Véritable enclave souveraine au cœur de Rome, la cité du Vatican est bien plus qu’un centre religieux : c’est un concentré d’histoire, d’art et de pouvoir unique au monde !
Sur à peine 44 hectares, le plus petit État de la planète abrite des chefs-d’œuvre qui attirent chaque année des millions de pèlerins et de passionnés d’art.
Que vous veniez pour admirer la basilique Saint-Pierre, vous perdre dans les couloirs des musées du Vatican ou contempler le plafond de la chapelle Sixtine, une visite ici ne s’improvise pas. Entre les protocoles vestimentaires, la gestion des foules et les subtilités de réservation, votre souris préférée vous livre son guide complet pour naviguer sereinement dans ce labyrinthe de marbre et d’encens. Suivez-moi dans le guide de la souris au Vatican ! 😉
Sommaire
- Le guide de survie de la souris : mes conseils essentiels pour visiter le Vatican
- Billets coupe-file et visites guidées : musées du Vatican et basilique
- Plan du quartier du Vatican
- Comment aller à la cité du Vatican : métro, tramway et bus
- Où loger autour du Vatican ?
- Un peu d’histoire (pour briller en société, ou pas)
- La place Saint-Pierre : le génie baroque du Bernin
- Visiter la basilique Saint-Pierre de Rome
- Les jardins du Vatican : le poumon vert secret du pape
- Infos pratiques : les derniers conseils de la souris
- FAQ : toutes vos questions sur la visite du Vatican
- Autour du Vatican : via della Conciliazione, le Borgo et Prati
- Continuer votre voyage à Rome avec la souris
🙏 Attention : année sainte et Jubilé 2026
Le Vatican est l’épicentre du Jubilé 2026. La Porte Sainte de la basilique est ouverte, attirant une affluence record.
Ce qu’il faut savoir :
- L’accès à la basilique peut dépasser 3 ou 4 heures d’attente sous le soleil.
- Les billets pour les musées s’arrachent dès leur mise en ligne (60 jours avant) : ne comptez plus sur un achat de dernière minute !
- Certains secteurs peuvent être fermés sans préavis pour des célébrations papales.
Consultez toujours le calendrier officiel avant de fixer votre journée.
Le guide de survie de la souris : mes conseils essentiels pour visiter le Vatican
Pour ne pas rester sur le carreau ou transformer votre visite en chemin de croix, voici les règles d’or à respecter impérativement :
👗 1. Le « dress code » (ne plaisantez pas avec ça !)
Le Vatican est une théocratie et les gardes à l’entrée sont impitoyables : épaules et genoux doivent être couverts. Cela vaut pour les femmes comme pour les hommes (adieu le mini-short !).
🐭 L’astuce de la souris : gardez toujours un grand foulard ou un paréo dans votre sac pour vous couvrir au moment d’entrer.
🗓️ 2. Le calendrier stratégique
- À éviter absolument : le lundi (les autres musées de Rome sont fermés, tout le monde se replie ici) et le mercredi matin (audience papale qui bloque l’accès à la basilique).
- Le meilleur moment : le mardi ou le jeudi, idéalement vers 13h-14h, quand les groupes du matin partent déjeuner.
⚠️ 3. Sécurité et pickpockets
La file d’attente sur la place Saint-Pierre est le terrain de chasse favori des pickpockets. Ils profitent de l’inattention des touristes béats devant la coupole. Gardez votre sac devant vous et restez vigilant, même dans les galeries bondées des musées.
🎟️ 4. Attention aux « rabatteurs »
Autour du Vatican, vous serez harcelé par des dizaines de personnes vous proposant des billets « skip the line ». Ignorez-les. Ce sont souvent des agences qui revendent des tours très chers. Pour les musées, n’utilisez que le site officiel ou des plateformes de confiance (liens plus bas !).
Une fois ces précautions prises, vous êtes enfin prêt à franchir les frontières du plus petit État du monde ! 😉
Billets coupe-file et visites guidées : musées du Vatican et basilique
Soyons honnêtes : sans une organisation militaire à la façon garde suisse, votre visite peut vite virer au cauchemar ! Pour espérer entrer aux musées du Vatican sans faire le pied de grue pendant 3 heures (minimum !), il n’y a pas de secret : il faut venir hors saison, hors week-end, ou dégainer un billet réservé.
