Que faire et que voir à Calais ? Comment visiter le Calaisis, entre front de mer, Cité de la Dentelle, cap Blanc-Nez et vestiges historiques de la Seconde Guerre mondiale ?
Souvent résumée à son port ferry ou à son tunnel sous la Manche, Calais gagne pourtant à être connue ! Entre ses trésors architecturaux, son impressionnant Dragon de la plage et ses musées uniques, la cité des Bourgeois propose une vraie halte culturelle et iodée sur la Côte d’Opale.
De retour d’une escapade dans le secteur, je vous livre mon guide complet pour visiter Calais et ses environs. Suivez les conseils de la souris pour découvrir mes coups de cœur et organiser vos sorties autour de la ville ! 🐭⚓
Sommaire
- Que faire à Calais : les activités incontournables
- Plan de Calais
- Comment aller à Calais
- Où loger à Calais
- Pourquoi visiter Calais
- Quand visiter Calais ?
- Combien de temps pour visiter Calais ?
- Petite histoire de Calais
- Visiter Calais : les lieux d’intérêt
- Où manger à Calais ?
- Que faire à Calais quand il pleut ?
- Que faire à Calais avec des enfants ?
- Avis de la souris sur Calais
- Que faire autour de Calais : les lieux à ne pas rater
- FAQ : toutes les réponses à vos questions pour visiter Calais
- Poursuivez votre découverte de la région avec la souris ! 🐭
🐭 Les incontournables à ne pas rater à Calais et autour
- Dans le centre de Calais : le Beffroi de l’Hôtel de Ville (classé UNESCO), la statue des Bourgeois de Rodin, la Cité de la Dentelle et de la Mode, et le Dragon sur le front de mer rénové.
- Côté nature et grands espaces : l’incontournable cap Blanc-Nez à Escalles (à seulement 15 min de Calais).
- Histoire & mémoire (à 30 min) : le gigantesque blockhaus d’Éperlecques et la Coupole d’Helfaut pour une plongée fascinante dans la triste histoire du siècle dernier…
Que faire à Calais : les activités incontournables

Pour organiser votre découverte, voici mes incontournables à voir et à faire à Calais et dans ses alentours proches :
- Le Beffroi et l’Hôtel de Ville : admirer ce chef-d’œuvre d’architecture néo-flamande classé par l’UNESCO et saluer les célèbres Bourgeois de Rodin.
- Le Dragon de Calais : observer ou chevaucher cet impressionnant saurien de métal et de bois qui anime le front de mer rénové.
- La Cité de la Dentelle et de la Mode : plonger dans le passé industriel et le savoir-faire textile unique de la capitale mondiale du tulle.
- Le cap Blanc-Nez et Escalles : prendre un grand bol d’air frais face aux falaises de la côte anglaise, à seulement 15 minutes du centre-ville.
- Le blockhaus d’Éperlecques et la Coupole d’Helfaut : explorer ces deux géants de béton témoins des armes V1 et V2 pour une immersion poignante dans l’Histoire.
- La plage et la jetée : profiter d’une balade iodée le long de la mer du Nord et regarder passer les ferrys vers l’Angleterre.
Plan de Calais
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Comment aller à Calais
Visiter Calais en train

Calais dispose de deux gares distinctes selon votre mode de transport.
La gare de Calais-Ville, située en plein centre, est desservie par les TER depuis Lille (environ 1 h 05) et Boulogne-sur-Mer (environ 35 min).
Pour les trajets nationaux, la gare de Calais-Fréthun (située à 10 minutes en TER ou en voiture du centre) accueille les TGV en provenance de Paris-Nord (comptez environ 1 h 40 de trajet direct).
Visiter Calais en voiture
En voiture, Calais bénéficie d’une desserte autoroutière exceptionnelle. La ville se situe à la jonction de l’A16 (« l’Européenne ») reliant la région parisienne, Amiens et la Côte d’Opale à la frontière belge, et de l’A26 (l’autoroute des Anglais) qui remonte depuis Reims, Arras et Saint-Omer jusqu’au port et au tunnel sous la Manche.
Il est particulièrement aisé de stationner dans Calais, avec des places pour l’essentiel gratuites et sans limitations dans le centre ! Et oui ! (ça nous a changé de la Suisse ou de la Côte d’Azur, hum) 😉
Visiter Calais en ferry ou via le Shuttle
Outre-Manche oblige, Calais reste la porte d’entrée majeure vers l’Angleterre ! Les ferries assurent des liaisons constantes avec Douvres, tandis que le Terminal Eurotunnel de Coquelles permet de traverser le pas de Calais en seulement 35 minutes via le Shuttle.
🗺️ Calais-Nord et le Courgain maritime : une ville sur une île !
Quand on regarde le plan de la ville, une particularité saute immédiatement aux yeux de la souris : le centre historique de Calais-Nord et le quartier de marins du Courgain maritime sont entièrement isolés du reste de la cité par un réseau de canaux, de bassins portuaires et d’écluses !
En réalité, le cœur ancien constitue une véritable île urbaine reliée aux quartiers modernes (comme Saint-Pierre) par une série de ponts mobiles et basculants. Cette géographie insulaire s’explique par les siècles de fortifications successives et l’aménagement permanent du port de commerce pour dompter les marées de la Manche. Une configuration unique qui donne tout son charme aux balades au bord de l’eau !
Où loger à Calais
Où dormir à Calais ? Voici la sélection d’hébergements de la souris pour tous les budgets, classée du plus économique au plus confortable ! 🙂
Où dormir à Calais pas cher ?
- B&B HOTEL Calais Centre Ville : à deux pas de la gare des Fontinettes, un établissement moderne proposant des chambres simples, très propres et parfaitement insonorisées à petit prix. Idéal pour un séjour à Calais pas cher !
- ibis Styles Calais Centre Ville : situé tout près du bassin du Commerce, une option économique classique mais efficace avec petit-déjeuner buffet pour visiter Calais à petit budget.
Hôtels confortables et appartements au centre de Calais
- Hôtel Métropole : un charmant hôtel 3 étoiles familial à la déco soignée, idéalement situé entre la gare et la Cité de la Dentelle. Accueil chaleureux et cadre très agréable.
- Appartement Le Bourgeois : pour ceux qui préfèrent l’indépendance d’une location de vacances, ce studio moderne et bien équipé en plein centre-ville vous permet de tout faire à pied !
- ibis Styles Calais Centre : situé en plein cœur de ville, cet hôtel propose des chambres élégantes et un petit-déjeuner inclus dans le tarif, parfait pour un week-end sans prise de tête.
Se faire plaisir : charme et vue sur mer
- Le Cercle de Malte : une magnifique maison d’hôtes située dans un ancien hôtel particulier restauré avec passion, à deux pas du Beffroi. Une adresse intimiste pleine de charme !
- Hôtel de la Plage : situé sur le front de mer rénové de Calais, cet établissement offre des chambres confortables avec une vue imprenable sur le défilé des ferrys et la mer du Nord. Le top pour visiter Calais en amoureux ! 😉
Pourquoi visiter Calais

Souvent résumée à son port ferry ou à son rôle de point de passage vers la Grande-Bretagne, Calais m’a pourtant agréablement surprise. J’y ai découvert une ville maritime étonnamment vivante, portée par un riche passé industriel, une architecture flamande imposante et un front de mer entièrement métamorphosé où il fait bon se promener !
Son sommet architectural, l’incontournable Hôtel de Ville et son Beffroi de style néo-flamand, s’impose d’emblée face aux célèbres Bourgeois de Calais sculptés par Rodin. Une vraie claque visuelle !
Flâner dans le centre-ville et le long des bassins permet de mesurer le prestige de la capitale mondiale de la dentelle. J’aime particulièrement le contraste entre le patrimoine textile d’exception (sublimé par la Cité de la Dentelle et de la Mode) et la modernité féerique du Dragon de Calais, qui déambule fièrement sur la plage rénovée.
Mais le voyage ne s’arrête pas aux portes de la cité ! Les environs proches regorgent de pépites : les falaises spectaculaires du cap Blanc-Nez à deux pas, ainsi que les poignants vestiges de la Seconde Guerre mondiale avec la Coupole d’Helfaut et le blockhaus d’Éperlecques. De quoi s’offrir un bol d’air marin et de culture lors d’une même escapade ! 😉
Quand visiter Calais ?

