Que faire à Arras dans les Hauts-de-France ? Comment visiter Arras en 1 jour ou réussir un week-end à Arras ? 🙂
Arras est l’une des plus jolies villes du Pas-de-Calais, située à environ 43 kilomètres de Lille et 162 km au nord de Paris. C’est une cité universitaire dynamique de 43.000 habitants, qui regorge de monuments historiques remarquables. Entre ses deux sublimes places baroques et son beffroi majestueux, Arras déborde de charme ! 🙂
Mais saviez-vous qu’Arras est depuis le Moyen Âge la ville… des rats ? Et oui, ces petits rongeurs se cachent partout : dans l’architecture, sur les enseignes et même au cœur des confiseries locales ! Une excellente raison pour que j’y pose mes moustaches.
Suivez-moi dans ce guide d’Arras testé et approuvé, avec mon avis et mes conseils de visite ! 😉
Sommaire
- Que faire à Arras : les meilleures activités
- Plan d’Arras
- Comment aller à Arras
- Où loger à Arras
- Pourquoi visiter Arras ?
- Petite histoire d’Arras
- Rats d’Arras
- Grand’Place d’Arras
- Place des Héros
- Hôtel de ville d’Arras
- Beffroi d’Arras
- Église Saint-Jean-Baptiste d’Arras
- Plus beaux édifices civils à voir à Arras
- Place du Théâtre
- Visiter l’abbaye Saint-Vaast
- Musée des Beaux-Arts d’Arras
- Cathédrale d’Arras
- Maison de Robespierre
- Église Notre-Dame-des-Ardents
- Citadelle d’Arras
- Visiter les boves d’Arras
- Visiter la carrière Wellington
- Cité Nature
- Où manger à Arras : mes bonnes adresses
- Combien de temps pour visiter Arras
- Que faire à Arras quand il pleut
- Que faire à Arras avec des enfants ?
- FAQ : visiter Arras en pratique
- Avis de la souris sur Arras
- Que faire autour d’Arras
🚨 Visiter Arras : ne restez pas sur le pavé !
- Carrières Wellington : c’est le site le plus prisé ! Sans réservation préalable sur internet, il est quasi impossible d’avoir une place le week-end, même en arrivant à l’ouverture ;
- Le beffroi : la montée est limitée à un petit nombre de personnes simultanément. En cas de forte affluence, les créneaux s’épuisent vite : passez à l’office de tourisme dès votre arrivée pour réserver votre heure ;
- Stationnement : le centre est en grande partie piéton ou payant. Si vous venez en voiture, privilégiez le parking souterrain de la Grand’Place ou les parkings relais en proche périphérie avec navettes gratuites.
Que faire à Arras : les meilleures activités
Capitale historique de l’Artois, Arras regorge de trésors insoupçonnés entre patrimoine flamand, vestiges souterrains et adresses incontournables. Voici selon moi les principales activités, choses à voir et à faire à Arras :
- Admirer la Place des Héros et la Grand’Place : flâner au cœur du joyau architectural d’Arras, cerné par d’extraordinaires façades baroques flamandes aux pignons à volutes uniques.
- Visiter l’Hôtel de Ville d’Arras : s’émerveiller devant ce chef-d’œuvre gothique et baroque, et prêter l’œil pour dénicher les fameux petits rats sculptés qui y sont cachés !
- Gravir le Beffroi d’Arras : s’offrir un panorama à couper le souffle sur toute la ville et ses toits depuis ce géant de pierre classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
- Explorer l’ancienne Abbaye Saint-Vaast : découvrir ce vaste complexe monastique bénédictin d’origine ancienne, qui témoigne de la puissance religieuse d’autrefois.
- S’émerveiller au musée des Beaux-Arts d’Arras : plonger dans de riches collections artistiques variées, allant du Moyen Âge aux grands courants de l’art moderne.
- Découvrir la cathédrale Notre-Dame et le jardin de l’Évêché : admirer cet élégant édifice de style classique et profiter de la quiétude de son jardin arboré.
- Faire halte à la Maison Robespierre : pousser la porte de la demeure natale de Maximilien de Robespierre, figure incontournable et complexe de la Révolution française.
- Explorer la Citadelle d’Arras : arpenter cette impressionnante fortification militaire du XVIIe siècle édifiée par Vauban, surnommée la « Belle Inutile ».
- S’enfoncer sous terre dans les Boves : vivre une expérience insolite en parcourant ce gigantesque réseau de galeries et de carrières médiévales creusées sous les pavés de la ville.
- Plonger dans l’Histoire à la Carrière Wellington : visiter ces tunnels souterrains poignants où des milliers de soldats britanniques se préparèrent avant la bataille d’Arras en 1917.
- Admirer la Place de la Vacquerie : lever les yeux pour contempler ses superbes façades Art déco qui témoignent de la reconstruction de l’entre-deux-guerres.
- Profiter du marché de Noël d’Arras : flâner dans l’un des plus grands et des plus magiques marchés de Noël du nord de la France… en féroce concurrence avec celui d’Amiens !
Conseil de la souris futée : vous venez visiter Arras en haute saison ou durant les marchés de Noël ? Je vous recommande vivement de réserver bien à l’avance, pour bénéficier d’un bon rapport qualité/prix.
Plan d’Arras
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L’office de tourisme d’Arras se situe au rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville.
Comment aller à Arras
Visiter Arras en train

