Transports à Lisbonne : comment se déplacer (métro, tramways, funiculaires)

La capitale du Portugal est célèbre pour ses tramways et funiculaires qui font partie des attractions touristiques de la ville.

Mais Lisbonne possède également un réseau moderne de métro aux stations thématiques ainsi qu’un réseau ferroviaire de banlieue. Il faut également ajouter les ferrys qui permettent de franchir le Tage. Petite présentation des transports à Lisbonne…

Tramway de Lisbonne

Le tramway de Lisbonne a vu son réseau se réduire à 25 km et cinq lignes, dont la plus connue est la ligne 28, dont les anciennes motrices sillonnent les rues en pente du Chiado, de la Baixa et de l’Alfama.

Le réseau offre la particularité d’être majoritairement desservi par du matériel ancien, bien que les lignes 15 et 18 (suivant la rive nord du Tage vers l’aval) soient exclusivement dotées de matériel moderne Siemens. C’est donc un plaisir d’emprunter les tram anciens pour découvrir la ville dans une ambiance « rétro » et typiquement lisboète.

Attention aux heures d’affluence, il est parfois difficile d’y grimper, et il n’est pas rare de voir des gens s’agripper à l’arrière !

Funiculaires et ascenseur de Lisbonne

Trois funiculaires (ascensores) permettent d’éviter une pénible ascension à pied des collines entourant la Baixa (le centre) : les funiculaires de Lavra, de Gloria, et de Bica.

Chacun permet en outre d’accéder sans fatigue à des belvédères offrant de magnifiques vues sur la ville : le funiculaire de Gloria donne accès au belvédère de São Pedro de Alcântara, le funiculaire de Bica conduit au belvédère de Santa Catarina et le funiculaire de Lavra, au Jardim do Torel.

Ces funiculaires ont tous été dessinés par l’ingénieur portugais Raoul Mesnier du Ponsard (de parents français) à la fin du XIXe siècle, et sont classés monuments historiques. Il s’agit de rares cas de funiculaires urbains.

Par ailleurs, il existe un ascenseur permettant d’accéder au quartier du Chiado (et au Bairro Alto non loin) depuis le centre : l’ascenseur (elevador) de Santa Justa.

Il fut construit entre 1900 et 1902 selon les plans de Raoul Mesnier du Ponsard. Il atteint 45 m de hauteur et le fer forgé aux motifs néo-gothiques fut utilisé pour sa construction, ce qui lui donne un aspect original et esthétique et fait de cet ascenseur urbain une attraction touristique à part entière ! D’ailleurs il y a la queue pour l’emprunter, ce qui rend parfois le trajet plus long que de grimper à pied via la rua Garrett, mais l’expérience est à faire une fois !

En arrivant en haut sur la passerelle qui le relie au Chiado, on jouit d’une magnifique vue ! On peut aussi grimper un étage (payant) pour accéder à un autre belvédère, mais l’intérêt semble limité.

Pour les emprunter (funiculaires et ascenseur), n’achetez pas de ticket à bord mais privilégiez le chargement de trajets à l’unité sur une carte Viva Viagem (1,40 € le trajet avec correspondance pendant une heure) ou l’option « zapping » sur la même carte (1,25 € le trajet de 60 mn) ou encore l’achat d’un passe pour 24 h (6 €) ou plus longtemps.

Car la tarification des billets vendus directement à bord est conçue pour plumer le touriste de passage ou mal informé : en 2015, 3,60 € AR le funiculaire, et 5 € AR l’ascenseur !

Métro de Lisbonne

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Par Metro_Lisboa_with_suburban_railway_lines_blank.PNG: Maximilian Dörrbecker (Chumwa)

Le réseau de métro comporte quatre lignes qui s’identifient par leur couleur : vermelha (rouge), amarela (jaune), azul (bleue) et verde (verte). Il s’agit d’un réseau entièrement moderne ouvert progressivement depuis 1959, mais qui présente l’intérêt de posséder plusieurs stations thématiques à la décoration originale.

Les rames circulent de 6 h 30 à 1 h du matin. Le réseau n’offre que peu d’intérêt pour le touriste ne visitant que le centre, car il dessert avant tout les quartiers périphériques, mais il permet d’accéder aisément au parc des nations, plutôt excentré, ainsi qu’à l’aéroport depuis 2012.

On notera tout de même que le réseau semble insuffisant pour toute l’agglomération car il ne va pas très loin en banlieue (44 km de lignes), mais bien sûr, ce n’est pas vraiment le problème des touristes.

Cela permet tout de même de loger un peu hors du centre (moins cher) en utilisant le métro. Certaines lignes doivent être prolongées mais la crise étant passée par là tout est en attente… Chose pas désagréable, le métro n’est pas vraiment bondé, on peut donc respirer.

Petite anecdote : la station de métro Picoas ne passera pas inaperçue aux yeux des Parisiens (ou de ceux qui connaissent le métro de Paris), en effet, l’entrée « Guimard » comme on en retrouve bon nombre dans la capitale française fut offerte à Lisbonne, pour l’accès à la station par la rua Andrade Corvo.

Les lignes ferroviaires de banlieue

Le réseau de banlieue comporte quatre lignes, qui trouvent leur origine dans quatre gares  : Cais do Sodre, près de la Praça do Comerco (ligne de Cascais), Rossio, à côté de la Praça dom Pedro IV, en plein centre donc, (ligne de Sintra), Santa Apolonia, au pied de l’Alfama près du Tage et Alcântara Mar (ligne d’Azambuja) mais aussi Barreiro (ligne do Sado), sur la rive sud du Tage.

Il n’existe pas de ligne traversante du type RER, mais les lignes de Sintra et d’Azambuja desservent un tronçon en commun, contournant le centre-ville par le nord.

La gare du Rossio, la plus centrale, fut construite dans un style néo-manuélin (style de transition entre le gothique flamboyant et la Renaissance) et mérite donc un coup d’œil !

Plus récente, la gare do Oriente fut elle achevée en 1998 pour desservir le site de l’Exposition Universelle (désormais le parc des Nations) selon les plans du célèbre architecte catalan Santiago de Calatrava. Elle est devenue une gare à la fois de banlieue et de grandes lignes (nationales et internationales).

Le musée des transports de Lisbonne (Museu da Carris)

Le dépôt de Santo Amaro, situé dans le quartier d’Alcântara, est le dernier existant. Il abrite en son enceinte le musée des transports de Lisbonne, qui présente divers matériels préservés, tramways et bus ainsi que des éléments techniques (alimentation électrique du réseau, etc). Desservi par les lignes 15 et 18, il est aisément repérable : des piliers du pont du 25 avril trouvent place dans le dépôt !

Infos sur le site officiel.

Les ferrys

Les transports à Lisbonne sont par ailleurs complétés par des lignes de ferrys, permettant de relier le centre de Lisbonne à la rive gauche (sud) du Tage. La rive nord comporte trois terminaux : Terreiro do Praço et Cais do Sodré, dans le centre, et un troisième dans le quartier de Belém, excentré et moins fréquenté.

La rive sud compte six terminaux. Ces lignes permettent avant tout aux Lisboètes d’éviter les interminables bouchons du pont du 25 avril, mais la traversée présente surtout l’intérêt d’offrir des vues originales sur la ville, la rive sud n’offrant que très peu d’intérêt touristique. Dans notre cas, ce sera pour une prochaine fois…

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