Où manger à Moscou : les bonnes adresses

Je dois dire que nous avons plutôt bien mangé à Moscou ! Bien sûr, comme souvent en Russie ou pays limitrophes, on retrouve un certain nombre de chaînes, mais ici cela n’a rien de vraiment péjoratif contrairement à chez nous. L’immobilier étant très cher dans la capitale russe, les petits restaurants ont du mal à ouvrir leur établissement, du moins dans le centre, là où se concentrent touristes et classes aisées.

La chaine Varenichnaya

Ayant envie de manger russe (logique) nous avons donc dîné par deux fois chez Varenichnaya, petite chaine proposant des spécialités locales, notamment des pelmenis et des vareniki, les raviolis russes et ukrainiens. Nous avions déjà testé, et approuvé, cette chaine à Kiev.

Si la carte était quelque peu différente, le thème et la déco restent les mêmes : dégustation de spécialités russes (et ukrainiennes) dans un décor inspiré d’un appartement soviétique des années 1970, où des films de cette époque sont diffusés sur de vieux téléviseurs.

Nous avons dîné dans la succursale du Kitaï-gorod, rue Nikolskaya, et sur la rue Arbat. Les établissements étaient fréquentés aussi bien par des touristes que par des locaux, et la carte est disponible en anglais.

Vareniki poêlés

Le premier soir, nous avons bien sûr choisi de déguster de délicieux vareniki, spécialités de la maison ! Outre ceux poêlés (miam), nous avons opté pour les classiques vareniki au fromage blanc salé recouverts d’aneth, on ne peut pas faire plus typiques ! Simple, mais efficace, ils fondaient dans la bouche !

J’ai également gouté un gratin de pelmeni à la perche saupoudrés de caviar noir. Un régal ! On sentait bien la perche, j’ai vraiment bien aimé !

Seul bémol, les portions ne sont pas énormes, nous avons donc du partager trois plats (le tourisme, ça creuse…). Mention spécial pour le dessert : des vareniki chocolat-cerise ! Si j’adore les vareniki cerise, j’ai de suite adopté la version avec la pâte chocolatée.

Le second soir, nous nous sommes laissés tenter par le porridge sarrasin-porc-épic(es), et ça piquait !) et la Sheperd’s pie (ok, pas très russe), sorte de hachis parmentier. Tout était très bon ! Et j’ai pu reprendre mes vareniki en dessert, c’était trop tentant !

Comptez entre 3 et 5€ pour les vareniki et 4-5€ pour d’autres plats.

Retrouvez toutes les adresses de la chaine sur leur site officiel (en russe… google traduction sera votre ami)

 

La cuisine géorgienne à Moscou

Il semblerait que les Russes dénigrent quelque peu leur cuisine et préfèrent se tourner vers la world food, en particulier la cuisine des ex-républiques soviétiques. Et pour cause, la cuisine géorgienne est pour moi une des meilleures que j’ai goutée dans ma vie !

J’aime profiter de mes escapades à l’est pour me délecter de cette délicieuse gastronomie ! Et ce n’est pas ce qui manquait à Moscou…

Le Jonjoli

cuisine géorgienne : khatchapuri fromage-oeuf, et tomates au fromage

J’ai pu tester deux restaurants, où je suis à chaque fois allée deux fois (oui, quand j’aime, j’ai envie d’y retourner). Le premier se situe plutôt dans le centre, non loin de la place Pouchkine et de la rue Tverskaya, et reste donc accessible à la plupart des touristes.

Il s’agit du Jonjoli, une mini-chaine. Le cadre est cosy mais pas trop chargé, et la carte est tellement fournie qu’il faut plusieurs minutes pour faire son choix ! Fait appréciable, les plats sont illustrés, ce qui donne un aperçu du contenu des assiettes et aide à se décider !

Nous avons donc pu gouter aux tomates ou aubergines recouvertes de fromage fondu suluguni (cela sonne italien, vous ne trouvez pas ?), de quoi me faire manger des légumes ! Le satsivi est une autre entrée traditionnelle : il s’agit de poulet dans une sauce froide aux noix et épices, miam !

carte du Jonjoli

Dans la cuisine géorgienne, outre les khinkali (gros raviolis) les plats de résistance sont surtout composés de viande (veau ou poulet le plus souvent) lentement mijoté dans des sauces à base de tomates, épices, herbes aromatiques, poivrons… Personnellement, j’adore ! Et à chaque restaurant sa recette, comme ça, on fait à chaque fois une nouvelle découverte !

Les végétariens trouveront aussi leur bonheur grâce aux nombreux plats à base de légumes, aux recettes qui font envie (avec sauce, épices, fromage…)

Bien sûr, impossible de passer outre les fameux khatchapuri (prononcez un peu comme rat-chat-pourri, hum), les pains géorgiens garnis de fromage (parfois avec un oeuf en plus), viande, légumes… J’adore ! Attention quand même aux calories, c’est très bourratif. Partager une entrée, un khatchapuri, et un plat, nous a suffi.

À la fin du repas, nous n’avons pas manqué de déguster un bon verre de vin, les vins géorgiens étant très réputés, surtout pour leur rouge demi-doux, un peu surprenant pour un palais français ! Par contre, gare à leurs limonades, elles sont archi sucrées…

Comptez entre 3 et 5€ par plat, et entre 6 et 10€ pour les gros morceaux de viande.

 

Le Khinkalnaya

Nous avons également dîné à deux reprises dans un « petit » restaurant géorgien de quartier, non loin de notre logement Airbnb près de la station de métro « Ulitsa 1905 Goda », sur la rue Krasnaya Presnya, un peu hors du centre donc… mais pratique pour nous !

D’après Google et Yandex, il s’agit du restaurant « Khinkalnaya » (n’ayant qu’une mémoire de souris et pas d’éléphants le nom m’était sorti de la tête).

Ici pas de touristes mais une carte néanmoins en anglais et serveur qui se débrouillait un peu dans la langue de Shakespeare, et heureux de voir des Français !

Le premier soir nous n’avons pas forcément mangé typiquement géorgien mais plutôt russo-géorgien : boeuf strogonoff à la géorgienne (avec des frites, à part ça, dur de déceler la différence), saumon sauce « lait » et caviar rouge, mais fromage pané pour la touche géorgienne !

Le second soir, outre le veau mijoté (oui, j’adore ça !) nous avons pu gouter aux délicieuses chachlik, à savoir les brochettes de poulet mariné et grillé, avec une petite sauce grenade comme j’aime bien ! (il existe différentes sauces au choix). Ah, les chachlik géorgiennes, quel délice !

 

Le Café Pouchkine de Moscou

Un de mes meilleurs souvenirs de ce séjour moscovite ! Il s’agit d’une véritable institution !

Ce salon de thé et restaurant gastronomique ouvrit en 1999, et fut inspirée par la chanson Nathalie de Gilbert Bécaud. Fait plutôt drôle, ce dernier y faisait référence en 1964 alors que le café n’existait même pas !

Le café tire bien sûr son nom du grand poète national Alexandre Pouchkine et se situe près de la place du même nom, au 27a boulevard Tverskoi (agréable promenade plantée).

Le cadre est absolument enchanteur ! Le café occupe un hôtel particulier du XVIIe, et la décoration évoque les fastes du XIXe siècle. Cependant, à l’intérieur, rien n’est d’époque, tout fut créé en même temps que le café ! L’illusion est cependant parfaite et on a du mal à imaginer que les stucs sont en fait récents !

L’établissement propose plusieurs salles (et plus on avance, plus les prix grimpent…). Nous nous sommes contentés de la première salle, la « pharmacie », déjà très agréable, avec sa jolie décoration, son ambiance tamisée et son orchestre ! Le chocolat chaud y est très réputé, considéré comme un des meilleurs de la ville, nous nous sommes donc laissés tenter.

Pour 350 roubles, soit environ 5€, le prix correspond finalement à ce qui se pratique ailleurs dans le centre de la capitale (oui, Moscou, ce n’est pas si donné…), et c’est meilleur ! Quelle onctuosité ! Je me suis régalée ! Dommage par contre que les pâtisseries soient elles, un peu trop chères à mon goût (environ 10€ la gâteau… il ne faut pas prendre les souris pour des pigeons !). Le service est également un peu guindé selon moi.

Le café est surtout fréquenté par des touristes… français mais également asiatiques !

Avant de partir, ne manquez pas de jeter un coup d’œil aux toilettes !

 

Je dois avouer que la carte du restaurant gastronomique, d’inspiration franco-russe, me tentait bien, notamment le poulet à la kiev au cœur de truffes ! Comptez entre 17 et 25€ les plats.

