Balade insolite sur la place des Vosges à Paris : itinéraire de visite en photos

place des vosges à ParisLa place des Vosges est la première place royale ouverte à Paris et reste sans doute la plus belle place de la capitale !

D’ailleurs de nombreuses personnalités y ont élu domicile à travers l’histoire, dont le plus célèbre est Victor Hugo qui y a son appartement-musée.

Mais savez-vous qu’elle est la sœur jumelle de la place Ducale de Charleville-Mézières, qu’elle n’est pas aussi uniforme qu’elle en a l’air ou qu’on y trouve le plus vieux graffiti de Paris et de nombreux autres détails insolites ?

Qui habite ou a habité sur la place des Vosges à Paris, comment y aller en bus ou métro, que voir et visiter sur la place et autour dans le quartier du Marais… suivez la souris ! 😉




Comment aller à la place des Vosges à Paris


Afficher une carte plus grande

Les stations de métro les plus proches de la place des Vosges sont Saint-Paul sur la ligne 1 et Bastille sur les lignes 1, 5 et 8. Le bus 29 RATP dessert directement la place.

Petite histoire de la place des Vosges à Paris

La première place royale à Paris

La place Royale à Paris, devenue la place des Vosges, est la plus ancienne des cinq places royales de Paris. Si la place Dauphine, dans l’île de la Cité, est contemporaine, les trois autres sont plus récentes : la place des Victoires et la place Vendôme, aménagées sous le règne de Louis XIV, et la vaste place de la Concorde, créée sous Louis XV.

A cet emplacement, le roi Henri II meurt en 1559 à l’hôtel des Tournelles, après le malheureux duel à la lance contre Montgomery sur la rue Saint-Antoine. Sa veuve Catherine de Médicis prend le lieu en horreur et fait démolir l’hôtel.

Sur ce terrain opportunément libre au cœur de Paris, la place Royale est créée sur ordre du roi Henri IV de 1605 à 1612. Elle est la première place aménagée selon des règles strictes d’urbanisme dans un Paris resté médiéval avec ses rues tortueuses et ses maisons à pans de bois.

place des Vosges vue depuis l'appartement de Victor Hugo

La place vue depuis l’appartement de Victor Hugo

C’est en 1615 que la place Royale est inaugurée, lors des festivités du mariage du roi Louis XIII avec Marie de Médicis. La place devient rapidement un lieu élégant, attirant l’aristocratie et de nombreuses festivités, dont des carrousels et… de nombreux duellistes.

Le roi Louis XIV n’aime pas Paris ni sa place Royale et part pour Versailles, mais cela n’arrête pas l’engouement de l’aristocratie pour le lieu.

Le Marais : un quartier délaissé puis remis à la mode

Mais durant le XVIIIe siècle, ce sont les quartiers ouest de la capitale qui deviennent à la mode. Le Marais est progressivement délaissé après la Révolution française et accueille alors ateliers d’artisans et industries diverses. Il finit par devenir un quartier pauvre de la capitale durant le XIXe siècle et une partie du XXe siècle.

C’est la loi Malraux de 1962 qui a permis de sauver et restaurer ses hôtels particuliers et remis le quartier à la mode. La place des Vosges à Paris a aujourd’hui retrouvé son élégance et son cadre chic, avec ses galeries d’art, ses restaurants et boutiques de luxe.

Pourquoi le nom de place des Vosges ?

La place Royale est devenue la place des Vosges en 1800. Car le département des Vosges fut le premier à payer ses impôts durant le Consulat après des années d’anarchie révolutionnaire ! Les Vosgiens furent également les premiers en France à envoyée des volontaires lors de « l’appel de la patrie en danger » en 1792 !

Mais elle a en vérité changé de multiples fois de nom. En 1792, elle devient la place des Fédérés, puis très vite la place du Parc-d’Artillerie puis place de la Fabrication des Armes (devinez l’activité qui régnait alors ici !). Dès 1793, elle devient la place de l’Indivisibilité.

Nommée place des Vosges en 1800, elle est régulièrement renommée au gré des changements de régime : elle redevient la place Royale sous la Restauration, puis de nouveau la place des Vosges sous la monarchie de juillet.

Pour peu de temps, elle devient la place de la République en 1848 (avant l’autre que nous connaissons bien, récemment défigurée par la maire de Paris)… Avant de redevenir place Royale en 1852 avec l’avènement de Napoléon III. Elle redevient la place des Vosges en 1871, définitivement cette fois !

L’architecture de la place des Vosges à Paris

La place des Vosges constitue un carré de 140 mètres de largeur de côté. On note de suite que l’architecture est uniforme, avec 36 pavillons tous similaires, aux façades aussi hautes que larges.

