"Arbeit macht free" à l'entrée du camp d'Auschwitz I
Pologne

Comment visiter Auschwitz depuis Cracovie : accès, prix, visite libre ou guidée en français du camp de concentration

Comment visiter Auschwitz depuis Cracovie en Pologne ?

Auschwitz, ou Oświęcim en polonais, est une petite ville industrielle de 40.000 habitants située en Petite-Pologne, à 53 km environ à l’ouest de Cracovie et 29 km au sud-est de Katowice.

Mais ce n’est pas pour son cadre, plutôt verdoyant d’ailleurs, que cette ville a marqué l’histoire. Mais bien entendu pour ses camps de concentration, devenus des camps d’exterminations, exemples emblématiques de ce que l’homme peut faire de plus abominable…

Les camps d’Auschwitz constituent de fait une des plus grandes nécropoles d’Europe, mais dépourvue de la moindre sépulture…

Visite du camp de concentration d’Auschwitz, explications pour une visite libre, et offres de visite guidée d’Auschwitz en français. Suivez le guide de la souris…

Les trois camps d’Auschwitz

Il n’existait non pas un mais trois camps à Auschwitz.

Le premier, dit Auschwitz I, est un camp de l’armée polonaise, transformé après l’annexion de la Pologne en camp de concentration par les Nazis, d’abord pour les prisonniers et opposants polonais puis soviétiques, et enfin les Juifs, les résistants…

Le second, Auschwitz II-Birkenau, a été érigé à 2 km à l’ouest en novembre 1941 à Brzezinka (Birkenau en allemand), d’abord pour les prisonniers de guerre soviétiques avant de devenir le principal camp d’extermination des juifs dès l’adoption de la « solution finale » fin 1941.

Enfin il existait un troisième camp à l’est de la ville, Auschwitz III-Monowitz, mis en œuvre en 1942 en tant que camp de travail pour IG Farben (fusion de BASF, Bayer et Agfa, sociétés allemandes qui ont préféré « oublier » cet épisode après-guerre…).

On produisait des produits chimiques dont le sinistre Zyklon B, le gaz asphyxiant des chambres…

Ce dernier est détruit à la fin de la guerre. Il laisse place aujourd’hui à une zone industrielle.

Après avoir causé la mort d’environ 1,1 million de personnes dont environ 960.000 juifs, les camps d’Auschwitz sont libérés par l’Armée rouge le 27 janvier 1945.

Les deux premiers camps sont devenus des musées-mémoriaux gérés par l’État polonais et accueillent un million et demi de visiteurs par an. Les sites sont listés au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979 au nom du devoir de mémoire.

Comment aller visiter Auschwitz depuis Cracovie


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Cracovie est le point d’accès de la plupart des visiteurs, mais comment se rendre à Auschwitz depuis Cracovie ?

Trois solutions sont possibles pour visiter Auschwitz : le train ou le minibus pour une visite libre, ou choisir une visite guidée d’Auschwitz en français (ou non) depuis Cracovie.

Visite libre d’Auschwitz en train ou bus depuis Cracovie

La distance de Cracovie à Auschwitz est de 53 km à vol d’oiseau, on peut s’y rendre en train, en bus ou directement avec une visite guidée depuis Cracovie.

Visiter Auschwitz en train

Le train est peu coûteux en Pologne mais également très peu rapide ! Pour à peine plus de 50 km, il faut ainsi 1 h 40 (!) de train régional omnibus, sans aucune alternative plus rapide pour aller visiter Auschwitz.

Vous pouvez trouver horaires sur le site officiel des chemins de fer polonais (en anglais).

De la gare d’Oświęcim, il faut ensuite marcher environ 2 km jusqu’au camp d’Auschwitz I, bref, pour aller visiter Auschwitz, nous avons préféré la seconde solution !

train à Cracovie
train région de Petit Pologne, entre Cracovie et sa région

Visiter Auschwitz en bus

Il est assez simple d’aller visiter Auschwitz en bus depuis Cracovie.