C’est que vous ne serez pas seul à vouloir admirer la célèbre chapelle Sixtine ! Je vous rappelle que les musées du Vatican attirent environ six millions de touristes chaque année, ce qui en fait, de loin, le lieu payant le plus visité de la botte avec le Colisée. 😉
Voici les options les plus fiables pour réserver vos billets à l’avance et éviter de gâcher votre journée (pour la basilique Saint-Pierre, je vous donne mes astuces spécifiques un peu plus bas !) :
(Note de la souris : si les créneaux officiels sont complets, les visites guidées sont souvent la seule solution de secours pour entrer !)
Plan du quartier du Vatican
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Comment aller à la cité du Vatican : métro, tramway et bus
Pour rejoindre le plus petit État du monde depuis le centre de Rome, plusieurs options s’offrent à vous. La plus efficace reste sans aucun doute le métro ligne A (la ligne orange). Il vous faudra descendre à la station Ottaviano, puis marcher environ 10 minutes pour atteindre la place Saint-Pierre ou l’entrée des musées.
Si vous préférez le charme du trajet en surface, la ligne de tramway 19 est une excellente alternative. Elle a son terminus à la piazza del Risorgimento, ce qui vous dépose à seulement quelques pas des murailles vaticanes. De nombreuses lignes de bus desservent également le quartier, notamment le 64 (surnommé le « bus des pickpockets », prudence !) qui relie la gare Termini au Vatican.
Quant à la future ligne C du métro, elle devrait théoriquement desservir la place Saint-Pierre un jour… mais au rythme des fouilles archéologiques romaines, cela ne se fera sans doute pas avant que la souris ne prenne sa retraite ! 😉
Besoin de maîtriser le réseau romain ?
Plans, tarifs des tickets, pass touristiques et astuces pour ne pas vous perdre dans les bus : retrouvez mon guide complet ici !
Où loger autour du Vatican ?
Dormir à proximité du Vatican est un excellent calcul stratégique : cela vous permet d’être sur la place Saint-Pierre dès l’ouverture de la basilique (7 h) et de profiter du quartier une fois les flots de touristes repartis vers le centre.
Deux ambiances principales s’offrent à vous juste à côté du petit État :
- Le Borgo : le quartier médiéval situé entre le château Saint-Ange et le Vatican. C’est historique, charmant et très central, mais les prix sont souvent élevés.
- Prati : au nord des musées. C’est le quartier chic et commerçant. Les rues sont larges, plus calmes le soir, et on y trouve de superbes appartements et des hôtels de standing.
Je détaille ces deux quartiers un peu plus bas dans cet article, mais si vous cherchez dès maintenant un hébergement dans tout Rome, n’hésitez pas à consulter mes guides dédiés :
Un peu d’histoire (pour briller en société, ou pas)

La cité du Vatican, c’est le plus petit État du monde : 0,44 km² au compteur ! Pour vous donner une idée, une souris un peu sportive en fait le tour en moins de temps qu’il n’en faut pour grignoter un morceau de pecorino.
Mais ne vous y trompez pas, ce confetti de terre n’est indépendant que depuis 1929. C’est le résultat des accords de Latran, signés entre l’Église catholique et Mussolini. Avant cela, l’ambiance était franchement électrique entre les papes et le gouvernement italien. Suite à l’unification de l’Italie à la fin du XIXe siècle, les États pontificaux avaient été annexés et le pape se considérait comme « prisonnier » derrière ses propres murailles.
Pourtant, depuis la chute de l’Empire romain, c’est bien le souverain pontife qui régnait en maître sur Rome. Il y a eu quelques accrocs, bien sûr, comme l’épisode de la papauté d’Avignon au XIVe siècle, ou le Grand schisme d’Occident où deux papes rivaux se disputaient le trône. Une vraie série Netflix avant l’heure !
Une forteresse bien gardée
Aujourd’hui, même si vous franchissez la frontière sans passeport, sachez que les visiteurs n’ont accès qu’à une infime partie du territoire : la place Saint-Pierre, la basilique et les musées du Vatican. Le reste est jalousement gardé par les Gardes suisses.
🐭 La confession de la souris : lors de mes premiers voyages, je n’avais qu’une envie, fuir ! La foule était telle que l’on ne voyait rien et qu’on étouffait. Étant une souris claustrophobe, j’ai vite compris qu’au Vatican, soit on réunit les conditions idéales (hors saison, billets coupe-file), soit on finit en souris écrasée sans rien apprécier. C’est pour ça que je vous livre tous mes secrets ici !
Les jardins du Vatican
La cité comporte de grands et apparemment magnifiques jardins. Mais attention : ils ne se visitent que le matin, uniquement en visite guidée et pour un prix que je trouve franchement exagéré. Pas très ouverts, les curés ! Si vous préférez garder vos euros pour une bonne pasta, vous pourrez toujours les apercevoir depuis le sommet de la coupole.
