Descendre dans les catacombes de Paris est une expérience mythique, mais en 2026, elle se mérite (et se paie au prix fort !). Après une période de fermeture pour travaux, le plus grand ossuaire souterrain du monde rouvre ses portes avec des conditions de visite plus strictes que jamais.
Fini la file d’attente interminable sur le trottoir de la place Denfert-Rochereau : aujourd’hui, tout est millimétré ! Boris et moi avons enquêté sur ce nouveau système qui fait grincer des dents de nombreux voyageurs.
Mais les catacombes, c’est quoi au juste ? Les catacombes de Paris ne sont pas comme en Italie des sépultures antiques des premiers chrétiens. Ce sont ici d’anciennes carrières de pierre calcaire dans lesquelles ont été vidés les ossements des cimetières de Paris à partir des années 1780.
Elles abritent aujourd’hui le plus grand ossuaire du monde !
La souris (évidemment) habituée du Paris souterrain vous explique tout, avec mon avis et expérience ! 😉 Voici mon guide complet pour découvrir cet « Empire de la mort » sans tomber dans les pièges tarifaires.
⚠️ Le point essentiel : la réservation en ligne est désormais obligatoire pour tous. Il n’y a plus de billetterie physique sur place pour les billets standard. Si vous n’avez pas votre ticket horodaté sur votre smartphone, vous resterez à la surface !
Sommaire
- Comment aller aux catacombes de Paris en métro ou RER
- Tarifs 2026 des visites libres des catacombes de Paris
- Audioguide des catacombes de Paris
- Visites guidées des catacombes de Paris
- Durée de la visite : combien de temps pour visiter les catacombes de Paris ?
- Affluence et réservation : le nouveau parcours du combattant
- Horaires de visite des catacombes de Paris
- Tourisme et handicap aux catacombes de Paris
- Les catacombes de Paris : un peu d’histoire…
- Personnes inhumées dans les catacombes de Paris
- Visite libre des catacombes de Paris
- Visite guidée des catacombes de Paris
- Questions fréquentes sur la visite des catacombes
- Avis de la souris sur les catacombes de Paris
- Vous aimez les lieux insolites en Europe ? 😉
⚠️ Information essentielle pour votre visite
En 2026, l’accès aux catacombes de Paris a radicalement changé :
- Réservation en ligne obligatoire : il n’existe plus aucune billetterie physique sur place. Sans billet horodaté acheté à l’avance, l’entrée vous sera systématiquement refusée.
- Anticipation maximale : les créneaux ouvrent exactement 7 jours à l’avance sur le site officiel de Paris Musées. Ils s’épuisent souvent en quelques heures.
- Attention aux prix : le tarif officiel est de 31 € (audioguide inclus). Ne vous faites pas avoir par des sites revendeurs qui doublent les prix pour le même service !
Le conseil de la souris : si le site officiel est complet, mon partenaire Tiqets propose souvent des billets de dernière minute avec annulation gratuite, ce qui peut vous sauver la mise !
Comment aller aux catacombes de Paris en métro ou RER
L’entrée des catacombes de Paris se situe sur la place Denfert-Rochereau dans le XIVe arrondissement, juste en face de la gare RER de Denfert-Rochereau (ligne B).
Le site est également desservi par les lignes 4 et 6 du métro.
Tarifs 2026 des visites libres des catacombes de Paris
En 2026, il est devenu indispensable d’acheter son billet en ligne pour les catacombes de Paris, sur le site officiel Paris-musées ou l’un des partenaires officiels.
Billet pour les catacombes de Paris (acheté au moins la veille)
Le billet pour les catacombes de Paris (en principe donc sans attente) est de… 31 €, tarif réduit à 25 €.
Pour ce prix totalement exorbitant, l’audioguide est tout de même offert ! (ouf !)
Le même billet prioritaire est proposé 12 € pour les 5-17 ans, mais SANS l’audioguide ! (c’était 5 € en 2024…)
Si vous n’avez pas réussi à obtenir de créneau, sachez que mon partenaire propose souvent un contingent de places de secours. Ces billets incluent l’audioguide et, avantage majeur, ils sont annulables jusqu’à 24 h avant la visite, ce qui n’est pas le cas des billets officiels ! 😉
Pour mémoire… (sentiment d’inflation !)
- Le prix du billet d’entrée pour la visite libre des catacombes de Paris était de 15 € en 2022/23 (14 € en 2021, 13 € en 2019, et 8 € en 2015 !)
- Le tarif réduit était de 13 € pour les 18-25 ans inclus et les enseignants actifs.
Peut-on encore visiter les catacombes de Paris gratuitement ?
La réponse est oui, mais les modalités ont changé : la gratuité ne dispense plus de la réservation. Même si vous bénéficiez de l’accès libre, vous devez impérativement obtenir un billet en ligne à l’avance.
Qui bénéficie de la gratuité ?
L’accès reste gratuit pour les moins de 18 ans, les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires des minima sociaux (RSA, ASS), ainsi que les personnes en situation de handicap et leur accompagnateur.
Comment obtenir son billet gratuit ?
Attention, il est désormais inutile de se rendre directement sur place sans billet : vous devez réserver un « billet à tarif 0 € » sur la billetterie officielle en ligne. Le jour de la visite, vous devrez présenter ce billet ainsi qu’un justificatif de moins de 3 mois (attestation de droits, carte d’identité, etc.).
Le conseil de la souris : les quotas de billets gratuits sont également limités par créneau horaire. Si vous prévoyez une visite en famille ou en groupe, réservez bien tous les billets (payants et gratuits) en même temps pour garantir que tout le monde puisse descendre ensemble !
Audioguide des catacombes de Paris
Le fonctionnement a changé : avec le nouveau tarif de 31 €, l’audioguide est désormais systématiquement inclus dans le prix de votre billet. Vous le récupérez au guichet juste avant de descendre les premières marches.
Faut-il l’écouter ?
Il propose environ 30 minutes d’écoute pour ponctuer votre parcours. Si l’objet est déjà payé, autant s’en servir ! Cependant, il répète souvent les informations présentes sur les panneaux ou dans la brochure fournie.
L’astuce de la souris : bien sûr, votre souris préférée vous résume l’essentiel à savoir dans cet article ! Pensez simplement à charger cette page avant la visite : à 20 mètres sous terre, il n’y a aucun réseau 4G ou 5G pour consulter les informations en direct ! 😉
Visites guidées des catacombes de Paris

