
La superbe plaza de España ou place d’Espagne, est un lieu incontournable de Séville !
A côté se trouve le grand parc Maria Luisa, principal parc de la ville de Séville. Il se situe un peu à l’extérieur de la vieille ville.
Typiquement de style andalou avec sa végétation luxuriante, ses palmiers et ses bassins de céramique, il constitue une agréable promenade « au vert ».
Que visiter, que voir sur la plaza de España ou place d’Espagne et autour du parc Maria Luisa à Séville ? Suivez-moi dans ce guide de la souris en photos ! 😉
Table of Contents
Plan du parc Maria Luisa à Séville
Afficher une carte plus grande
Plaza de España (place d’Espagne) à Séville
Comment aller à la place d’Espagne à Séville
Pour se rendre à la place d’Espagne, vous pouvez venir à pied du centre (et traverser un large « boulevard à bagnoles » en deux temps) en une quinzaine de minutes.
Ou bien prendre le tram de la Plaza Nueva, à l’arrêt Prado de San Sebastian (on y trouve également un arrêt de métro) et traverser le dit Prado (petit jardin) pour atteindre la Plaza de España (place d’Espagne).
Petite histoire de la place d’Espagne à Séville
On pourrait titrer ce chapitre : petite histoire d’un chef-d’œuvre, le rêve d’Aníbal González !
En effet, la Place d’Espagne n’est pas un vestige des siècles passés, mais le fruit d’une ambition folle du début du XXe siècle ! Conçue pour être le clou du spectacle de l’Exposition Ibéro-Américaine de 1929, elle devait prouver au monde que Séville était encore une métropole capable de splendeur.
Aníbal González : l’architecte qui a réinventé Séville
Le véritable « père » de cette place est Aníbal González. Figure de proue du style néo-mudéjar et régionaliste, il a voulu créer une architecture « 100% sévillane », mêlant la brique apparente, le fer forgé et, bien sûr, la céramique (les fameux azulejos de Triana). González a imaginé cette immense demi-lune de 200 mètres de diamètre tournée vers le Guadalquivir : une forme symbolisant l’Espagne ouvrant ses bras à ses anciennes colonies américaines.
C’est le sculpteur Aniceto Marinas qui a complété cette vision en travaillant sur les ornements et les éléments sculpturaux, notamment sur les célèbres médaillons représentant les visages d’illustres Espagnols qui veillent sur les arcades. Malheureusement, épuisé par les critiques et les pressions politiques, Aníbal González démissionna avant la fin des travaux et mourut quelques mois seulement après l’inauguration de son chef-d’œuvre, sans avoir vu le monde entier s’extasier devant son génie.
L’Exposition de 1929 fut à la fois un triomphe culturel et un désastre financier pour Séville ! En pleine crise mondiale, la ville a dépensé des sommes astronomiques pour construire des palais et aménager le parc.
Si l’événement a laissé Séville au bord de la faillite pendant des décennies, il lui a offert ses plus beaux joyaux. Sans cette démesure, la ville n’aurait aujourd’hui ni cette place, ni ses magnifiques pavillons internationaux !
Visite de la plaza de España (place d’Espagne) à Séville

Cette grande et belle place est d’ailleurs un héritage de l’Exposition de 1929. La place d’Espagne est dessinée en demi-cercle dans un style néo-régional, en brique et céramique.
Elle possède un petit canal au milieu et une fontaine « magique » dans le même genre que celle de Barcelone à Montjuic (elles sont de la même époque…).
Les bâtiments de la place devaient abriter l’Université, mais furent finalement considérés comme insuffisamment dimensionnés.
Les bâtiments sont donc désormais le siège de diverses administrations et d’un musée militaire très mal indiqué… Il ne s’agit donc pas d’une place urbaine traditionnelle avec ses cafés, restos et boutiques, mais plus d’un espace de détente.
Les magnifiques bancs de céramique de la place d’Espagne sont toujours occupés dès que le soleil se montre (c’est-à-dire souvent !). Sauf quand la fournaise règne en plein été, c’est une place où on aime flâner, se reposer, se retrouver entre amoureux, et que les touristes aiment bien !
On peut aussi louer un petit canot pour un petit tour sur le canal. Derrière les bancs on peut admirer les fresques en céramique (toujours) représentant chaque ville importante du pays.
Bref, la place d’Espagne de Séville est une place que j’ai bien aimée ! J’y ai même trouvé une carte régionale avec mon nom ! 😉
À noter que la place fut lieu de tournage de Star Wars, épisode II : L’Attaque des clones en 2002.
Le tour d’Espagne en 48 bancs : cherchez votre province !
C’est la grande attraction de la place : tout le long du palais, une série de 48 bancs en azulejos (céramique) représente chaque province espagnole. Ce n’est pas seulement décoratif, c’était un outil pédagogique pour les visiteurs de l’Exposition de 1929 qui ne connaissaient pas forcément toute la géographie de leur pays.