💻 Pour les courageux, voici le site officiel (souvent capricieux lors des réservations !).
La place Saint-Pierre : le génie baroque du Bernin

La place Saint-Pierre (piazza San Pietro) est sans doute la plus célèbre de Rome… même si, techniquement, nous sommes ici en territoire étranger ! Elle fut entièrement remaniée par le Bernin au milieu du XVIIe siècle, à l’apogée du baroque romain.
Véritable mise en scène théâtrale, cette place monumentale en forme d’ellipse est enserrée par deux immenses colonnades. Pour l’Église de l’époque, ces deux arcs de cercle symbolisaient les bras du catholicisme s’ouvrant pour embrasser les fidèles (et accessoirement tenter de ramener les « brebis égarées » du protestantisme dans le droit chemin…).
L’obélisque et les effets d’optique
Au centre de cette symétrie parfaite trône un obélisque égyptien, rapporté à Rome par Caligula. Il n’est pas seulement là pour faire joli : il servait de gnomon (le bâton d’un cadran solaire) pour marquer les solstices sur le pavé.
🐭 L’astuce de la souris : ne repartez pas sans avoir testé le génie du Bernin ! Entre l’obélisque et les fontaines, cherchez au sol un disque de marbre blanc marqué « centro del colonnato ». Placez-vous dessus et regardez la colonnade : par un incroyable effet d’optique, les quatre rangées de colonnes s’alignent si parfaitement qu’on a l’impression qu’il n’y en a plus qu’une seule ! 😉
Vie et animation sur la place
Toujours envahie par une foule cosmopolite, la place est le cœur battant du Vatican. C’est ici que le pape donne ses audiences tous les mercredis matin (en principe vers 10 h 30) et que se massent les fidèles pour les grandes fêtes religieuses.
Si la basilique Saint-Pierre reste le clou du spectacle, prenez le temps d’admirer les 140 statues de saints qui vous observent du haut de la balustrade. On se sent tout petit, surtout pour une souris !
Dernier détail pour les collectionneurs : c’est aussi sur la place que vous trouverez les célèbres boîtes aux lettres jaunes de la poste vaticane. Je vous donne tous les détails sur les timbres et les souvenirs un peu plus bas dans cet article ! 🙂
🚽 Le bon plan pratique : sur les côtés de la place, sous les colonnades, vous trouverez des toilettes gratuites et étonnamment propres. C’est une rareté à Rome, alors profitez-en avant de vous lancer dans la file d’attente pour la basilique !
Visiter la basilique Saint-Pierre de Rome
Plus grande église du monde catholique, la basilique Saint-Pierre de Rome est un monument qui donne le vertige. Elle fut érigée à l’origine par l’empereur Constantin au IVe siècle. Pour la petite histoire, c’est lui qui rendit officielle la religion chrétienne dans l’Empire romain !
L’édifice est élevé en l’honneur de saint Pierre, considéré comme le premier pape de l’Église. Son tombeau se situerait juste sous le maître-autel, même si, entre nous, aucun vestige archéologique ne relie formellement le lieu à la vie du saint… Qu’importe, c’est aujourd’hui l’église des papes et l’un des monuments les plus visités de la planète !
Mes conseils pour éviter (autant que possible) l’affluence
Vous vous en doutez : vous ne serez pas seul ! En octobre, j’ai vu des files d’attente s’étirer sur plus de deux heures. Voici comment ne pas y laisser vos moustaches :
- 📅 La saisonnalité : si vous le pouvez, privilégiez novembre, janvier ou février (hors vacances scolaires). Lors de mon deuxième séjour en novembre, je n’ai attendu que 15 minutes en début d’après-midi !
- 🕒 Le meilleur créneau : visez l’heure du déjeuner (entre 12 h 30 et 14 h) ou la fin de journée, environ 1 h 30 avant la fermeture.
- 🚫 Les jours noirs : évitez absolument les week-ends, les fêtes religieuses et le mercredi matin (journée d’audience papale où la basilique est fermée au public jusqu’à 13 h environ).
⚠️ Rappel de la souris : l’entrée de la basilique est gratuite. L’attente est causée par le passage obligatoire aux portiques de sécurité (détecteurs de métaux). Ne vous laissez pas berner par les rabatteurs sur la place qui vous vendent des « billets d’entrée » !
Une fois les contrôles franchis, prévoyez au moins une heure pour la visite intérieure. Préparez-vous : vous allez en prendre plein la vue !