La meilleure période pour visiter Calais s’étend de mai à octobre. Les beaux jours mettent à l’honneur le front de mer, idéal pour observer les ferrys au large et profiter des terrasses de la plage.
L’été offre des conditions parfaites pour arpenter le cap Blanc-Nez et profiter du Dragon sans grelotter sous le vent marin. De plus, c’est une excellente destination pour fuir la canicule ! C’est d’ailleurs comme ça que j’ai atterri là…
L’automne apporte des lumières magnifiques sur les falaises de la Côte d’Opale. L’hiver, plus rude et venteux, reste une période idéale pour se réfugier dans les musées de la ville ou visiter les gigantesques sites de béton de la région sans la foule.
Combien de temps pour visiter Calais ?

Une journée à Calais permet de faire le tour des incontournables du centre : saluer le Dragon sur la plage, admirer le Beffroi et pousser la porte de la Cité de la Dentelle. Mais entre nous, vous n’auriez qu’un aperçu !
Pour vraiment profiter du secteur, s’offrir une grande randonnée au cap Blanc-Nez, déguster de bons poissons sur le port et surtout visiter les deux mastodontes de la Seconde Guerre mondiale tout proches (le blockhaus d’Éperlecques et La Coupole), il faut plutôt prévoir 2 à 3 jours sur place.
En optant pour un week-end prolongé, vous combinerez parfaitement la culture textile, le grand air de la côte et l’Histoire sans avoir à courir !
Petite histoire de Calais

Ne vous attendez pas à un cours d’Histoire assommant de la souris, mais impossible de comprendre Calais sans jeter un œil à son passé mouvementé ! Posée à l’endroit le plus étroit de la Manche (seulement 33 km des côtes anglaises !), la ville a toujours été une proie très convoitée.
Son destin bascule en 1347 lors de la guerre de Cent Ans. Après un siège impitoyable de onze mois mené par le roi Édouard III, la cité affamée doit capituler. C’est le fameux épisode du dévouement d’Eustache de Saint-Pierre et de ses compagnons, immortalisé plus tard par Rodin à travers la célèbre sculpture des Bourgeois de Calais. La ville devient alors une enclave 100 % anglaise pendant plus de deux siècles ! Les Anglais en feront leur « diamant de la couronne », la garnissant de fortifications massives avant d’en être enfin chassés par le duc de Guise en 1558.
👑 Le Camp du Drap d’Or : le sommet du bling-bling de la Renaissance !
En juin 1520, les prés entourant Calais (entre Balinghem et Guînes) sont le théâtre d’un spectacle inouï. François Ier y invite le roi d’Angleterre Henri VIII pour une rencontre diplomatique au sommet. Objectif : sceller une alliance contre leur rival commun, l’empereur Charles Quint.
Pendant près de trois semaines, c’est la démesure absolue : palais éphémères en bois recouverts de tentes en tissu d’or et de velours, fontaines débitant du vin à volonté, tournois et banquets géants ! Malgré cette débauche de luxe (« le Camp du Drap d’Or »), le rapprochement politique fait pshiit : quelques semaines plus tard, Henri VIII s’alliait finalement avec Charles Quint. Tout ça pour ça ! 🐭
Au XIXe siècle, Calais se réinvente brillamment. En accueillant des mécaniciens anglais venus clandestinement avec des métiers à tulles sous le bras, la ville devient la capitale mondiale de la dentelle mécanique, faisant la fortune des fabricants locaux et sculptant son paysage urbain de briques rouges.

Mais sa position stratégique va de nouveau lui coûter cher… En mai 1940, la bataille de Calais fait rage pour retarder l’avancée allemande vers Dunkerque. La ville subit ensuite quatre longues années d’occupation militaire intensive sous le IIIe Reich, qui la transforme en véritable forteresse du Mur de l’Atlantique et y installe des sites de lancement de missiles V1 et V2 tout proches. Le siège tragique de septembre 1944 et les bombardements alliés réduiront le centre-ville historique à 73 % de ruines, effaçant une grande partie de son patrimoine ancien.
C’est cette histoire mouvementée, entre résilience textile et reconstruction moderne, que l’on ressent aujourd’hui en arpentant ses rues !
💬 Et la « Jungle de Calais » ? La réponse de la souris pour voyager sereinement
Impossible d’évoquer Calais sans aborder la question de la crise migratoire, tant la ville a été sous les projecteurs des médias durant les années 2010. Alors, qu’en est-il aujourd’hui ?
Pour faire simple : la grande « Jungle de Calais » n’existe plus depuis son démantèlement complet en 2016. Si Calais reste un point de passage vers l’Angleterre où l’on croise parfois des migrants, la situation en centre-ville et sur les sites touristiques est parfaitement calme.
En tant que visiteur, vous en croiserez très probablement beaucoup moins qu’à Paris ou dans de nombreuses grandes métropoles européennes ! Les lieux touristiques, la plage, la Cité de la Dentelle ou le front de mer sont totalement paisibles et sécurisés. Il n’y a absolument aucun frein ni aucune crainte à avoir pour venir visiter Calais et profiter de votre séjour ! Pas de panique ! 😉
Visiter Calais : les lieux d’intérêt
L’Hôtel de Ville et le Beffroi de Calais

S’il est un monument qui en impose dès l’arrivée à Calais, c’est bien son somptueux Hôtel de Ville ! Construit au début du XXe siècle pour sceller la fusion des communes de Calais et de Saint-Pierre, cet édifice majestueux arbore un style néo-flamand flamboyant avec ses briques rouges, ses pierres sculptées et ses toitures ouvragées. Il se trouve que c’est un style que j’aime bien ! Je n’allais évidemment pas rater ça, surtout qu’il s’agit selon moi du plus bel édifice de la ville.
C’est sur son parvis que se dresse le chef-d’œuvre le plus célèbre d’Auguste Rodin : le groupe monumental des Bourgeois de Calais. Cette sculpture en bronze poignante rend hommage au dévouement des six citoyens livrant les clés de la ville à Édouard III en 1347. Avant de le voir de mes propres yeux, j’ai d’ailleurs l’occasion d’en admirer plusieurs copies, notamment dans le musée d’art moderne de Venise, et au musée Rodin de Paris, évidemment !

Le bâtiment est surmonté d’un vertigineux Beffroi haut de 75 mètres, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Pour les courageux (ou en empruntant l’ascenseur !), la montée offre un panorama imprenable à 360° sur les toits de la ville, les bassins du port, les ferrys au large et, par beau temps, les falaises blanches de la côte anglaise. Bon, étant arrivée un peu tard, je manquais de temps, puis j’ai vite le vertige ! Il faut dire que ça fait haut pour une petite souris…

Chaque été, le pied de l’Hôtel de Ville accueille un très beau jardin éphémère. Thématique et renouvelé chaque année, ce havre végétal habille le parvis de compositions florales créatives, de fontaines et d’installations artistiques. Une halte très agréable pour flâner et prendre de superbes photos de l’édifice au milieu des fleurs ! Ici, le thème était « la mode », véritable clin d’oeil au passé textile de la ville (et à son présent !). Bon, peu de robes pour souris, hélas.