En admirant la finesse des azulejos sur les ponts et les bancs, n’oubliez pas qu’ils viennent presque tous des ateliers du quartier de Triana. Pour voir où ils ont été fabriqués, traversez le fleuve !
Comment ça marche ? 😉
Chaque banc est une véritable œuvre d’art miniature. Vous y trouverez systématiquement trois éléments :
- La fresque centrale : elle illustre un événement historique majeur lié à la province (bataille, découverte, geste royal).
- Le blason : les armoiries de la ville principale.
- La carte : une carte géographique de la province pour situer les villes alentours.
Le petit secret de la souris ! 🔍
Si vous cherchez une ville précise, ne tournez pas au hasard ! Les bancs sont classés par ordre alphabétique, en commençant par la gauche de la place (côté nord) jusqu’à la droite.
Le saviez-vous ? Il manque deux provinces à l’appel ! Et oui ! 🙂 À l’époque, les archipels des Canaries ne formaient qu’une seule province (Santa Cruz de Tenerife), et Séville n’a pas de banc… car elle est déjà représentée par quatre immenses fresques murales aux extrémités de la place !
Mon conseil photo : le rituel incontournable est de se prendre en photo sur le banc de sa province de cœur ou de son prochain voyage. Les bancs de Madrid, Barcelone ou Grenade sont souvent pris d’assaut, mais ceux des provinces plus méconnues comme Teruel ou Soria offrent un calme parfait pour admirer les détails des céramiques.
Le canal et les quatre ponts : la « Venise de Séville » !
Au pied du palais court un canal de 515 mètres de long, en forme de demi-lune, qui apporte une fraîcheur bienvenue lors des chaudes journées andalouses. Mais au-delà de l’esthétique, chaque élément ici raconte une histoire d’unité nationale.
Les 4 ponts : le symbole des anciens royaumes
Pour traverser le canal, vous emprunterez l’un des quatre ponts monumentaux richement décorés d’azulejos. Ils ne sont pas là par hasard : ils représentent les quatre anciens royaumes de l’Espagne :
- Castille
- Léon
- Aragon
- Navarre
C’est un symbole fort voulu par Aníbal González : pour entrer dans le palais (symbole de l’État), il faut passer par l’un de ces royaumes fondateurs.
Une balade romantique sur l’eau
Surnommé la « Petite Venise », le canal est navigable. C’est l’activité favorite des couples et des familles. Vous pouvez louer une petite barque à rames ou opter pour un bateau à moteur plus moderne.
- Le moment idéal : en fin d’après-midi, quand le soleil commence à descendre et que les reflets des tours de briques rouges dans l’eau deviennent orangés.
- Tarifs (2026) : comptez environ 6 € pour une location de 35 minutes (barque à rames, maximum 4 personnes). Une option « bateau à moteur » est aussi proposée pour environ 12 €.
Le conseil de la souris 🐭 : si vous voulez faire de superbes photos sans louer de barque, placez-vous au centre de l’un des ponts. La perspective des balustrades en céramique bleue et blanche avec les tours en arrière-plan est l’une des plus belles vues de Séville !
- Star Wars, Épisode II (L’Attaque des Clones) : c’est sans doute la scène la plus célèbre ! La place y devient la cité de Theed, sur la planète Naboo. On y voit Anakin et Padmé traverser l’une des galeries et franchir un pont (numériquement agrandi pour l’occasion).
- Lawrence d’Arabie : dans ce chef-d’œuvre aux 7 Oscars, la place sert de décor pour le QG de l’armée britannique au Caire. Le contraste entre l’architecture andalouse et l’ambiance coloniale y est saisissant.
- The Dictator : plus récemment, Sacha Baron Cohen y a installé son palais présidentiel. La place représentait alors l’extérieur du palais du dictateur de la République de Wadiya.
Le clin d’œil de la souris 🐭 : amusez-vous à retrouver l’angle exact de la scène de Star Wars sous les arcades du côté nord (près de la tour). C’est le spot préféré des fans de la saga pour une photo « galactique » !
Parc Maria Luisa à Séville

Le parc Maria Luisa à Séville occupe une surface d’environ 40 ha. Il est traversé par le Paseo de las Delicias (un boulevard à bagnoles dont on aurait pu se passer !).
La partie du parc entre ce paseo et le Guadalquivir se nomme d’ailleurs Las Delicias. On trouve dans le parc différents étangs, gloriettes, etc. En été le parc Maria Luisa doit constituer une agréable promenade ombragée et donc relativement au frais !
Cependant nous n’avons été à Séville que l’hiver, mais le parc reste très fréquenté ! Nous n’avons malheureusement pas toujours eu du beau temps… À l’autre bout du parc Maria Luisa, on trouve la Plaza de America.
