Moscou

Moscou est avec environ 13 millions d’habitants une des plus grandes agglomérations d’Europe avec Istanbul, Paris et Londres. Capitale de la Fédération de Russie, elle apparait souvent comme une étape obligée lors d’un voyage dans le pays. Longtemps rivale de Saint-Pétersbourg, ancienne capitale des tsars, elle ne lui ressemble en rien !

Mégapole tentaculaire au visage parfois inhumain, Moscou laissera rarement indifférent ! Si au contraire de Saint-Pétersbourg, on y va rarement pour flâner, ses monuments méritent le détour et assurent un grand dépaysement !

 

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Gigantesque, elle l’est, mais le touriste se contentera le plus souvent de son hyper-centre. Les points d’intérêt ont la chance de se concentrer sur un périmètre assez petit, même si bien sûr des curiosités sont à découvrir un peu en dehors, mais pour cela pas de soucis, le métro est là pour vous faire vivre une expérience inoubliable !

Simple ville provinciale de le Rus’ de Kiev puis principauté parmi tant d’autres dans le monde russe, elle devient capitale sous Ivan le Grand au XVe siècle, qui unifia une partie de la Russie, et demeura ville des tsars jusqu’à ce que Pierre (lui aussi le Grand) ne décide de la fondation de Saint-Pétersbourg en 1712, au bord de la mer Baltique, 700 km plus au nord.

Vu le climat et le terrain marécageux, les nobles ne le remercièrent pas ! Moscou demeura tout de même une rivale de taille, avant de redevenir capitale selon le souhait de Lénine en 1918.

Depuis, ce qui était déjà une grande métropole ne cessa de grossir, encore et encore… des barres de béton aux kilomètrex, des constructions toujours nouvelles, de larges avenues où la voiture est reine et où le piéton n’a plus qu’à se terrer dans un passage souterrain pour espérer traverser. Oui, Moscou n’a pas forcément le charme des grandes villes historiques d’Europe et en arrivant on est moins émerveillé qu’à Saint-Pétersbourg, mais elle mérite qu’on s’y attarde un peu.

En six jours dans la capitale, j’ai bien sûr du faire des choix mais j’ai pu voir l’essentiel : de la place Rouge, une des plus célèbres du monde, au Kremlin, lieu mythique du pouvoir russe, sa belle cathédrale qui renaquit de ses cendres il n’y a même pas deux décennies, ses quelques quartiers préservés où il fait bon flâner pour le piéton, et bien sûr, ses nombreuses églises et monastères ! Pour une fan de bulbes comme moi, j’étais contente ! Après Saint-Pétersbourg, c’était vraiment ce qu’il me manquait !

Découvrez mes articles sur la ville :

Les incontournables de Moscou

 

La place Rouge

Le Kremlin

Le quartier historique du Kitaï-gorod

 

Autour de la rue Tverskaya et le quartier historique du Tverskoï

Balade autour de l’étang des patriarches, la maison de Gorki et la rue Arbat

Balade autour de la cathédrale du Christ-Sauveur, jusqu’à la maison de Tolstoï

Le monastère de Novodievitchi, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO

 

Petit tour dans le plus beau réseau de métro du monde

 

Que manger à Moscou

 

Informations pratiques

Pour s’y rendre, pas vraiment d’options bon marché… Les compagnies low-cost ne desservent pas Moscou depuis la France, et même très peu depuis d’autres villes. Il y a bien Wizz-Air qui relie Budapest à la capitale russe, à des horaires peu pratiques. Même en faisant jouer les correspondances, pas de miracle, pour le moment, se rendre à Moscou est cher. Il faut compter au moins 450€ pour un AR direct depuis Paris avec Air France ou Aeroflot !

Devant le peu d’options, nous avons alors choisi d’arriver et repartir de Saint-Pétersbourg (que nous avons également visitée, c’était même le but du voyage) pour « seulement » (sic !) 305€ au meilleur prix, et d’effectuer un AR en train rapide Sapsan entre les deux villes russes. Pour un peu moins de 20€ par sens (soit 40€ AR) c’était la meilleure option !