Il suffit de 50 mn depuis Paris-Nord en TGV pour atteindre la gare d’Arras, à 190 km. Il faut moins de 20 mn depuis la gare de Lille-Europe ! Sinon, comptez 30 mn de TER (moins cher !) depuis la gare de Lille-Flandres, via Douai.
On peut également facilement visiter Arras en train depuis Amiens et Rouen en TER, ou même Nantes, Bordeaux, Lyon et Marseille directement en TGV.
Visiter Arras en voiture

Visiter Arras en voiture est très simple. La ville se situe à proximité de l’autoroute du Nord, qui relie Paris à Lille. Elle est également proche de l’A 26, ou autoroute des Anglais, qui relie Troyes à Calais par Reims et Saint-Quentin.
Où loger à Arras
L’essentiel des lieux à visiter à Arras se concentrent dans le centre-ville ou à proximité. Je vous suggère donc de résider dans le centre, sans trop s’en éloigner.
Voici ma sélection des meilleures adresses d’hôtels où dormir à Arras, du plus économique au plus confortable :
- Campanile Arras – Saint-Nicolas : c’est le prix le plus bas pour un hôtel convenablement noté. Situé à 3 km du centre, avec Wi-Fi gratuit et parking, c’est une des meilleures solutions où dormir à Arras pas cher !
- B&B HOTEL Arras Centre Les Places : c’est un excellent compromis entre prix et emplacement. Il est idéalement situé, à seulement 120 mètres de la Grand’Place. C’est un des hôtels offrant une bonne qualité en centre-ville à un prix raisonnable.
- Holiday Inn Express Arras by IHG : cet établissement bénéficie d’un grand nombre d’avis positifs et d’une note élevée, ce qui témoigne d’une satisfaction client très constante. Il est situé en face de la gare, idéal pour visiter Arras en train !
- Au détour des Places : c’est ici un appartement (et non un hôtel), très bien situé au centre-ville, à deux pas de la mairie. Avantage : il propose plus d’espace et de confort qu’une chambre d’hôtel classique.
Pourquoi visiter Arras ?
Arras a su me séduire par son riche patrimoine historique et son atmosphère conviviale. Ses deux grandes places baroques, entourées de maisons à arcades flamandes, comptent parmi les plus belles de France !
La ville est aussi marquée par l’histoire militaire, avec les carrières de Wellington, vestiges de la Première Guerre mondiale. La citadelle d’Arras, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, mérite également la visite. Ajoutons à cela des musées variés et une gastronomie locale généreuse. 🙂
Petite histoire d’Arras
Située sur la célèbre voie de pèlerinage de la via Francigena, Arras s’est forgé au fil des siècles un destin tumultueux et passionnant ! Voici les grandes étapes de son histoire :
- Moyen Âge : la cité s’impose très tôt comme un carrefour majeur de commerce et de négoce, avant de se spécialiser dans une florissante industrie textile dès le Xe siècle et de rejoindre la prestigieuse Hanse des villes drapières au XIIIe siècle.
- Rattachements successifs : l’Artois intègre le royaume de France en 1191, est confié en 1227 à Robert (frère de Saint-Louis), puis rattaché au comté de Flandre en 1361.