Le parc Saint-Pierre
Juste en face de l’Hôtel de Ville s’étend le parc Saint-Pierre, le poumon vert du centre-ville. Aménagé à la fin du XIXe siècle sur l’emplacement des anciennes fortifications qui séparaient Calais du sous-quartier ouvrier de Saint-Pierre, ce vaste jardin paysager offre une parenthèse de verdure particulièrement que j’ai trouvé agréable, surtout avec ce beau temps. Je n’étais visiblement pas la seule, et le parc semble prisé par les locaux.

J’y ai flâné avec plaisir le long des allées ombragées, autour de la pièce d’eau où s’ébattent les canards, ou sur les grandes pelouses idéales pour une pause au calme. Les enfants y trouveront de chouettes aires de jeux sécurisées pour se défouler en toute liberté.

J’ai également remarqué la statue de Thierry Jacob, boxeur originaire de Calais, et tristement décédé en 2024 à l’âge de 59 ans…

Le parc abrite également une pépite patrimoniale méconnue : le musée de la Mémoire 1939-1945. Aménagé directement dans un authentique bunker de commandement allemand long de 95 mètres et comprenant 21 salles, ce lieu retrace avec précision la vie quotidienne des Calaisiens et les opérations militaires sous l’Occupation. Si cela avait l’air intéressant, pour moi, ce sera pour une prochaine visite !

À la sortie du parc, un regard vers l’Hôtel de Ville offre l’une des plus belles perspectives photographiques sur le Beffroi se détachant au-dessus de la frondaison des arbres.
La Cité de la Dentelle et de la Mode

Nous y voilà ! Il s’agit de la visite que j’ai préféré à Calais, avec la balade du bord de mer. Je voulais absolument découvrir ce musée, unique en son genre, et qui change un peu des musées d’art (que j’affectionne par ailleurs).
Installée dans une immense usine du XIXe siècle restaurée avec brio (l’ancienne fabrique Boulart), la Cité de la Dentelle et de la Mode est le musée incontournable de Calais. Loin de l’image poussiéreuse qu’on pourrait s’en faire, le lieu est au contraire très moderne !
Le parcours retrace plus de deux siècles de savoir-faire textile. La partie la plus ancienne ne présente hélas que quelques exemples de pièces de dentelle, les tissus étant hélas très fragile, même si les explications sont là. Nous remontons ensuite pour découvrir des pièces plus modernes, surtout du XXe siècle. Bon, nous nous sommes un peu perdus dans le parcours…


Le clou de la visite reste la démonstration des gigantesques métiers à tisser Leavers en fonctionnement : ces monstres d’acier de plusieurs tonnes s’activent dans un vacarme impressionnant pour produire une dentelle d’une finesse inouïe.
Etant venus un samedi, nous avons surtout eu la chance de découvrir le témoignage d’une ancienne employée, expliquant bien le processus de création, et activant le fonctionnement de certaines machines. J’ai aussi noté, hélas, les dures conditions du métier, aux gestes répétitifs pendant de longues heures, et évidemment pas très bien payé…

Le musée accueille également de magnifiques expositions temporaires dédiées à la haute couture et aux créateurs contemporains. Une visite qui a particulièrement intéressée mes cousines. Et oui, nous sommes des souris fashion victims, même si hélas nous trouvons rarement des robes à notre taille, snif.

🧵 Pourquoi la dentelle s’est-elle installée à Calais ?
Au début du XIXe siècle, l’Angleterre garde jalousement le secret de ses métiers à tisser mécaniques et interdit leur exportation sous peine de prison. Mais en 1816, des mécaniciens anglais audacieux réussissent à passer en contrebande des pièces détachées par la Manche et débarquent à Calais !
Le quartier de Saint-Pierre devient alors la capitale mondiale du tulle et de la dentelle mécanique, attirant des milliers d’ouvriers et de fabricants. La dentelle de Calais, réputée pour sa délicatesse et sa solidité, habille encore aujourd’hui les plus grandes maisons de haute couture et de lingerie fine à travers le monde ! 🐭
Conseils et infos pratiques pour la visite :
- Durée de visite : comptez environ 1 h 30 à 2 h pour explorer l’ensemble des collections et assister à une démonstration en direct.
- Horaires : ouvert tous les jours sauf le mardi (fermé également certains jours fériés).
- Le conseil de la souris : renseignez-vous sur les horaires des démonstrations des métiers Leavers dès votre arrivée, c’est l’animation à ne surtout pas rater !
Infos sur le site officiel de la Cité de la dentelle
L’église Notre-Dame de Calais

Située au cœur du centre historique, l’église Notre-Dame de Calais est un édifice absolument unique en France continentale ! Reconstruite au XIVe siècle durant la longue occupation anglaise, elle est la seule église de style gothique tudor du pays, reconnaissable à son imposante tour-clocher fortifiée et à ses voûtes caractéristiques.
Malgré les graves destructions subies lors de la Seconde Guerre mondiale, l’édifice a bénéficié d’une superbe restauration. À l’intérieur, on admire son retable monumental en marbre et albâtre du XVIIe siècle, ainsi que la clarté retrouvée de ses nefs.

Pour la petite histoire, c’est dans cette église que fut célébré le 17 novembre 1921 le mariage du capitaine Charles de Gaulle avec la Calaisienne Yvonne Vendroux !
Ne manquez pas de faire le tour du bâtiment pour apprécier son magnifique jardin Tudor attenant, d’inspiration Renaissance anglaise, qui offre un cadre vert et paisible en plein cœur de la ville.
Le parc Richelieu et les statues de De Gaulle et Churchill

Situé à deux pas du théâtre et de la gare de Calais-Ville, le parc Richelieu est l’un des espaces verts les plus anciens de la cité. Aménagé sur l’emplacement de l’ancien arsenal du cardinal de Richelieu, ce charmant jardin à l’anglaise offre un cadre ombragé, agrémenté d’un étang, de belles parterres fleuris et d’arbres centenaires.
Mais le parc vaut aussi pour son puissant symbole historique ! C’est ici que se dresse une impressionnante statue en bronze représentant Charles de Gaulle et Winston Churchill marchant côte à côte. Inaugurée en 2017 pour célébrer l’amitié franco-britannique et l’entente cordiale, l’œuvre sculpte les deux dirigeants en pleine discussion, rappelant le rôle crucial de Calais et du pas de Calais dans les liaisons entre la France et le Royaume-Uni durant la Seconde Guerre mondiale. Ah, deux grands hommes, je trouve qu’on en a plus des comme ça, hum.
Une halte paisible qui plaira autant aux amateurs d’Histoire qu’à ceux qui cherchent un banc au calme pour souffler entre deux visites ! Décidément, Calais offre plusieurs parcs sympas… et bien entretenus !
La place d’Armes et la statue du couple De Gaulle

Cœur battant du Calais historique, la place d’Armes était autrefois bordée de magnifiques bâtiments anciens, presque tous détruits lors de la Seconde Guerre mondiale. Reconstruite dans un style sobre après-guerre, elle accueille aujourd’hui les terrasses des cafés, les animations de la ville ainsi que le grand marché local chaque mercredi et samedi matin.
Nous y sommes passés à la tombée de la nuit, puis la nuit tout court après notre dîner dans un resto adjacent, et je confirme l’animation ! Bon après, c’est sûr que ce n’est pas forcément très beau…

Seule rescapée des bombardements sur la place, l’ancienne tour du Guet (édifiée au XIIIe siècle) domine toujours l’espace de sa silhouette médiévale.
C’est sur cette même place qu’a été érigée en 2021 une touchante statue en bronze de Charles de Gaulle et de son épouse Yvonne Vendroux.

