Latium

Visiter l’Aventin et le Celio : les collines secrètes de Rome

Vous saturez de la foule du Colisée et de la poussière du forum ? Je vous emmène prendre de la hauteur ! Juste à côté des grands monuments antiques se cachent deux oasis de calme : l’Aventin et le Celio.

Ces deux collines mythiques offrent une tout autre facette de Rome, celle des jardins d’orangers parfumés, des basiliques médiévales et des panoramas romantiques sur le Tibre. Que vous cherchiez le célèbre « trou de serrure » des chevaliers de Malte ou les fresques secrètes d’une demeure patricienne, la souris vous guide à travers ces quartiers où le temps semble s’être arrêté. Voici mon itinéraire détaillé pour ne rien manquer de ces pépites romaines en 2026.

Que voir sur la colline du Celio et celle l’Aventin à Rome ? Suivez-moi dans ce guide de la souris ! 😉

Le Celio : la colline aux églises cachées

Poursuivons la visite au sud du forum et du Colisée, sur la colline du Celio

Les quartiers du Celio et de l’Aventin à Rome, du nom des collines où ils sont perchés, se situent au sud du Colisée et des forums impériaux. Ils offrent un visage plutôt verdoyant et résidentiel tranchant fortement avec les ruelles étroites du centre touristique.

Anciens lieux de résidence de l’aristocratie de la Rome antique, ils furent ensuite délaissés… On y trouve aujourd’hui surtout des églises intéressantes, et pour l’Aventin, outre les belles maisons, une superbe vue sur la vieille ville !

Découvrons déjà que voir et visiter sur la colline du Celio à Rome… 😉

Plan du quartier du Celio à Rome


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Que visiter, que faire sur la colline du Celio ?

Située directement au sud du Colisée et du forum, face au mont Palatin, le Celio est une des sept collines mythiques de la Rome antique ! De nos jours on y trouve surtout églises et jardins…

Les plus intéressantes sont celles de Santi Giovanni i Paolo, Santo Stefano Rotondo et Santa Maria in Domnica. Nous sommes également passés devant San Gregorio al Celio, qui était fermée…

Pas facile de visiter le coin, les églises n’étant pas ouvertes toute la journée, il faut bien calculer son coup ! Nous y étions l’après-midi et les horaires d’ouverture varient entre 15 h 30 et 16 h.

Basilique Santi Giovanni e Paolo

Située au sommet du Celio, la basilique Santi Giovanni e Paolo (ou en français « Saints-Jean-et-Paul ») est un monument qui a traversé les siècles. Il s’agissait à l’origine d’une ancienne basilique dont la construction débuta en 398, en l’honneur de deux frères chrétiens martyrs qui furent tués à cet emplacement.

De l’édifice d’origine, maintes fois pillé puis détruit, il ne reste pas grand-chose ! Le campanile fut ajouté au XIe siècle, de même qu’un monastère, époque de la restructuration de l’église suite à un pillage par les Normands.

Comme souvent, la décoration intérieure fut remaniée au XVIIIe siècle puis au siècle suivant ; c’est cependant en 1951 que la façade retrouve son aspect paléochrétien d’origine. À l’intérieur, on notera surtout le réemploi de colonnes romaines ainsi que la belle fresque de l’abside.

🐭 Le coup d'œil de la souris
Levez les yeux : à l’extérieur, remarquez les arcs-boutants qui enjambent la rue (le Clivo di Scauro). C’est l’un des rares endroits de Rome qui évoque encore l’atmosphère d’une rue du Moyen Âge.

Le détail luxe : les lustres en cristal à l’intérieur ! Ils donnent un petit air de salle de bal à la basilique, ce qui en fait un lieu très prisé par les Romains pour les mariages.

Les maisons romaines du Celio (Case Romane del Celio)

Pour atteindre Santi Giovanni e Paolo, au sommet de la colline, il faut franchir une étonnante montée sous les arcades de la basilique.