- Périodes bourguignonne et espagnole : de 1384 à 1477, le comté de Flandre fait partie du puissant duché de Bourgogne, avant de passer sous gérance des Habsbourg et de l’Espagne à la suite du mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien Ier.
- Le siège de 1640 et le rattachement à la France : la guerre de Trente Ans bouleverse la donne avec le célèbre siège d’Arras, qui s’achève par la capitulation espagnole. C’est précisément à cette époque haute en péripéties qu’émerge la fameuse légende des rats d’Arras ! 😉 Le traité des Pyrénées, en 1659, officialise quant à lui le rattachement définitif de la ville à la France.
- La Première Guerre mondiale : entre 1914 et 1918, Arras subit des destructions massives sous les bombardements allemands avant de renaître de ses cendres avec panache.

Rats d’Arras

Le saviez-vous ? Arras est la capitale incontestée des rats ! (promis, point de jalousie avec Paris, chacun ses rongeurs !). Ces charmantes petites bestioles sont devenues le véritable emblème espiègle de la ville (mais si !). Profondément ancrés dans l’histoire locale, ils se déclinent sous toutes les formes… et même en version chocolatée, une spécialité gourmande que la souris valide totalement !
Cette passion inavouée pour nos cousins à poils trouve son origine dans un vieux jeu de mots rigolo transformant phonétiquement « Arras » en « À rats ». Déjà présents sur les sceaux officiels dès le XIVe siècle, ils s’imposent définitivement comme la mascotte de la cité à la suite du célèbre siège de 1640.

Certes, la fameuse Fête des rats qui célébrait autrefois cette joyeuse tradition a hélas disparu des agendas ! Mais rassurez-vous, nos petits amis n’ont pas dit leur dernier mot et se cachent partout dans le paysage urbain.
On les croise sculptés sur les façades de l’Hôtel de ville, sur le toit de la cathédrale, cachés sur de superbes enseignes d’établissements locaux, ou encore fiers comme des papes sur les armoiries d’associations. Et pour les plus observateurs, l’Hôtel de Ville regorge aussi de spécimens dissimulés sur sa bretèche et à l’intérieur… Ouvrez l’œil et le bon ! 😉
Grand’Place d’Arras

Les places incontournables à visiter à Arras, la Grand’Place et la place des Héros, remontent au XIe siècle. À l’origine dédiées à d’importants marchés, elles constituent un ensemble architectural unique en Europe.
Liées par la rue de la Taillerie, ces espaces sont bordés par 155 maisons au style baroque flamand. Érigées par de riches marchands au XVIIe siècle, elles témoignent de la prospérité passée de la cité. Commençons ici à visiter Arras à pied ! 🙂

La Grand’Place d’Arras est le cœur névralgique de la ville. C’est à la fois le plus grand et le plus central des espaces publics, s’étendant sur une surface impressionnante de 17.664 m².
Sur demande du roi Philippe II d’Espagne, ces maisons furent construites en pierre ou en brique pour minimiser les risques d’incendie et alignées parfaitement. Presque totalement détruites pendant la Première Guerre mondiale, elles ont fait l’objet d’une reconstruction fidèle dès 1919 sous la direction de l’architecte Pierre Paquet. Bien que le béton armé ait remplacé les structures anciennes, le charme d’origine a été miraculeusement préservé.
C’est un endroit incontournable d’Arras, car on y trouve une variété de boutiques, de bars et de restaurants qui lui confèrent une atmosphère animée tout au long de l’année. Pendant la période hivernale, la place s’illumine de l’éclat des lumières de Noël lors de son grand marché traditionnel, l’un des plus célèbres au nord de Paris.