Représentés main dans la main, les deux époux rappellent les liens intimes du Général avec la ville : Yvonne Vendroux était en effet née à Calais au sein d’une grande famille d’industriels de la dentelle, et c’est ici que le couple s’est uni en 1921. Une œuvre intimiste et très appréciée des habitants ! J’en ai profité pour leur rendre hommage, et mon copain Boris s’est rapproché pour leur dire bonjour !
Le musée des Beaux-Arts de Calais

Idéalement situé rue Richelieu, le musée des Beaux-Arts de Calais est l’autre lieu majeur à visiter ! Bien que de taille humaine, cet établissement municipal propose une collection permanente d’une grande richesse, répartie sur deux axes majeurs.
La première partie met à l’honneur la sculpture et particulièrement le travail d’Auguste Rodin. Le musée conserve de précieux plâtres, esquisses et études préparatoires ayant servi à la création des fameux Bourgeois de Calais, permettant de comprendre la genèse et la puissance émotionnelle de ce chef-d’œuvre.
La seconde section est consacrée à l’art moderne et contemporain, avec des œuvres de peintres locaux et internationaux retraçant les paysages de la Côte d’Opale et les évolutions artistiques du XXe siècle. Le musée présente aussi régulièrement des expositions temporaires.
Bon, je suis passée devant, je m’étais renseignée pour une visite éventuelle, mais j’ai préféré profiter du beau temps (oui, dans le Nord, on ne s’enferme pas quand il fait beau), lui ayant préféré la Cite de la dentelle, plus originale.
Infos sur le site du museau des Beaux-Arts de Calais
Le port de Calais

Impossible d’évoquer Calais sans parler de son port ! Véritable poumon économique de la ville depuis le Moyen Âge, il rythme le quotidien des habitants et façonne le paysage urbain avec ses bassins, ses grues, ses écluses et son va-et-vient ininterrompu de navires.
Entre le port de pêche traditionnel (où l’on peut acheter du poisson frais à l’étal du Courgain), le port de plaisance logé en plein centre et le gigantesque port de commerce, l’ambiance y est résolument maritime.

Une promenade le long du bassin du Commerce ou du quai de la Colonne permet d’admirer les bateaux et de ressentir cette atmosphère si particulière propre aux grandes cités portuaires… et de profiter des odeurs iodées ! Si je n’ai pas forcément été convaincue par le paysage (ça reste un port après tout) mon copain lui s’est senti dans son élément !
🚢 Le port de Calais : champion du trafic transmanche !
Le port de Calais est tout simplement le premier port de France pour le trafic de passagers et le deuxième au niveau européen ! Chaque jour, ce sont des dizaines de ferrys des compagnies P&O Ferries, DFDS et Irish Ferries qui effectuent les rotations incessantes avec le port de Douvres.
Avec la réalisation récente du projet « Calais Port 2015 » (un nouveau bassin gagné sur la mer capable d’accueillir les ferrys de dernière génération), le ballet maritime est encore plus impressionnant. Observer ces géants des mers manœuvrer au millimètre près dans l’avant-port depuis la jetée ou le phare reste l’un des spectacles gratuits les plus fascinants de la ville ! 🐭⚓
Le fort Risban

Dressé fièrement à l’entrée du port, juste en face de la plage et du Dragon, le fort Risban garde l’accès maritime de Calais depuis plus de huit siècles !
Érigé à l’origine par les Anglais au XIVe siècle sous le nom de Risbank pour verrouiller le port et empêcher tout ravitaillement ennemi, le fort a ensuite été remanié par les Français, renforcé par Vauban au XVIIe siècle, puis modernisé au XIXe siècle avec la construction de poudrières et de casemates.

Aujourd’hui restauré et librement accessible pour la promenade, le site offre un magnifique point de vue sur le va-et-vient des ferrys, la plage et les installations portuaires.
Conseil de la souris : le fort se visite très facilement à pied depuis la digue du front de mer ou le quai de la Colonne. Vous pourrez y faire une pause au calme face au large avant de poursuivre la balade vers le phare !
Le Dragon de Calais et le front de mer

C’est métamorphosé que s’affiche désormais le front de mer de Calais ! Entièrement réaménagée, la digue-promenade est devenue un lieu de vie particulièrement agréable, bordé de cabanes de plage colorées, de terrains de sports et de terrasses où s’installer face à la mer du Nord.
Mais la véritable star incontestée des lieux, c’est le Dragon de Calais ! Conçue par la compagnie des Machines du François Delarozière (à qui l’on doit aussi les machines de Nantes), cette créature monumentale de 25 tonnes de bois et d’acier déambule majestueusement le long du boulevard maritime.
Du haut de ses 10 mètres, le géant mécanique crache du feu, de la fumée et de l’eau sur les passants amusés, tout en bougeant ses ailes, ses oreilles et sa queue.. Vous pouvez également embarquer à bord ! La terrasse aménagée sur son dos accueille une cinquantaine de passagers pour un voyage insolite de 45 minutes à allure paisible. Un incontournable pour petits et grands rongeurs !
Infos pratiques pour voir le Dragon :

- Embarquement : le départ s’effectue au niveau de la cité du Dragon sur le front de mer.
- Réservation : l’accès au front de mer pour regarder le Dragon est totalement gratuit. En revanche, pour monter sur son dos, il est vivement conseillé de réserver sa place en ligne à l’avance, surtout les week-ends et durant les vacances scolaires.
La plage de Calais et la jetée

S’étendant à perte de vue jusqu’à Blériot-Plage, la plage de Calais offre une immense étendue de sable fin très prisée pour les balades au grand air. Même par grand vent, le spectacle de la mer du Nord et des lumières changeantes de la Côte d’Opale est un régal !
L’un des passe-temps favoris des visiteurs consiste à s’avancer sur la jetée ouest. Longue de plusieurs centaines de mètres, elle offre une vue imprenable sur le ballet incessant des gigantesques ferrys effectuant la liaison entre Calais et Douvres. Par temps clair, les falaises blanches de la côte anglaise se dessinent très nettement à l’horizon. Bon, sympa, mais on est quand même loin du charme de la Côte d’Azur, où j’ai vécu, oups !

Pour la petite histoire, c’est depuis ces sables que le pionnier Louis Blériot s’est envolé le 25 juillet 1909 pour réussir la toute première traversée de la Manche en avion ! Une stèle commémorative rappelle cet exploit historique à proximité des dunes.
Une plage agréable pour prendre le soleil (quand il y en a, mais rassurez-vous, c’est de plus en plus le cas!) et faire trempette ! Sympa aussi pour la balade le long de la digue.