À cet endroit, on peut d’ailleurs visiter les ruines d’une ancienne maison patricienne de la Rome antique, dont l’intérêt réside dans les fresques mises au jour.

Situées sous la basilique des Saints-Jean-et-Paul, ces ruines sont un véritable trésor caché de la Rome souterraine ! On y accède par le Clivo di Scauro, une ruelle médiévale pittoresque enjambée par des arcades de briques.

À cet endroit, on peut d’ailleurs visiter les vestiges d’un complexe résidentiel exceptionnel. Il ne s’agit pas d’une seule demeure, mais d’une superposition de plusieurs bâtiments (une insula et une riche domus) ayant évolué entre le IIe et le IVe siècle. L’intérêt majeur réside dans les fresques mises au jour, d’une conservation remarquable :

  • La salle de l’Orante : célèbre pour sa figure féminine en prière.
  • Le Nymphée de Proserpine : une salle ornée d’une fresque monumentale représentant une scène marine.
  • Le passage au christianisme : le site témoigne de la transformation d’une maison païenne en lieu de culte clandestin (un titulus), où les saints Jean et Paul auraient été martyrisés.

C’était fermé ce jour-là, mais nous comptons bien y retourner une prochaine fois tant le voyage dans le temps semble fascinant !

🐭 Infos pratiques 2026 (pour ne pas trouver porte close !)

Pour éviter notre mésaventure, voici ce qu’il faut savoir pour organiser votre visite :

  • Horaires : le musée est généralement ouvert de 10 h à 16 h (attention : la billetterie ferme une heure avant, soit à 15 h). Oui, ça ferme tôt !
  • Fermetures hebdomadaires : en 2026, le site est souvent fermé les mardis et jeudis. Les horaires pouvant fluctuer selon la saison, vérifiez toujours la veille.
  • Tarifs : comptez environ 8 € pour le plein tarif (10 € si une exposition temporaire est en cours).
  • Accessibilité : bonne nouvelle, le site est en grande partie accessible aux personnes à mobilité réduite grâce à un ascenseur, à l’exception de la salle de la Confessio.

🏛️ Le saviez-vous : domus ou insula ?

En explorant les sous-sols du Celio, on se rend compte que les Romains ne vivaient pas plus que nous, tous de la même façon ! Voici comment s’y retrouver :

  • La domus : c’est la demeure urbaine des familles riches (les patriciens). Elle est horizontale, spacieuse, et s’articule souvent autour d’un atrium (une cour centrale ouverte sur le ciel) pour laisser entrer la lumière et l’eau de pluie. C’est le grand luxe de l’époque ! 😉
  • L’insula : c’est l’ancêtre de nos immeubles d’appartements. On y trouvait des boutiques au rez-de-chaussée et des logements à l’étage. Les plus pauvres vivaient tout en haut, dans des chambres étroites et souvent dangereuses en cas d’incendie ! Comme quoi, le progrès en deux mille ans est relatif !
🐭 L'anecdote de la souris
Ce qui rend les maisons romaines du Celio uniques, c’est qu’elles montrent la fusion des deux : au fil des siècles, une riche domus a fini par absorber une partie de l’insula voisine. Un bel exemple de rénovation immobilière avant l’heure ! 😉

Villa Celimontana

L’essentiel de la colline du Celio est occupée par la villa Celimontana, grand parc municipal quelque peu éloigné de la foule du centre-ville.

L’entrée se trouve directement en face de la basilique. Cependant, en ce maussade jour de novembre, nous n’avions guère le temps de nous y promener à notre guise.

Nous avons préféré faire le tour du quartier et des églises avant la tombée de la nuit… et avant l’orage qui menaçait ! Après plusieurs jours de pluie, le parc semblait par ailleurs moyennement entretenu… Nous y retournerons sans doute aux beaux jours !

Nous nous sommes donc contentés de le traverser pour nous rendre devant l’église Santa Maria in Domnica… Elle était malheureusement fermée à cause de sa déstabilisation provoquée par les travaux de la ligne C du métro ! (autant dire qu’elle n’est pas près de rouvrir… !)