Les visites guidées des catacombes : le seul accès aux zones secrètes
Suivre une visite guidée est sans aucun doute la meilleure façon de découvrir l’ossuaire : c’est le seul moyen d’accéder à des parties fermées au public, comme certaines galeries de carrières et des curiosités géologiques que je vous présente plus bas (sans jeu de mot !).
Le système a été totalement simplifié (et rendu obligatoire) :
- Les visites officielles : elles se réservent désormais exclusivement en ligne sur le site de Paris Musées. Le tarif est d’environ 5 € à 7 € en supplément du billet d’entrée.
- La fréquence : bonne nouvelle, l’offre n’est plus limitée au seul jeudi ! Des créneaux sont désormais ouverts plusieurs jours par semaine, notamment le mardi soir et certains après-midis. Consultez le calendrier lors de votre réservation, car ces places sont très prisées.
- La langue : les visites officielles sont proposées en français, ce qui est un immense avantage par rapport aux agences privées.
🐭 L’avis de la souris sur les réservations
Évitez autant que possible les agences comme Get Your Guide ou Viator pour cette visite spécifique :
- Le prix : elles vendent des billets souvent deux à trois fois plus cher que le tarif officiel de 31 €.
- La langue : la quasi-totalité de leurs guides parlent uniquement anglais, car ils ciblent le public américain.
- Le conseil malin : en réservant sur le site officiel de Paris Musées, vous payez le juste prix et profitez d’un guide conférencier en français.
Le conseil de la souris : si le site officiel est complet, mon partenaire Tiqets reste l’option la plus sûre pour trouver des places de secours à un tarif raisonnable !
Durée de la visite : combien de temps pour visiter les catacombes de Paris ?
Question récurrente : quelle durée de visite dans les catacombes de Paris ?
Pour visiter les catacombes de Paris, comptez entre 45 mn et 1 h 00 environ, selon votre intérêt et le nombre de panneaux que vous lirez.
Il faut environ 20 mn pour parcourir les galeries d’inspection, puis 25 à 40 mn pour parcourir l’ossuaire proprement dit.
Affluence et réservation : le nouveau parcours du combattant