Notez que la plage dispose de toilettes, douches, et quelques lieux aménagés pour se changer. Ce fait étant rare, j’apprécie ! Je n’aime en effet pas enfiler mon maillot devant tout le monde, non mais !
Le phare de Calais

Dressé fièrement au cœur du quartier historique du Courgain maritime, le phare de Calais détonne par sa localisation : contrairement à la plupart des phares côtiers situés en bout de jetée ou sur des cabos détachés, celui-ci s’élève directement au milieu des habitations et des ruelles !
Construit en 1848 pour remplacer l’ancienne tour du Guet toute proche, ce tour octogonal en briques blanches mesure 51 mètres de haut. Il est l’un des rares phares urbains de France à être entièrement conservé et classé monument historique.
Pour profiter du panorama, il faudra mériter la vue ! Après avoir gravi les 271 marches de son escalier en colimaçon, vous accédez à la lanterne et à la galerie extérieure. Le panorama à 360° vous permettra d’admirer la ville reconstruite, le bassin du commerce, le va-et-vient des navires et l’immensité du pas de Calais.
Infos pratiques pour visiter le phare :
- Visite : l’accès au phare est payant et géré par une association locale de passionnés qui propose également une petite exposition au rez-de-chaussée sur l’histoire de la signalisation maritime.
- Accessibilité : pas d’ascenseur ici, la montée se fait uniquement à pied ! Renseignez-vous sur les jours d’ouverture selon la saison.
Street-art à Calais

Lors de nos promenades en ville, nous avons levé le museau et eu l’occasion de découvrir que Calais abritait plusieurs fresques de street-art ! Ici, il s’agit vraiment de murs peints s’apparentant à des oeuvres d’art, un peu comme à Boulogne-sur-Mer. Alors ouvrez l’oeil !
Où manger à Calais ?
Parlons des choses importantes : nos dîners ! Et oui, visiter c’est bien, à condition de finir en beauté avec un bon plat pour recharger les batteries.
La Brasserie de la mer

A Calais même, en jonglant entre les fermetures estivales, hebdomadaires ou les restaurants complets (et oui, il y a du monde dans le coin !), nous avons jeté notre dévolu sur la Brasserie de la mer. Bien que d’abord tentés par des plats de poissons frais promis au menu sur Internet, nous avons découvert qu’un incendie des cuisines avait contraint l’équipe à réduire la carte, hum.
Nous nous sommes rabattus sur les moules frites, spécialité de la maison, et ne l’avons pas regretté ! Entre les prix inférieurs à la moyenne du secteur, et quelques choix plus originaux de sauce, nous étions ravis ! Nous nous sommes régalés de moules frites au maroilles (on reste dans le nord !) et pesto rouge (une première !). C’était vraiment bon et copieux, nous avons eu du mal à finir…
Cadre agréable, avec une salle, une véranda (pleine) et une terrasse (il faisait un peu frais le soir, hum). Vous savez où aller si vous vous demandez où manger de bonnes moules frites à Calais !
O’ TyNico : bonne table aux alentours de Calais

Si vous venez visiter Calais en voiture, faites comme les souris et allez découvrir cette bonne adresse, sur les commune des Attaques, à une dizaine de minutes de là (attention, le GPS a eu du mal à trouver… le restaurant se trouve bien au coeur de ce petit village).
Table bistronomique, nous y avons très bien mangé ! Les plats étaient recherchés et bons.
Découvrez la carte en ligne du O’TyNico, qui varie selon les saisons.
Que faire à Calais quand il pleut ?

La météo sur la Côte d’Opale peut parfois se montrer capricieuse ! Heureusement, Calais et ses environs disposent de superbes alternatives à l’abri des gouttes pour rester bien au sec :
- La Cité de la Dentelle et de la Mode : installé dans une ancienne usine du XIXe siècle, ce musée passionnant permet d’admirer d’impressionnants métiers à tisser Leavers en fonctionnement et de superbes collections de haute couture.
- Le musée des Beaux-Arts de Calais : situé au centre-ville, il met à l’honneur l’œuvre d’Auguste Rodin ainsi que des expositions d’art moderne et contemporain très réussies.
- Le blockhaus d’Éperlecques et la Coupole d’Helfaut : à seulement 30 minutes de route, ces deux géants de béton de la Seconde Guerre mondiale offrent une immersion captivante et à l’abri (prévoyez tout de même une petite laine, les bunkers restent frais !).
- L’église Notre-Dame de Calais : la seule église de style gothique tudor en France continentale ! Un magnifique édifice fortifié riche en histoire.
- Une pause gourmande au chaud : l’occasion parfaite pour tester les spécialités locales dans un estaminet ou déguster un bon chocolat chaud face aux bassins.
Que faire à Calais avec des enfants ?

Calais est une destination particulièrement adaptée aux sorties en famille ! Entre animaux marins, créatures fantastiques et grands espaces, voici les meilleures idées pour occuper les p’tits rongeurs :
- Monter sur le dos du Dragon de Calais : c’est L’ATTRACTION star de la ville ! Ce gigantesque monstre de bois et de métal crache de l’eau et de la fumée sur le front de mer. Vous pouvez le regarder déambuler ou monter sur sa terrasse panoramique pour un voyage inoubliable.
- S’amuser sur la plage et le front de mer rénové : une immense zone piétonne sécurisée avec des aires de jeux modernes, des terrains de skate, des cabanes colorées et de la place à revendre pour courir.
- Grimper au sommet du Beffroi : pour les enfants qui ont de l’énergie à revendre (ou en empruntant l’ascenseur !), la vue panoramique à 360° sur la ville, le port et les ferrys au loin est impressionnante.
- Une escapade à Nausicaá (Boulogne-sur-Mer) : situé à seulement 25 minutes de Calais, le plus grand aquarium d’Europe garantit une journée d’émerveillement absolu entre requins, raies et manchots.
- Découvrir le cap Blanc-Nez : une balade facile et spectaculaire au grand air pour observer les bateaux qui traversent la Manche et apercevoir les falaises anglaises par temps clair.
Avis de la souris sur Calais

Mais alors, que penser de Calais ? Les souris ont-elles aimé ? Alors oui et non ! Réponse de Normands, même si nous sommes dans le Pas-de-Calais, hum.
Nous sommes venus dans la région pour profiter des températures agréables lors d’une période de canicule. Etant curieux et logeant non loin de Calais, il nous paraissait évident d’aller la découvrir ! Pour ma part j’avais surtout envie de visiter la Cité de la dentelle et de voir le célèbre hôtel de ville et ses Bourgeois. Puis une balade iodée avec sur le sable fin, ça ne se refuse pas !
J’ai donc apprécié ce que je voulais voir et n’ai pas été déçue sur ce point là. J’ai même aimé profiter des jolis jardins, en bonus ! A part ça, je ne vais pas mentir, je ne dirais pas que Calais est une belle ville, et on ne la visite pas pour son charme. Dans le même genre de ville portuaire reconstruite, j’ai préféré Dunkerque et sa plage de Malo-les-Bains.
L’intérêt est ailleurs, et je trouve quand même qu’elle mérite un détour lorsqu’on visite les alentours !
Que faire autour de Calais : les lieux à ne pas rater
Sangatte et l’incroyable aventure du tunnel sous la Manche

