Trapani
Sicile

Visiter Trapani en 1 jour ou 2 jours : que faire, que voir et conseils

Trapani se trouve à l’extrémité occidentale de la Sicile, là où la mer Tyrrhénienne rencontre la Méditerranée. Souvent délaissée au profit de Palerme, cette ville « en forme de faucille » nous a immédiatement séduits par son atmosphère proprette, ses ruelles baroques et son air marin qui évoque déjà l’Afrique du Nord toute proche.

De la vieille ville piétonne aux salines étincelantes, en passant par le village perché d’Erice, voici notre guide complet pour visiter Trapani. Boris et moi y avons déniché des pépites, loin de l’anarchie palermitaine ! 😉

Que faire à Trapani en Sicile ? Suivez-moi dans le guide de Trapani de la souris, avec mon avis et expérience ! 😉

🐭 L’essentiel pour visiter Trapani !

  • Le temps idéal : 1 journée pleine pour la vieille ville et les salines, ou 2 jours pour inclure le téléphérique d’Erice et les environs.
  • Le quartier incontournable : le centre historique piétonne (autour de la Via Vittorio Emanuele), élégant et facile à parcourir à pied.
  • L’excursion majeure : le village médiéval d’Erice, accessible en téléphérique depuis les hauteurs de la ville avec une vue imprenable sur la côte.
  • Le point noir : le stationnement près du port et de l’embarcadère pour les îles Égades, souvent saturé en haute saison.
  • L’astuce de la souris : goûtez absolument un pane cunzatu dans une boulangerie locale ou un couscous de poisson dans les ruelles du vieux port !

Que faire à Trapani : les meilleures activités

Prêts à explorer l’ouest sicilien ? Voici mes coups de cœur et les incontournables à ne pas manquer à Trapani et dans ses environs :

  • Le centre historique de Trapani : un dédale de ruelles piétonnes, de superbes façades baroques et une ambiance typiquement sicilienne, loin du tumulte de Palerme.
  • La cathédrale San Lorenzo : un petit bijou de style baroque et des intérieurs richement ouvragés qui valent le coup d’œil.
  • La promenade du front de mer : le spot idéal pour respirer l’air marin et admirer la vue imprenable sur les îles Égades au coucher du soleil !
  • Le musée régional Pepoli : installé dans un ancien couvent, il met en valeur l’art baroque local et le fameux travail du corail sculpté.
  • Les salines de Trapani et Paceco : un paysage lunaire de bassins blancs et de moulins à vent, habité par des nuées de flamants roses à la tombée du jour.
  • Erice : perché sur sa falaise, ce village médiéval en pierre vous transporte hors du temps (et offre un panorama à couper le souffle, avec un accès facile en téléphérique).
  • Les îles Égades (Favignana, Levanzo) : un saut de puce en bateau pour découvrir des eaux turquoise digne des Caraïbes et des criques sauvages.
  • La réserve naturelle du Zingaro : le paradis absolu de la randonnée côtière entre sentiers escarpés et petites plages isolées.
  • Marsala : entre histoire, ruelles élégantes et dégustation de son célèbre vin doux dans les caves historiques !
  • Ségeste : un choc visuel avec son temple dorique grec parfaitement isolé dans les collines et son théâtre antique surplombant la vallée.
  • San Vito Lo Capo : une immense langue de sable clair pour une pause balnéaire les pieds dans l’eau.
  • Le Monte Cofano : un imposant massif rocheux tombant à pic dans la mer, idéal pour les amateurs de grands espaces et de marche.
  • La Tour de Ligny : ce bastion espagnol planté au bout de la presqu’île offre un point de vue spectaculaire là où les mers se rencontrent.

Comment se rendre à Trapani


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Chose très pratique, Trapani est depuis plusieurs années un hub de la compagnie low-cost Ryanair.

Lors de ce premier séjour en Sicile nous avons donc décidé d’atterrir à Palerme (en partant de Beauvais) et de revenir par Trapani, dans l’optique de découvrir deux facettes de la plus grande île de la Méditerranée.

Nous avons payé chacun 38 € AR (20 aller et 18 retour). Malheureusement, la liaison Paris-Beauvais – Trapani a depuis été supprimée… Toutefois Ryanair dessert toujours Trapani depuis d’autres hubs européens (Charleroi, Malte, Milan).

