L’aménagement géométrique rappelle les tracés de Le Nôtre. Très prisé des Dijonnais pour la promenade, le jogging ou le vélo, il abrite aussi une aire de jeux, un petit parc animalier et un parcours santé. Accessible à pied depuis le centre par une allée bordée d’arbres.
Déguster la moutarde locale ainsi que d’autres spécialités

La moutarde est l’un des emblèmes de Dijon ! Si la production industrielle a en partie quitté la ville, plusieurs maisons perpétuent le savoir-faire artisanal.
La Moutarderie Fallot propose un espace d’exposition, une boutique, et parfois des démonstrations. D’autres enseignes offrent des dégustations variées : moutardes à l’ancienne, aromatisées, douces ou puissantes. La visite d’un fabricant permet de mieux comprendre les étapes de production et l’importance du terroir. C’est aussi une excellente idée de souvenir à rapporter.

Pour ma part, je n’avais pas le temps d’effectuer une visite, mais je suis repartie avec plusieurs petits pots de différents gouts ! J’aime bien la moutarde au cassis, autre produit local. Miam !
J’ai aussi fait le tour de quelques boutiques proposant des produits locaux, comme les fameuses nonnettes, terrines, crème de cassis, sans oublier les vins de Bourgogne !
Véritable institution, vous retrouverez en ville plusieurs boutiques de l’enseigne Mulot et Petitjean (j’aime bien ce nom !) ou la Moutarde Maille.

🍯 La moutarde de Dijon : une épopée piquante
Si Dijon est indissociable de son célèbre pot jaune, c’est le fruit d’une histoire qui remonte à l’Antiquité. Le mot « moutarde » vient d’ailleurs du latin mustum ardens (moût ardent).
- L’héritage des ducs : c’est au XIVe siècle, sous les prestigieux ducs de Bourgogne, que cette préparation devient une véritable institution de table.
- Le secret de Naigeon (1752) : le grand tournant survient quand Jean Naigeon remplace le vinaigre par du verjus (jus de raisin vert récolté en Bourgogne). Ce changement apporte la finesse et le piquant vif qui feront la renommée mondiale de la ville.
- Appellation vs Origine : aujourd’hui, « Moutarde de Dijon » désigne un procédé de fabrication spécifique (pâte lisse et forte) plutôt qu’une origine géographique des graines, même si une filière 100 % bourguignonne renaît pour le plus grand plaisir des gourmets.
Puits de Moïse
Le puits de Moïse est un chef-d’œuvre de la sculpture gothique, réalisé entre 1395 et 1403 par Claus Sluter. Il se trouve dans l’ancienne chartreuse de Champmol, fondée par Philippe le Hardi à la périphérie de Dijon.
Ce socle monumental, orné de six prophètes grandeur nature, soutenait autrefois une crucifixion monumentale aujourd’hui disparue. L’ensemble témoigne du raffinement de la cour de Bourgogne et de l’art bourguignon de la fin du Moyen Âge. Le site, bien que modeste en taille, impressionne par la force expressive des figures.
Profiter du lac Kir
Situé à l’ouest du centre-ville, le lac Kir est un plan d’eau artificiel aménagé dans les années 1960 à l’initiative du chanoine Kir, maire de Dijon. Il offre un cadre agréable pour la détente : plage surveillée en été, sentiers de promenade, aire de jeux, pistes cyclables. On peut s’y baigner, faire du pédalo ou simplement pique-niquer au bord de l’eau. Très fréquenté aux beaux jours, le site reste accessible à pied ou à vélo depuis le centre. Une parenthèse de nature à quelques minutes de la ville.
Ensuite, vous pourrez déguster… un kir ! Et oui, ça vient de là, le kir étant à la crème de cassis… de Dijon !
Visiter les autres musées de Dijon

Visiter le musée de la Vie Bourguignonne
Installé dans l’ancien monastère des Bernardines, le musée de la Vie Bourguignonne présente objets, vêtements, outils et scènes reconstituées de la vie quotidienne en Bourgogne du XIXe au début du XXe siècle.
On y découvre une épicerie, un atelier de sabotier, une salle de classe ou encore un salon bourgeois. Le musée évoque aussi des figures locales comme le sculpteur François Pompon. L’ensemble est clair, pédagogique, et particulièrement adapté aux visites en famille. L’entrée est gratuite, comme pour la majorité des musées municipaux.
Musée Magnin
Installé dans un hôtel particulier du XVIIe siècle, le musée Magnin présente une collection privée léguée à l’État en 1938 par Maurice Magnin, magistrat et collectionneur passionné. Il rassemble près de 2 000 œuvres, principalement des peintures françaises, italiennes et nordiques du XVe au XIXe siècle.
L’ensemble est présenté dans un décor d’époque, restituant l’atmosphère d’une demeure bourgeoise. On y découvre aussi du mobilier, des objets d’art et une belle bibliothèque. Le musée offre une expérience intime et raffinée, loin des grands parcours muséographiques classiques.
Musée Rude