Depuis quelques années, l’affluence – surtout étrangère – est devenue telle que la gestion du site a été radicalement transformée. Le nombre de visiteurs étant strictement limité à 200 personnes simultanément dans les galeries, la mairie de Paris a tranché : la réservation horaire est devenue l’unique porte d’entrée.
Oubliez la célèbre file d’attente qui serpentait sur la place Denfert-Rochereau : elle a été remplacée par une compétition féroce sur internet. Désormais, le choix ne se porte plus sur votre patience, mais sur votre rapidité et votre budget !
Un tarif « coupe-file » généralisé : il n’y a plus vraiment de tarif normal. En incluant d’office l’audioguide et en imposant la réservation, le billet est passé à 31 €. On peut dire qu’il n’y a pas de petit profit pour la municipalité, puisque ce tarif correspond à l’ancien prix des billets coupe-file prioritaires !
Quand réserver pour espérer descendre ?
Même avec ce tarif dissuasif, le site affiche complet presque tous les jours. Voici comment optimiser vos chances :
- La règle d’or : connectez-vous sur le site officiel de Paris Musées exactement 7 jours avant la date souhaitée. À l’ouverture des créneaux, les places s’envolent comme des petits pains.
- Les périodes les moins tendues : si vous le pouvez, privilégiez les créneaux de fin de journée du mercredi au vendredi, hors vacances scolaires. C’est là que vous aurez le plus de chances de trouver encore quelques disponibilités quelques jours à l’avance.
- Le mercredi : il reste statistiquement le jour le moins demandé, surtout si la météo est clémente (les touristes préférant alors rester en surface).
L’avis de la souris : ne comptez plus sur la « basse saison » pour venir les mains dans les poches. De novembre à mars, si vous n’avez pas réservé votre créneau en ligne, vous trouverez porte close.
Un lieu confiné et macabre aux nombreuses marches d’escalier

Les personnes sensibles ou claustrophobes ainsi que les enfants éviteront les catacombes de Paris, qui peuvent impressionner. Vous visitez tout de même une nécropole et faites directement face à des millions de cadavres…
Enfin la configuration du site nécessite une condition physique correcte. Rien d’extraordinaire, mais il faut descendre 131 marches au début, puis grimper 112 marches d’escalier pour sortir, en plus du parcours souterrain d’environ 1,5 km.
Et prenez vos précautions : les seules toilettes du site sont situées à la fin du parcours ! Pour finir, prenez une petite laine : la température des catacombes de Paris est constante toute l’année : 14 °, avec souvent un fort taux d’humidité.
Par ailleurs, les sacs dépassant le format 40 x 30 cm sont interdits, et attention, il n’y a PAS de vestiaire sur le site !
Horaires de visite des catacombes de Paris
Les catacombes de Paris sont ouvertes à la visite du mardi au dimanche de 10 h à 20 h 30, fermeture des caisses une heure avant.
Le site est fermé le lundi, ainsi que le 1er janvier et le 1er mai.
Tourisme et handicap aux catacombes de Paris
Il est important de noter que les catacombes sont l’un des sites les moins accessibles de Paris : l’ossuaire est situé à 20 mètres sous terre et le parcours est linéaire (on ne ressort pas par l’entrée).
- Handicap moteur : le site est totalement inaccessible aux personnes en fauteuil roulant. Le parcours comprend 131 marches à descendre et 112 marches à remonter à la sortie. Il n’y a pas d’ascenseur.
- Handicap visuel : le sol est souvent humide, inégal et l’éclairage est volontairement très tamisé. La visite est déconseillée aux personnes malvoyantes sans accompagnateur.
- Handicap respiratoire ou cardiaque : l’humidité constante et la profondeur peuvent être oppressantes. La visite est déconseillée aux personnes souffrant d’insuffisance respiratoire ou de claustrophobie.
À noter : malgré cette accessibilité difficile, l’entrée est gratuite pour la personne handicapée et son accompagnateur, sur présentation d’une carte mobilité inclusion (CMI) ou d’un justificatif équivalent (réservation en ligne de billets gratuits obligatoire).
Les catacombes de Paris : un peu d’histoire…
Mais pourquoi trouve-t-on un ossuaire à cet endroit ?
Contrairement à Rome, les catacombes de Paris ne sont pas le lieu de sépulture des premiers chrétiens. Si ce nom fait référence à la ville éternelle, l’ossuaire municipal de Paris a une histoire toute différente.
Le cimetière des Innocents : un lieu glauque et insalubre au cœur de Paris
Durant le XVIIIe siècle, le cimetière des Innocents, situé en plein centre de Paris autour de la fontaine des Innocents dans le quartier des Halles, est le plus important de la capitale.
Depuis plusieurs siècles, les ossements de centaines de milliers de Parisiens s’y entassent provoquant de graves problèmes de salubrité publique.
Un jour, un mur d’une cave d’un immeuble de la rue de la Ferronnerie cède sous le poids des cadavres. Le scandale provoque la fermeture de ce cimetière par ordre du roi en 1780.
A la mème époque, des galeries d’inspection sont crées afin de consolider les carrières souterraines de Paris, dont le défaut d’entretien durant parfois plusieurs siècles provoque régulièrement de graves effondrements en surface.
Les anciennes carrières dites de la Tombe-Issoire sont alors choisies pour servir d’ossuaire et recevoir tous les restes du cimetière des Innocents.
La création de l’ossuaire de Paris