La Grand’Place abrite également la plus ancienne demeure de la ville, la maison des Trois Luppars. Datant de 1467, elle est reconnaissable à sa magnifique façade en briques rouges et son pignon « à pas de moineaux ».
Place des Héros

La place des Héros est l’autre joyau de la ville, souvent préférée par les Arrageois pour sa convivialité et ses terrasses abritées sous les arcades. Plus étroite que sa grande sœur, elle offre une perspective époustouflante sur l’hôtel de ville et son majestueux beffroi gothique.
Longtemps appelée simplement « petite place », elle fut rebaptisée en 1945 en hommage aux résistants fusillés à la citadelle d’Arras durant la Seconde Guerre mondiale. Sous les pavés et les façades reconstruites à l’identique, les caves (ou « boves ») communiquent entre elles : elles servirent d’abri aux troupes britanniques durant la Grande Guerre, transformant le sous-sol de la place en une véritable ville souterraine.
Le point d’orgue de la place est sans conteste l’hôtel de ville. Cet édifice spectaculaire, classé monument historique, domine l’espace de toute sa hauteur. Si vous n’avez pas le vertige, monter au sommet du beffroi est une expérience mémorable pour contempler les toits d’ardoise et le damier des places vus du ciel.

Pour vivre l’ambiance locale, je vous conseille de venir les mercredis et samedis matin. C’est le moment où les étals des maraîchers envahissent les pavés, offrant un spectacle coloré et pittoresque. C’est l’occasion idéale de goûter aux spécialités locales comme l’andouillette d’Arras ou les célèbres cœurs en chocolat.
🐭 Le conseil de la souris : les arcades ne sont pas seulement esthétiques, elles sont aussi très pratiques ! Elles permettent de faire le tour complet de la place à l’abri s’il commence à pleuvoir, tout en admirant les vitrines des nombreux antiquaires et métiers de bouche.
Hôtel de ville d’Arras
L’hôtel de ville d’Arras est un monument fascinant qui joue sur les contrastes. Érigé à partir de 1501, il présentait initialement une façade de style gothique flamboyant, complétée en 1572 par une aile sud de style Renaissance. Tragiquement, l’édifice fut entièrement réduit en cendres par les bombardements de 1914.

Si la reconstruction extérieure est d’une fidélité absolue à l’original, l’intérieur a pris un virage audacieux lors de sa réouverture en 1932. En poussant les portes, vous découvrez un décor Art déco somptueux, typique de l’entre-deux-guerres.
En observant attentivement les sculptures et les détails de l’hôtel de ville, vous remarquerez de petits rats. Ce n’est pas un hasard : au Moyen Âge, le nom de la ville était associé par un jeu de mots au « rat », qui est devenu l’emblème de la cité (on les retrouve même sur les célèbres chocolats locaux). S’amuser à les repérer sur la façade est un incontournable de la visite !
À l’intérieur, ne manquez pas la salle des fêtes. Elle abrite une immense toile marouflée de Charles Hoffbauer, qui dépeint avec nostalgie la vie des Arrageois au XVIe siècle. La salle des mariages, quant à elle, s’orne de peintures de Gustave Louis Jaulmes célébrant le printemps, offrant une atmosphère lumineuse et poétique.
🐭 le conseil de la souris : l’accès au hall et à certains escaliers monumentaux est souvent libre. N’hésitez pas à jeter un œil aux ferronneries et aux luminaires, qui sont de purs bijoux du style des années 1930. Pour les plus curieux, vous trouverez plus de détails sur la page officielle de l’hôtel de ville d’Arras.
Beffroi d’Arras