Comment se rendre à l’aéroport de Trapani depuis le centre

Toit terrasse Trapani
vue depuis notre appartement à Trapani

Le petit aéroport de Trapani-Birgi se situe à 15 km au sud de la ville, en direction de Marsala. Un car de la compagnie AST relie le centre à celui-ci toutes les heures jusqu’à 23 h 30.

Le ticket de bus (AST ou Terravision/Lumia) coûte entre 6 € et 9 € selon la compagnie (acheté à bord).

Le bus part du port et passe à 100 mètres au sud de la gare, sur le côté ouest de la piazza Montaldo. Attention, seul un petit panneau d’arrêt (fermata en italien) le signale.

Le temps de trajet est théoriquement de 40 mn… Mais lors de notre séjour, le bus est passé 10 mn en retard… pour arriver 5 mn en avance sur l’horaire à l’aéroport !

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La souris tient à son indépendance ! Cet article contient des liens affiliés. En réservant votre hôtel ou vos billets via ces liens, cela ne vous coûte pas un centime de plus, mais cela permet de me fournir en fromage pour continuer à vous dénicher des bons plans ! Merci pour votre soutien. 😉

Où loger à Trapani : mes meilleures adresses

Pour poser vos valises dans les meilleures conditions, voici ma sélection d’hébergements testés et approuvés à Trapani, classés selon vos envies et votre budget :

  • SAT Appartamenti : le bon plan équilibré. Plusieurs appartements disponibles au cœur de la vieille ville, au calme et dotés d’une jolie terrasse pour profiter du soleil. Un emplacement idéal pour rayonner à pied.
  • inScialla Hostel : l’option idéale pour les petits budgets, les jeunes fauchés ou les voyageurs solos ! Ambiance conviviale, espaces communs sympathiques et situation parfaite dans le centre pour tout faire à pied ou filer vers le port.
  • Residence La Gancia : un magnifique établissement 4 étoiles installé dans un palais historique rénové avec soin. Idéal pour les voyageurs en quête de cachet, de confort haut de gamme et de services soignés à deux pas de la mer.
  • Badia Nuova Apart-Hotel : une option chic et confortable en plein centre historique, parfaite pour les familles ou les séjours plus longs alliant indépendance et prestations hôtelières de qualité.

Nous avons trouvé un studio propre et fonctionnel dans la vieille ville et au calme, hélas plus disponible depuis. Il disposait même d’un toit-terrasse : quel bonheur de pouvoir boire un verre en soirée par plus de 20° avant de se coucher, ou de prendre le soleil avant de sortir, en ce mois d’octobre ! (quand à Paris il ne faisait déjà pas plus de 8° en journée…)

Toit terrasse Trapani
vue depuis notre appartement

De Palerme à Trapani en bus

Pour relier Palerme à Trapani nous avons pris un bus de la compagnie Segesta, départ de la gare routière de Palerme (située du côté nord de la gare ferroviaire), pour un trajet de 2 h et environ 11 € à l’époque.

Trajet par autoroute assez confortable et départ à l’heure mais attention, pas de toilettes à bord. En semaine des bus partent toutes les heures et toutes les demi-heures aux heures de pointe, on peut acheter son billet un peu avant le départ au guichet de la gare routière.

L’idée était de visiter Trapani mais aussi Erice, le village (très haut) perché. Malheureusement ce jour-là à cause du vent (entre mer et montagne, c’est étonnant n’est-ce pas !…) la télécabine ne fonctionnait pas ! Bref, toujours vérifier le site officiel de Funivia Erice ou leur page Facebook le matin même. Le vent souffle souvent sur la côte et la suspension du service est fréquente !

Et nous nous en sommes rendu compte trop tard pour prévoir une alternative (les bus étant vraiment peu nombreux et le dernier de la journée permettant de visiter le village partant à 14 h 25…). En effet, si la télécabine est fermée, le bus AST au départ de la gare est la seule option, mais avec une trop faible fréquence horaire.

Tant pis, ce sera l’occasion de revenir ! Nous avons donc pu profiter de Trapani, ville que nous avons trouvé très agréable et jolie.

Pourquoi visiter Trapani ?

Trapani, située à l’extrémité ouest de la Sicile, séduit immédiatement par son patrimoine, sa situation côtière et son aspect assez propret après la visite de Palerme !