L’ossuaire de Paris est aménagé à partir de 1810 par Héricart de Thury, inspecteur général des carrières. Il fait rassembler les ossements balancés en vrac et met en œuvre une véritable décoration macabre, ponctuée de maximes.
En français ou en latin, elles invitent à méditer sur la brièveté et la fragilité de la vie humaine…
Progressivement, ce sont presque tous les cimetières de la capitale qui sont fermés pour des raisons de salubrité et l’ensemble des ossements sont transférés dans la carrière de la Tombe-Issoire.
Les derniers transferts se déroulent en 1860 lors des grands travaux d’Haussmann. Ce sont alors plusieurs millions de Parisiens défunts qui trouvent leur place dans l’ossuaire !
Un lieu de curiosité macabre
Dès le Premier Empire, l’ossuaire devient un objet de curiosité. Il n’a cessé dès lors d’accueillir des visiteurs. Ils sont devenus extrêmement nombreux ces dernières années à la faveur de la promotion internationale réalisée par la mairie de Paris.
Pour en savoir nettement plus sur la passionnante histoire des catacombes de Paris, Wikipédia est votre ami ! Et si vous regardez bien, c’est aussi pour l’essentiel du travail de souris ! (oui, je suis partout) 😉
Personnes inhumées dans les catacombes de Paris
Le déversement des restes humains de la plupart des cimetières de Paris avant 1860 a amené de nombreuses personnalités de l’histoire de France à finir dans l’ossuaire.
Aucune n’a pu être clairement identifiée. Mais on présume logiquement que les ossements de Rabelais, Charles et Claude Perrault, Racine, Colbert, Robespierre, Danton, Camille Desmoulins et beaucoup d’autres sont présents dans les catacombes de Paris.
Visite libre des catacombes de Paris

Le parcours de visite libre des catacombes de Paris se décompose en deux parties distinctes : les galeries de visite des carrières souterraines de Paris, puis l’ossuaire.
Rassurez-vous : aucune chance de vous perdre ! Le parcours est isolé du reste du réseau de carrières par plusieurs mètres de consolidations.
Enfin sachez qu’on n’y croise pas en principe de rats et souris (hormis moi bien sûr, mais je ne fais pas peur !)
En effet, les rongeurs vivent dans les égouts, ils désertent les carrières qui n’offrent rien à manger ! (pas bêtes les rats) 😉
Les galeries de visite des carrières de Paris
Tout d’abord, il faut descendre 130 marches en colimaçon. Voilà, vous êtes 20 mètres sous Paris, dans la doublure sombre de la ville-lumière ! Les premières salles offrent des panneaux de présentation des carrières souterraines de Paris et leur histoire.
Lors d’une précédente visite en 2011, une expo de longue durée présentait les étranges catacombes des Capucins de Palerme. Voilà qui m’a poussé à découvrir ce lieu que je vous présente également en photos ! 😉
Puis on franchit une porte et on parcourt des galeries de consolidation, aménagées à partir du XVIIIe siècle sous les rues de Paris.
Les inscriptions dans les galeries d’inspection des carrières souterraines de Paris