S’il y a une expérience verticale à ne pas manquer, c’est bien la visite du beffroi d’Arras. Adossé à l’hôtel de ville, ce géant de pierre s’élève à 75 mètres de hauteur et veille sur la cité depuis le XVe siècle.
Érigé entre 1463 et 1554 dans un style gothique flamboyant, il n’avait pas de fonction religieuse : il servait à guetter l’ennemi, à prévenir des incendies et, surtout, à symboliser la puissance et les libertés communales face au pouvoir seigneurial. Tragiquement détruit par les obus le 21 octobre 1914, il fut reconstruit à l’identique en 1924. Si l’apparence est médiévale, la structure cache désormais du béton armé, garant de sa solidité.
Tout en haut du beffroi, à 75 mètres, trône un lion doré tenant un soleil. Il s’agit d’une girouette installée sous le règne de Charles Quint. Ce lion ne regarde pas n’importe où : il fait face au soleil levant, mais symbolise aussi la domination des Pays-Bas espagnols sur la région à cette époque.
À l’intérieur, la vie du monument est rythmée par un carillon de 40 cloches qui égrène les quarts d’heure. Depuis 2005, ce chef-d’œuvre est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, rejoignant la prestigieuse liste des beffrois du nord de la France et de Belgique.

🚨 Urgence visiteur : monter au sommet du beffroi
- Réservation : la jauge est très limitée. Je vous conseille de réserver votre créneau à l’avance à l’office de tourisme ou sur le site officiel, surtout le week-end ;
- L’ascension : la montée se fait d’abord en ascenseur jusqu’aux horloges, mais les 40 dernières marches pour atteindre la galerie extérieure sont étroites et raides ;
- Météo : en cas de vents violents ou d’orage, l’accès à la galerie peut être fermé pour des raisons de sécurité.
🐭 le conseil de la souris : une fois en haut, la vue sur l’alignement des toits des deux places est tout simplement unique. C’est le meilleur endroit pour comprendre le plan « en damier » de la ville. Pour préparer votre ascension, consultez le site officiel du beffroi d’Arras.
Église Saint-Jean-Baptiste d’Arras

En quittant les places, ne manquez pas de pousser la porte de l’église Saint-Jean-Baptiste d’Arras. Si ses origines remontent au XIIe siècle, l’édifice actuel est le fruit d’une reconstruction minutieuse achevée en 1927, après les ravages de la Grande Guerre. Son architecture sobre en briques cache un intérieur d’une grande richesse artistique.
Le véritable joyau de l’église est le tableau monumental de la « Descente de Croix », peint par Pierre Paul Rubens en 1625. C’est une chance rare de pouvoir admirer une œuvre d’un tel maître dans une église de quartier ! Prenez le temps d’observer la puissance des couleurs et le mouvement dramatique des personnages, typiques du style baroque flamand.
L’église abrite également de magnifiques vitraux qui inondent la nef de lumière par temps ensoleillé. Juste derrière l’édifice, vous pouvez profiter à la belle saison du jardin du Gouverneur. C’est un havre de paix très apprécié des Arrageois pour ses pelouses impeccables et son ambiance propice à la détente, loin de l’agitation des commerces.
🐭 Le conseil de la souris : le jardin du Gouverneur est l’endroit idéal pour une petite pause pique-nique ou une lecture au calme après avoir grimpé au beffroi. L’entrée est gratuite et le cadre, avec vue sur le chevet de l’église, est particulièrement photogénique.
Plus beaux édifices civils à voir à Arras

L’hôtel de Guînes, érigé en 1738 au 2, rue des Jongleurs, et l’ancien hôtel du Bois de Fosseux, bâti en 1749 au 14, rue du Marché au Filé, figurent parmi les rares hôtels particuliers préservés à Arras. Ils témoignent de l’élégance architecturale de l’époque.
Pour les amateurs d’Art déco à Arras, explorez les rues Saint-Aubert et Ernestale pour découvrir des maisons édifiées dans ce style.

Place du Théâtre
La place du Théâtre à Arras abrite le théâtre à l’italienne, construit en 1785, faisant face à l’Ostel des Poissonniers. Cet édifice baroque, érigé en 1710, se distingue par un pignon élégamment orné de sirènes, ajoutant une touche distinctive à l’ensemble architectural.

Visiter l’abbaye Saint-Vaast
Parmi les autres choses à voir à Arras, l’abbaye Saint-Vaast est un ancien monastère bénédictin du XVIIIe siècle. C’est un incontournable à découvrir lors de votre visite à Arras.
L’abbaye Saint-Vaast, érigée au VIIe siècle à l’emplacement de l’oratoire de Saint-Vaast, premier évêque d’Arras, a évolué en un bourg monastique protégé par les moines.