Architecture et façade : un chantier de 120 ans !

La basilique que nous voyons aujourd’hui n’est pas sortie de terre en un jour. Sa reconstruction débuta en 1506 pour s’achever en 1626 ! Les plus grands génies se sont succédé au chevet de la vieille dame : Bramante et Michel-Ange dessinèrent les plans, mais c’est à l’architecte Carlo Maderno que l’on doit la façade monumentale actuelle.
Le dôme de la basilique Saint-Pierre de Rome est tout simplement le plus haut du monde. Petit paradoxe architectural : quand on est juste devant, sur la place, on ne se rend pas du tout compte de ses proportions réelles. Pour admirer sa silhouette parfaite, il faut s’en éloigner un peu (ou grimper au sommet, moyennant finances, pour dominer la ville !).
L’intérieur de la basilique : une démesure assumée
Une fois les portes franchies, préparez-vous au choc. L’intérieur de la basilique Saint-Pierre de Rome est d’une richesse étourdissante. Certains diront que le message de pauvreté et de simplicité prôné par Jésus est ici complètement balayé par l’or et le marbre… et je suis assez d’accord avec eux ! Le but était clair : il fallait en mettre plein la vue.
Tout ici est immense, mais comme tout a été réalisé à l’échelle, on perd vite ses repères. Pourtant, face au baldaquin géant du Bernin situé sous la coupole, on se sent vraiment minuscule (et je ne vous parle pas de l’effet sur une petite souris !).
Quelques détails à ne pas manquer :
- 🚪 La porte en bronze : prenez le temps d’observer les détails ciselés de la porte centrale à l’entrée.
- 🎨 L’illusion des peintures : approchez-vous des murs. Ce que vous prenez pour des peintures sont en réalité des mosaïques d’une finesse incroyable. C’est bluffant !
- 🙏 Le coin des fidèles : la sépulture du pape Jean-Paul II se trouve désormais dans l’une des chapelles intérieures, où les pèlerins viennent se recueillir.
🐭 L’astuce de la souris fatiguée : il n’y a aucun siège pour s’asseoir dans la nef principale de la basilique. Si vos pattes n’en peuvent plus après la file d’attente, la seule solution pour s’asseoir est d’aller « prier » (ou faire semblant !) dans l’une des chapelles latérales réservées au recueillement. Chut, c’est un secret !
Grottes vaticanes : la nécropole des papes
Sous la nef centrale de la basilique se cache un lieu empreint de silence et de ferveur : les grottes vaticanes (ou grottes du Vatican). Contrairement à ce que leur nom suggère, ce ne sont pas des cavités naturelles mais une vaste crypte abritant 148 sépultures papales, ainsi que des tombes de rois et de reines ayant marqué l’histoire de la chrétienté après le Xe siècle.
On y déambule entre des chapelles dédiées aux saints et on y découvre des reliques précieuses de l’ancienne basilique constantinienne : statues, inscriptions religieuses et mosaïques anciennes. Le clou de la visite est bien sûr la vue sur le lieu sacré supposé abriter la tombe de saint Pierre, situé juste sous l’autel majeur.
🐭 L’avis de la souris : la visite est libre (gratuite) et accessible depuis l’intérieur de la basilique. Attention, le lieu est sacré et les photos y sont strictement interdites. Bon, on a quand même réussi à en « voler » une petite pour vous montrer l’ambiance… chut ! 😉
La nécropole du Vatican (les Scavi)
Située encore plus profondément, au deuxième sous-sol, se trouve la nécropole du Vatican, aussi appelée Scavi. C’est un site archéologique exceptionnel, accessible seulement depuis les années 1940. Ici, on change d’époque : on parcourt de véritables allées romaines bordées de mausolées appartenant à de grandes familles du IIe siècle avant J.-C.
Ce site est un fascinant mélange de sépultures païennes richement décorées et de tombes chrétiennes beaucoup plus sobres. Selon les archéologues, c’est ici, au milieu de ces vestiges, que reposerait véritablement la dépouille de saint Pierre.
⚠️ Note importante de la souris : ne confondez pas les deux !
• Les grottes vaticanes se visitent librement et facilement.
• La nécropole du Vatican nécessite une réservation des mois à l’avance auprès de l’Office des Fouilles (Ufficio Scavi), pour une visite guidée en petit groupe très sélecte.