Seuls deux bâtiments face à face dérogent à la règle : le Pavillon du Roi, du côté sud et le Pavillon de la Reine, qui lui fait face du côté nord. Tous sont édifiés de briques et pierres avec deux étages sur galerie et un haut toit d’ardoise percé de lucarnes, dont la hauteur représente la moitié de la façade.

pavillon du roi sur la place des vosges

pavillon du Roi

 

pavillon de la Reine place des Vosges

pavillon de la Reine

Les détails insolites de la place des Vosges

Mais en y regardant de plus près, on remarque que les façades sont parfois en fausse brique. Ou que la galerie septentrionale (au nord donc !) n’a pas la même hauteur que les trois autres ! Elle fut en effet construite légèrement plus tardivement, d’où la différence de construction.

En regardant bien, on note aussi que la plupart des immeubles sont dotés de balcons, rompant l’harmonie d’origine. Plusieurs propriétaires demandent rapidement à en disposer dès le règne de Louis XIII. Et aujourd’hui, les immeubles n’en n’ayant pas, comme aux n°3, 5 et 7, constituent l’exception.

Soyez observateurs et remarquez les détails insolites ! Comme d’anciennes grilles d’aération des caves, en pierre percée de trous, ou des queues de cochons, crochets servant à passer des cordes pour hisser des charges, comme autour des lucarnes du n°17.

Plusieurs immeubles présentent par ailleurs des défauts, comme des encadrements de fenêtres à l’horizontalité vraiment douteuse (hormis après 3 verres bien sûr !), par exemple aux 2, 4, 10 et 11, ou des toitures qui gondolent… 😉

Qui habite ou a habité sur la place des Vosges à Paris ?

La place des Vosges à Paris a été le lieu de prédilection de la noblesse, de la grande bourgeoisie ou des hauts-fonctionnaires de la monarchie. En fait, seuls les rois et les reines n’y ont jamais vécu malgré le nom des deux pavillons !

Les habitants de la place des Vosges hier…

Parmi les plus célèbres habitants de la place des Vosges, citons :

  • Mme de Sévigné est née au 1 bis
  • l’actrice Rachel Felix a vécu au n°9
  • l’écrivain et évêque de Meaux Bossuet au n°17
  • le cardinal de Richelieu puis Georges Simenon au n°21 (qui nomma le fameux commissaire Maigret du nom d’un de ses voisins !),
  • Victor Hugo au n°6
  • Théophile Gautier au n°8
  • Alphonse Daudet également au n°8
ancien hôtel de Mme de Sévigné sur la place des Vosges

ancien hôtel particulier de Mme de Sévigné

Les habitants de la place des Vosges aujourd’hui…

Plus récemment, la place des Vosges a accueilli des acteurs comme Francis Blanche, qui y vécut au n°28, Jean-Claude Brialy au n°3 et Annie Girardot au n°17.

De nos jours, le couple Strauss-Kahn a longtemps vécu sur la place au n°13.

Jack Lang, l’ancien ministre de la Culture y vit toujours au n°17, l’écrivain Jean Teulé y réside. Et Xavier Niel, le fondateur de free, a racheté l’hôtel de Coulanges au n°1…

Mais aujourd’hui, vu les prix prohibitifs de l’immobilier, la plupart des hôtels appartiennent à des grandes fortunes étrangères. Et les appartements sont souvent vides une bonne partie du temps…

Balade insolite en photos sur la place des Vosges

Prêts pour des découvertes étonnantes ? Suivez-moi ! 😉

Le square est devenu un lieu de balade des Parisiens et touristes. Les arcades accueillent fréquemment des musiciens le week end, ravis de l’acoustique des lieux.

tag victor hugo place des vosges

Côté impair de la place des Vosges (à l’ouest)

Le « pissepala » du pavillon du Roi

Le n°1 de la place des Vosges n’est autre que le pavillon du Roi, situé au centre du côté sud. Sous ses arcades, on remarque un curieux dispositif dans les coins : il s’agit d’un « pissepala », « empêche-pipi » ou encore « éclabousseur de chaussettes » d’origine !

Il était en effet inconcevable de voir les passants se soulager sous le pavillon du souverain! D’où ce système ingénieux ET esthétique (avis à Mme Hidalgo, hum) destiné à asperger celui qui le viserait ! 😉

"pissepala" sur la place des Vosges

Sur la façade, entre deux pilastres, remarquez une cavité bouchée : une niche surmontée d’une rigole verticale. Il s’agit de l’ancien dispositif d’éclairage urbain à l’huile, que visitait deux fois par jour un employé municipal. Bon, une grenouille experte sur Paris vous explique ça très bien !  🙂

Les curieux rails de l’hôtel de Rotrou

Au n°5, sous les arcades, deux rails relient la porte cochère de l’hôtel de Rotrou à la chaussée ! Non, il ne s’agit pas d’un petit train, fantaisie d’un riverain fortuné ! C’est un dispositif remontant à la présence dans la cour de 1914 à 1954 des cuisines de la fameuse Compagnie internationale des wagons-lits !

rails de la place des Vosges

Bien avant le délicieux sandwich SNCF (hum), les petits plats étaient conçus ici avant de gagner les buffets des gares, les wagons-restaurants ou des hôtels de luxe de la compagnie. Les plats étaient chargés sur de petits wagonnets dans la cour avant de rejoindre la place où les attendaient des camions frigorifiques. Aujourd’hui, c’est l’atelier d’un célèbre couturier qui occupe les locaux.