  • Le départ des minibus qui effectuent la navette de Cracovie à Auschwitz s’effectue de la gare routière de Cracovie, située juste derrière la gare ferroviaire (passez sous les voies par le passage souterrain).
  • Achetez vos billets à la caisse avant de monter dans le bus, le chauffeur peut vous en vendre à bord mais c’est plus prudent.
  • Les bus de Cracovie à Auschwitz, bien qu’assez fréquents (deux à trois par heure de 7 h à 15 h 30 à l’aller, dernier retour vers 18 h 50), peuvent être rapidement complets.
  • Il faut entre 1 h et 1 h 30 pour rejoindre Oświęcim, le bus laissant à proximité immédiate du camp n°1 (il suffit de demander l’arrêt au chauffeur mais en principe, il le précise de lui-même vu le nombre de visiteurs étrangers).
  • Compter 28 PLN, soit 7 € environ AR.

Visite guidée d’Auschwitz depuis Cracovie

Enfin on peut rejoindre un tour organisé, les offres sont multiples dans les rues de Cracovie comme à l’office de tourisme, ce qui a un coût nettement plus élevé et impose un rythme de visite rapide.

Bref, idéal pour ceux qui ne sont pas sans le sou et n’aiment pas organiser un trajet. Ceci est au détriment d’une découverte plus personnelle non chronométrée.

Tout est annulable sur le site de Get Your Guide.

 

Comment visiter Auschwitz : prix, horaires, guide…

Que peut-on visiter à Auschwitz ?

Aujourd’hui, Auschwitz I et Auschwitz II-Birkenau sont devenus deux sites du musée-mémorial d’Auschwitz.

Horaires des camps d’Auschwitz

  • Les camps d’Auschwitz se visitent toute l’année, tous les jours sauf le 1er janvier, le dimanche de Pâques et le 25 décembre.
  • Ils ouvrent à partir de 8 h et ferment selon la saison à 14 h (en décembre), à 18 h en avril et mai et à 19 h en juin, juillet et août.
  • Les deux camps d’Auschwitz, distants d’environ 2 km, sont reliés par une navette gratuite, mais uniquement d’avril à octobre. Sinon, on rejoint Birkenau en 30 mn à pied ou en taxi pour environ 15 PLN (moins de 4 €).

Tarifs des camps d’Auschwitz

  • La visite d’Auschwitz est gratuite.
  • Toutefois vue la forte fréquentation en saison du camp d’Auschwitz I, du 1er avril au 31 octobre de 10 h à 15 h, la visite d’Auschwitz est obligatoirement guidée et payante (40 PLN soit environ 10 €) pour canaliser les visiteurs.

Ces visites multilingues des deux sites d’Auschwitz, d’une durée de 4 h (et oui), sont d’ailleurs fort intéressantes, car réalisées de façon particulièrement sobre.

Il n’y a ici aucune volonté de faire du mélodramatique, les faits sont énoncés simplement, et sont d’ailleurs suffisamment atroces pour ne pas en ajouter.

entrée du camp d'Auschwitz
entrée du camp d’Auschwitz

Avant 10 h et à partir de 15 h en haute saison, ou toute la journée hors saison, la visite d’Auschwitz est libre, même si le choix d’une visite guidée est toujours possible.

Attention toutefois : si l’entrée du camp d’Auschwitz est alors gratuit, il faut quand même obligatoirement se procurer un ticket d’accès à l’accueil, sachant que le nombre d’entrées sur le site est limité par tranche horaire.

  • Anticipez donc en vous procurant ce ticket plus tôt si vous souhaitez visiter le camp d’Auschwitz après 15 h.
  • Et autant que possible, évitez les mois de juillet et d’août où en raison du (trop) grand nombre de visiteurs, il est parfois impossible d’entrer avant une ou deux heures d’attente, sans même évoquer des conditions de visite dégradées.

Visite du camp d’Auschwitz sans guide

Nous avons fait le choix de visiter librement le premier camp d’Auschwitz avec un document de visite et après avoir étudié l’histoire de ce lieu. Même si nous avons de fait suivi partiellement une visite guidée en tendant l’oreille.

En quatre heures de visite du camp d’Auschwitz, nous n’avons pas eu le temps de tout voir, tellement il y a à lire et à parcourir dans les nombreux bâtiments. Donc la visite complète de Birkenau sera – peut-être – pour un séjour ultérieur.