Dépités, c’est alors avec plaisir que nous sommes allés découvrir à proximité la très belle basilique Santo Stefano Rotondo.

Santo Stefano Rotondo : l’église qui tourne en rond !

Santo Stefano Rotondo à Rome
Santo Stefano Rotondo à Rome

Santo Stefano Rotondo, ou « Saint-Étienne-le-Rond » en français, en voilà une église quelque peu originale et qui change un peu ! Il s’agit d’une des plus vastes églises circulaires de Rome, et une des plus anciennes, puisqu’elle date du Ve siècle.

Consacrée au martyr saint Étienne, dont les reliques furent ramenées de Terre sainte, son architecture fut fondée sur le modèle du Saint-Sépulcre à Jérusalem. À l’origine, elle était bien plus grande et comportait trois déambulatoires circulaires, pour un diamètre total de 60 m, contre seulement 40 aujourd’hui…

Comme pour la plupart des églises de cette époque, les colonnes utilisées sont issues du « recyclage » d’édifices antiques. La basilique subit elle aussi plusieurs modifications au fil des âges… trop fragile, sa taille fut donc réduite et des fenêtres murées.

Un petit côté « musée des horreurs »

L’ajout le plus intéressant réside dans les fresques peintes sur ordre du pape Grégoire XIII au XVIe siècle.

Pas moins de 34 panneaux peints représentent des scènes de torture des premiers martyrs chrétiens. Certaines sont très détaillées, cela peut paraître gore et heurter certaines sensibilités ! Bon, ce n’est certes pas gai, mais ça change des Vierges à l’enfant à toutes les sauces… On notera également une très belle chapelle avec fresques et mosaïques.

🐭 Le conseil de la souris pour 2026
  • Horaires et accès : l’entrée est gratuite, mais l’église est jalouse de son calme ! Elle ferme généralement entre 13 h et 15 h 30.
  • Accessibilité : si vous venez du bas de la colline, évitez le Clivo di Scauro (trop raide et pavé). Préférez l’accès par la via di Santo Stefano Rotondo depuis la piazza de la Navicella : c’est plat, goudronné et vos roues vous diront merci.

Thermes de Caracalla à Rome : la démesure impériale !

Les thermes de Caracalla ne sont pas situés sur la colline du Celio même, mais en contrebas un peu plus loin… Inaugurés en 216 par l’empereur du même nom (oui, logique !), les thermes constituaient alors les plus grands jamais construits à l’époque (11 ha) !

Ils furent cependant dépassés par les thermes de Dioclétien : on voit bien là la mégalomanie de certains empereurs ! Il s’agit aujourd’hui des thermes les mieux conservés de l’Empire.

Malheureusement, nous n’avons pu en admirer les ruines que de l’extérieur, le billet étant à l’époque couplé avec d’autres sites. Nous n’avions pas le temps de tout voir, ce sera donc (encore) pour une prochaine fois ! Mais en s’en approchant, on a déjà une bonne idée de ce que propose la visite… Pour le reste, il faudra dans tous les cas un peu d’imagination !

🐭 Infos pratiques 2026
  • Horaires : ouvert tous les jours à partir de 9 h. La fermeture varie selon la saison (16 h 30 en hiver, jusqu’à 19 h 15 en été). Attention : le site est fermé le lundi après-midi.
  • Tarifs et billets : bonne nouvelle, il existe désormais un billet spécifique pour les thermes (environ 8 €) si vous ne souhaitez pas prendre le pass combiné avec la via Appia.
  • Accessibilité : le site est impressionnant mais très plat. Des rampes ont été installées pour permettre aux personnes à mobilité réduite de circuler entre les différentes salles des thermes. C’est l’un des sites antiques les plus « roulants » de Rome !
  • Lien officiel : Soprintendenza Speciale Archeologia Belle Arti e Paesaggio di Roma
Voilà, le tour de cette « petite » colline du Celio est désormais terminé ! Grimpons maintenant sur la colline d’en face ! 😉

L’Aventin : jardin d’orangers et trou de serrure

Plan du quartier de l’Aventin à Rome


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Comment aller sur la colline de l’Aventin à Rome

Pour nous rendre dans le quartier de l’Aventin, nous avons emprunté la ligne 3 du tramway jusqu’à l’arrêt « Piramide ».