L’hôtel de Sully et son jardin

Au n°7 l’hôtel de Sully (qui fut le ministre d’Henri IV), relie la place à la rue Saint-Antoine. Sa façade principale donne sur le 62, rue Saint-Antoine, tandis que son jardin, accueillant au fond une orangerie, débouche sur la place des Vosges par une petite porte !

orangerie de l'hôtel de Sully

jardin de l'hôtel de Sully

Il accueille le siège du centre des monuments nationaux. La superbe librairie au rez-de-chaussée, ouverte au public, permet de le traverser en journée. Vous y passerez peut-être comme moi pas mal de temps à regarder les livres sur les monuments français, le patrimoine et l’architecture.

Ne ratez pas sa cour d’honneur, typique du style Louis XIII, avec ses frontons et lucarnes sculptées. On y remarque aussi des figures représentant les quatre éléments et deux des quatre saisons (les deux autres sont sur la façade arrière sur jardin) !

cour de l'hôtel de Sully

sculptures de la cour de l'hôtel de Sully

Le plus ancien graffiti de Paris !

Sous les arcades du n°11, vous verrez un curieux graffiti gravé sur un pilier, « 1764 Nicolas »… Il s’agirait – sans certitude – d’une inscription laissée par l’écrivain Restif de la Bretonne, qui arpentait Paris au XVIIIe siècle durant ses insomnies.

Restif de la Bretonne consignait d’ailleurs ses traces dans un cahier publié post mortem… Il s’agit en tout cas du plus vieux graffiti de Paris !

graffiti historique place des Vosges

On retrouve une autre inscription, une simple date curieusement de la même année (« 28 avril 1764 »), sur une clé de voûte des arcades au n°25.

Côté pair de la place des Vosges (à l’est)

Victor Hugo, à l’hôtel de Rohan-Guéménée

Le n°6 abrite le musée Victor-Hugo, dans l’hôtel de Rohan-Guéménée. La chambre de l’écrivain possède une sortie dans l’impasse Guéménée située à l’arrière, et débouchant sur la rue Saint-Antoine.

maison musée de Victor Hugo

C’est cette porte qu’utilisait l’écrivain… pour aller discrètement rejoindre sa maîtresse du moment ! C’était une boulangère de la rue du Petit Musc, qu’il rejoignait dans un petit hôtel meublé, la Herse d’or ! Cet accès existe toujours et constitue de nos jours une sortie de secours du musée…

Une mairie d’arrondissement devenue… synagogue

Le n°14 est surmonté d’un étonnant clocheton… L’hôtel Villedeuil fut en effet réquisitionné comme bien national durant la Révolution et devint la mairie du 8e arrondissement de l’époque (qui en comptait 12 avant l’extension de 1860). Le petit beffroi fut ajouté en 1848.

En 1860, avec la création du nouveau 4e arrondissement, la mairie est déplacée place Baudoyer. L’hôtel devient la résidence du grand rabbin de France, dont les appartements communiquent avec la nouvelle synagogue édifiée derrière, rue des Tournelles.

Cette dernière étant dédiée au rite sépharade depuis les années 1960, les anciens appartements du rabbin abritent alors une petite synagogue de rite ashkénaze.

Le square Louis XIII et sa statue… déglinguée !

Aménagé plus tardivement, ce square arboré occupe le centre de la place des Vosges. Il est ouvert quotidiennement de 8 h (ou 9 h le week end et les jours fériés) à 17 h l’hiver et 20 h 30 l’été, avec des horaires variables selon les mois.

Le square Louis XIII est doté d’uns statue centrale, et de quatre grandes fontaines. Il est ceint d’une grille en bronze, qui remplace l’ancienne magnifique grille ouvragée démontée en 1839.

square et fontain place des Vosges

La statue de Louis XIII en son centre remonte à 1639. A cette époque, Richelieu, qui combat les duellistes qui affectionnent le lieu, décide d’y placer une statue équestre du roi, en bronze.

Mais fondue à la Révolution, elle est remplacée en 1825 par une mauvaise copie. Le sculpteur Cortot décide en effet de la refaire en marbre !