La vieille ville abrite des ruelles baroques, des églises riches en histoire et des palais élégants. Son port est le point de départ vers les îles Égades, réputées pour leurs eaux limpides et leurs paysages préservés.

Les salines de Trapani, avec leurs moulins à vent pittoresques, offrent un spectacle unique au coucher du soleil. La ville est aussi connue pour sa gastronomie, notamment le couscous de poisson, héritage de son passé arabe.

Quand visiter Trapani ?

La meilleure période pour visiter Trapani s’étend d’avril à juin et de septembre à octobre. Le climat y est doux et agréable, idéal pour explorer la ville et ses environs sans la chaleur accablante de l’été. Juillet et août sont plus animés mais très chauds, avec un afflux de touristes.

L’hiver reste calme et plus pluvieux, mais les températures restent douces, ce qui permet de profiter de visites culturelles au rythme tranquille.

Combien de temps pour visiter Trapani ?

Un week-end de 2 jours à Trapani suffit pour découvrir l’essentiel. La première journée peut être consacrée à la vieille ville, au port et aux salines. Le second jour permet d’explorer les environs, comme le village perché d’Erice ou les plages voisines.

Si vous souhaitez inclure une excursion vers les îles Égades, prévoyez au moins 3 jours à Trapani. Cette durée permet de profiter à la fois du patrimoine, de la mer et de l’atmosphère méditerranéenne de la ville.

Petite histoire de Trapani

Perchée sur son éperon en forme de faucille à l’extrême ouest de la Sicile, Trapani a toujours eu les pieds dans l’eau et le destin lié à la mer. Née modeste dépendance portuaire de la cité perchée d’Erice (l’antique Éryx), elle passe de main en main au fil des siècles :

  • L’Antiquité phénicienne et romaine : dès le VIIIe siècle av. J.-C., les Phéniciens repèrent ce port naturel idéal, baptisé Drepanon (la faucille). Les Romains s’y imposent en 241 av. J.-C., propulsant la cité comme carrefour stratégique pour le commerce du sel, du thon et du corail.
  • Le tournant médiéval : conquise par les Arabes au IXe siècle, qui modernisent l’agriculture et les techniques locales, Trapani est ensuite reprise par les Normands au XIe siècle avant de basculer dans le giron du royaume de Sicile.
  • L’âge d’or espagnol : sous la domination espagnole, la ville s’enrichit grâce à ses salines, à la pêche et à un artisanat du corail florissant. C’est de cette époque fastueuse que naissent les superbes palais baroques et églises qui habillent le centre historique.
  • Aujourd’hui : malgré les cicatrices des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, Trapani a su préserver son âme et ses traditions vivaces, à l’image de la célèbre procession des Mystères. Elle sert aujourd’hui de tremplin incontournable vers les îles Égades et les trésors de l’ouest sicilien !

Plan de Trapani

La commune de Trapani se compose de sa vieille ville, établie sur une pointe au milieu de la mer, et de la ville « moderne » qui s’enfonce dans les terres au pied de la montagne portant Erice.


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Le cœur historique : flâner dans la vieille ville de Trapani

Ne vous y trompez pas : pour une cité de cette taille, le centre ancien de Trapani offre un terrain de jeu bien plus vaste qu’on ne l’imagine ! Loin d’être un simple décor de carte postale, il déploie un élégant patchwork de façades du XIXe siècle, de palais baroques et d’églises discrètes qui appellent à la flânerie.

Voici les axes névralgiques où battent le cœur et l’âme de la ville :

  • Le corso Vittorio Emanuele : c’est l’artère principale et l’artère piétonne incontournable. Bordée de superbes demeures et de petits restaurants, elle s’anime particulièrement à la tombée du jour, lorsque les locaux sortent pour la traditionnelle passeggiata.
  • Le Palazzo Cavaretta : situé à l’extrémité est du Corso, ce magnifique palais municipal flanqué de son horloge ferme la perspective avec beaucoup de cachet.
  • La via Garibaldi : autre artère majeure, elle séduit avec ses façades aristocratiques, ses boutiques et ses bonnes tables à l’abri de l’agitation.
  • La via Torrearsa : la reine du shopping ! Entièrement piétonne, elle concentre les enseignes et les vitrines pour les amateurs de lèche-vitrines.