Ce petit musée est consacré au sculpteur dijonnais François Rude (1784–1855), célèbre pour son bas-relief « Le Départ des volontaires », visible sur l’Arc de Triomphe à Paris. Installé dans l’ancienne église Saint-Étienne, le musée présente des moulages monumentaux de ses œuvres majeures, dans une mise en scène sobre et spectaculaire. Lieu paisible et gratuit, il permet de mieux comprendre le style romantique de Rude, influencé par l’antique et le patriotisme du XIXe siècle.
Musée d’Art sacré
Le musée d’Art sacré de Dijon se trouve dans l’ancienne église Sainte-Anne, un édifice baroque du XVIIIe siècle. Il rassemble des objets liturgiques, vêtements sacerdotaux, sculptures et tableaux issus des églises de Bourgogne, allant du Moyen Âge au XIXe siècle. L’exposition aborde aussi les rites, les confréries et la vie religieuse d’autrefois.
La présentation met en valeur les œuvres dans un espace lumineux, tout en conservant l’esprit du lieu. Une visite originale et accessible, au croisement de l’histoire religieuse et de l’art.
Musée archéologique
Installé dans l’ancienne abbaye Saint-Bénigne, le musée archéologique de Dijon présente des collections régionales allant de la Préhistoire au Moyen Âge.
On y découvre des outils, stèles, céramiques, sarcophages et sculptures gallo-romaines, dont plusieurs proviennent du site d’Alésia. L’église abbatiale sert d’écrin à de grandes statues médiévales. La richesse des pièces, leur mise en contexte, et l’intérêt du bâtiment lui-même font de ce musée un lieu passionnant, notamment pour les amateurs d’histoire locale et d’archéologie.
Cité internationale de la gastronomie et du vin
Ouverte en 2022, la Cité internationale de la gastronomie et du vin est installée à l’entrée sud du centre-ville, sur le site de l’ancien hôpital général. Elle met en valeur les patrimoines gastronomiques français et bourguignons à travers expositions, ateliers, boutiques et espaces de dégustation.
Un parcours muséographique retrace l’histoire du repas français, classé à l’UNESCO. On y trouve aussi une école de cuisine, des restaurants, une cave exceptionnelle et des événements réguliers. C’est un lieu vivant, alliant culture, pédagogie et plaisir des sens.
Que faire à Dijon avec des enfants ?

Dijon plaît vite aux familles ! Le musée des Beaux-Arts propose des salles courtes et variées, idéales avec de jeunes visiteurs. Le muséum d’Histoire naturelle plaît avec ses animaux naturalisés. Le jardin Darcy offre une pause au calme, avec un ours en pierre qui amuse toujours.
Vous suivez aussi la chouette de Dijon, un parcours ludique dans les rues anciennes. Les enfants aiment chercher les petites plaques en bronze et les symboles cachés. Le parc de la Colombière propose des jeux, de larges allées et parfois des animations. Un tour à l’Aquarium de Dijon complète la visite. La ville reste compacte, ce qui limite les longues marches.
Que faire à Dijon en amoureux ?
Dijon crée vite une atmosphère douce. Les ruelles médiévales invitent à flâner main dans la main. La montée de la tour Philippe-le-Bon offre une vue large sur les toits, parfaite pour une pause romantique. Une balade dans le quartier des Antiquaires permet de chiner des objets anciens.
Le jardin de l’Arquebuse donne un cadre tranquille pour respirer. Le soir, vous goûtez un verre de bourgogne dans une cave voûtée. Les tables locales mettent en valeur la gastronomie régionale, idéale pour un dîner à deux. Le centre se visite à pied, ce qui laisse du temps pour profiter de l’ambiance.
Que faire à Dijon quand il pleut ?

La pluie ne freine pas une visite à Dijon ! Le musée des Beaux-Arts reste l’abri parfait, avec ses salles spacieuses et son palais ducal. Le musée d’Art sacré et le musée Rude complètent la découverte. Le muséum d’Histoire naturelle plaît aussi les jours gris.
Vous explorez les galeries du jardin des Sciences, qui occupent une bonne partie de l’après-midi. Les halles couvertes protègent des averses et permettent un tour gourmand.
Une dégustation dans une cave ou une boutique de moutarde offre une pause au sec. Dijon reste compacte, ce qui facilite les transitions rapides d’un lieu à l’autre sous un parapluie.
Où manger à Dijon : la bonne adresse de la souris

Dijon regorge de bonnes adresses, alors en une seule soirée, il a fallu faire un choix difficile. Sachant que j’allais ensuite me serrer la ceinture en Suisse, j’ai jeté mon dévolu sur La Maison des Caryatides, restaurant gastronomique située dans une maison historique.