Mais le poids élevé de la pierre provoque des fissures au milieu du cheval avant même l’achèvement de la sculpture. Elle est alors étayée en son centre afin d’éviter qu’elle ne s’effondre !

statue de Louis XIII place des Vosges

La maison-musée de Victor Hugo

C’est ici, dans l’hôtel de Rohan-Guéménée sur la place des Vosges, qu’habita Victor Hugo de 1832 à 1848. Il y réside avec sa femme Adèle Foucher et leurs 4 enfants, avant son départ en exil à Jersey puis Guernesey.

Horaires et tarifs de la maison de Victor-Hugo à Paris

L’appartement-musée de Victor-Hugo est ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 10 h à 18 h. L’entrée de l’appartement est gratuite, comme tous les musées municipaux de la Ville de Paris. Seules les expositions temporaires, à l’étage en-dessous, sont payantes.

Vous trouverez toutes les infos actualisées sur le site officiel du musée.

Attention ! L’appartement-musée de Victor Hugo est fermé pour travaux d’avril 2019 à mars 2020 !

Visite en photos de l’appartement

maison musée de Victor Hugo place des VosgesL’appartement de Victor Hugo fut transformé en musée en 1903. Il ne s’agit pas d’une restitution exacte de l’appartement à son époque.

C’est plutôt une évocation de sa vie en trois périodes distinctes, avant, pendant et après son exil dans les îles anglo-normandes (1848-1870).

On monte d’abord le bel escalier jusqu’au 2e étage (c’est haut pour mes petites pattes !).

Puis on visite alors successivement plusieurs salles exposant souvenirs et peintures de la famille. Notez le superbe salon chinois, entre art oriental et imagination débordante d’Hugo, avec les meubles de Juliette Drouet à Guernesey.

La dernière salle est la reconstitution de la chambre de Victor Hugo à sa mort en 1885. Il résidait alors avenue d’Eylau (devenue l’avenue Victor Hugo de son vivant !) dans le XVIe arrondissement.

L’appartement du 1er étage accueille les expositions temporaires (payantes) autour de la vie et de l’œuvre de Victor-Hugo. Le musée a accueilli 176.000 visiteurs en 2018.

Autour de la place des Vosges

place du marché sainte catherine

place du marché Sainte-Catherine

Vous êtes ici dans le quartier du Marais, un des plus beaux de Paris rempli d’histoire et de lieux insolites !

S’il y a de quoi remplir plusieurs articles, voici quelques pistes à proximité immédiate de la place…

A 100 mètres à l’ouest de la place des Vosges, faites un détour (via la rue St-Antoine et la rue Caron) par la minuscule place du Marché-Saint-Catherine. Elle possède un certain charme avec ses immeubles anciens homogènes et simples, ses mûriers et terrasses de restaurants.

La rue des Rosiers

Un peu plus loin vers l’ouest, c’est l’ancien quartier juif de Paris autour de la rue des Rosiers.

Mais s’il conserve quelques lieux emblématiques comme ses synagogues, il n’est malheureusement plus que l’ombre de lui-même. Ses boutiques, librairies et boulangeries juives traditionnelles sont progressivement remplacées par de banales boutiques de fringues et chaussures de marques à la mode ! 🙁

Ne ratez pas le discret jardin Francs-Bourgeois-Rosiers – Joseph-Migneret. Il est discret, on ne le voit pas de la rue : accès par le 10, rue des Rosiers ! Il abrite une tour de l’enceinte de Philippe-Auguste.

Si vous aimez les jardins cachés, ne loupez pas non plus le square Saint-Gilles-Grand-Veneur. Il se situe à 300 mètres au nord de la place des Vosges, accès par la rue de Turenne vers le nord et la rue Villehardouin, la 4e à droite.

Les musées du Marais

Enfin dans le quartier ne ratez pas la visite des autres musées du Marais ! Découvrez le musée Carnavalet consacré à l’histoire de Paris (réouverture au printemps 2020), le musée Cognacq-Jay dédié aux arts décoratifs du XVIIIe siècle et situé dans l’hôtel de Donon, ou encore le musée Picasso, abrité par le magnifique hôtel Salé, et consacré à… devinez qui ! 😉

Un peu plus loin vers l’ouest, autour de la rue des Archives, trois musées méconnus méritent une découverte :

  • le musée des Archives nationales abrité par le magnifique hôtel de Soubise avec sa décoration rocaille (Louis XV)
  • celui de la Chasse et de la Nature, qui plaira par sa présentation et son décor même aux anti-chasse (si, si)
  • le musée d’Art et d’histoire du Judaïsme, avec ses expos souvent fort intéressantes.

Tous sont situés dans de magnifiques hôtels des XVII et XVIIIe siècles. Ils méritent donc une visite rien que pour ça ! 🙂

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (2 votes, moyenne: 5,00 sur 5)

Loading...

Que voir et visiter au centre Pompidou (Beaubourg)

Découvrez également la vue des tours de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *