Où manger et gastronomie Serbie

Où manger à Belgrade bon et pas cher : les meilleures adresses de restaurants et pâtisseries

Où manger à Belgrade ? Quels sont les meilleurs restaurants de Belgrade ? Que manger en Serbie ?

La capitale serbe est une destination de choix pour les gourmets ! Entre les kafanas traditionnelles du quartier bohème de Skadarlija et les adresses modernes de Vračar, la gastronomie serbe est à la fois généreuse, authentique et profondément liée aux influences ottomanes et austro-hongroises.

Alors où bien manger à Belgrade ? Suivez la souris dans ce guide savoureux ! 😉

Urgence gourmande : un resto tout de suite ?

Vous avez une faim de loup au milieu de Stari Grad ? Pas de panique, voici les trois options de secours de la souris pour ne pas vous tromper :

  • Pour l’ambiance bohème : direction Skadarlija. C’est le Montmartre serbe. Même si c’est touristique, les kafanas (tavernes) y servent des grillades honnêtes avec musique traditionnelle.
  • Pour un budget mini : cherchez une enseigne Walter. C’est une chaîne locale imbattable pour les čevapi (saucisses grillées) sur le pouce.
  • Pour le chic moderne : montez vers le quartier de Vračar, près de l’église Saint-Sava. Les cartes y sont plus créatives et internationales.

Envie de… ne pas chercher ? Téléchargez l’application Wolfe ou Glovo, elles sont très utilisées à Belgrade pour la livraison ou pour repérer les menus à proximité.

Les plats salés en Serbie

čevap
čevap

La viande grillée : le cœur de la gastronomie serbe

La gastronomie serbe est surtout constituée de viande grillée, notamment les čevap : petites saucisses de bœuf sans peau (et sans gras généralement) grillées, normalement servies dans une sorte de pain plat et creux, lui aussi grillé. Un délice !

On peut en déguster à moindre prix dans la mini-chaîne Walter, notamment dans la rue Strahinjica bana. En 2026, les prix ont grimpé mais restent raisonnables pour une capitale : comptez environ 380 dinars la portion de 5 pièces et autour de 700 dinars celle de 10 (soit entre 3,20 € et 6 € environ). L’enseigne propose également d’autres grillades de qualité constante.

Les čevap peuvent s’accompagner ou non de sauce kaymak, typiquement serbe et difficile à décrire en français : il s’agit d’une sauce épaisse à base de lait pas tout à fait devenu fromage…

Nous avons aussi goûté d’autres préparations à partir de viande grillée, notamment avec des poivrons (grillés eux aussi), de la sauce kaymak et d’un peu de fromage.

Nos coups de cœur : plats mijotés et traditions

On a bien aimé aussi le Mućkalica : des émincés de poulet mijotés dans un plat en terre cuite avec des tomates, poivrons et oignons.

Nous en avons dégusté dans le restaurant Lovac (rue Alekse Nenadovića), situé près de notre logement dans le quartier de Vračar. Nous y avons testé des prunes enroulées dans du bacon grillé en entrée… tout simplement divin !

Comme dans une bonne partie de l’Europe centrale et occidentale, on retrouve facilement à Belgrade :

  • Le Schnitzel : de la viande (souvent du poulet ou du porc) panée.
  • Le cordon bleu : de la viande de poulet ou de dinde panée, fourrée au jambon et au fromage.

Oui, c’est comme chez nous, sauf qu’en France vous me direz où on le trouve fait maison à la carte des restos !

filet de dinde sauce amande riz curry légumes
filet de dinde sauce amande riz curry légumes

Désormais, bon nombre d’établissements proposent des cartes plus « modernes » ou internationales. On y trouve par exemple des filets de dinde ou de poulet servis avec une sauce à la crème ou au fromage (parfois avec des amandes).

Certaines préparations sont même fourrées au fromage, aux champignons ou aux fruits rouges : oui, cela peut nous paraître spécial, mais ce mélange sucré-salé est très répandu de l’Allemagne à la Russie !

Notre regret est de ne pas avoir eu le temps de goûter au poisson grillé, finalement plutôt présent sur les cartes pour un pays loin de la mer…

L’influence internationale : de l’Italie à l’Empire ottoman

Il semblerait que la cuisine italienne ait vraiment conquis les Serbes ! On ne compte plus les restaurants qui proposent des pâtes ou des pizzas au menu (et pas forcément des établissements typiquement italiens, d’ailleurs).

Nous avons également eu l’occasion de tester un véritable restaurant turc, le Dukat (rue Vase Čarapića 9). C’est une expérience qu’il n’est pas si simple de trouver en France, si l’on met de côté les éternels kebabs !

Toutefois, j’ai remarqué que le reste de la carte est finalement assez similaire à ce qui se fait dans les restaurants de cuisine serbe, à l’exception de quelques spécialités :

  • Les Pide ou Lahmacun : ces célèbres « pizzas » turques garnies au fromage ou au mélange tomates-bœuf-poivrons.
  • L’héritage historique : on sent ici toute l’influence ottomane qui imprègne la cuisine balkanique en général…

Une touche d’exotisme inattendue

Enfin, pour changer radicalement de saveurs, nous sommes tombés sur un petit restaurant indonésien non loin de notre appartement : Indo Food (Cvetni Trg, niché dans la cour d’un immeuble).

Nous avons pu y goûter le plat national : le nasi goreng, un riz frit avec épices, poulet et légumes. Délicieux ! C’est une excellente option si vous saturez un peu des grillades locales (Indo food, Cvetni Trg, dans la cour d’un immeuble).

Boissons serbes : entre bières locales et rakija volcanique

rakija
rakija

Pour accompagner toutes ces grillades, les Serbes ont un penchant marqué pour les boissons de caractère. Voici ce que nous avons testé et ramené dans nos bagages !

La Rakija : bien plus qu’une eau-de-vie

On ne peut pas quitter la Serbie sans mentionner les rakis (rakija), cette eau-de-vie de fruits qui est une véritable institution nationale. Nous en avons goûté quelques-unes, et ramenées plusieurs autres pour prolonger le voyage !

  • La Šljivovica : c’est la plus célèbre, à base de prune. Elle est souvent très forte, mais très parfumée.
  • La Dunjevača : ma préférée ! Elle est élaborée à partir de coing, avec un parfum subtil et floral qui surprend agréablement.
  • La Viljamovka : une version à la poire Williams, très douce en bouche malgré le degré d’alcool.

L’astuce de la souris : comment boire la rakija ?

En Serbie, la rakija se sirote lentement, souvent dès l’apéritif avec une petite salade ou du fromage. Attention : ne la buvez pas « cul sec » comme un shot, les locaux vous regarderaient bizarrement !

Bières et rafraîchissements

En plus des spiritueux, on trouve d’excellentes bières locales (pivo) très bon marché, souvent entre 2 et 3 € la pinte en terrasse. Les plus répandues sont la Jelen (l’emblème au cerf) et la Lav (le lion), des blondes légères et désaltérantes.

Si vous cherchez quelque chose de plus typique et sans alcool, goûtez au Boza : une boisson fermentée à base de maïs, assez épaisse et légèrement acidulée, héritée de l’époque ottomane. C’est très particulier mais à tester au moins une fois !

Les desserts en Serbie : le paradis de la souris gourmande

pâtisseries à Belgrade
pâtisseries à Belgrade

Fidèle à ma réputation de souris gourmande, j’ai bien sûr sauté sur toutes les occasions possibles pour goûter les desserts, et notamment les gâteaux serbes ! Le fait qu’il faisait nuit à 18 h 30 lors de notre séjour incitait particulièrement à une pause goûter bien méritée ! 😉

Les pâtisseries que l’on trouve en Serbie (souvent dans les poslastičarnica) répondent à deux influences majeures : austro-hongroise et turque, même si l’on croise plus souvent la première catégorie.

L’héritage austro-hongrois : gâteaux à la crème et finesse

On peut déguster à Belgrade de grands classiques d’Europe centrale, souvent très riches en crème (au beurre ou non) :

  • Le Moskva Šnit (gâteau Moskva) : une spécialité typique de Belgrade à base de crème vanillée, d’ananas et de cerises. Un incontournable de l’hôtel Moskva !
  • L’Esterhazy : ce célèbre gâteau hongrois superpose plusieurs couches de crème au beurre vanillée, de chocolat et de noix.
  • Le Sacher : le classique autrichien au chocolat, fourré d’une fine couche de confiture d’abricot.
  • La Forêt-Noire : très présente également, tout comme le Jaffa (alliance chocolat-orange) ou les gâteaux chocolat-framboise.

Dans la chaîne locale Walter, nous avons aussi goûté un dessert bosniaque : la Tufahija, une pomme au sirop fourrée aux noix et recouverte de chantilly. Pas mauvais du tout !

Feuilletés fruités et douceurs orientales

La Serbie est le premier producteur européen de framboises, il serait donc dommage de s’en priver ! On trouve partout différents feuilletés roulés aux fruits, notamment aux cerises et aux framboises.

Côté influence turque, les indétrônables Baklavas sont bien sûr de la partie ! Ces petits feuilletés trempés dans le sirop se déclinent ici à la pistache, aux noix ou même au chocolat.

Cafés et pauses chocolatées

Comme dans beaucoup d’anciens pays de l’Est, on retrouve un large choix de cafés ou de chocolats originaux agrémentés de sirops ou d’alcools.

En 2026, les prix ont évolué : comptez en moyenne 250 à 300 dinars (environ 2,20 € à 2,50 €) pour un cappuccino, qui reste bien meilleur qu’en France et très bon marché ! Le café Moka se trouve dans les mêmes prix, tandis que l’expresso se rapproche des tarifs français.

Budget restaurant à Belgrade : quel prix pour un repas en 2026 ?

Niveau budget, Belgrade reste une capitale à la portée de toutes les bourses, même si les prix ont bien rattrapé ceux de l’Europe de l’Ouest ces dernières années. Comme souvent, dès que l’on s’éloigne de la capitale pour explorer le reste de la Serbie, les tarifs chutent de manière significative !

Les tarifs constatés à la carte

Pour ne pas avoir de mauvaises surprises en consultant l’addition, voici une idée des prix moyens pratiqués dans les établissements belgradois en 2026 :

  • Le plat principal : comptez désormais entre 1000 et 1800 dinars (soit environ 8,50 € à 15 €) dans un restaurant classique. Les spécialités de viande grillée restent les plus abordables, tandis que le poisson ou les pièces de bœuf travaillées font grimper la note.
  • Le repas complet : pour une entrée, un plat, un dessert et une boisson dans une bonne kafana, prévoyez un budget compris entre 2500 et 3500 dinars (environ 21 € à 30 €).
  • Le street-food : c’est ici que l’on réalise les meilleures économies ! Une part de pizza généreuse ou un pljeskavica (hamburger serbe) au comptoir vous coûtera entre 300 et 500 dinars (2,50 € à 4 €).

L’astuce de la souris pour économiser

Le menu du jour (Dnevni Meni)

Comme à Lisbonne ou Madrid, cherchez les « Dnevni Meni » le midi en semaine. Pour environ 800 à 1200 dinars (7 € à 10 €), vous aurez souvent une soupe, un plat et une salade. C’est le secret des locaux pour bien manger sans se ruiner !

Petits rappels sur les pratiques locales

N’oubliez pas d’inclure dans votre calcul deux éléments typiques des restaurants serbes :

  • Le pourboire (bakshish) : il n’est pas inclus. L’usage veut que l’on laisse environ 10 % de la note si le service était au rendez-vous.
  • Le pain et les tartinades : ils sont souvent apportés d’office mais facturés séparément (le fameux « couvert »).

FAQ : tout savoir sur les restaurants à Belgrade

C’est quoi exactement une « kafana » ?

La kafana est bien plus qu’un restaurant : c’est le cœur social de la Serbie. À l’origine un simple café, c’est aujourd’hui une taverne où l’on boit, on mange des plats rustiques et on écoute souvent de la musique live (les starogradske pesme). L’ambiance y est bruyante, conviviale et très enfumée (la cigarette est encore tolérée dans de nombreux lieux).

Faut-il laisser un pourboire (bakshish) en Serbie ?

Le pourboire n’est pas inclus dans l’addition mais il est très attendu. L’usage est d’arrondir la note ou de laisser environ 10 % du montant total si le service vous a plu. À Belgrade, on appelle souvent cela le bakshish.

Le « couvert » avec le pain est-il payant ?

Contrairement à la France, le pain déposé sur la table est presque toujours facturé (quelques dizaines de dinars par personne). Si vous ne souhaitez pas payer ce supplément, précisez-le dès votre arrivée, même si c’est une pratique très courante.

Peut-on trouver des plats végétariens à Belgrade ?

La Serbie est la terre de la viande (roštilj), mais les végétariens ne mourront pas de faim. Cherchez les plats de jeûne (posno) sur la carte : ils sont cuisinés sans viande ni produits laitiers. La salade Šopska (tomates, concombres, fromage blanc) est aussi une excellente option fraîche.

À quelle heure mangent les Serbes ?

Belgrade est une ville qui vit à toute heure. Les restaurants servent souvent en continu de midi à minuit. Le dîner se prend généralement assez tard, autour de 20 h ou 21 h, surtout le week-end quand les soirées se prolongent en musique.

Peut-on boire l’eau du robinet au restaurant ?

L’eau du robinet est potable à Belgrade, mais comme à Lisbonne ou Genève, l’usage au restaurant est de commander de l’eau minérale en bouteille (plate ou gazeuse, appelée kisela voda). Ne vous attendez pas à recevoir une carafe d’eau gratuite spontanément.

Une adresse testée à Skadarlija ou une question sur la cuisine serbe ? Laissez un commentaire à la souris !

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Après avoir goûté aux délices de Belgrade, la souris vous emmène explorer les trésors de Croatie, de Hongrie et de Bulgarie !

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