Au-delà de ces grands axes, le vrai charme de Trapani réside dans l’art de se perdre. Prenez le temps de vagabonder au hasard des ruelles adjacentes, de lever les yeux vers les balcons en fer forgé et de faire halte sur les petites places ombragées qui ponctuent la vieille ville.

Cathédrale San Lorenzo et les églises de la vieille ville de Trapani

Comme vu plus haut, la vieille ville de Trapani regorge d’édifices religieux, avec une prédilection marquée pour le style baroque ! Petit conseil logistique au passage : les portes de ces églises se méritent, car les horaires d’ouverture sont souvent restreints (généralement une heure ou deux en fin d’après-midi, au moment où se célèbre la messe). Malgré cela, Boris et moi avons réussi à en pousser quelques-unes pour admirer leurs trésors cachés.

Parmi elles, impossible de passer à côté de la cathédrale San Lorenzo (le Duomo), érigée au XIVe siècle mais largement remaniée par la suite. C’est incontournable : elle s’impose comme le monument historique principal de Trapani, avec sa façade élégante et un intérieur richement décoré qui abrite notamment une impressionnante Crucifixion attribuée à Van Dyck.

Au fil de vos déambulations, vous tomberez également sur des sanctuaires plus discrets mais fascinants. Nous avons par exemple découvert une église plus modeste en apparence, mais qui abrite de saisissantes sculptures en bois grandeur nature illustrant des scènes de la Bible (et tout particulièrement de la Passion du Christ). Ces œuvres ne sont pas de simples pièces de musée : ce sont elles qui, le Vendredi saint, sont portées à bout de bras lors de la célèbre et spectaculaire procession des Mystères à travers toute la ville !

Bord de mer de Trapani

Comme nous l’avons vu, la vieille ville de Trapani se dresse sur une presqu’île : elle vit donc constamment les pieds dans l’eau, enserrée par la Méditerranée.

Au sud s’étale l’activité portuaire, entre va-et-vient des ferries vers les îles et bateaux de pêche. Au nord, le décor change radicalement avec le Lungomare, la superbe promenade aménagée sur les anciens remparts. C’est incontournable : le spot de promenade par excellence à Trapani !

Impossible de ne pas succomber au charme de cette longue déambulation, suspendue entre le bleu intense de la mer et l’alignement de maisons aux toits plats qui rappellent déjà l’Afrique du Nord toute proche – une architecture et une lumière qui nous ont d’ailleurs immédiatement fait penser à notre cher Cadix andalou. Lors de notre séjour, une portion de la promenade était malheureusement fermée au public, mais qu’importe : en poussant tout au bout de la langue de terre, on atteint le Graou : la spectaculaire Torre di Ligny.

Ce robuste bastion défensif espagnol, planté tout au bout du promontoire, abrite aujourd’hui un petit musée archéologique et s’ouvre sur un toit-terrasse offrant un panorama à couper le souffle. Jadis gratuite, l’entrée s’est vue facturée au fil du temps (comptez désormais 3 € pour jeter un œil au contenu assez maigre, cela reste surtout un prétexte incontournable pour la vue !).

Quartier du port et de la pointe de Trapani

De l’autre côté de la presqu’île, changement radical d’ambiance : direction le port de Trapani. C’est ici que s’active le terminal des ferries à destination des îles Égades, mais c’est aussi et surtout un authentique petit port de pêche. En flânant sur les quais, nous y avons croisé quelques chats et chiens errants – une réalité un peu touchante et récurrente dans cette partie de la Sicile, où les animaux errants font partie du paysage urbain.

En poussant jusqu’à l’extrémité absolue de la pointe, on découvre un secteur resté farouchement populaire, loin des sentiers battus. C’est l’un des quartiers les plus attachants à voir à Trapani, idéal pour se balader sans itinéraire précis et s’imprégner de l’ambiance locale :

  • L’authenticité des ruelles : hors des grands axes rénovés comme la via Carolina ou la via Torre di Ligny (qui prolongent le corso Emanuele), les façades se font plus patinées, le linge sèche aux fenêtres et la vie s’écoule paisiblement au rythme sicilien. On s’y sent tout de suite bien, loin de l’effervescence touristique.
  • La vieille place du Marché aux poissons (Mercato del Pesce) : située à deux pas du Lungomare, cette ancienne halle en pierre au style néoclassique témoigne du riche passé maritime de la cité.
  • Et un mot sur les salines : un peu plus excentrées au sud de la ville, les célèbres salines de Trapani (qui ont fait la prospérité historique de la région) méritent le détour. Attention toutefois, elles ne sont pas accessibles à pied depuis le centre et nécessitent un moyen de transport ou un peu d’organisation pour profiter pleinement du spectacle des bassins et des moulins.