ATTENTION, n’achetez pas votre billet sur des sites intermédiaires qui se prennent une bonne commission au passage ! Rendez-vous sur le site officiel des chemins de fer russes, même si pour le coup la procédure est un peu ch… compliquée ! Il faudra vous inscrire et entrer votre numéro de passeport afin d’acheter votre billet, et même sur la version anglaise du site tout n’est pas traduit (logique slave…)

Le train met 4h pour parcourir les 720 km qui séparent les deux « capitales », offre un confort supérieur à notre TGV français et une ponctualité hors pair. Cela permet également d’éviter d’arriver aux aéroports assez éloignés du centre…

Nous sommes arrivés gare de Leningrad et avons pu jeter un coup d’œil sur les autres gares environnantes (gare de Iaroslav et gare de Kazan) avant de nous engouffrer dans le métro pour rejoindre notre logement déniché sur Airbnb comme bien souvent, pour environ 33€/nuit. Moscou étant une ville très chère pour l’immobilier, il s’agissait d’un très bon tarif !

Bien sûr, nous ne logions pas dans l’hyper-centre, devenu désormais un centre commercial ou d’affaires à ciel ouvert, mais à quelques kilomètres de là, au nord-ouest, à deux pas de la station de métro « Ulitsa 1905 Goda« , dans un quartier très typiquement moscovite : larges avenues et passages piétons souterrains, blocs d’immeubles à perte de vue, petits squares de verdures entre deux, magasins ouverts 24h/24h, monuments de l’époque soviétique, le ton fut donné !

 

 

Quant à l’appartement, nous avons découvert un logement là encore très typique de l’époque soviétique, resté plus ou moins dans son jus (mais il faut savoir que nombreuses sont les familles à vivre encore ainsi), et composé de deux pièces au sens propre : une cuisine « dinatoire » et un salon-chambre, en plus de la salle de bain, bien sûr. Un vrai retour dans le temps !

Un conseil : lorsque vous louez ce genre d’appartement, ne vous arrêtez pas à la première impression que vous laissera les parties communes, souvent peu entretenues voire glauques le soir.

Nous avons pu faire connaissance avec nos voisins, ébahis de voir des touristes dans ce quartier, cet immeuble, et ne semblant pas aimer leur ville…

Il faut dire que si elle fait le bonheur des oligarques qui ne comptent plus leurs millions (et de leurs femmes, heureuses de dépenser dans les boutiques de luxe qui poussent comme des champignons au centre-ville) elle s’avère cruelle pour le travailleur moyen qui a du mal à joindre les deux bouts, dans une ville où tout bouge, où l’inflation semble galopante et les laissés-pour-compte de la marche forcée vers le libéralisme sauvage a entrainé beaucoup de désenchantement, pauvreté et alcoolisme (le samedi soir, c’était sympa dans la cour d’immeuble… vivent les bouteilles de vodka qui roulaient !).

Le premier étonnement passé, nos voisins se sont avérés fort sympathiques, même si la barrière de la langue nous contraint à limiter nos échanges… Depuis, je me suis remise au russe, avec la ferme intention d’y retourner et de faciliter les rencontres par ce biais !

 

En résumé, Moscou ne fut pas aussi facile à appréhender que Saint-Pétersbourg et je n’eus pas le même coup de cœur que pour l’ancienne capitale. Pour moi, ce fut une ville de contrastes sur bien des points. J’ai adoré certains monuments et beautés architecturales, et détesté certains autres aspects, comme le trop grand nombre de large boulevards automobiles, les immeubles hideux de l’époque soviétique, les inégalités sociales trop marquantes et le fait que l’hyper-centre, aussi agréable soit-il pour mon oeil de souris affutée, ressemble un peu trop à un décor Disney pour oligarques et touristes (même si en tant que souris forcément j’aime le monde de Mickey 😉 )

Je compte cependant bien y retourner prochainement, explorer les autres beaux monastères et profiter de leur quiétude, découvrir de nouveaux bijoux de l’architecture religieuse russe, visiter quelques musées, et effectuer quelques excursions aux alentours.

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