Ces lieux ne motivent certes pas particulièrement à y revenir en comparaison de sites touristiques plus avenants !

Mais achever la visite d’Auschwitz nous semble toutefois essentiel pour en comprendre au mieux l’histoire, et en mémoire de tous ceux qui n’ont eu d’autre choix que d’y séjourner, et malheureusement de ne jamais pouvoir les quitter…

Vous trouverez tous les renseignements utiles sur le site officiel du musée d’Auschwitz (en anglais)

camp d'Auschwitz

Pourquoi visiter Auschwitz

On ne visite évidemment pas le camp de concentration d’Auschwitz comme un banal lieu touristique. On vient ici voir de ses propres yeux ce que l’humanité a pu faire de pire, et en Europe.

Auschwitz est avant tout un musée-mémorial, exposant cette part de l’Histoire de la Seconde Guerre mondiale. Auschwitz-Birkenau, détruit à la fin de la guerre, est un site dont on réalise l’immensité.

Le camp n°1 d’Auschwitz est un site et un musée : il présente l’histoire des lieux et de la Shoah avec une exposition permanente dans plusieurs pavillons : les blocks 4, 5, 6, 7 exposent l’arrivée des prisonniers, les conditions de vie, l’extermination et de nombreux objets ayant appartenu aux prisonniers.

Le block n°11, le plus sinistre, présente les cellules où étaient enfermés et torturés les prisonniers. D’autres pavillons présentent les expositions nationales des pays ayant subi la guerre.

Le camp n°2 d’Auschwitz-Birkenau est avant tout un site. Et c’est son immensité qui frappe : il ne présente que des ruines, l’ensemble ayant été détruit par les Nazis lors de leur retraite pour tenter d’effacer leurs crimes, pas même assumés.

Seuls quelques baraquements ont été reconstitués afin de montrer l’apparence du camp et les conditions de vie durant son activité.

Histoire du camp d’Auschwitz

Tout le monde connaît (ou devrait connaître ?) l’histoire d’Auschwitz, donc nous ne la présenterons pas ici.

Pour en comprendre les principaux faits l’article de Wikipédia est plutôt bien rédigé et de nombreux ouvrages sur la Shoah existent pour l’expliquer bien mieux que nous.

En revanche, on apprend diverses réalités toutes plus sordides les unes que les autres en visitant le camp d’Auschwitz.

Auschwitz

Maus, d’Art Spiegelman

Pour ma part, un ouvrage m’a particulièrement incité à le lire : Maus, d’Art Spiegelman. Il s’agit en fait d’une BD avec des souris (voilà déjà une bonne motivation !).

Mais ici, les souris sont les Juifs, les Allemands sont des chats, les Polonais des cochons et les Américains des chiens.

Et on ne rit vraiment pas du tout tant l’histoire est triste, d’autant plus dramatique qu’elle est réelle. Mais cette histoire est rendue justement plus facile à appréhender que d’autres par cette forme d’écriture plus accessible, en particulier aux jeunes.

Art Spiegelman a voulu durant les années 1970 transcrire sous cette forme originale l’histoire de son père, Vladek Spiegelman, Juif polonais.

Ce dernier a passé quatre ans à se cacher durant l’occupation de son pays, avant d’être finalement capturé et déporté à Auschwitz. Il ne s’agit pas ici d’un héros, mais d’un homme ordinaire, auquel on peut s’identifier.

Par ses nombreux talents et avec une chance inouïe, lui et sa femme survivent, et s’installent aux USA après la guerre.

Mais dévastés par cette histoire, il est devenu un homme plutôt désagréable et extrêmement avare par peur du manque, et sa femme se suicide vingt ans après, trop anéantie par son passé.

Les deux albums de Maus expliquent de façon très vivante, car par le biais de l’histoire d’une personne réelle, le contexte de l’invasion de la Pologne, les premières mesures antisémites, la réaction ambivalente des Polonais.

panneau de "signalisation" dans le camp d'Auschwitz
panneau de « signalisation » dans le camp d’Auschwitz

Puis l’obligation de se cacher pour éviter la déportation, les conditions de vie durant la guerre, finalement l’arrestation et la vie en camp, l’arrivée des Soviétiques et la libération.