Immédiatement voisine de Calais, Sangatte se présente aujourd’hui comme une station balnéaire tranquille, bordée d’une longue plage de sable et d’une agréable digue piétonne. Mais sous cette apparence paisible se cache le point de départ de l’un des plus grands défis d’ingénierie du XXe siècle : la liaison fixe transmanche ! Monsieur Souris, dont l’enfance a été bercée par les traversées de la Manche, ne pouvait pas rater cette étape !
C’est ici qu’a été creusé le gigantesque puits de Sangatte : un gouffre impressionnant de 55 mètres de diamètre et 65 mètres de profondeur par lequel sont descendus les monstrueux tunneliers dans les années 1980. Aujourd’hui réaménagé et recouvert d’un vaste dôme, ce puits géant sert de bouche d’aération et d’accès de secours pour le tunnel sous la Manche.
La souris s’est amusée à jouer les détectives pour retrouver les vestiges des tentatives passées ! En flânant dans les environs, le promeneur curieux peut encore observer :
- Les traces du XIXe siècle : un simple coup d’œil dans les champs en bord de mer permet de deviner l’emplacement des premiers sondages et grattages entrepris à l’époque napoléonienne puis sous la Troisième République.
- La descenderie des années 1970 : du côté de Sangatte-Fond Pignon, on aperçoit encore l’accès aménagé lors du chantier avorté de 1973, resté figé dans la végétation.
🚇 L’aventure du tunnel sous la Manche : deux tentatives avortées avant le succès !
Relier la France à l’Angleterre est une vieille idée ! Dès 1802, l’ingénieur Albert Mathieu-Favier propose à Napoléon un projet de galerie éclairée aux bougies pour les diligences. Mais le projet moderne démarre en 1875 : les ouvriers creusent plus de 2 kilomètres de galerie depuis Sangatte avant que le gouvernement britannique, pris de panique à l’idée d’une invasion militaire par voie souterraine, ne stoppe net les travaux en 1883 !
Deuxième essai en 1973 : les engins attaquent le sol et la fameuse « descenderie » de Sangatte est creusée. Patatras ! Deux ans plus tard, la crise économique et des arbitrages politiques britanniques mettent fin au chantier.
Il aura fallu attendre le 12 février 1986 et la signature du traité de Cantorbéry par François Mitterrand et Margaret Thatcher pour relancer définitivement l’aventure. Après des années de chantier titanesque, la jonction sous-marine s’effectue le 1er décembre 1990 et le tunnel ouvre enfin en 1994. Troisième essai, le bon ! De justesse !
🚆 Le gigantisme du terminal de Coquelles et de ses navettes
Impossible d’évoquer le tunnel sous la Manche sans mesurer la démesure de son point de départ français : le terminal de Coquelles. C’est un véritable monstre logistique qui s’étale sur pas moins de 650 hectares (l’équivalent d’une petite ville !), ce qui en fait l’un des plus vastes complexes de transport terrestre au monde.
C’est ici que l’on retient son souffle devant les mensurations hors norme des trains Le Shuttle : des convois ferroviaires navettant en continu pour engloutir voitures, bus et camions, mesurant jusqu’à 800 mètres de long ! À l’intérieur, les ponts de chargement à double niveau avalent les véhicules à un rythme effréné.
Et puisque le terminal abrite la célèbre Cité Europe, avec son magasin Primark et son gigantesque hypermarché Carrefour, impossible de ne pas glisser une petite anecdote de rongeur !
Le rayon alcool de ce magasin fut longtemps réputé comme le plus vaste de France, taillé sur mesure pour les fameuses « croisières pastis et pinard » des Britanniques venus remplir leurs coffres par palettes entières. Même si le Brexit est passé par là et a sérieusement réduit la cadence douanière, la démesure du lieu reste intacte ! Hic ! 🐭
Le cap Blanc-Nez et Escalles

À seulement 15 minutes à l’ouest de Calais, le cap Blanc-Nez est sans aucun doute le joyau naturel le plus impressionnant de la Côte d’Opale ! Culminant à plus de 134 mètres au-dessus du niveau de la mer, ces gigantesques falaises de craie blanche offrent un panorama à couper le souffle sur les eaux agitées du détroit. Cela m’a d’ailleurs évoqué les falaises de la Côte d’Albâtre.
Classé Grand Site de France aux côtés de son voisin le cap Gris-Nez, le lieu propose de magnifiques balades le long des sentiers côtiers ou au départ du charmant petit village d’Escalles en contrebas.

Au sommet du cap, un grand obélisque rend hommage à la Patrouille de la Douvres, la force navale franco-britannique qui protégeait le détroit durant la Première Guerre mondiale. Par contre attention, ça décoiffe ! Et j’ai du garder ma robe bien plaquée sur moi pour ne pas me retrouver les fesses à l’air !

Ce qui frappe le plus la souris au sommet, c’est l’impressionnante proximité des côtes anglaises ! Par temps clair, les falaises blanches de Douvres se dessinent avec une netteté saisissante à l’horizon, distantes d’à peine 33 kilomètres. On aperçoit distinctement les ferrys tracer leur sillage entre les deux rives, donnant une sensation quasi tactile de ce bras de mer si étroit.

🌊 L’histoire étonnante de la Manche : quand la France et l’Angleterre ne faisaient qu’un !
Saviez-vous que la Manche n’a pas toujours existé ? Il y a plusieurs dizaines de milliers d’années, la France et la Grande-Bretagne étaient reliées par un vaste pont terrestre continu de craie, permettant aux mammouths et aux premiers hommes de traverser à pied sec !
Tout bascule à la fin des grandes périodes glaciaires. Un immense lac d’eau douce retenu au nord par un glacier géant déborde brusquement et provoque deux inondations catastrophiques d’une puissance inouïe. Le barrage de craie cède sous la pression, sculptant en quelques jours une gigantesque vallée encaissée.
À la fonte définitive des glaces vers 8000 av. J.-C., la montée des eaux remplit cette brèche : le détroit du pas de Calais était né, transformant l’Angleterre en île et laissant en vis-à-vis les falaises miroirs du cap Blanc-Nez et de Douvres ! Un coup de balai géologique !
Wissant et sa baie

Idéalement blotti au creux de la baie séparant le cap Blanc-Nez du cap Gris-Nez, Wissant fut un de mes villages coup de cœur de la région ! Cet ancien bourg de pêcheurs s’est métamorphosé en une charmante station balnéaire à l’architecture préservée, mêlant maisons traditionnelles et coquettes villas de la Belle Époque.
Sa plage de sable fin s’étend à perte de vue et constitue le terrain de jeu favori des passionnés de sports de glisse. En raison des vents favorables qui s’engouffrent dans la baie, Wissant est considéré comme l’un des meilleurs spots de planche à voile et de kitesurf du nord de l’Europe !

Flâner dans les ruelles du village (en hauteur) est un vrai bonheur : on y trouve de sympathiques petits commerces, de bonnes poissonneries et des terrasses accueillantes où déguster une bière locale ou un plat de moules-frites après une journée au grand air.
Pour les amateurs de randonnée, le sentier du littoral (GR 120) reliant Wissant aux deux caps offre l’une des plus belles escapades pédestres de toute la Côte d’Opale !
Le cap Gris-Nez

Deuxième pilier du Grand Site des Deux Caps avec son voisin le Blanc-Nez, le cap Gris-Nez offre un visage bien différent ! Plus trapu et moins vertigineux (il culmine à environ 45 mètres de hauteur), il est composé de grès et de marne sombre, d’où son nom.

C’est ici que la France s’approche le plus près des côtes anglaises : seulement 30 kilomètres de mer séparent le cap de la rive opposée ! En raison de cette position stratégique au cœur d’un détroit où transitent plus de 500 navires par jour, le cap Gris-Nez abrite le CROSS Gris-Nez (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage), qui veille nuit et jour sur la sécurité maritime du pas de Calais.

Le site est parfaitement aménagé avec des sentiers balisés sur platelage en bois pour protéger la végétation dunaire. La balade le long des falaises offre des vues panoramiques magnifiques sur le détroit, le cap Blanc-Nez au loin et les côtes anglaises. Par temps dégagé, le coucher de soleil y est tout simplement féerique !