Poste principale de Trapani

À la limite exacte entre la vieille ville et l’effervescence de la ville moderne se dresse une place animée, abritant notamment l’hôtel de ville et la poste principale de Trapani.

Parmi les choses à voir à Trapani, je vous recommande vivement d’aller y jeter un coup d’œil. Loin d’être un simple bâtiment administratif banal, elle occupe un magnifique édifice architectural conçu dans le style Liberty – la déclinaison italienne de l’Art nouveau. Prenez le temps d’admirer la façade ciselée, mais poussez aussi les portes : l’intérieur vaut largement le coup d’œil avec ses détails d’époque et sa superbe cage d’escalier ! 😉

Ville moderne de Trapani

Quand on quitte la presqu’île historique pour s’enfoncer vers l’est, on bascule dans la « ville moderne » de Trapani. Ne vous attendez pas à des gratte-ciels ! C’est un patchwork urbain assez étendu, mêlant des immeubles élégants du XIXe siècle et des constructions plus hétéroclites du XXe.

Cet ensemble s’articule autour de sa colonne vertébrale, la longue et très animée via Giovanni Battista Fardella. C’est l’artère commerçante par excellence, mais attention si vous prévoyez une session de shopping à Trapani : ici, on perpétue la tradition de la pause méridienne à l’espagnole ! Les rideaux de fer baissent en milieu de journée et la plupart des boutiques ne rouvrent qu’à partir de 16 h 30. Un détail à garder en tête pour organiser vos journées.

Au-delà du lèche-vitrine, cette avenue artère s’avère bien pratique sur le plan logistique :

  • Les transports : c’est par là que transitent l’essentiel des lignes de bus urbaines (notamment les lignes 21 et 23 qui permettent de rejoindre la station de téléphérique pour Erice).
  • La gare ferroviaire : située à seulement cinq petites minutes à pied des portes de la vieille ville, la gare de Trapani s’y trouve également, idéale pour arriver ou repartir en train.

Mais la ville moderne réserve aussi de belles surprises paysagères et patrimoniales si l’on sait où regarder :

  • La Villa Margherita : un magnifique parc arboré et verdoyant situé au tout début de l’avenue, juste aux abords de la vieille ville. C’est un îlot de fraîcheur très agréable pour flâner à l’ombre des palmiers.
  • La fontaine de Triton : plantée juste à côté du parc, cette fontaine monumentale met en scène le dieu marin au milieu des vasques et constitue un repère urbain bien connu.
  • Les pépites Art nouveau : en fouinant dans les rues parallèles, on découvre de superbes façades inattendues. Ne manquez pas, par exemple, le très élégant édifice Art nouveau situé au 118 de la via Vespri, qui témoigne de l’ambiance bourgeoise de la ville au tournant du XXe siècle.

Où manger à Trapani ? Les bonnes adresses de restaurants

Nous n’y avons passé que deux nuits, difficile donc d’avoir un aperçu des bons établissements de la ville !

Spécialités culinaires de Trapani

Ici, les spécialités sont le thon, notamment les pâtes au ragoût de thon (bolognaise de thon), et le couscous de poisson, ou couscous à la trapanèse. C’est un héritage arabe incontournable, servi avec un bouillon de poisson très parfumé.

N’oublions pas les Busiate au pesto trapanese : des pâtes en forme de spirale avec un pesto de tomates fraîches, ail, basilic et amandes. Un délice à petit prix ! 🙂

En en cas, on peut citer les panelle, beignets de farine de pois chiches et en dessert la ricotta frite (what else ? comme dirait Georges). 😉

Adresses de restaurants à Trapani

Nous sommes allés deux soirs au restaurant « Pipitone Pizza » (115 corso Vittorio Emanuele), où nous avons mangé d’excellentes pizzas, avec des ingrédients savoureux et une bonne pâte !

Le midi nous avons essayé la « cantine » « Couscouseria by Bettina » (sur la via Garibaldi) qui propose des pizzas à la part (al taglio), des spécialités locales (pâtes aux sardines ou au au thon, involtini, espadon…) et du couscous de poisson, pour des prix inférieurs à ce qu’on trouve en ville.