On y observe des plaques de rues reproduisant celles de la voirie de surface. Par ailleurs d’autres plaques ou inscriptions gravées signalement diverses consolidations, avec la signature du responsable.
Par exemple « 42 J 1847 » qu’on peut apercevoir au début de la visite des catacombes, signifie que c’est le 42e pilier de consolidation réalisé à l’époque de Juncker, inspecteur général des Carrières de 1842 à 1851.
Chaque lettre correspond à un inspecteur : « G » pour Guillaumot (1777-1807), « K » pour Keller (1885-1896), etc.
L’aqueduc d’Arcueil
Un peu de marche dans les galeries, et on remarque une plaque signalant la présence de l’aqueduc d’Arcueil.
Il fut construit au début du XVIIe siècle pour la reine Marie de Médicis (seconde épouse du roi Henri IV) pour alimenter en eau son palais du Luxembourg (l’actuel siège du Sénat) depuis le plateau d’Arcueil au sud de la capitale.
L’essentiel des galeries d’inspection se situées sous la voie publique, sauf celle-ci, située sous un aqueduc !
L’atelier

Après un coude à gauche, on tombe sur l’atelier.
Non, vous n’y verrez pas d’artisan au travail (!), mais une partie des anciennes carrières de Paris. Regardez bien le soutènement du plafond nommé « ciel de carrière » : il y a deux types de piliers.
Le premier type est le pilier tourné. C’est simple, au Moyen Age, le carrier laisse en place une partie de la roche calcaire sans l’exploiter pour qu’elle soutienne le plafond.
Mais cela fait perdre énormément de pierre à bâtir d’où l’évolution à partir de la fin du XVe siècle vers le second type de pilier : le pilier à bras. Ce dernier est constitué de blocs de roches grossièrement taillés, débris d’exploitation empilés à bras d’homme.
Il est complété par des hagues, murets de pierres empilées qui maintiennent les remblais et des bourrages de débris de carrière (« hague » a une étymologie commune avec « haie »).
Le croisement des catacombes basses
Encore quelques dizaines de mètres, et on croise le niveau inférieur des catacombes de Paris, c’est-à-dire le second niveau de carrières souterraines. La rampe de communication que vous apercevez remonte à la création de l’ossuaire au XVIIIe siècle.
Auparavant inclus dans le circuit de visite, il faut maintenant payer en plus une visite guidée pour y accéder ! Merci à la mairie de Paris !
L’entrée de l’ossuaire

Nous y voilà ! Le vestibule d’entrée présente des panneaux thématiques.
« Arrête, c’est ici l’empire de la mort ! » Voilà l’inscription qui marque le début du parcours dans l’ossuaire de Paris…
Une fois franchie cette porte, remarquez une plaque commémorant la création de l’ossuaire. On parcourt alors une galerie accueillant les derniers transferts massifs d’ossements en 1859, lors des grands travaux d’Haussmann à Paris.
Hagues et mise en scène
A l’origine, les ossements déversés dans les anciennes carrières sont empilés pêle-mêle.
C’est l’inspecteur général des carrières Héricart de Thury qui aménage les lieux à partir de 1810. Il crée les hagues que vous voyez, des façades en alignements décoratifs rappelant les hagues de carrières évoquées plus haut. Le reste des ossements est entassé en vrac à l’arrière.
On y voit une véritable mise en scène ! Les piliers de maçonnerie soutenant le ciel de carrière sont décorés de motifs géométriques évoquant l’Antiquité.
L’agencement des ossements suit lui la tradition médiévale des ossuaires, avec ici une décoration romantico-macabre. Le tout est accompagné de plaques rappelant l’origine des ossements présents et de maximes et réflexions sur la fragilité de la vie humaine.
Le long du premier couloir, ce sont les derniers ossements transférés dans les catacombes qu’on aperçoit. Il furent d’abord transférés de divers cimetières vers l’ossuaire de l’Ouest à Montparnasse, durant les travaux d’Haussmann, avant de finir ici.
La fontaine de la Samaritaine

Après un virage à droite, on aperçoit la croix de Bordeaux, et un peu plus loin, la fontaine de la Samaritaine.
C’est un puits aménagé par les carriers dans une petite nappe phréatique. Une mini-place est aménagée autour, entre les ossements provenant du cimetière des Innocents au centre de Paris.
La crypte du Sacellum, la lampe sépulcrale et le tombeau de Gilbert (visite guidée uniquement)
Une partie du parcours dans l’ossuaire est dorénavant barrée.
Vous devez payer (cher) une visite guide pour découvrir le tronçon où se situent la crypte du Sacellum, la lampe sépulcrale et le tombeau de Gilbert !
Les affrontements de la Révolution française