Infos pratiques pour visiter le cap Gris-Nez :
- Accès et parking : un grand parking gratuit est aménagé à proximité du phare du Gris-Nez. Des chemins adaptés permettent d’accéder facilement aux belvédères.
- Le conseil de la souris : couvrez-vous bien ! Le cap Gris-Nez est réputé pour être particulièrement venté, quelle que soit la saison ! Et je confirme, j’ai failli être transformée en chauve-souris ! 😮
Le blockhaus d’Éperlecques

À environ 25 kilomètres au sud-est de Calais (une trentaine de minutes de route), ne manquez sous aucun prétexte la visite du blockhaus d’Éperlecques ! Ce site historique majeur du Pas-de-Calais plonge les visiteurs au cœur de la Seconde Guerre mondiale et de la folie technologique du IIIe Reich.
Le chantier de ce colossal bunker de béton armé débute en 1943 dans le cadre du programme secret des fusées V2, initié par l’armée allemande pour en faire une base de lancement abritée de missiles balistiques. Malgré son gigantisme et des murs d’une épaisseur folle allant jusqu’à 5 mètres, le site n’a jamais été pleinement opérationnel en raison des bombardements massifs menés par les Alliés pour contrer cette menace. Heureusement pour nous !

Invités par le propriétaire du lieu, nous avons vécu une visite tout simplement passionnante ! Ce qui frappe d’emblée, c’est la taille proprement gigantesque de ce monstre de béton qui surgit soudainement au détour d’un chemin, en pleine forêt. Et par temps de canicule, c’est une halte idéale : il y règne une fraîcheur constante de 16 °C à l’intérieur ! 😉

Comptez bien deux heures sur place pour vous imprégner des lieux : le temps de parcourir le site en répondant au quiz ludique tout au long du chemin, de visionner le film documentaire et de mesurer l’ampleur de ce vestige historique unique.
Le parcours débute dans la forêt, avec le vestige d’un train évoquant les travailleurs forcés de se rendre sur le site, puis des engins militaires, meurtrières, etc, avant d’arriver au blockhaus à proprement parler. Le site est jalonné de panneaux instructifs, qui vous permettront de tester vos connaissances au quizz ! Une façon ludique d’apprendre l’histoire !

Retrouvez toutes les informations pratiques et les horaires sur le site officiel du blockhaus d’Éperlecques.
🚀 Genèse et destin du blockhaus d’Éperlecques
Un chantier pharaonique sous tension : dès le début de l’année 1943, l’Organisation Todt mobilise des milliers de travailleurs forcés et de prisonniers pour ériger ce colosse de béton, censé s’intégrer dans une ligne de fortifications secrètes destinée à inverser le cours de la guerre.
L’enfer des bombardements alliés : face à la menace de ces armes de représailles, les Alliés font de la destruction du site une priorité absolue. À partir de l’été 1943, le blockhaus subit des raids aériens d’une intense violence, notamment lors de l’opération menée par la Royal Air Force avec des bombes sismiques Tallboy qui éventrent les structures et rendent tout achèvement impossible.
Le pivot vers la mobilité : rendue vulnérable et incapable de remplir sa mission de lancement fixe, l’infrastructure est abandonnée au profit de batteries mobiles plus discrètes et moins exposées, condamnant ce chef-d’œuvre de béton à rester une coquille vide mais un témoin historique hors du commun.
Un grand merci au propriétaire du site pour son chaleureux accueil lors de ma visite, qui n’affecte en rien la liberté de ton et l’indépendance de la souris !
La Coupole d’Helfaut : centre d’histoire et planétarium

Située à une trentaine de minutes au sud de Calais (à proximité immédiate de Saint-Omer), La Coupole d’Helfaut est l’un des vestiges militaires les plus saisissants d’Europe. Nous ne découvrons pas ici qu’un simple bunker, mais une véritable ville souterraine surmontée d’une structure en béton armé défiant l’imagination. Ce site majeur offre une témoignage fascinant de la folie technologique du IIIe Reich et les débuts de la conquête spatiale (et oui, c’est lié !). D’ailleurs, cette visite fait logiquement suite à celle du blockhaus d’Eperlecques.
L’Histoire : pourquoi un tel géant de béton ?

En 1943, alors que le cours de la Seconde Guerre mondiale bascule, Hitler mise tout sur ses « armes de représailles » pour terroriser l’Angleterre et inverser l’issue du conflit. Après le projet d’Éperlecques, l’armée allemande lance la construction du complexe d’Helfaut-Wizernes (nom de code Bauwerk 2100).
L’objectif était terrifiant de précision : stocker des dizaines de missiles V2 dans des galeries souterraines, les préparer à la chaîne à l’abri des bombes, puis les acheminer vers une salle de tir centrale pour les lancer vers le cœur de Londres à la cadence infernale d’un missile toutes les quelques minutes !

Pour bâtir ce monstre, l’Organisation Todt a exploité une ancienne carrière de craie et soumis des milliers de travailleurs forcés et de prisonniers à un enfer quotidien. Mais comme à Éperlecques, la réaction des Alliés ne s’est pas fait attendre : avertis par la Résistance française et la reconnaissance aérienne, ils ont déversé des milliers de tonnes de bombes sur le site entre mars et août 1944.

Bien que le dôme en béton ait résisté, les infrastructures d’accès et les voies ferrées furent tellement ravagées que le site n’a jamais pu tirer le moindre missile.
Les galeries souterraines : une plongée dans les entrailles de la terre

Dès l’arrivée, l’expérience commence par une marche impressionnante. On s’enfonce dans plus de 200 mètres de tunnels sombres et humides, taillés directement dans la craie.
L’atmosphère y est particulièrement saisissante : les parois brutes de roche, le sol parfois suintant et l’éclairage feutré remettent immédiatement le visiteur dans l’ambiance glaciale du chantier clandestin des années 1940. C’est en arpentant ces boyaux gigantesques qu’on mesure le labeur surhumain exigé des déportés.
Pour accompagner cette traversée, on vous remet à l’entrée une tablette interactive. Grâce à la réalité augmentée, elle permet de visualiser les ouvriers au travail, l’acheminement des pièces de missiles par les rails souterrains et l’activité frénétique qui régnait ici avant les bombardements.

Un conseil d’amie de la souris : couvrez-vous très chaudement ! Même au plus chaud de l’été, la température intérieure reste bloquée à une moyenne constante de 12 °C toute l’année. Le temps passé à l’intérieur des tunnels variera selon votre intérêt pour les expositions, l’utilisation de la tablette, etc. J’avoue qu’étant peu couverts (nous ne nous attendions pas à ce que ce soit si grand), nous avons un peu abrégé cette partie…
La Coupole proprement dite et son musée d’Histoire

Au bout des galeries, on débouche sous la fameuse Coupole. Cet immense dôme en béton armé mesure 71 mètres de diamètre et 5,5 mètres d’épaisseur, pour un poids total de 55.000 tonnes ! Il avait été coulé directement sur le sol de la carrière avant que la terre située en dessous ne soit excavée, une prouesse d’ingénierie destinée à protéger le chantier des attaques aériennes.
Aujourd’hui, l’intérieur du dôme abrite un parcours muséographique savamment pensé, articulé autour de deux grands circuits thématiques :
- Le circuit Nord (l’occupation et les armes V) : il retrace la vie quotidienne des habitants du Nord de la France sous la coupe allemande, la Résistance locale, la déportation, mais aussi les secrets scientifiques de la création des V1 et V2.
- Le circuit Est (de la guerre froide à la Lune) : il montre comment la technologie des missiles nazis, récupérée par les Américains et les Soviétiques à la Libération, a directement servi de tremplin à la course à l’espace. On y découvre comment Wernher von Braun, l’ingénieur en chef du V2, est devenu l’architecte des fusées Saturn V de la NASA !