D’ailleurs les restos dans la vieille ville de Trapani sont quand même un peu plus chers que ceux de Palerme, on sent que c’est plus chic ici, même si ça reste inférieur à d’autres villes de la botte italienne.

Sans doute pas le meilleur couscous ceci dit (beaucoup de semoule) mais pas le temps d’en goûter un autre ailleurs. Et pour être honnête, ce n’est pas ce qui nous tentait le plus…

Glaciers à Trapani

Toujours sur la via Garibaldi, on trouve plusieurs glaciers ou yoghurteria. Nous en avons apprécié un en particulier, car il propose des glaces « naturelles » (sans produits chimiques) et avec du stévia à la place du sucre.

Ça dénote un peu au début, nos palais étant habitués à d’autres goûts ! Mais c’est pas mal, la glace pistache avait le vrai goût du fruit sec !

Que faire à Trapani quand il pleut ?

Le ciel sicilien se couvre et les nuages menacent ? Pas de panique, Trapani a plus d’un tour dans son sac pour sauver votre journée de balade :

  • Le musée régional Pepoli : c’est le refuge culturel par excellence ! Installez-vous à l’abri dans cet ancien couvent pour admirer ses fascinantes collections d’art sacré, ses peintures et surtout ses incroyables sculptures en corail, un savoir-faire historique de la ville.
  • La tournée des églises baroques : poussez les portes de la cathédrale San Lorenzo ou des sanctuaires discrets du centre. C’est l’occasion idéale de fuir les intempéries tout en levant les yeux sur des stucs dorés et des décors somptueux.
  • Le refuge gourmand : transformez la pluie en art de vivre ! Installez-vous confortablement dans un café historique ou un restaurant pour savourer un couscous de poisson bien chaud, une pâtisserie locale à la ricotta ou un verre de vin de la région en attendant que l’averses passe.
  • Le pari d’Erice (avec modération) : si le brouillard ne s’est pas invité sur les hauteurs, grimpez quand même en téléphérique. Déambuler dans les ruelles pavées de la cité médiévale sous la brume a un charme un brin mystérieux… à condition d’avoir prévu le ciré !

Que faire à Trapani en famille ?

Avec son rythme paisible et ses faux airs de village, Trapani se prête à merveille à un voyage avec des enfants. Ici, pas question de courir : tout se fait au grand air et sans stress :

  • La vieille ville 100 % piétonne : un vrai soulagement pour les parents ! Le cœur historique se parcourt facilement à pied, sans la pression des voitures, idéal pour laisser gambader les petits tribuns.
  • Le spectacle des salines et des flamants roses : direction les bassins du sud pour en prendre plein les yeux. Les moulins à vent qui tournent lentement et les nuées de flamants roses en liberté font toujours mouche auprès des enfants.
  • L’aventure en bateau vers les îles Égades : embarquez pour Favignana ou Levanzo pour la journée. Un court trajet en mer suffit pour débarquer sur des îles aux faux airs de paradis, avec des plages aux eaux transparentes et peu profondes, parfaites pour barboter en famille.
  • La pause gourmande obligatoire : impossible de voyager en Sicile en famille sans céder à la tradition quotidienne des glaces artisanales ou des fameux cannoli frais !

Tourisme et handicap

  • Accessibilité : contrairement à Palerme, le centre historique de Trapani est plat et largement piéton. Les pavés sont en bon état (marbre poli), ce qui en fait l’une des villes les plus « roulantes » de Sicile pour les fauteuils et les poussettes. 🙂
  • Front de mer : la promenade sur les remparts (Lungomare) est accessible de plain-pied par endroits.

FAQ : visiter Trapani

Est-ce que Trapani vaut le coup ?

Carrément ! Trop souvent snobée au profit de Palerme, Trapani a pourtant tout pour plaire : une vieille ville propre, piétonne et élégante, une ambiance authentique loin du tourisme de masse, et une situation géographique rêvée. C’est le point de chute idéal pour rayonner dans toute la pointe ouest de la Sicile (Erice, San Vito Lo Capo, les salines ou les îles Égades).

Combien de temps faut-il pour visiter Trapani ?