Aspect trop souvent négligé, la BD évoque les difficiles conditions de l’après-guerre pour les survivants des camps, qui ont tout perdu, souvent leur famille et amis et même leurs biens, souvent récupérés par des Polonais (ce « détail » étant souvent méconnu).

J’ai appris de nombreux aspects de cette partie de l’Histoire en lisant ces albums, dont des détails affreux rarement racontés dans les grands ouvrages généraux…

Entrée du camp d'Auschwitz I
Entrée du camp d’Auschwitz I

Camp d’Auschwitz I et son exposition permanente

Le camp d’Auschwitz I est le premier camp ouvert par les Nazis en 1940 lors de l’occupation de la Pologne.

Il fut aménagé dans une caserne de l’armée polonaise qui offrait l’avantage d’être située à l’écart de la ville. Elle présentait donc un potentiel d’extension, et se situait à proximité d’un important nœud de communication ferroviaire.

Je vous présente ici son histoire résumée et surtout le parcours de visite à Auschwitz tout en photos.

Un peu d’histoire…

Cette caserne de l’armée polonaise est reconvertie en camp de prisonniers pour les Polonais puis les Soviétiques. Elle abritait entre 13 et 16.000 personnes en permanence (20.000 en 1942).

Elle devient un camp de concentration puis d’extermination lors de la mise en application de la « solution finale » destinée à éliminer les Juifs d’Europe.

Le camp n°1 d’Auschwitz est rapidement complété par un immense camp de concentration sommairement aménagé à Birkenau, à 2 km de là. C’est ici que se déroulent alors l’essentiel des exécutions.

Libéré par l’Armée rouge en janvier 1945, le camp n°1 d’Auschwitz est devenu un mémorial et abrite aujourd’hui deux expositions.

D’une part une exposition permanente présentée dans plusieurs pavillons, ou blocks, expliquant le contexte de la déportation, la vie dans les camps ainsi que les preuves des crimes.

Et d’autre part un ensemble d’expositions présentées par les pays d’Europe directement impactés par la Seconde Guerre mondiale et la déportation. Une exposition est présentée par l’État d’Israël et consacrée à la Shoah.

Auschwitz

Parcours de visite à Auschwitz I

En général, chaque pays possède son pavillon à Auschwitz, où est présentée l’histoire et le contexte national de la déportation aux camps d’Auschwitz.

L’exposition permanente du camp d’Auschwitz se déroule dans quatre blocks.

Elle présente successivement : l’extermination (n°4), les preuves des crimes (n°5), la vie du prisonnier (n°6) et les conditions sanitaires et d’habitation (n°7).

La visite du camp d’Auschwitz s’achève par le block n°11 dit « block de la mort », prison du camp où étaient jugés et le plus souvent exécutés les prisonniers condamnés.

Block 4

Ce block expose l’arrivée des prisonniers à Auschwitz et les conditions de transports éprouvantes dans des wagons à bestiaux.

Puis sont exposées la configuration du camp d’Auschwitz et des maquettes des chambres à gaz ainsi que leur fonctionnement.

En libérant les camps d’Auschwitz en 1945, les Soviétiques trouvèrent 7 tonnes de cheveux que les Nazis n’avaient pas eu le temps d’expédier en Allemagne…

Block 5

Le block suivant montre les objets volés aux prisonniers d’Auschwitz. Ils pensaient partir vers des terres et boutiques qu’on leur attribuait à l’Est et donc avec toutes leurs affaires personnelles.

Mais les prisonniers étaient en réalité envoyés vers les chambres à gaz…

Block 6

Le block 6 explique les conditions de vie dans les camps d’Auschwitz pour ceux qui avaient été « sélectionnés ». Les faibles, enfants, et vieillards étant directement exécutés…

On y voit les vêtements et les (maigres) rations de nourriture. On peut aussi admirer l’art réalisé par certains détenus d’Auschwitz en dépit des conditions.

Block 7

Ce block expose les conditions sanitaires des prisonniers à Auschwitz.

