Latium

Visiter le Trastevere et le Janicule à Rome : le guide de la souris

Après avoir traversé le Tibre depuis le Ghetto, on change d’ambiance ! Bienvenue dans le Trastevere, le quartier le plus « romain » de Rome.

Autrefois populaire, aujourd’hui branché, il a su garder son âme de village. Je vous emmène grimper sur la colline du Janicule (ou Gianicolo en italien) pour la magnifique vue du centre de Rom , avant de redescendre nous perdre dans le dédale des ruelles pavées où le linge pend aux fenêtres.

Suivez-moi dans ce guide de la souris ! 😉

La colline du Janicule : le plus beau balcon de Rome

Comment se rendre au Janicule ?


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Le Janicule (ou Gianicolo en italien) offre sans doute le plus beau panorama de la Ville Éternelle, mais attention : il faut grimper ! Ne cherchez pas de station de métro, il n’y en a aucune dans ce secteur. Pour atteindre le sommet, deux solutions s’offrent à vous :

L’option « sportive » : monter à pied

Vous pouvez grimper à pied depuis le quartier du Trastevere par la via Garibaldi ou par les escaliers de la salita di Sant’Onofrio depuis les bords du Tibre. C’est très joli, mais je vous préviens : ça monte sec !

L’option « confort » : le bus 115 ou 870

Je vous suggère fortement cette option que j’ai choisie moi-même : c’est assez haut, et la pente est rude pour une petite souris !

  • Le bus 115 : il fait une boucle très pratique. Vous pouvez le récupérer en bas, sur la via Aurelia (côté Vatican), ou depuis le cœur du Trastevere. Il vous déposera juste devant le belvédère.
  • Le bus 870 : il part de la via di Porta Cavalleggeri (proche de la place Saint-Pierre) et grimpe également sur la colline.

Tourisme et handicap : pour les personnes à mobilité réduite, le bus est indispensable. La ligne 115 est généralement équipée de rampes, ce qui permet d’accéder au sommet sans effort. Une fois là-haut, la place Garibaldi est plate et facile à parcourir en fauteuil roulant pour admirer le panorama.

🐭 Le conseil de la souris : si vous voulez économiser vos forces, montez en bus et redescendez à pied vers le Trastevere. La descente est beaucoup plus agréable et vous permettra de découvrir la fontaine de l’Acqua Paola sans vous essouffler !

La vue panoramique exceptionnelle de Rome depuis le Janicule

Vue sur Rome depuis la colline du Janicule

Parfois considérée comme la « huitième colline de Rome » (bien qu’elle ne fasse pas partie des sept collines historiques), la colline du Janicule (Gianicolo) se dresse fièrement juste au sud de la cité du Vatican. C’est le poumon vert du quartier, abritant quelques églises discrètes et un célèbre hôpital pour enfants.

L’intérêt majeur du Janicule réside dans son belvédère. De là-haut, Rome s’offre à vous dans toute sa démesure : on distingue parfaitement la coupole du Panthéon, le monument à Victor-Emmanuel II et les innombrables clochers qui percent le ciel romain.

Nous partageons nos photos avec vous, en ayant pris soin de zoomer sur certains monuments (car à l’œil nu, les détails sont parfois timides…). C’est l’endroit idéal pour comprendre l’organisation de la ville avant de plonger dans ses ruelles.

La piazzale Giuseppe Garibaldi et le canon de midi

Au sommet, on débouche sur la vaste piazzale Giuseppe Garibaldi. Au centre trône l’imposante statue équestre du héros de la réunification italienne. Petit clin d’œil historique : Garibaldi était originaire de Nice, ville qui devint française par la suite… toute l’ironie de l’histoire ! 😉

Si vous y êtes à midi pile, ne sursautez pas : depuis 1847, un coup de canon est tiré chaque jour pour donner l’heure exacte aux églises de Rome. C’est une tradition très appréciée des locaux.

La fontaine de l’Acqua Paola (il Fontanone)

En redescendant vers le Trastevere, vous ne pouvez pas manquer la fontaine monumentale de l’Acqua Paola. Surnommée « le grand fontaine » par les Romains, cette œuvre baroque du XVIIe siècle est tout simplement spectaculaire avec ses colonnes de marbre et ses bassins d’eau azur. Elle a même servi de décor au film La Grande Bellezza !

Juste à côté, vous apercevrez un étrange phare : c’est le phare des Italiens d’Argentine, offert par la communauté émigrée pour illuminer les nuits romaines aux couleurs du drapeau italien.

🐭 L’astuce de la souris : juste en contrebas de la fontaine se trouve le jardin botanique de Rome. Si vous avez besoin d’un moment de calme absolu loin du tumulte, c’est l’endroit rêvé, bien que le terrain soit assez escarpé.