Après la fontaine de la Samaritaine, en visite simple, on bifurque à gauche dans la galerie de Lemierre ou Grande galerie des catacombes.
Après un second virage à gauche, on aperçoit un monument lié à la Commune de Paris en 1871, puis une stèle évoquant le massacre des Tuileries.
Durant la Révolution française, l’ossuaire alors en cours d’aménagement sert provisoirement de morgues pour les corps des victimes de combats ou de massacres comme celui du 10 août 1792 aux Tuileries, d’où la stèle commémorative.
Un peu plus loin après plusieurs changements de direction (ça y est, vous êtes perdus !), on aperçoit une plaque. Elle rappelle la visite du prince Oscar de Suède durant l’Exposition universelle de 1867.
Les ossements du cimetière de la Madeleine
Juste après, on remarque les ossements du cimetière de la Madeleine, transférés aux catacombes en 1859.
Cet emplacement est resté célèbre… dans la photo ! C’est en effet ici que Nadar réalisa ses premières prises de vue souterraines à la lumière artificielle en 1861. Outre son fameux autoportrait, il voulut immortaliser le travail des ouvriers.
Mais il finit par se résoudre à placer un mannequin, le temps de pose en faible lumière étant alors de plusieurs minutes !
Un peu plus loin, on distingue une pierre tombale, celle de Dame Legros. C’est la seule stèle funéraire issue d’un cimetière disparu qui a trouvé place dans les catacombes, et par conséquent la seule défunte des catacombes clairement nommée !
Le tonneau de la crypte de la Passion ou rotonde des tibias

Encore quelques dizaines de mètres, et on passe devant le pilier des Nuits Clémentines, massif et carré. Il porte les vers du poète italien Aurelio de Giorgi Bertola, consacrés à la mort du pape Clément XIV en 1774.
Ce décor macabre cache en réalité un épais pilier de consolidation.Il est habillé de crânes et de tibias formant un tonneau, d’où son surnom.
Un concert resté célèbre eut lieu ici la nuit du 2 avril 1897 avec plus d’une centaine de convives. Il avait pour thèmes musicaux la Marche funèbre de Chopin ou encore la Danse macabre de Saint-Saëns !
La librairie-boutique des catacombes de Paris