On y voit les paillasses où s’entassaient 200 prisonniers pour dormir dans une salle prévue pour 50 personnes tout au plus. Sur les châlits à trois étages dormaient deux prisonniers à chaque niveau.

Mais sont également évoquées les maladies qui sévissaient au camp d’Auschwitz en raison du manque total d’hygiène. Puis sont abordées les expérimentations « médicales » du docteur Mengele sur les jumeaux ou les handicapés…

Après avoir pratiqué tant de monstruosités, il mourut tranquillement en 1979 d’un infarctus à la plage dans sa retraite du Brésil…

Block 11 ou block de la mort

Le block 11 est le plus glauque du camp d’Auschwitz. On peut observer les salles du tribunal du camp et les cellules en sous-sol. On y torturait voire laissait mourir les prisonniers (photos non autorisées en ces lieux).

Certaines cellules, sans ouvertures, étaient destinées à tuer par asphyxie. D’autres à laisser mourir de faim.

Et certaines, de moins d’un mètre carré et dans lesquelles on ne tient pas debout, étaient destinées à punir les récalcitrants. Enfermés par quatre toute une nuit, ils ne pouvaient ni se lever, ni s’asseoir ni s’allonger…

C’est également dans ces sous-sols que fut expérimentée pour la première fois en 1941 l’exécution massive au Zyklon B. D’abord sur 850 prisonniers Soviétiques puis des malades de l’hôpital du camp d’Auschwitz…

Dans la cour, on voit le « mur de la mort » où se déroulaient les exécutions et où furent fusillés des milliers de prisonniers Polonais.

Le crématoire et la chambre à gaz

La chambre à gaz, et contiguë, le crématoire, sont situés en dehors des clôtures du camp. Ils sont les derniers subsistants à Auschwitz.

Ils ont été transformés en abri anti-aérien par les Nazis et ainsi préservés.

Les quatre autres aménagés à Auschwitz-Birkenau ont en effet été détruits par les Allemands avant leur retraite. Un d’eux l’avait été auparavant par les prisonniers eux-mêmes lors d’une révolte.

Faut-il le préciser, cet endroit est absolument sinistre !

On ne peut qu’avoir une pensée pour tous ceux qui sont morts ici à Auschwitz asphyxiés par le zyklon B. Et qu’on n’imagine pas que c’était instantané ! Il mourraient souvent en près de 20 mn !

Leurs cris étaient volontairement couverts par le vrombissement des moteurs de camions et de motos, pour ne pas être entendus par les autres prisonniers du camp d’Auschwitz…

Sur la porte et les murs encadrants, on distingue encore les griffures des désespérés qui tentaient vainement de sortir… Les trois fours crématoires du camp d’Auschwitz permettaient d’incinérer 350 cadavres par jour, à raison de 2 ou 3 corps à la fois dans chaque creuset…

De 1940 à 1945, plus d’un million de personnes ont ainsi été sauvagement assassinées à Auschwitz puis incinérées.

Quand elles n’étaient pas tout simplement enfouies, mortes voire vivantes (!), dans des fosses communes lorsque les chambres à gaz et crématoires ne pouvaient plus suivre le rythme en 1944.

Il paraît que des personnes ont foi en la nature humaine… Je n’en fais décidément pas partie.

Quand visiter Auschwitz

Compte tenu du climat polonais, je vous invite à visiter Auschwitz d’avril à octobre inclus.

Mais évitez – si possible – les mois de juillet et août pour visiter Auschwitz, très (trop) fréquentés.

Combien de temps pour visiter Auschwitz

Comme nous l’avons vu plus haut, la visite du camp n°1 d’Auschwitz demande environ 4 heures de visite.

La découverte complète des deux camps demande une journée de visite à Auschwitz.

Comment visiter Auschwitz en français

Il est possible d’effectuer une visite d’Auschwitz en français en réservant une visite guidée dans la langue de Molière, avec ou sans transport depuis Cracovie.

Visiter Auschwitz avec des enfants

Quel âge pour visiter Auschwitz ? Est-il possible de visiter Auschwitz avec des enfants ? Oui, c’est autorisé, mais je ne le recommande vraiment pas.

