Grenade (Albaicín et Sacromonte)

Au nord de l’Alhambra à Grenade, sur une colline, se situent les quartiers de l’Albaicín et plus à l’est, celui de Sacromonte. Petite présentation par votre souris préférée ! 😉

L’Albaicín

Ancien quartier maure, l’Albaicin commence dans la « ville basse » à la Plaza Nueva et se prolonge le long du Darro (Paseo de los tristes) et s’achève en haut de la colline. Il donne l’image d’un quartier typiquement andalou, avec ses rues pavées et ses maisons blanchies à la chaux aux barreaux de fer forgé. Ce dédale de rue pentues se déversant à flanc de colline rajoute du charme à cette image déjà très pittoresque !

Vues globales de l’Albaicin

Il fut un des quartiers les plus peuplés d’Europe au XIVe siècle, quand les musulmans chassés des villes reprises par les chrétiens y trouvèrent refuge (on raconte qu’il y a eu jusqu’à 600.000 habitants !).

On peut commencer la visite par la Plaza Nueva et la balade au bord du Darro. Ne pas manquer de visiter les anciens bains arabes dans la calle Bañuelo (c’est gratuit). Aux beaux jours, on peut prendre un verre sur une des terrasses du Paseo de los tristes, afin de prendre des forces pour grimper par la Cuesta del Chapiz et atteindre le mirador.

Vers le bas de l’Albaicin, qui rejoint le quartier chrétien de la ville basse, on retrouve un mini quartier oriental avec quelques boutiques « typiques », des salons de thé orientaux où l’on peut déguster de bons gâteaux marocains et boire divers thés, et quelques restos marocains (nous en avons testé un et sa formule à 10€ soupe – tajine – thé à la menthe).

Le bas de l’Albaicin

Les Maures se réfugièrent également dans le quartier après la prise de Grenade, et y furent en partie massacrés dans la nuit de noël 1568, avant d’être chassés en 1609. Les familles converties au catholicisme purent rester, mais dans le fond la plupart de ces convertis (souvent de force…) continuèrent en secret de pratiquer leur religion et de vivre selon leur culture.

Aujourd’hui on y trouve une nouvelle medersa (école coranique) et sa mosquée, près du mirador de la plaza San Nicolas, point de ralliement des touristes afin d’admirer la vue sur la colline de l’Alhambra (à voir pour le coucher de soleil !). De bonnes chaussures sont à prévoir pour explorer le quartier et survivre à ses rues aux petits pavées assassins !

Dans le quartier on trouve les demeures traditionnelles appelées carmenes, « carmen » signifiant « jardin ». Malheureusement la plupart de ces beaux jardins se trouvent derrière de grands murs aveugles, on ne voit donc rien, ou du moins pas grand-chose !

 

Le Sacromonte

Au nord-est de l’Albaicin, le Sacromonte est l’ancien quartier où vivaient les gitans. Le paysage est plus aride, bordé de cactus et d’agaves, l’agitation de la ville semble loin. On trouve encore les cuevas, ou habitations troglodytiques occupées autrefois par les gitans (certaines sont désormais converties en bars à flamenco).

Pour s’y rendre, on peut prendre le bus 35 qui part de la Plaza Nueva (mais seulement un par heure !) ou prendre un taxi (ce que nous avons fait, pour 6 €). Ou encore, s’il fait beau et que vous en avez le courage, y grimper à pied : comme pour l’Albaicin, longer le Darro et emprunter la cuesta del Chapiz avant de bifurquer (tout est indiqué). Le quartier est réputé moyennement sûr la nuit, mais nous n’avons pas eu l’occasion de tester !

Nous avons visité le Museo-cuevas del Sacromonte, musée situé autour d’un petit jardin botanique et dont les salles d’expositions se trouvent dans les cuevas. Il relate différents aspects de la vie du quartier, avec notamment la reconstitution d’intérieurs gitans. Pas de bol pour nous, ce jour là il pleuvait bien fort ! Mais pas de regrets, tout cela était fort intéressant.

Nous sommes redescendus à pied, sous la pluie, avant de trouver refuge dans un bar à tapas (malheureusement peu chauffé !) du Paseo de los tristes, qui portait bien son nom ce jour là !

En continuant vous pouvez également visiter l’Abbaye du Sacromonte, mais pour nous, ce sera une prochaine fois !

 

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