Malheureusement, d’après les commentaires Internet, les portions ne sont pas très copieuses et ce jour-là nous avions trop faim pour nous en contenter. Je me suis alors promis de revenir lors d’un prochain séjour ! Pour info, il existe une carte pour chaque salle, aux prix différents.

Le clou du spectacle étant la bibliothèque, mais réservation et tenue de soirée obligatoire ! Bref, avis aux souris au porte-monnaie plus garnie que le mien (si une âme charitable m’entend, je veux bien qu’on m’invite !

Vous trouverez les menus sur le site officiel.

Il existe également des succursales du Café Pouchkine à Paris, mais selon moi, rien me vaudra la beauté de l’original !

 

Les pauses sucrées à Moscou

chocolat muffin myrtilles et gâteau « Moscou » de chez Chokoladnitsa

Ceux qui me connaissent savent que j’aime bien effectuer une petite pause goûter lors de mes voyages, histoire de recharger les batteries. À Moscou, si les gâteaux ne manquent pas, j’ai surtout trouvé des chaines… Dans le centre, du moins, il semblerait que l’immobilier soit devenu trop cher pour permettre à un entrepreneur indépendant de s’établir.

Un peu dommage quand même, car ce n’est pas forcément dans les chaînes que l’on trouve les meilleures recettes maison !

À force de voir partout (mais vraiment !) la chaîne Chokoladnitsa,(Шоколадница) j’ai fini par céder ! Pas mal, même si les prix se rapprochent plus de nos standards occidentaux (comptez environ 4€ la petite part de gâteau et 4-5€ pour un cappuccino, café latte ou chocolat). J’ai ainsi pu gouter le gâteau de Moscou (tant qu’à faire…) à base de chocolat, noisette et cognac, et un délicieux café latte à la myrtille.

sacher et moka chez Coffeeshop Company

Venu de Vienne, j’ai pu tester la Coffeeshop Company, (à Moscou mais aussi à Saint-Pétersbourg) qui propose des pâtisseries traditionnelles autrichiennes et plusieurs sortes de cafés et chocolats un peu plus originaux. Les prix y sont un peu moins élevés… Mr Mouse était content de trouver le Sacher qu’il aime tant !

Autre chaine que l’on retrouve un peu partout : Koffee House. Mais les prix y étant encore plus élevés qu’ailleurs, nous avons passé notre chemin. Bien sûr, les inconditionnels de Starbucks trouveront leur bonheur ici, l’enseigne affichant des prix inférieurs à ceux de la France !

Bref, vous l’aurez compris, Moscou, c’est surtout le paradis des chaînes ! Nous avons tout de même pu déguster des gâteaux maisons dans la boulangerie-traiteur près de notre appartement. Miam le délicieux Medovik et le carrot cake ! C’est meilleur !

 

Bien sûr, pour une pause sucré ou salé, la chaîne (oui, encore une…) Teremok, mentionnée dans l’article global sur la gastronomie russe, reste une bonne alternative pour déguster de bonnes crêpes, et boire un coup sans trop dépenser !

poulet à la kiev et chou farci

Je dois avouer que même si nous avons bien mangé lors de ce séjour, l’omniprésence des chaînes de restauration dans le centre m’a semblé dommage ! Il n’est pas non plus si aisé de trouver un restaurant moyenne gamme proposant des plats russes !

À part les chaînes (d’ailleurs peu proposent de la cuisine vraiment russe, pas très à la mode chez les Moscovites), il faut de suite tabler sur les restaurants un peu chic pour espérer découvrir des plats traditionnels ou plus raffinés. Un peu dommage…

Les prix sont également plus élevés qu’à Saint-Pétersbourg, capitale oblige. Ils restent néanmoins abordables pour un touriste « occidental », du moins pour la nourriture.

Nous avons été étonnés des prix des boissons : il fallait souvent compter 5€ pour une bière de 50cl, 3-4€ pour un soda ou de l’eau ! Les cappuccinos ou chocolats chauds sont aux même prix qu’à Paris, mais malheureusement pour eux, les travailleurs moscovites moyens n’ont pas les mêmes salaires que les Parisiens.

Dans le centre du moins (et même au-delà, car c’était pareil où nous logions), les sorties sont donc plutôt réservées à une élite, contraignant la frange la moins avantagée de la population à boire de la vodka de supermarché dans les cours d’immeubles, comme nous avons pu le constater…

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