Le musée des Confluences à Lyon

Le musée des Confluences à Lyon est le dernier venu des grands établissements culturels, après dix ans de travaux et un prix astronomique, ce vaisseau de verre trône fièrement sur la pointe de la presqu’île et redore l’image de ce quartier en pleine mutation. Découvrez aussi le compte-rendu de mon passage au musée, avec notamment les expositions « Antarctica » et « À vos pieds ».


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Pratique

Devant le musée des Confluences à Lyon

Devant le musée des Confluences à Lyon

Pour vous rendre au musée des Confluences, il faut emprunter la ligne de tramway T1, qui vous laisse juste devant. Infos pratiques sur le site officiel du musée. Ne restant que quelques jours à Lyon, j’ai choisi de m’y rendre le jeudi en nocturne, après la visite du musée des Beaux-Arts. On notera qu’il s’agit d’un des rares musées français hors de Paris proposant un nocturne, jusqu’à 22 h, belle initiative ! Les autres jours le musée ferme à 19 h (ce qui est déjà pas si mal…), sauf le lundi, jour de fermeture.

Le plein tarif est de 9 €, 6 € pour tous à partir de 17 h. Gratuité pour les demandeurs d’emploi et bénéficiaires de minima sociaux, ainsi que pour les jeunes jusqu’à 18 ans et les étudiants jusqu’à 26 ans, mais pas pour les autres 18-25 ans non scolarisés, contrairement à la plupart des musées nationaux. Consultez le site pour voir l’ensemble des réductions et exonérations.

Ouvert le 20 décembre 2014, ce musée est l’héritier direct du Muséum d’Histoire naturelle de Lyon (ancien musée Guimet). Lorsque j’étais une très jeune souris, j’ai justement été initiée aux visites des musées grâce à mon grand-père qui prenait plaisir à m’ouvrir l’esprit ! C’est ainsi que je suis devenue un « rat de culture ». Après dix ans, j’attendais donc avec impatience de remettre mon museau au milieu de ces collections, dont j’ai gardé un vif et excellent souvenir.

Le bâtiment

À l’image du quartier, le musée est résolument moderne, tel un vaisseau de verre dominant les eaux, à l’endroit où se rejoignent le Rhône et la Saône, d’où le poétique nom de « Confluences », également métaphore pour la confluence des savoirs. Personnellement, si globalement je préfère l’architecture ancienne, je ne suis pas réfractaire à la modernité lorsque cela est réussi, et j’ai plutôt aimé ce bâtiment.

Autour, une promenade piétonne sur les quais fut aménagée, et on peut admirer le pont Raymond-Barre sur le Rhône, conçu par Alain Spielmann pour l’extension de la ligne de tramway T1.

L’approche « moderne » du musée des Confluences peut plaire ou rebuter. Pour ma part, je me situerais plutôt au milieu des deux extrêmes ! La muséographie est en effet moderne, interactive, et destinée à attirer le plus grand nombre, loin des collections poussiéreuses et mal mises en valeur de certains musées anciens. Le musée s’organise sur deux étages : le premier est destiné aux expositions temporaires et le second aux collections permanentes.

Les collections permanentes

Plusieurs salles que l’on peut visiter dans l’ordre désiré (même s’il y a une logique…) présentent l’ensemble des collections selon différentes thématiques : l’origine du monde, la diversité des espèces, hommes et société, et pour finir, la mort et l’au-delà dans les sociétés humaines. Je me suis surtout attardée dans la section sur la mort et celle sur les origines du monde, passant rapidement sur « hommes et société » et manquant de temps pour les espèces du monde (c’est que j’ai eu une journée chargée moi !). Il en ressort que les pièces présentées sont bien moins nombreuses que dans l’ancien musée Guimet, ce qui est quelque peu dommage, mais la sélection est pertinente, colle au sujet, on se disperse moins. Les explications sont accessibles aux néophytes.

J’ai cependant trouvé la section « hommes et société » plutôt confuse et n’ai pas eu envie de m’y attarder finalement. J’y ai retrouvé une partie de la collection des minéraux que j’ai tant aimée dans mes jeunes années, malheureusement bien réduite comme peau de chagrin. Enfin, la partie « origines du monde » était très bien présentée, interactive, moderne et agréable. On y retrouve une section sur l’astronomie, des squelettes de mammouths et de dinosaures, des fossiles, de petites vidéos, et une section sur les théories de la création du monde selon les cultures dans le monde.

L’exposition « Antarctica »

Je voulais surtout voir cette exposition, j’aime bien mes copains manchots ou phoques ! L’exposition n’est pas très grande mais comporte plusieurs belles vidéos alors on y passe du temps ! L’ambiance est plutôt immersive, quelques explications synthétiques sont présentées sur les murs, ainsi que des photos des fonds marins. Je dirais que si vous payez une entrée seulement pour ça, cela peut s’avérer un peu onéreux pour le contenu, mais si cela s’intègre dans la visite du musée ou d’autres expositions, allez-y !

L’exposition « À vos pieds »

Plus petite qu’ « Antarctica », cette exposition présente une rétrospective de l’histoire de la chaussure à travers les siècles et les civilisations. Intéressant donc ! Les fans de mode apprécieront. À quand une expo « À vos pattes », pour nous les animaux ? 😉

En résumé, le musée des Confluences offre un concept inédit, à mi-chemin entre un muséum d’histoire naturelle classique et un musée ethnographique. Pour moi, il reste intéressant même si j’aurais aimé retrouver toute la collection du musée Guimet. En tout cas, il reste controversé, alors allez-y pour vous forger votre propre opinion, si le sujet vous intéresse bien sûr !

2 Responses to Le musée des Confluences à Lyon

  1. Le Rat de Musée dit :

    Hello! Un rat chez une souris, c’est assez logique somme toute… d’autant que je vois qu’on a plein de points communs! Je vais me plonger dans ton univers avec grand plaisir. A bientôt, sur mon blog ou sur le tien!

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