Musée du trésor de la basilique Saint-Pierre
Si vous avez encore soif d’or et de pierres précieuses, dirigez-vous vers la sacristie. C’est là que se trouve l’entrée du musée du trésor de Saint-Pierre (museo del tesoro di San Pietro). Ce petit musée expose des objets liturgiques d’une valeur inestimable, témoins de la démesure papale à travers les siècles.
Parmi les pièces maîtresses, vous pourrez admirer :
- La croix de Constantin, célèbre pour abriter, selon la tradition, un fragment de la « vraie Croix ».
- La chaire de saint Pierre, un trône en bois du IXe siècle enveloppé dans un reliquaire de bronze monumental, chef-d’œuvre du Bernin.
💻 Pour les horaires et les tarifs spécifiques, consultez la page officielle du musée du trésor.
Les jardins du Vatican : le poumon vert secret du pape
Depuis le sommet de la coupole, on aperçoit une immense étendue de verdure jalousement gardée derrière de hauts murs : les jardins du Vatican. Comment aller s’y promener ? Pour faire simple : vous ne le pouvez pas ! Ces 23 hectares de calme absolu sont réservés au pape et aux dignitaires de l’Église.
Il existe pourtant une unique solution pour y pénétrer : s’inscrire à une visite guidée officielle. C’est la seule façon de découvrir ses fontaines baroques, ses statues et ses parterres impeccables. Attention, les places sont très limitées et la visite libre y est totalement interdite.
🐭 L’avis de la souris : si vous n’avez pas le budget pour la visite guidée, consolez-vous avec la vue depuis le dôme. On y voit très bien le tracé des jardins et même l’héliport du pape !
Infos pratiques : les derniers conseils de la souris
Quand visiter le Vatican et à quelle heure ?
Pour éviter de finir en souris écrasée, privilégiez les mardis, mercredis et jeudis. Essayez d’arriver à l’heure du déjeuner plutôt que le matin, car la plupart des tours organisés libèrent les lieux pour aller manger.
- Le lundi : à éviter absolument (affluence record car les autres musées de Rome sont fermés).
- Le mercredi : attention, la basilique est fermée le matin pour l’audience papale.
- La basse saison : de novembre à février (hors fêtes) reste le meilleur créneau.
Quelle tenue vestimentaire adopter ?
Le Vatican est une théocratie dirigée par un pape : les règles sont strictes. Pour entrer dans la basilique ou les musées, vous devez avoir les épaules et les genoux couverts. Pas de débardeurs, de mini-jupes ou de shorts courts. Les chapeaux doivent également être retirés à l’intérieur. Si vous ne respectez pas ces critères, les gardes vous refouleront sans sommation !
Quelle est la durée de visite à prévoir ?
Sans compter l’attente aux portiques, prévoyez au moins une heure pour la basilique seule. Pour les musées du Vatican, comptez 2 à 3 heures minimum. Si vous voulez tout faire (musées, basilique, coupole), prévoyez une journée complète.
♿ Le Vatican avec un handicap
Bonne nouvelle : la cité du Vatican est globalement bien accessible. La place Saint-Pierre est parfaitement plane. Pour la basilique, une rampe et un ascenseur sont situés à droite de la façade. Les musées du Vatican sont entièrement accessibles aux PMR avec des parcours dédiés.
💻 Consultez le plan d’accessibilité officiel pour repérer les ascenseurs.
🚽 Toilettes au Vatican : où trouver les WC ?
Avis aux souris pisseuses : on trouve des toilettes gratuites et propres sous les colonnes à gauche de la place Saint-Pierre (côté sud). Il y en a aussi de nombreuses dans les musées. En revanche, rien durant l’ascension de la coupole : prenez vos précautions avant de grimper !
Assister à une audience papale
Chaque mercredi matin (quand il est à Rome), le pape tient une audience sur la place Saint-Pierre. Il circule en papamobile pour bénir la foule avant de diriger la cérémonie. C’est un moment fort, mais la logistique peut être complexe.
Poste vaticane : envoyez vos cartes postales avec la souris !
Au sud de la place et dans les musées, vous trouverez les bureaux de la poste du Vatican. C’est l’occasion d’envoyer un souvenir avec un timbre unique. Mais attention :
- 📮 Utilisez exclusivement les boîtes aux lettres jaunes du Vatican.
- 🎟️ Les timbres vaticans ne sont pas valables en Italie (et inversement).
🐭 Le test de la souris : notre carte a mis 10 jours pour arriver en France. Pas forcément plus rapide que la poste italienne, mais le tampon du Vatican, ça a quand même une sacrée classe !
FAQ : toutes vos questions sur la visite du Vatican
Est-ce que l’entrée de la basilique Saint-Pierre est payante ?
Non, l’accès à la basilique est entièrement gratuit. Seule l’attente aux portiques de sécurité peut être longue. Si on vous propose un billet « entrée simple », c’est une arnaque !
Faut-il réserver pour les musées du Vatican ?
En 2026, la réponse est OUI. Tenter d’y aller sans réservation, c’est s’exposer à 3 ou 4 heures d’attente, voire à un refus pur et simple si la jauge est atteinte.
Peut-on visiter la chapelle Sixtine seule ?
Non, la chapelle Sixtine fait partie intégrante du parcours des musées du Vatican. Elle se trouve d’ailleurs tout à la fin du circuit. Il faut donc acheter un billet pour les musées pour y accéder.
Quelle est la meilleure station de métro ?
La station Ottaviano (ligne A) est la plus proche pour les musées et la place Saint-Pierre. La station Cipro est également une option pour les musées.
Peut-on prendre des photos à l’intérieur ?
Les photos sont autorisées (sans flash) dans la basilique et dans la majorité des musées. En revanche, elles sont strictement interdites dans la chapelle Sixtine et dans les grottes vaticanes.
Autour du Vatican : via della Conciliazione, le Borgo et Prati
La via della Conciliazione : l’avenue de la réconciliation
La via della Conciliazione est cette immense avenue rectiligne qui relie la place Saint-Pierre au château Saint-Ange (castel Sant’Angelo), ouvrant ainsi le Vatican sur le Tibre.
Elle n’a pas toujours été là : elle fut percée en 1936 sur ordre de Mussolini. Son nom célèbre la réconciliation entre le Vatican et l’État italien après les fameux accords de Latran de 1929. Si la perspective sur la coupole de Saint-Pierre est absolument grandiose, les bâtiments qui la bordent sont très marqués par l’architecture massive des années 1930.
🕊️ Le conseil de la souris : l’avenue regorge de boutiques de souvenirs et de bars-salons de thé. Soyons clairs : c’est le terrain de chasse favori pour qui veut se faire pigeonner ! Les prix y sont gonflés et la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Évitez donc d’y faire votre pause déjeuner, à moins de vraiment vouloir payer votre café au prix de l’or du Vatican ! 😉
Si vous avez un peu de temps, poussez la porte de l’église Santa Maria in Transpontina. Elle est plutôt mignonne et offre un moment de calme loin du tumulte de l’avenue. Bon, d’accord, après la basilique Saint-Pierre, la comparaison est cruelle, mais elle mérite un petit coup d’œil !
À l’est du Vatican : le Borgo et le château Saint-Ange

Le Borgo est un minuscule quartier coincé entre les murs du Vatican et les rives du Tibre. C’est ici que se dresse l’une des silhouettes les plus emblématiques de Rome : le château Saint-Ange (castel Sant’Angelo).
Le château Saint-Ange : du mausolée au palais fortifié
À l’origine, ce monument massif était le mausolée de l’empereur Hadrien, qui souhaitait une dernière demeure aussi grandiose que celle d’Auguste (située sur l’autre rive). D’autres empereurs, comme Caracalla, y furent également enterrés avant que l’édifice ne change radicalement de fonction.
Au moyen-âge, le mausolée est converti en forteresse militaire. Il est alors intégré aux fortifications entourant le quartier (le Borgo). Le château devient alors stratégique pour les papes :
- C’était leur refuge en cas d’attaque, relié au Vatican par le Passetto (un couloir aérien secret).
- Le pape Alexandre VI « Borgia » s’y abrita lors de l’invasion de Charles VIII, et Clément VII y fuit pendant le sac de Rome par Charles Quint.
- S’il fut transformé en palais richement décoré de fresques, il resta aussi une sinistre prison politique de la papauté.
Aujourd’hui, le château se visite, même si votre souris préférée a passé son tour cette fois-ci (un vieux souvenir de jeunesse, mais pas de photos exploitables à vous montrer !). Il domine le superbe pont Saint-Ange, entièrement piéton et bordé de statues d’anges. Avec sa vue sur le fleuve, il rappelle un peu le pont Charles à Prague.
⚠️ Attention : le pont et les abords du château sont ultra-touristiques. Vous y serez abordés de toutes parts par des vendeurs ambulants de perches à selfie ou de babioles. Gardez un œil sur votre sac et déclinez poliment mais fermement !