Les adolescents avertis pourront réaliser l’ampleur du drame qui s’est déroulé ici. Mais la visite d’Auschwitz risque surtout d’être traumatisante pour des enfants trop jeunes. Laissons-les rêver un peu et conserver leur innocence avant de réaliser l’Histoire du monde…

Consigne à Auschwitz

Attention, les sacs de plus de 30x20x10 cm ne sont pas acceptés pour visiter Auschwitz. Vous devrez laisser les sacs à dos et grands sacs à main à la consigne payante du site.

Infos sur les dimensions autorisées à la consigne ici sur le site officiel d’Auschwitz (en anglais)

Comment s’habiller pour visiter Auschwitz

Beaucoup se demandent comment s’habiller pour visiter Auschwitz ?

Il n’y a aucune exigence particulière pour une visite d’Auschwitz. MAIS je vous rappelle qu’on parle d’un lieu de souffrance où plus d’un million de personnes ont perdu la vie dans des conditions révoltantes.

Le mémorial vous invite en conséquence à faire preuve de décence, dans l’habilement et dans les comportements.

Photos et vidéos à Auschwitz

En 2022/2023, les photos et vidéos sont autorisées lors de la visite d’Auschwitz, à l’exception des cheveux des victimes (block n°4) et des sous-sols du block n°11.

Bien évidement, la prise de vue doit se faire avec respect. Les vidéos et selfies où on se donne en spectacle sont ici irrespectueuses en plus d’être complètement idiotes…

Auschwitz en visite virtuelle

Si vous ne pouvez pas, ou ne souhaitez pas venir visiter Auschwitz, sachez qu’on peut découvrir le camp de concentration d’Auschwitz en visite virtuelle, proposée par le mémorial.

Vous la trouverez ici sur panorama Auschwitz

Avis de la souris : faut-il visiter Auschwitz ?

Difficile d’émettre un avis sur un tel lieu. Beaucoup se demandent : faut-il visiter Auschwitz ?

Je répondrai oui, pas devoir de mémoire. Oui, Auschwitz c’est atroce, mais non, on ne peut pas nier l’existence de ce lieu et ce qui s’est déroulé il n’y a pas si longtemps.

Venez voir les photos affichées des victimes, ça vous permettra de mieux appréhender la réalité de l’Histoire, plus que des chiffres.

Alors venez une fois dans votre vie visiter Auschwitz à mon avis, si vous le pouvez, pour voir et comprendre. Et faire en sorte, à votre modeste niveau, qu’une telle chose ne puisse plus arriver…

 

Que visiter, que voir, que faire à Cracovie en 1,2,3,4 ou 5 jours ?

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2 thoughts on “Comment visiter Auschwitz depuis Cracovie : accès, prix, visite libre ou guidée en français du camp de concentration”

  1. Bonjour
    Je souhaite me rendre en voiture à Auschwitz en juillet 2020…
    Y a-t-il des parkings à proximité des camps 1 et 2 ? Payants ?
    Si je prends un billet gratuit avant 10h, puis-je rester ensuite et continuer à visiter ou dois-je reprendre un billet payant ?
    Si je veux visiter le camp 1 le matin et le camp 2 après 15h, quand dois-je prendre le billet gratuit pour le camp 2 : dès mon arrivée le matin ou à partir de 15h ?

    Merci pour toutes tes infos astucieuses petite souris que j’ai déjà eu l’occasion d’apprécier lors d’autres parcours en Europe de l’Est… !

    Catherine

  2. Bonjour,
    Votre descriptif est impeccable, nous avons visité les deux camps l’an dernier avec une guide francophone. Nous revenons en Pologne cette année en septembre et notamment à Cracovie, nous comptons retourner à Auschwitz mais cette fois en visite libre, à notre rythme car les visites guidées se font un peu au pas de course pressés par les groupes qui suivent même s’il n’y avait pas foule.
    Birkenau, le camps des femmes est également bouleversant, nous y avons vu un groupe de femmes de femmes appuyées et priant contre le wagon sur la Judenrampe, difficile de retenir ses larmes face à ce recueillement.
    Merci encore pour votre précieux témoignage !

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