Détruite à plusieurs reprises au cours des guerres, l’abbaye actuelle, datant du XVIIIe siècle. Elle résulte de travaux entre 1746 et 1770 sous la direction du Cardinal de Rohan.
Incendiée en juillet 1915, l’abbaye Saint-Vaast a été reconstruite à l’identique. Elle abrite aujourd’hui une médiathèque ainsi que le musée des Beaux-Arts. Une cathédrale remplace l’ancienne abbatiale. C’est un endroit chargé d’histoire qui mérite une visite lors de votre séjour à Arras.
Musée des Beaux-Arts d’Arras

ATTENTION : le musée est durablement fermé pour travaux !
Si vous avez envie de visiter un musée à Arras, je vous conseille vivement le musée des Beaux-Arts, qui est donc situé dans l’ancienne abbaye Saint-Vaast.
Ce musée offre une riche collection d’œuvres d’art, comprenant des peintures, des sculptures et des objets d’art variés.

En plus de son intérêt artistique, le lieu lui-même est remarquable par sa beauté architecturale.
Lors de ma dernière visite, j’ai pu découvrir une partie des carrosses du château de Versailles, durant les travaux des Grandes écuries du château.


Bref, une visite enrichissante à ne pas manquer lors de votre voyage à Arras ! 😉
Infos sur le site officiel du musée des Beaux-Arts d’Arras
Cathédrale d’Arras

Juste à côté du palais Saint-Vaast se dresse la monumentale cathédrale d’Arras. Son histoire est atypique : il s’agissait originellement de l’église abbatiale, dont la construction débuta en 1778. Après la Révolution française, elle fut choisie pour remplacer l’ancienne cathédrale gothique de la ville, qui avait été totalement rasée par les révolutionnaires. Les travaux ne s’achevèrent qu’en 1833.
D’un style classique imposant, l’édifice impressionne par ses dimensions : 115 mètres de long et 32 mètres de hauteur sous voûte. Comme une grande partie de la ville, elle fut gravement touchée par les bombardements de la Première Guerre mondiale avant d’être reconstruite à l’identique.
Contrairement aux grandes cathédrales gothiques de la région (comme Amiens ou Reims), celle d’Arras surprend par son dépouillement et ses colonnes massives inspirées de l’Antiquité. À l’intérieur, ne manquez pas d’observer le reliquaire de Saint-Vaast, ainsi que les huit statues de saints provenant du Panthéon de Paris, offertes à la ville après la reconstruction.
L’espace intérieur, très vaste et lumineux, offre une acoustique remarquable. C’est un lieu qui impose le silence par sa démesure, contrastant avec l’effervescence des places voisines.
🐭 Le conseil de la souris : la place devant la cathédrale offre un recul parfait pour une photo d’ensemble. Si vous avez de la chance, vous pourrez y entendre les grandes orgues en répétition, un moment toujours magique vu le volume de la nef !
Maison de Robespierre

Et oui, Maximilien Robespierre, surnommé « l’Incorruptible », était natif d’Arras ! Si son nom évoque immédiatement les heures les plus sombres de la Révolution française à Paris, c’est ici, dans le Pas-de-Calais, que tout a commencé.
La demeure est située au 9, rue Maximilien Robespierre. C’est dans cette bâtisse sobre que le jeune avocat vécut avec sa sœur Charlotte entre 1787 et 1789, juste avant de partir pour Versailles en tant que député du Tiers État. Aujourd’hui, la maison de Robespierre a été transformée en un espace muséographique.
⚖️ L’enfant du pays : de l’orphelin d’Arras au révolutionnaire
- Une enfance locale : né en 1758 dans une famille de juristes arrageois, Maximilien perd sa mère très tôt. Élève brillant, il quitte sa ville natale pour étudier à Paris grâce à une bourse accordée par l’évêque d’Arras ;
- L’avocat des pauvres : de retour à Arras en 1781, il s’installe comme avocat. Il se fait rapidement un nom en défendant les humbles et les opprimés devant le Conseil d’Artois, plaidant déjà pour l’égalité devant la loi ;
- Le tournant de 1789 : élu député, il quitte définitivement Arras. Son destin bascule alors dans l’histoire nationale où il devient l’une des figures centrales de la Convention et du Comité de salut public.