Au nord du Vatican : le quartier de Prati
Le quartier de Prati s’étend au nord de la cité vaticane jusqu’aux rives du Tibre. Son nom vient tout simplement des vastes prairies (prati en italien) qui occupaient les lieux avant que tout ne soit urbanisé à la fin du XIXe siècle, après la réunification italienne. À l’origine, il fut conçu pour accueillir les ministères et les grandes administrations du nouvel État.
Aujourd’hui, c’est l’un des secteurs favoris des touristes pour loger à Rome. Et on comprend pourquoi : c’est un excellent compromis pour être à deux pas du Vatican, du centre historique et des stations de métro. Si le quartier n’est pas le plus « authentique » ou pittoresque de la ville, son architecture élégante de la fin du XIXe siècle, avec ses larges avenues aérées, est plutôt agréable.
Flânerie et pause gourmande à Prati
Pour rejoindre la place Saint-Pierre depuis le métro Ottaviano, nous avons emprunté la via Ottaviano, une rue très commerçante où les enseignes de mode côtoient les boutiques de souvenirs. Elle débouche sur la piazza del Risorgimento, où vous trouverez notamment un McDonald’s (toujours utile pour une pause toilettes ou un petit budget…).
🐭 L’astuce de la souris : sur les rives du Tibre, ne manquez pas l’église Sacro Cuore del Suffragio. C’est l’une des rares églises de style néogothique à Rome ! Elle cache surtout un musée des âmes du purgatoire totalement insolite que nous avons adoré visiter. On y voit des empreintes « laissées par les défunts » sur des livres ou des vêtements… frissons garantis !
☕ La bonne adresse : juste à côté de cette église, nous avons testé le café-salon de thé local. Malgré le cadre assez classe, ce n’est finalement pas un attrape-touriste ! Nous y avons dégusté d’excellents cappuccini bien mérités en attendant que l’orage passe.
Piazza Cavour : l’élégance monumentale
Pour terminer cette exploration, retournons vers les rives du Tibre pour découvrir l’agréable piazza Cavour. Typique de l’urbanisme de la fin du XIXe siècle, cette place aérée est un havre de calme relatif. On y remarquera surtout l’imposant palais de Justice (surnommé Il Palazzaccio par les Romains). Son style éclectique et monumental ne laisse personne indifférent !

Bonjour La Souris ! Merci pour tous ces bons conseils. Nous partons passer quelques jours à Rome ce mardi, et c’est un peu (beaucoup !) improvisé. Contrairement à mon habitude je n’ai donc eu les heures que j’aime passer à préparer mon séjour… C’est pas grave, j’ai les grandes lignes. Mais aussi quelques questions. J’espère que tu pourras m’aider…
Nous arrivons à l’aéroport de Ciampino à 10h45. Le temps de gagner notre logement (dans le Trastevere) et de s’installer, j’imagine qu’on partira en vadrouille en début d’après midi après avoir savouré notre premier repas romain (j’ai déjà faim…)
Grossièrement, j’imagine notre séjour ainsi (coucher de soleil à 17h)
~~ Mardi après midi : Vadrouille (Travestere, Janicule, Guetto, Aventin etc) > mais le temps annoncé est plutôt moche donc c’est dommage…
~~ Mercredi matin : Galleries Borghese (je vais prendre le billet à l’avance)
~~ Mercredi aprem : Vadrouille en ville ( Piazza del Popolo ; Terrasse du Pincio ; Piazza di Spagna ; Trinita del Monti ; Fontaine de Trevise etc etc)
~~ Jeudi matin : Basilique Saint Pierre (à 7h, histoire d’éviter la foule) et Coupole puis musées du Vatican (je vais prendre des billets coupe file)
~~ Jeudi aprem Vadrouille en ville (Castel Sant’Angelo, Piazza Navona, Pantheon etc)
~~ Vendredi matin Le trio Colisée-Palatin-Forum (je vais prendre un coupe file.)
~~ Vendredi aprem Vadrouille en ville (Quirinale, retourner voir ce qu’on a bien aimé)
Qu’en penses-tu ? Ça te parait raisonnable ?
Je me demandais notamment combien de temps il vaut mieux prévoir pour la visite de la Basilique Saint Pierre avec la Coupole ? Que je ne prenne pas la visite du Vatican trop tôt…
Je n’ai pas trouvé si tu en avais mis sur ton site mais as-tu peut être des « pépites » où manger qui t’ont particulièrement marquées ? Et surtout, sais tu où on peut faire des achats gourmands sans se faire arnaquer (sur la qualité, sur le prix) à part le Campo dei Fiori (dont j’ai cru lire que c’était de plus en plus attrape touristes…)
Mille excuse c’est un très long message… J’espère ne pas avoir été trop embêtante. Merci encore pour ton chouette site.
🙂
Bonjour,
Ton parcours me parait raisonnable sauf pour le mardi après-midi je trouve que ça fait beaucoup. Pour le reste, je vous conseille de ne pas trop chercher à tout voir, Rome c’est grand, prenez le temps de flâner, si vous n’avez pas le temps de finir votre programme, ce n’est pas grave, vous reviendrez ! Prenez le temps de savourer.
Je ne suis pas grimpée dans la coupole mais comptez au moins 30 mn dans la basilique si vous aimez faire des photos.
Pour les bonnes adresses, je vous suggère le site Lafourchette ou le quartier de San Lorenzo, mais cela fera un peu loin. Le Trastevere est sympa aussi vous devrez trouver votre bonheur.
Je n’ai jamais ramené de produits mais je connais de réputation l’enseigne Eataly et j’avais vu quelque chose de ce genre dans la gare de Termini.
Cordialement
Bonjour !
Merci de ta réponse !
J’ai vu ton message pendant le voyage mais je n’ai pas pris le temps de mais je n’ai pas pris le temps d’y répondre…
Globalement, nous avons pu à peu près ce que nous voulions voir, donc c’est chouette. Après, c’était effectivement assez intense, et nous n’avons pas eu tellement de temps de « goûter » la ville. Mais en même temps, je n’aurais enlevé aucune des visites que l’on a pu faire donc finalement, le regret, c’était juste de ne pas y être plus longtemps. Nous y retournerons, un printemps, pour mieux savourer la vie romaine et picétou.
Je me permet de noter ici un résumé du séjour, si jamais ça peut aider d’autres futurs voyageurs.
~~ Mardi après midi : Arrivée à notre logement dans le Trastevere (bus H direction « Dei Capasso » arrêt « Sonnino », ou bus 75 arrêt à Morosini). Nous logions à Trastevere Dream House, un chouette B&B que je recommande chaudement. Il faisait malheureusement assez gris, mais ça ne nous a pas empêché d’apprécier notre balade dans le quartier. Nous sommes montés sur le Janicule, pour un beau panorama sur la ville, puis on est redescendu flâner dans le quartier avant de traverser le fleuve pour nous perdre dans le ghetto et une partie du centre ville
~~ Mercredi : Balade du côté de l’Aventin cette fois. Petite visite à la charmante Santa Maria in Cosmedin et la Bocca della Verità puis le jardin des orangers et la belle vue sur Rome. Après un rapide passage au fameux trou de serrure, on est redescendu en ville, en une longue promenade au hasard des ruelles, vers les Galeries Borghese. Les galeries ont probablement été un de mes musées préférés du séjour. Ensuite petite balade dans le parc, direction le Pincio et sa vue plongeante sur la Piazza del Popolo. Et à nouveau exploration des ruelles au hasard.
~~ Jeudi : Exploration plus précise du centre-ville, on avait cette fois un itinéraire un peu plus précis, avec les places et les églises que nous voulions voir (vive le gps !). L’après midi était consacrée au Colisée. Premier couac puisque j’avais mal compris les horaires. La dernière entrée étant à 15h30, nous n’aurions pas le temps de faire le Palatin/Forum derrière. Nous devrons donc revenir le lendemain, c’était pas tellement prévu dans le timing mais bon… Visite intéressante mais un peu frustrante, l’audioguide étant assez succinct. Je conseillerais vivement de pouvoir faire une visite guidée. Puis comme on était bien claqués, on est allés visiter les Musées du Capitole parce qu’on a un petit côté masochiste.
~~ Vendredi : Retour dans le quartier du Colisée pour voir les forums et le Palatin. Je confirme qu’une visite guidée aurait été vraiment appréciable. Puis direction le Vatican. Heureusement qu’il y a le métro ! Musées du Vatican puis Basilique Saint Pierre. Nous n’avons pas pu grimper dans la coupole car, surprise, ils ne prennent que le cash. Tant pis, pour la prochaine fois ! Puis dernière balade nocturne dans la ville, avant de repartir à l’aéroport.
Désolée pour le roman, et encore merci pour ton blog et tes conseils !
Contente que tu aies passé un bon séjour ! Oui, Rome ne se découvre pas en une fois, pour un premier séjour c’est déjà pas mal ! Merci de préciser pour la coupole du Vatican, apparemment la banque du Vatican a eu quelques soucis. C’est bon à savoir. En règle générale, c’est bien d’avoir toujours un peu de cash sur soi en voyage, on ne sait jamais (CB qui marche plus, etc).