Puis sommes remontés sur la colline en coupant à travers un parc (moyennement entretenu, mais bon il avait plu fortement les jours derniers, c’est peut-être mieux à la belle saison…).

Outre la viale Aventino qui souffre de la forte concentration automobile (axe principal du quartier…) et où se regroupent commerces et lieux de sortie, la colline de l’Aventin en elle-même est très calme. Elle offre de jolies maisons ou petits immeubles, le tout bordé de palmiers.

Cela tranche fortement avec la densité urbaine du centre de Rome, alors que ce n’est pas si loin ! Bref, si un jour il vous vient l’idée de vous cotiser pour offrir une maison dans le coin à votre souris préférée, elle ne dira pas non ! 😉

En remontant, on arrive sur la place des Chevaliers de Malte, bordée également par l’église de Saint-Anselme de l’Aventin (non visitable ce jour, mais il semblait qu’on y vendait des bondieuseries).

♿ Accessibilité sur l'Aventin
  • L’Aventin est un bonheur pour les promeneurs, mais attention à la montée :
  • Le trajet : la montée depuis le Circus Maximus par la via de Santa Sabina est bitumée et la pente est régulière. C’est l’itinéraire le plus accessible.
  • Sur place : une fois au sommet, le plateau est parfaitement plat. Le jardin des Orangers est accessible, même si les allées sont gravillonnées (un peu sport en fauteuil, mais faisable).
  • La place des Chevaliers de Malte : elle est pavée de sampietrini, soyez prêts à ce que ça secoue un peu !

La place des Chevaliers de Malte et le « secret » de l’Aventin

L’Aventin, située non loin du Celio, est la colline la plus méridionale de la Rome antique. Elle ne fut d’ailleurs pas urbanisée de suite, et demeure de nos jours un lieu résidentiel et plutôt calme (et cossu). Sur l’Aventin, on trouve essentiellement des églises et basiliques, telles que Sainte-Sabine, une des plus anciennes de Rome, et Saint-Alexis.

C’est aussi au sommet de la colline que l’on peut découvrir le « secret le moins bien gardé de Rome ». À première vue, la place des Chevaliers de Malte est une simple place, bordée d’une église d’un côté et d’un grand mur de l’autre, qui laisse cependant entrevoir un jardin. Mais alors pourquoi tant de monde se presse pour regarder par le trou de serrure de la porte du mur ? 🙂

Tout simplement parce qu’ils connaissent le fameux secret ! En effet, la vue offre un superbe alignement sur… et bien, découvrez cela en photo ! 😉

Les conseils futés de la souris
  • Pour éviter la queue : en 2026, la file d’attente pour le trou de serrure peut atteindre 45 minutes en pleine journée ! Mon astuce ? Venez avant 9 h du matin ou profitez de l’heure du déjeuner (13 h) quand les groupes sont au restaurant.
  • Le saviez-vous ? Ce que vous voyez par le trou de serrure appartient techniquement à un troisième État ! En regardant, votre œil traverse l’Italie, le territoire de l’ordre de Malte (le jardin derrière la porte), pour finir sur le dôme de Saint-Pierre au Vatican. Trois pays en un seul regard, pas mal non ? 😉
  • Alternative : si la file est trop longue, ne désespérez pas ! Filez au jardin des Orangers (Parco Savello) juste à côté : la vue y est encore plus large, totalement gratuite et sans aucune attente.

Le jardin des Orangers : le plus beau balcon de Rome 🍊 

Le jardin des Orangers (ou Parco Savello) est pour moi l’un des endroits les plus romantiques de la Ville éternelle. Comme son nom l’indique, il est planté de nombreux orangers amers (ne les mangez pas, les oranges sont très acides !) qui embaument l’air au printemps.