Accessibilité : le belvédère de la place Garibaldi est plat et parfaitement accessible en fauteuil roulant. En revanche, la descente vers le Trastevere par les sentiers est très raide. Pour les personnes à mobilité réduite, je conseille de reprendre le bus après avoir admiré la vue pour redescendre en douceur.

Le Trastevere : l’âme rebelle et pittoresque de Rome

Trastevere à Rome

Littéralement, Trastevere signifie « de l’autre côté du Tibre ». C’est en effet le seul quartier du centre historique qui a choisi de s’installer sur la rive droite. Peuplé depuis l’Antiquité, il fut officiellement rattaché à Rome sous l’empereur Auguste avant d’être protégé par le mur Aurélien.

Un village dans la ville entre tradition et « boboïsation »


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Le quartier est longtemps resté un bastion populaire et fier, avec son propre dialecte et ses traditions. Ce n’est que récemment qu’il s’est « boboïsé », victime de son charme fou et de sa proximité avec les grands monuments de l’autre rive.

Ici, ne cherchez pas de palais démesurés ou de perspectives monumentales : le Trastevere se vit le nez en l’air, dans un dédale de ruelles pavées et de placettes où le linge pend aux fenêtres. Le contraste est d’ailleurs saisissant entre le jour, où le quartier semble somnoler dans un calme apaisant, et le soir, où l’animation bat son plein.

La « movida » romaine : l’animation nocturne

Aujourd’hui, le Trastevere est l’un des hauts lieux de la vie nocturne romaine. Si les touristes y affluent (parfois trop !), les Romains continuent de s’y presser pour sa restauration. En revanche, côté budget, les prix se sont presque alignés sur ceux du centre historique.

On déniche encore quelques petites trattorie authentiques ou des buffets d’aperitivi : pour moins de 10 €, on profite d’une boisson accompagnée d’un accès au buffet. Un excellent plan pour les souris gourmandes mais économes !

Le palais Corsini et la Villa Farnesina

Au nord du quartier, nichés au pied du Janicule, se trouvent deux joyaux souvent boudés par la foule : le palais Corsini et la Villa Farnesina.

La Villa Farnesina, célèbre pour ses jardins et ses fresques de Raphaël, ne se visite que le matin. Bon à savoir : il existe un billet couplé avantageux entre le palais Corsini et le palais Barberini (situé près de la fontaine de Trevi).

🐭 L’anecdote de la souris : la Villa Farnesina et le palais Farnèse (sur l’autre rive) appartenaient à la même puissante famille. Michel-Ange avait même imaginé un pont privé pour relier les deux propriétés par-dessus le Tibre ! Le projet ne fut jamais terminé, mais on peut encore apercevoir l’amorce de la première arche derrière le palais Farnese.

Tourisme et handicap : le Trastevere est une zone piétonne très agréable, mais les sampietrini (pavés romains) sont ici particulièrement irréguliers et disjoints. La circulation en fauteuil roulant ou avec une poussette y est assez sportive. Pour visiter la Villa Farnesina, l’accès est possible au rez-de-chaussée, mais les étages peuvent être compliqués.

Les églises du Trastevere : entre mosaïques d’or et trésors antiques

Le Trastevere abrite certaines des églises les plus anciennes et les plus émouvantes de Rome. Ici, pas besoin de fioritures baroques pour être impressionné : l’histoire transpire à travers les pierres et les mosaïques millénaires.

Basilique Santa Maria in Trastevere

Trônant sur la place principale du quartier (toujours très animée !), Santa Maria in Trastevere est l’une des plus anciennes églises de la ville. On raconte qu’elle fut le premier lieu de culte chrétien officiel à Rome.

À l’intérieur, levez les yeux : on y admire de somptueuses mosaïques dorées datant de 1130-1143, qui illuminent l’abside d’un éclat presque irréel. Le plafond à caissons du XVIe siècle est également un pur chef-d’œuvre.

Regardez bien les colonnes de la nef : leurs chapiteaux ont été « recyclés » à partir des ruines des thermes de Caracalla et d’un temple d’Isis qui se trouvait autrefois sur le Janicule. C’est l’essence même de Rome : rien ne se perd, tout se transforme ! 😉

La basilique San Crisogono et Santa Cecilia

En nous baladant, nous avons pu pousser la porte de la basilique San Crisogono. Souvent ignorée, elle cache pourtant un sol en mosaïque cosmatesque magnifique. Pour les plus curieux, il est possible de descendre dans les souterrains pour voir les restes de l’église originelle du IVe siècle.