Une journée à Trapani, bien remplie, suffit largement pour explorer le centre historique, flâner sur le Lungomare et admirer le coucher de soleil à la Torre di Ligny. Mais si vous utilisez la ville comme base pour monter à Erice, explorer les salines et sauter dans un bateau pour les îles Égades, prévoyez plutôt 3 à 4 jours.

Comment aller de Trapani aux îles Égades ?

C’est on ne peut plus simple ! Des hydroglisseurs de la compagnie Liberty Lines font la navette en continu depuis le port de Trapani, situé au pied de la vieille ville. Comptez à peine 30 minutes de traversée pour rejoindre l’île de Favignana. Côté tarif, tablez sur environ 25 à 30 euros l’aller-retour selon la saison, mais pensez à réserver vos billets à l’avance en été pour éviter les mauvaises surprises.

Comment monter au village d’Erice depuis Trapani ?

Vous avez deux options : la version sportive ou la version magique ! La télécabine (funivia) part de la ville moderne (accessible via les bus urbains 21 ou 23) et vous propulse au sommet en une dizaine de minutes en survolant les oliviers et la mer, avec un panorama à couper le souffle. Si le vent souffle trop fort (ce qui arrive parfois), des bus de substitution ou des taxis prennent le relais par la route sinueuse.

Où se garer à Trapani si on a une voiture de location ?

C’est le grand point noir de la ville ! La vieille ville est entièrement piétonne et les places dans les rues sont prises d’assaut. Le mieux est de cibler les grands parkings payants situés à la périphérie du centre historique ou près du port (comme celui du port), ou de voir directement avec votre hébergement si un garage ou une solution de stationnement est inclus.

Avis de la souris sur Trapani

En résumé, Trapani fut une belle découverte et plutôt reposante après Palerme !

Nous ne pouvons que conseiller d’y faire étape ou même d’y passer un peu de temps, surtout en couplant la visite avec celle d’Erice. 😉

Que faire autour de Trapani : les plus belles excursions

Poser ses valises à Trapani, c’est bien, mais rayonner dans ses environs, c’est le grand chelem assuré ! La pointe occidentale de la Sicile regorge de pépites à couper le souffle, accessibles en un rien de temps :

  • Erice, le nid d’aigle suspendu : perché à 750 mètres d’altitude, ce village médiéval en pierre séduit instantanément avec ses ruelles pavées mystérieuses, ses châteaux normands et ses panoramas vertigineux sur la mer et la côte. Une vraie capsule temporelle !
  • Les salines de Trapani, Paceco et Nubia : un décor lunaire et photogénique à souhait. Entre les bassins miroitants, les anciens moulins à vent en pierre et les nuées de flamants roses, c’est le spot absolu pour admirer le coucher du soleil.
  • Les îles Égades (Favignana, Levanzo, Marettimo) : un saut de puce en hydroglisseur depuis le port et vous voilà transporté aux Caraïbes siciliennes. Eau turquoise, criques sauvages, balades à vélo et fonds marins somptueux vous y attendent.
  • Le site antique de Ségeste : préparez-vous à la claque visuelle. Isolé au milieu de collines verdoyantes, un temple dorique grec parfaitement conservé fait face, un peu plus haut sur la colline, à un théâtre antique surplombant toute la vallée.
  • Marsala, entre histoire et vin doux : plus bas sur la côte, la ville séduit par son centre baroque élégant, ses caves historiques où l’on déguste le fameux vin de Marsala et ses liens étroits avec l’épopée de Garibaldi.

Entre vestiges millénaires, réserves naturelles sauvages et paradis insulaires, ces escapades complètent à merveille un séjour à Trapani en brassant large entre culture, nature et gourmandise !

Poursuivez votre découverte de la Sicile avec la souris ! 🙂

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2 thoughts on “Visiter Trapani en 1 jour ou 2 jours : que faire, que voir et conseils”

  1. Bonjour, merci pour cet article, vous m’avez fait voyager ! Serait-il possible d’avoir le lien de votre airbnb svp ? ????

    1. Bonjour,
      ça date un peu, et je ne parviens plus à le retrouver sur le site. 🙁 Les logements de ce type ne manquent pas pour dormir à Trapani !

      Je vous propose dans l’article un lieu assez équivalent, et dans la même rue (via Orfani) très centrale tout en étant tranquille, j’espère que ça pourra vous convenir.

      Trapani est une petite ville agréable où séjourner en Sicile, je ne peux que la recommander ! 🙂

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