C’est ici qu’il faut venir pour jouir d’une vue spectaculaire. Depuis le belvédère au bout de l’allée centrale, Rome se déploie à vos pieds : le Tibre, le Trastevere et, bien sûr, l’immense coupole de Saint-Pierre qui semble flotter sur l’horizon.

🐭 Le conseil de la souris
Le moment magique : essayez d’y être pour le coucher du soleil. La pierre dorée des palais romains s’embrase et l’ambiance devient vraiment hors du temps. En 2026, le jardin est ouvert de 7 h 30 jusqu’au crépuscule. L’entrée est libre et gratuite.

Basilique Saint-Alexis : une histoire de famille originale

La basilique Saint-Alexis est encore une église ancienne de l’Aventin, avec son campanile roman comme on en voit pas mal dans le coin. Elle fut, elle aussi, remaniée pendant la période baroque tardive, à savoir dans les années 1750.

L’extérieur plutôt sobre ne laisse donc rien présager de l’intérieur (même si, par rapport à d’autres églises de Rome, cela reste encore assez sobre aussi…). On y trouve pourtant une curiosité majeure : dans une chapelle est exposée la relique de l’escalier en bois sous lequel, selon la légende, saint Alexis dormit pendant des années.

Le saint revint en effet d’un pèlerinage en Terre sainte plutôt transformé, et ses parents ne le reconnurent pas ! Il vécut ainsi en mendiant sous l’escalier de sa propre maison paternelle sans jamais révéler son identité. Un peu triste quand même… j’espère que mes proches me reconnaîtront quand je partirai en pèlerinage dans la terre sacrée du fromage ! 😉

Basilique Sainte-Sabine : la perle de l’Aventin

basilique Sainte-Sabine à Rome

Autre belle église à voir sur l’Aventin, la basilique Sainte-Sabine ou Santa Sabina en italien, est, là encore, est l’une des plus anciennes et des plus émouvantes de Rome. Édifiée au milieu du Ve siècle, elle est dédiée à sainte Sabine, martyre chrétienne du IIe siècle.

Contrairement à bien d’autres églises romaines, les transformations baroques y ont été supprimées lors de restaurations modernes, lui rendant sa simplicité et son aspect originels. C’est aujourd’hui l’un des plus beaux exemples de basilique paléochrétienne au monde !

Un mélange de siècles et de « recyclage »

Seules deux chapelles du XVIIe siècle ont été conservées à l’intérieur. À l’extérieur, un campanile fut ajouté au Xe siècle (puis remanié à l’époque baroque), ainsi qu’un couvent trois siècles plus tard.

On remarquera surtout :

  • Les colonnes : elles datent de la fin de l’Empire et sont d’origine. Elles furent récupérées dans le temple de Junon qui se trouvait juste à côté (ils avaient déjà un sens aigu du recyclage !).
  • Le plafond et les fenêtres : si le plafond à caissons ne date que de 1938, les fenêtres de l’abside sont une rareté pour une église de cette époque.
  • La fresque de l’abside : datant de 1560, elle a remplacé la mosaïque originelle, mais en conserve la composition.

Les trésors de la façade

L’extérieur a peu changé depuis la construction, même si la façade d’origine a disparu au profit d’un narthex (un porche d’entrée). Sur la droite, ne manquez pas l’ancienne porte principale : sculptée dans du bois de cèdre au Ve siècle, c’est un miracle qu’elle nous soit parvenue en si bon état !

Les dix-huit panneaux sculptés dépeignent des scènes bibliques. Regardez bien la scène de la traversée de la mer Rouge par les Juifs : vous y verrez… Napoléon ! Sa tête remplace en effet celle de Pharaon, un ajout malicieux lors d’une restauration au XIXe siècle.

🐭 L'anecdote de la souris
L’oranger miraculeux : selon la légende, saint Dominique aurait planté dans le cloître adjacent une orange rapportée de son Espagne natale. Ce serait le premier oranger d’Italie ! Aujourd’hui, on peut encore apercevoir un rejeton de cet arbre historique à travers un petit trou pratiqué dans le mur du narthex.