Malheureusement, l’église Santa Cecilia in Trastevere était fermée lors de notre passage. C’est dommage, car elle est célèbre pour sa statue de la sainte, d’un réalisme saisissant, et sa crypte richement décorée. Une bonne excuse pour revenir traîner mes moustaches dans le quartier !

Accessibilité : Santa Maria in Trastevere est accessible de plain-pied. Cependant, la place qui l’entoure est recouverte de pavés assez rudes. Pour les églises avec souterrains (comme San Crisogono), l’accès aux fouilles se fait uniquement par des escaliers étroits.

Le Museo di Roma in Trastevere

Installé dans un ancien couvent restauré, ce petit musée mérite le coup d’œil si vous voulez comprendre le « vrai » Rome d’autrefois. À travers des peintures, des photos et des reconstitutions grandeur nature (les fameuses « scènes romaines »), on y découvre la vie quotidienne, les costumes et les fêtes populaires du quartier avant qu’il ne devienne une star des guides de voyage.

Infos sur le site officiel : Museo di Roma in Trastevere

Le mot de la souris : mon avis sur le Trastevere

Pour résumer, j’ai eu un véritable coup de cœur pour ce petit quartier qui, malgré l’afflux touristique, a su préserver ses airs de village rebelle. Entre la majesté du Janicule et le dédale chaleureux des ruelles en bas, c’est pour moi l’un des visages les plus authentiques de Rome.

Certes, les prix grimpent et les terrasses débordent, mais il suffit de s’éloigner d’une rue ou deux pour retrouver le silence des vieilles pierres et l’odeur du café. Est-ce que j’ai l’intention d’y retourner ? Absolument ! Il me reste encore à voir Santa Cecilia de l’intérieur et à tester quelques autres buffets d’aperitivi pour parfaire mon expertise de souris gourmette. 😉

❓ FAQ : Vos questions pour visiter le Trastevere et le Janicule

Quel est le meilleur moment pour visiter le Trastevere ?

Pour la souris, le moment idéal est la fin d’après-midi. Commencez par le Janicule vers 16 h ou 17 h pour profiter de la lumière rasante sur les toits de Rome, puis redescendez dans le Trastevere pour l’aperitivo et le dîner quand l’ambiance devient électrique.

Comment éviter la foule dans le quartier ?

Le Trastevere se divise en deux : la zone entre la piazza Trilussa et Santa Maria est très bondée. Pour plus de calme, dirigez-vous vers le sud de la via della Lungaretta (côté Santa Cecilia). Les ruelles y sont plus paisibles et tout aussi charmantes !

Est-il facile de se garer au Trastevere ?

Oubliez la voiture ! Le quartier est presque entièrement en zone de trafic limité (ZTL) et les places sont réservées aux résidents. Privilégiez le tramway 8 ou vos pattes depuis le centre historique.

Peut-on visiter la Villa Farnesina et le Palais Corsini le même jour ?

Oui, ils sont l’un en face de l’autre sur la via della Lungara. Attention toutefois : la Villa Farnesina ferme souvent dès 14 h. Commencez donc par elle avant de rejoindre le Palais Corsini qui reste ouvert plus tard.

Résumé de la balade au Trastevere

Lieu Intérêt majeur Le conseil de la souris
Janicule Panorama à 360° sur Rome Venez à midi pour le coup de canon !
Fontaine Paola Architecture baroque monumentale Idéal pour une pause fraîcheur.
Sta Maria in Trastevere Mosaïques byzantines dorées Entrée gratuite, un incontournable.
Ruelles du quartier Ambiance village et linge aux fenêtres Perdez-vous sans plan, c’est le mieux !

Continuez votre exploration de Rome avec la souris !

Le Trastevere n’est qu’une facette de la Ville Éternelle. Voici d’autres idées de balades pour poursuivre votre voyage sur l’autre rive ou dans les quartiers voisins :

📍 De l’autre côté du Tibre…

  • Le Ghetto de Rome : traversez le pont Fabricio pour découvrir le théâtre de Marcellus et l’histoire du quartier juif.
  • Le Campo de’ Fiori : à quelques minutes à pied, l’un des marchés les plus célèbres et les plus animés de Rome.
  • Le Testaccio : un autre quartier populaire et gourmand, situé juste au sud du Trastevere.
  • Le Vatican : longez le Tibre vers le nord pour rejoindre la basilique Saint-Pierre et ses musées.

🇮🇹 Mes guides de survie à Rome

Une question sur le Trastevere ou le Janicule ? Laissez un commentaire sous l’article ! Je me ferai un plaisir de vous aider à organiser votre séjour (et de vous dire si les chats sont aussi nombreux que de l’autre côté !).

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