Pour en profiter pleinement, comptez au moins deux bonnes heures de visite pour le musée, auxquelles il faut rajouter une heure supplémentaire si vous optez pour le planétarium. Petite précision pratique qui surprend souvent : la gigantesque coupole de béton elle-même abrite le musée d’histoire, tandis que le planétarium a pris ses ses aises dans un bâtiment moderne adjacent, malgré la forme évocatrice de l’ensemble !
Vous pouvez également visionner les films explicatifs, qui résument bien l’ensemble. Le musée est riche, et je dirais même qu’il vaut mieux y venir deux fois tant il y a à lire. Difficile de tout retenir !
Le bâtiment moderne et son planétarium 3D

Une fois ressorti à l’air libre, la visite ne s’arrête pas là ! Installé dans un bâtiment moderne adjacent, le planétarium 3D de La Coupole offre un contrepoids scientifique passionnant et poétique.
Sous un dôme d’immersion à 360° équipé de projecteurs laser 10K, l’expérience est tout simplement bluffante. Équipé de lunettes 3D, le spectateur se retrouve littéralement propulsé au milieu du système solaire ! J’ai personnellement assisté à la séance consacrée aux sondes Voyager et au grand tour des planètes gazeuses : entre la beauté des images, la précision des commentaires de l’animateur et la sensation de survoler les anneaux de Saturne, c’est un émerveillement absolu pour petits et grands rongeurs.
Infos pratiques pour la visite :
- Combinaison billet : il est très avantageux d’opter pour le billet couplé « Musée + Planétarium ». Pensez à vérifier les horaires des séances de planétarium à l’avance lors de votre réservation.
- Accessibilité : l’ensemble du site et des galeries est parfaitement accessible aux personnes à mobilité réduite grâce aux ascenseurs et aux aménagements spécifiques.
Retrouvez tous les détails pratiques et la billetterie en ligne sur le site officiel de La Coupole.
Un grand merci à l’équipe de La Coupole pour son invitation et son accueil chaleureux lors de ma visite, qui ne change rien à la totale liberté de ton et à l’indépendance de la souris !
🧨 La Forteresse de Mimoyecques : le projet fou du canon V3
Vous en voulez encore ? À quelques kilomètres de là se cache le troisième site secret du programme des armes de représailles allemandes : la forteresse de Mimoyecques (souvent appelée le « canon de Londres » ou la Wasserkante).
Creusée profondément sous terre dans une craie imperméable, cette base titanesque abritait une batterie de canons super-puissants à tirs multiples, conçus pour cracher des obus sur la capitale britannique en continu et sans discontinuer. Heureusement, tout comme ses voisins, le site fut neutralisé par un raid de bombardiers de la Royal Air Force (utilisant les fameuses bombes Tallboy) en juillet 1944, avant même d’avoir pu tirer le moindre coup de feu.
Aujourd’hui, la visite de ces galeries souterraines impressionnantes offre un témoignage saisissant de la folie mégalomane du régime nazi, tout en accueillant une importante colonie de chauves-souris protégées ! Un vrai repaire de rongeurs nocturnes ! 🐭
Les autres visites incontournables autour de Calais
La réserve naturelle du Platier d’Oye
Située à une quinzaine de kilomètres à l’est de Calais (sur la commune d’Oye-Plage), la réserve naturelle du Platier d’Oye est le premier espace naturel polderisé créé sur le littoral du Nord. Ce havre de paix composé de dunes, de vasières et de lagunes d’eau douce constitue une escale majeure pour des milliers d’oiseaux migrateurs (coin-coin !).
Des sentiers d’interprétation et des observatoires en bois aménagés permettent d’admirer avocettes, bécasseaux et canards sauvages en toute discrétion. Une superbe balade nature à faire en famille !
Boulogne-sur-Mer et Nausicaá

À 30 minutes de route au sud de Calais, Boulogne-sur-Mer constitue une étape complémentaire idéale. Ne manquez pas de flâner dans sa haute ville fortifiée du XIIIe siècle entourée de remparts impeccablement conservés, et de visiter son imposant château-musée.
C’est également ici que se trouve Nausicaá, le plus grand aquarium d’Europe ! Avec son bassin gigantesque de 10.000 m³ reconstituant l’écosystème de l’île d’Malpelo et son tunnel sous-marin impressionnant, la visite promet un émerveillement absolu face au ballet des raies mantas et des requins.
Le conseil de la souris : si vous poussez la promenade jusqu’à Gravelines ou Dunkerque, découvrez tous mes conseils détaillés dans mon guide complet sur Dunkerque et ses environs !
Visiter Douvres le temps d’une journée : cap sur l’Angleterre !
Puisque Calais n’est qu’à un battement de cils de l’Angleterre, pourquoi ne pas s’offrir une escapade d’un jour de l’autre côté de la Manche ? En embarquant le matin à bord d’un ferry depuis le port de Calais, vous posez le pied à Douvres (Dover) en moins d’une heure et demie de traversée.
Le spectacle commence dès l’approche des côtes anglaises avec ces immenses falaises de craie blanche qui accueillent les voyageurs. Une fois sur place, vous pourrez :
- Visiter le monumental château de Douvres : juché sur sa colline, c’est l’une des forteresses médiévales les plus grandes et stratégiques d’Angleterre, truffée de tunnels secrets et abritant un phare romain encore debout.
- Randonner le long des White Cliffs : les sentiers côtiers aménagés au sommet des falaises offrent des panoramas à couper le souffle sur le détroit et, par temps très clair, sur les côtes françaises que vous venez de quitter.
⚠️ Attention aux formalités post-Brexit (passeport et ETA) !
L’escapade outre-manche se prépare désormais un minimum ! Depuis le Brexit, la simple carte d’identité ne suffit plus : le passeport en cours de validité est obligatoire. De plus, n’oubliez pas de vérifier les formalités d’entrée en vigueur avec la mise en place du système d’autorisation de voyage électronique (ETA) pour le Royaume-Uni. Préparez vos papiers avant de larguer les amarres ! Pas de mauvaise surprise à l’embarquement !
FAQ : toutes les réponses à vos questions pour visiter Calais
Pourquoi la ville de Calais est-elle connue ?
Calais est mondialement connue pour son port ferry (le premier de France pour le trafic passagers), son rôle de porte d’entrée vers l’Angleterre via le tunnel sous la Manche, son savoir-faire historique de capitale mondiale de la dentelle, ainsi que pour la célèbre sculpture des Bourgeois de Calais signée Auguste Rodin.
Comment voir ou monter sur le Dragon de Calais ?
Le Dragon de Calais déambule quotidiennement sur le front de mer. Vous pouvez l’admirer gratuitement depuis le sol ou réserver un billet pour monter sur son dos (voyage d’environ 45 minutes sur sa terrasse panoramique). Pensez à réserver votre créneau à l’avance en haute saison !
Comment se déplacer à Calais et dans les environs ?
Le centre-ville, la plage et la Cité de la Dentelle se découvrent très facilement à pied ou en empruntant le réseau de bus local. En revanche, une voiture est vivement recommandée pour explorer les environs comme le cap Blanc-Nez, le blockhaus d’Éperlecques ou La Coupole d’Helfaut.
Que voir autour de Calais dans un rayon de 30 minutes ?
Dans un rayon de 30 minutes en voiture, ne manquez pas le cap Blanc-Nez à Escalles, l’aquarium géant Nausicaá à Boulogne-sur-Mer, le blockhaus d’Éperlecques, le centre d’histoire de La Coupole d’Helfaut, ainsi que la charmante ville fortifiée de Gravelines.
Poursuivez votre découverte de la région avec la souris ! 🐭
Une escapade à Boulogne-sur-Mer donne souvent envie d’explorer davantage le littoral et les pépites des Hauts-de-France. Voici mes guides pour vos prochaines sorties :
📍 Nord et Côte d’Opale
🏰 Artois et Picardie
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