Vue sur Rome depuis l’Aventin

Les jardins bordant chaque basilique offrent une très belle vue sur Rome !

On peut apercevoir la basilique Saint-Pierre, la synagogue, le Panthéon, le Capitole, le Vittoriano, une vue plongeante sur le quartier du Trastevere… rien que pour ça, la visite du quartier vaut le coup !

Église Santa Prisca

Nous redescendons ensuite en direction de cette petite église située au pied de la colline de l’Aventin, là encore connue pour être très ancienne.

L’église Santa Prisca fut bâtie au IVe ou au Ve siècle, à l’emplacement d’une ancienne maison romaine où se pratiquait le culte chrétien clandestin. Après avoir subi plusieurs pillages, elle fut remaniée en 1660, date de sa façade actuelle.

À l’intérieur, on peut admirer de jolies fresques, aussi bien dans la nef que dans l’abside, peintes par un artiste florentin (Anastasio Fontebuoni) vers 1600. Elles représentent des saints et des anges dans un style très élégant qui contraste avec la sobriété de l’édifice.

🐭 Le secret souterrain de la souris
Sous vos pieds : le véritable trésor de Santa Prisca est invisible depuis la nef ! Sous l’église se cache un Mithraeum (un temple dédié au dieu Mithra) parmi les mieux conservés de Rome !

Attention : en 2026, la visite des souterrains ne se fait que sur réservation spécifique (souvent via des associations culturelles). Si vous vous contentez de l’église, l’entrée est libre, mais elle ferme également ses portes entre 12 h et 16 h.

Voilà, j’espère vous avoir fait découvrir les lieux à visiter sur la colline de l’Aventin ! 😉

Comment aller sur l’Aventin et le Celio ? 🚌 

Ces deux collines sont très proches l’une de l’autre, séparées par la vallée du Circus Maximus. Voici comment y accéder facilement :

  • En métro : c’est l’option la plus simple. Pour l’Aventin, descendez à la station Circo Massimo (ligne B). Pour le Celio, les stations Colosseo ou Circo Massimo fonctionnent toutes les deux.
  • En bus : de nombreuses lignes s’arrêtent au pied des collines (lignes 75, 81, 160, 628). Le bus 75 est particulièrement pratique car il relie la gare Termini directement à l’Aventin.
  • En tramway : la ligne 3 (en travaux sur certains tronçons en 2026, vérifiez sur l’app ATAC) dessert le bas du Celio et du Circus Maximus.

Accessibilité et « pattes de souris » ♿ 

Rome n’est pas toujours tendre avec les roulettes, mais voici mes conseils pour ménager vos efforts :

  • Pour le Celio : l’accès le plus spectaculaire est le Clivo di Scauro, mais il est pavé de gros galets et grimpe fort. Si vous êtes en fauteuil ou avec une poussette, contournez la colline par la via Claudia (le long du Colisée) : le trottoir est large et la pente beaucoup plus douce.
  • Pour l’Aventin : évitez de monter par les escaliers du jardin de Sant’Alessio ! Privilégiez la via de Santa Sabina depuis le Circus Maximus. C’est une route goudronnée, régulière, qui vous mènera sans encombre jusqu’au jardin des Orangers.
  • Fontaines : vous trouverez des nasoni (les fontaines gratuites de Rome) sur la place des Chevaliers de Malte et dans le jardin des Orangers pour vous rafraîchir après la montée.

Le mot de la souris 🐭

Entre le silence mystique du Celio et les panoramas romantiques de l’Aventin, cette balade est l’une de mes préférées à Rome. C’est ici que l’on prend le pouls de la cité éternelle, loin du tumulte, entre l’odeur des orangers et l’ombre des basiliques millénaires. J’espère que cet itinéraire vous aidera à débusquer les secrets les mieux gardés de ces deux collines mythiques ! 😉

🗺️ Poursuivez votre exploration romaine

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