Après la crypte de la Passion, on parcourait jusqu’en 2016 la galerie des fontis, qui présentait ces cloches d’effondrement provoqué par la dissolution du gypse.
Ces fontis ont provoqué de nombreuses catastrophes dans Paris et sa proche banlieue, avec l’effondrement d’immeubles ou de trous dans les rues !
Mais vous ne les verrez plus ! En effet la mairie a préféré aménager une nouvelle sortie menant directement… dans sa boutique ! Vous faire les poches est bien plus prioritaire que de vous enseigner la géologie…
Après 112 marches en colimaçon, vous regagnez donc la surface, au 21bis, avenue René-Coty, directement à l’entrée de la librairie-boutique.
Vous y trouverez d’intéressants livres… et des gadgets plus ou moins amusants made in China ! Vous trouverez également ici des toilettes (et le ouf de soulagement des souris pisseuses !). 😉
Visite guidée des catacombes de Paris
D’autres espaces sont situés dans le second niveau souterrain des carrières. Ils étaient librement accessibles sur le parcours principal des catacombes de Paris jusqu’en 2016.
Depuis, pour effectuer ce parcours approfondi, il faut donc payer une visite guidée en supplément pour les découvrir ! (il n’y a pas de petit profit…)
Les sculptures de Port-Mahon
Décure, un soldat devenu ouvrier de l’inspection des carrières, passa cinq ans de 1777 à 1782, à sculpter une reproduction de Port-Mahon, aux Baléares en Espagne.
Il fut en effet prisonnier à Minorque durant les guerres menées par Louis XV. Mais ironie de l’histoire, voulant tailler un escalier menant à son œuvre, il fut tué par l’effondrement du ciel de carrière !
Le bain de pieds des carriers
A proximité des sculptures de Décure, on aperçoit un forage géologique dans la nappe phréatique.
Ce puits possède une eau particulièrement translucide et peu visible, qui fait qu’on aperçoit trop tard de sa présence… en y mettant les pieds ! Cette curiosité a été par le passé abondamment exploitée par les guides…
Questions fréquentes sur la visite des catacombes
Quel est le prix des catacombes de Paris en 2026 ?
Les tarifs ont sérieusement grimpé : comptez désormais 31 € pour un plein tarif (audioguide inclus). Le tarif réduit est à 25 € et le billet enfant (5-17 ans) à 12 €. Notez que l’accès reste gratuit pour les moins de 5 ans, mais ils doivent tout de même être munis d’un ticket spécifique pour franchir les portillons.
Est-ce une « arnaque » de payer 31 € ?
Le terme revient souvent dans les avis des visiteurs : payer plus de 30 € pour une marche de 45 minutes semble excessif pour beaucoup ! Le véritable piège réside toutefois chez les revendeurs tiers non officiels qui proposent des billets à 50 €, 70 € ou plus sous couvert de « coupe-file ».
Le conseil de la souris : pour payer le prix réel, achetez uniquement sur le site officiel de Paris Musées ou via des partenaires certifiés comme Tiqets si l’officiel est complet.
Comment réserver son créneau horaire ?
Les réservations ouvrent exactement 7 jours à l’avance (à l’heure près) sur le site officiel. Les places s’envolent en quelques minutes pour les week-ends et les vacances scolaires : n’attendez surtout pas la veille pour vous décider, vous risqueriez de ne trouver que des billets au marché noir, ce que je vous déconseille fortement !
Quels sont les horaires d’ouverture et les jours de fermeture ?
Le site est ouvert du mardi au dimanche de 9 h 45 à 20 h 30 : la dernière entrée se fait impérativement à 19 h 30. Attention, les catacombes sont fermées tous les lundis ainsi que certains jours fériés (1er janvier, 1er mai et 25 décembre).
La visite est-elle accessible aux personnes à mobilité réduite ?
Malheureusement non : le parcours comporte 131 marches à la descente et 112 marches à la remontée. Le site n’est pas accessible aux personnes en fauteuil roulant. De plus, la visite est formellement déconseillée aux claustrophobes ou aux personnes souffrant d’insuffisance cardiaque ou respiratoire en raison de l’humidité et de la profondeur.
Avis de la souris sur les catacombes de Paris

Les catacombes de Paris demeurent un site singulier unique en son genre ! On peut toutefois regretter la transformation de cette nécropole et site patrimonial en une attraction purement touristique par la mairie de Paris.
Elle est semble-t-il plus soucieuse de remplir les caisses (vides) de la Ville que d’assurer la préservation du site. On regrette donc que le parcours ait été raccourci ces dernières années tandis que le tarif d’entrée normal a presque doublé !
L’esprit semble être aujourd’hui d’attirer les touristes étrangers, de leur provoquer quelques frissons avant de les pousser rapidement dans la boutique ! La découverte culturelle du site passe au second plan…
En outre, le nouvel éclairage provoque la prolifération de mousse vertes qui dégradent les ossements ! Souhaitons que ce lieu unique ne connaisse pas durablement la dérive de trop nombreux sites touristiques…
Vous aimez les lieux insolites en Europe ? 😉
Si l’ambiance des catacombes parisiennes vous a fasciné, prolongez l’expérience avec d’autres sites souterrains et mystérieux que Boris et moi avons explorés :
- 🇮🇹 Naples : découvrez le cimetière des Fontanelle, un autre ossuaire impressionnant situé dans d’anciennes carrières.
- 🇮🇹 Naples : visitez les étranges catacombes de San Gaudioso et leurs fresques macabres.
- 🇮🇹 Sicile : visitez en photos les catacombes des Capucins de Palerme, un lieu unique au monde.


Merci beaucoup pour cet excellent texte avec de bons conseils qui m’ont été forts utiles. Visite très intéressante, c’est un lieu à voir absolument. Dommage en effet que la Ville de Paris n’y voit qu’une pompe à fric.
merci pour cet article très bien fait, je dois me rendre à Paris fin mars et je ne manquerai pas de les visiter, je ne resterai pas longtemps dans la boutique attrape sous.
Bonjour,
heureuse d’avoir pu répondre à vos interrogations ! Fin mars ne devrait pas être une période trop chargée, surtout si vous pouvez y aller en semaine.
La boutique vaut un p’tit coup d’œil, en particulier pour ses livres thématiques sur le Paris souterrain. Mais bon, inutile de se ruiner en gadgets… 😉