Je ne fus pas déçue de mon choix ! Bien sûr, il faut prévoir un peu de budget, mais le rapport qualité-prix est plutôt bon. Heureusement, vous trouverez des adresses pour manger moins cher à Dijon.
Foire aux questions sur votre séjour à Dijon
Peut-on visiter Dijon en une seule journée ?
Oui, le centre historique est très compact et largement piéton. En une journée, vous pouvez suivre le parcours de la chouette, visiter le palais des Ducs et faire une dégustation de produits locaux au marché des Halles.
Où se trouve la fameuse chouette de Dijon ?
Elle est sculptée sur un contrefort de l’église Notre-Dame, dans la rue de la Chouette. N’oubliez pas de la caresser avec la main gauche (celle du cœur) en faisant un vœu, comme le veut la tradition séculaire !
Quelles sont les spécialités de Dijon en dehors de la moutarde ?
La ville est célèbre pour son pain d’épices (maison Mulot & Petitjean), sa crème de cassis (indispensable pour le vrai Kir !) et bien sûr les grands vins de Bourgogne qui débutent aux portes de la ville.
Le centre-ville de Dijon est-il accessible aux voitures ?
Le centre historique est presque entièrement piéton. Le mieux est de laisser votre voiture dans l’un des parkings souterrains (Grangier ou Darcy) ou d’utiliser les parkings-relais (P+R) en périphérie, reliés par le tramway.
Quelle est la meilleure période pour découvrir la ville ?
Dijon est agréable toute l’année, mais le printemps et l’automne sont idéaux pour profiter des terrasses de la place de la Libération. En novembre, la Foire gastronomique est l’événement majeur pour les gourmets !
Avis de la souris sur Dijon

Cela faisait un certain temps que je voulais revoir Dijon, et la ville s’est donc logiquement imposée comme étape lors de mon dernier road-trip dans l’Est et en Suisse.
Je ne vais pas mentir, ce ne fut pas un coup de cœur, contrairement à d’autres villes en France, mais j’ai apprécié d’y passer une journée et de m’y promener (j’ai eu de la chance, mi-novembre, il faisait doux !).
J’ai particulièrement aimé les vieilles rues médiévales, les maisons à pans de bois, et les églises. Il me faudrait y retourner pour visiter les musées…
Je recommande donc de visiter Dijon lors d’une étape en Bourgogne, ou même lors d’un week-end en train autour de Paris.
Que faire autour de Dijon
Vous savez maintenant quoi voir à Dijon ! Mais que faire autour de Dijon, en Côte-d’Or ?
Beaune

À 45 minutes de Dijon, Beaune est la capitale des vins de Bourgogne. Son centre ancien, ceint de remparts, regorge de rues pavées, de caves et de maisons anciennes.
Le monument phare reste l’Hôtel-Dieu, fondé en 1443, avec ses célèbres toits vernissés et ses salles d’hospice richement décorées. Beaune propose aussi un musée du vin, des visites de domaines et un marché animé. Ville à taille humaine, elle se visite facilement à pied. C’est une excellente étape pour découvrir l’histoire viticole de la région.
Châteauneuf-en-Auxois
Classé parmi les plus beaux villages de France, Châteauneuf-en-Auxois domine la vallée du canal de Bourgogne. Ce bourg médiéval bien conservé est organisé autour d’un imposant château fort du XIIe siècle. On y flâne entre ruelles pavées, maisons à tourelles et vieilles pierres. Le panorama sur la campagne alentour est remarquable. Accessible en voiture depuis Dijon (40 minutes), le village constitue une escapade patrimoniale agréable et dépaysante.
Dole

Dole est une étape qui mérite que l’on s’y arrête, ne serait-ce que pour l’atmosphère paisible de son centre historique ! J’ai particulièrement apprécié la promenade le long du canal des Tanneurs, où les reflets des maisons anciennes sur l’eau donnent tout son relief au quartier.
La collégiale Notre-Dame est le monument principal à visiter, de bonne taille par rapport à celle de cette petite cité. Vous y trouverez aussi la maison natale de Louis Pasteur, située dans une petite rue au bord de l’eau. Pour explorer la ville sans trop d’efforts, j’ai simplement suivi les clous en bronze du circuit du Chat Perché scellés dans le sol, une manière efficace de passer par les principales curiosités et les ruelles pavées à son propre rythme. 🙂
Route des Grands Crus de Bourgogne
La route des Grands Crus relie Dijon à Santenay sur près de 60 kilomètres, traversant les célèbres vignobles de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune. Ce parcours traverse des villages viticoles renommés : Gevrey-Chambertin, Nuits-Saint-Georges, Vosne-Romanée, Pommard… On y découvre des paysages de vignes en terrasses, des caves ouvertes à la visite, et un patrimoine lié à la culture du vin. Accessible en voiture ou à vélo, c’est l’un des plus beaux itinéraires œnologiques de France.
Vallée de l’Ouche
À l’ouest de Dijon, la vallée de l’Ouche suit le cours de la rivière entre bois, villages et collines. Moins fréquentée que les vignobles, elle offre un cadre paisible pour la randonnée, le vélo ou les balades au fil du canal de Bourgogne. On y découvre des écluses, des moulins, des abbayes comme celle de la Bussière, ou des coins de baignade. C’est une échappée nature à moins de 30 minutes de Dijon, idéale pour qui cherche calme et verdure.
Semur-en-Auxois

Lors de mon passage estival en Bourgogne, j’ai fait une pause à Semur-en-Auxois, mignonne petite ville ! Son centre n’est pas très grand, et j’y ai surtout visité sa collégiale.
Le charme de la ville réside surtout dans ses vues en contrebas depuis la rivière, offrant une véritable image de carte postale.
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