Sur cette place se font face le musée Archéologique dans un bâtiment néo-Renaissance, et le musée des Arts et Traditions populaires dans un très beau bâtiment néo-mauresque.
Ils furent créés lors de l’Exposition et restent malheureusement peu fréquentés… alors qu’ils sont pourtant gratuits pour les européens !
Nous n’avons pas manqué de boire des cafés (et manger des gâteaux…) dans la buvette de la place.
Petite histoire du parc Maria Luisa
Le parc fut offert à la ville en 1893 par l’infante María Luisa, duchesse de Montpensier, et faisait à l’époque partie des jardins du Palais de San Telmo (aujourd’hui siège de la Junta de Andalucia, le gouvernement autonome de la région).
Il fut ré-aménagé pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929 par l’ingénieur et paysagiste français Jean Claude Nicolas Forestier (qui porte bien son nom !).
On trouve encore aujourd’hui différents pavillons bâtis pour l’Exposition, reconvertis à d’autres usages (école de danse pour le pavillon d’Argentine par exemple).
Coins secrets du parc Maria Luisa
Le parc est immense, et on peut vite s’y perdre. Pour éviter de tourner en rond, voici les trois arrêts « coup de cœur » de la souris ! 😉
1. Le Mont Gurugú : la vue en hauteur
C’est le point culminant du parc (un bien grand mot pour une petite colline artificielle !). On y grimpe par un sentier circulaire pour découvrir une petite cascade qui s’écoule avec un bruit apaisant. C’est l’endroit le plus frais du parc, idéal pour une pause lecture ou un moment de calme loin de l’agitation de la place.
2. L’Isleta de los Patos (l’Île aux Canards)
Au centre d’un petit étang romantique se trouve un pavillon miniature où nichent cygnes et canards. C’est l’un des lieux les plus photographiés du parc.
Le saviez-vous ? La légende raconte que le roi Alphonse XII y a déclaré sa flamme à sa cousine Mercedes d’Orléans. Romantisme garanti ! 🙂
3. La Gloriette de Bécquer : l’hommage à l’amour
S’il ne fallait voir qu’une seule statue, ce serait celle-ci. Ce monument dédié au poète romantique Gustavo Adolfo Bécquer entoure un immense cyprès. On y voit trois femmes sculptées dans le marbre représentant les trois stades de l’amour : l’amour possédé, l’amour perdu et l’amour déçu. C’est un lieu empreint d’une poésie incroyable.
Le royaume des calèches : l’avis de la souris
Impossible de visiter la Place d’Espagne et le parc María Luisa sans entendre le clip-clop des sabots ! La calèche est l’image de carte postale de Séville, mais avant de monter à bord, voici ce qu’il faut savoir :🐴
- Le budget : c’est une activité coûteuse ! Comptez environ 45 € à 50 € pour une balade de 45 minutes (davantage durant la Feria ou la Semaine Sainte). Les tarifs sont officiels et affichés, mais l’addition reste salée pour une famille.
- La condition animale : c’est un sujet qui tient à cœur à votre souris globe-trotteuse ! Ces dernières années, plusieurs incidents liés à la chaleur extrême (notamment un cheval mort d’épuisement en pleine canicule) ont déclenché de vifs débats à Séville. Si la ville impose désormais des restrictions d’horaires en cas de forte chaleur, la question du bien-être de ces animaux en milieu urbain reste posée.
- L’alternative de la souris : si vous préférez laisser les chevaux au repos, le parc María Luisa se parcourt merveilleusement bien à pied sous les ombrages. Pour une expérience ludique en famille, vous pouvez aussi louer des rosalies (vélos familiaux à plusieurs places) près de la Plaza de América : c’est vous qui pédalez, et c’est bien plus économique ! 🙂
Mon conseil 🐭 : si vous tenez absolument à faire un tour, évitez les heures les plus chaudes de la journée (12 h – 18 h) pour ne pas encourager l’effort des animaux sous le soleil de plomb andalou. Merci pour eux ! 😉
Musée Archéologique et le musée des Arts et Traditions populaires

Tout au sud du parc se trouve la Plaza de América, une autre merveille d’Aníbal González. Elle est bordée par trois pavillons magnifiques de l’exposition de 1929 :
- Le musée des Arts et Traditions Populaires (MUDE) : un bâtiment néo-mudéjar sublime. On y découvre la vie quotidienne andalouse, des costumes de flamenco aux ateliers de céramique. (Entrée gratuite pour les citoyens de l’UE !).
- Le musée Archéologique : un palais néo-Renaissance impressionnant.
⚠️ Note de la Souris (janvier 2026) : attention, le musée Archéologique est actuellement durablement fermé pour travaux de rénovation. Vous pouvez toujours admirer sa façade depuis la place, mais l’intérieur n’est pas accessible pour plusieurs années.
Le musée Archéologique de Séville mérite vraiment une visite (quand il est ouvert !). Il comporte dix-huit salles au rez-de-chaussée, consacrées à l’époque romaine, l’Antiquité tardive à l’époque moderne, et dix salles en sous-sol, dédiées à la population de la province de Séville durant la préhistoire et la protohistoire.
On peut juste déplorer – comme trop souvent – le faible nombre de cartels traduits au moins en anglais, pour ceux qui ne sont pas assez assez familiers avec la langue de Cervantès.
Le musée des Arts et Traditions populaires de Séville montre des reconstitutions d’intérieurs traditionnels, de vieux métiers, de la dentelle de Séville, de la céramique…
Bref, passez-y une demi-heure ou une heure, d’autant que c’est gratuit ! 😉
Infos pratiques du musée des Arts et Traditions populaires
Le musée des Arts et Traditions populaires sont ouverts du mardi au samedi de 9 h 00 à 21 h 00 et jusqu’à 15 h le dimanche et les jours fériés.
Fermeture le lundi. Attention, fermeture dès 15 h tous les jours en juillet-août ! Il est donc totalement gratuits pour les européens, Le tarif est de 1,50 € pour les autres.
Pavillons de l’Exposition ibéro-américaine de 1929 à Séville
Comme expliqué précédemment, on retrouve plusieurs pavillons issus de l’Exposition de Séville dans le parc Maria Luisa ou ses alentours. Ils furent reconvertis à l’issue de l’Exposition.
Le pavillon d’Argentine est donc devenu une école de danse. Celui du Chili est une école d’arts appliqués, le pavillon de Colombie une école nautique, celui du Pérou le Conseil Supérieur d’Investigations Scientifiques, (CSIC).
Enfin celui du Portugal abrite le Consulat du… Portugal (une reconversion pertinente !) 😉 , le casino devint le Théâtre Lope de Vega, etc.
Il n’est pas toujours aisé de les repérer, à vous de chercher ! 😉
On trouve une bonne partie des pavillons vers l’avenue de Maria Luisa (av. del Péru, av. del Chile). Certains sont directement dans le parc (pavillon Téléfonica devenu une école botanique) ou vers le Guadalquivir (pavillons d’Argentine et du Maroc).
Infos pratiques : bien préparer sa visite de la place d’Espagne et du parc Maria Luisa
- Accès : la Place d’Espagne est très facile d’accès. Vous pouvez venir à pied depuis le centre (15 min de la Cathédrale) ou utiliser le Tram T1 qui part de la Plaza Nueva (devant l’Hôtel de Ville), descendez à l’arrêt Prado de San Sebastián. Ou si vous venez de plus loin, prenez le Métro ligne 1 (station Prado).
- Horaires : le Parc María Luisa est ouvert tous les jours de 8 h 00 à 22 h 00 (minuit en été). La Place d’Espagne reste accessible tant que le parc est ouvert.
- Tarif : c’est la bonne nouvelle : l’accès à la place et au parc est 100 % gratuit ! Seule la location de barque est payante.
- Le meilleur moment : pour éviter la foule et la chaleur l’été, visez 9 h 00 du matin !
La Place d’Espagne, le cœur battant de Séville
Plus qu’une simple place, ce chef-d’œuvre d’Aníbal González est le symbole d’une Espagne qui se rêve éternelle, entre briques rouges, azulejos éclatants et douceur de vivre. Que vous veniez pour débusquer le banc de votre province, ramer sur le canal ou simplement vous perdre dans les allées ombragées du parc María Luisa, vous repartirez forcément avec un peu de la magie sévillane en vous !
Envie de prolonger la magie ? 🐭
Séville ne s’arrête pas aux portes du parc ! Voici quelques pistes pour la suite de votre périple :
- Pour rester dans l’élégance : direction le Palais de las Dueñas ou la Casa de Pilatos, deux joyaux de l’architecture aristocratique où l’art mudéjar atteint des sommets.
- Pour changer de rive : traversez le Guadalquivir pour explorer le quartier de Triana, là même où ont été fabriqués les carreaux de céramique que vous venez d’admirer sur la place.
- Pour prendre de la hauteur : rejoignez le centre-ville pour grimper au sommet des Setas de Séville et admirer le coucher du soleil sur la Giralda.
Et vous, quel est votre coin préféré dans le Parc María Luisa ? La cascade ou la gloriette de Bécquer ? Partagez vos impressions en commentaire ! 👇
Découvrez toutes les choses à faire et à visiter à Séville
Programmes de visite à Séville :
Que faire à Séville en 1 jour : l’essentiel à ne pas manquer