Explorer ce lieu chargé d’histoire permet de mieux comprendre la vie quotidienne et les aspirations d’un intellectuel de province à la veille du grand basculement de 1789. Les pièces restaurées et les documents exposés offrent un éclairage nuancé sur cet homme au destin foudroyant.
🐭 Le conseil de la souris : la maison se trouve dans une petite rue calme qui a conservé son caractère ancien. C’est une visite rapide mais essentielle pour saisir l’âme d’Arras. Pour vérifier les horaires d’ouverture, consultez la page officielle de la maison de Robespierre.
Église Notre-Dame-des-Ardents
L’église Notre-Dame-des-Ardents d’Arras est un édifice qui détonne dans le paysage arrageois. Érigée entre 1869 et 1876 en briques et pierres, elle adopte un style néo-roman aux accents byzantins. Sa silhouette trapue et ses coupoles contrastent avec le classicisme de la cathédrale voisine. Mais si l’on vient ici, c’est avant tout pour l’histoire fascinante qu’elle protège : celle de la Sainte-Chandelle.
En 1105, une épidémie terrifiante appelée le « mal des ardents » (provoquée par l’ergot de seigle) ravage la ville, brûlant les malades de l’intérieur. Selon la tradition, la Vierge apparut à deux ménestrels ennemis, Itier et Norman, pour leur demander de se réconcilier. Elle leur remit une chandelle miraculeuse dont la cire, une fois mêlée à de l’eau, devait être bue par les souffrants. Le miracle opéra : tous ceux qui burent le remède furent instantanément guéris.
Le précieux reliquaire de la Sainte-Chandelle est toujours conservé à l’intérieur de l’église, faisant de ce lieu un centre de dévotion important depuis près de mille ans.

Chaque année, une procession continue de célébrer cet événement fondateur de l’identité religieuse d’Arras. Même pour les non-croyants, l’atmosphère de l’église, chargée de cette ferveur historique, est particulièrement saisissante.
🐭 Le conseil de la souris : levez les yeux vers le dôme ! Les décors peints et la lumière qui filtre par les petites ouvertures donnent une ambiance très particulière à la nef, presque orientale. C’est un petit voyage dans le voyage.
Citadelle d’Arras
La citadelle d’Arras est un site exceptionnel, véritable poumon vert de la ville inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Érigée entre 1668 et 1673 par Vauban à la demande de Louis XIV, elle faisait partie du « pré carré » destiné à protéger les frontières du royaume. Surnommée la « belle inutile » car elle ne fut jamais véritablement assiégée, elle offre aujourd’hui l’un des exemples les plus préservés de l’architecture militaire du XVIIe siècle.
Chaque année, début juillet, le calme des remparts laisse place à une ferveur incroyable. Le Main Square Festival investit la citadelle pour l’un des plus grands événements musicaux d’Europe. Imaginez les plus grandes stars internationales (comme Radiohead, Muse ou Depeche Mode) se produisant au cœur de ce monument historique ! Si vous visitez Arras à cette période, l’ambiance est électrique, mais attention : la ville affiche complet des mois à l’avance.
Depuis le départ de l’armée en 2009, la citadelle est devenue un lieu de promenade privilégié. Vous pouvez parcourir le chemin des douves, admirer les bastions et découvrir la chapelle Saint-Louis, le plus ancien édifice religieux d’Arras encore debout.

Mais la citadelle est aussi un lieu de recueillement sacré. Dans ses fossés se trouve le Mémorial du mur des fusillés. Entre 1941 et 1944, 218 résistants et soldats alliés y ont été exécutés par les forces allemandes. Une réplique du poteau d’exécution et 218 plaques commémoratives rendent un hommage silencieux et bouleversant à ces héros de la Seconde Guerre mondiale.
🌿 Pourquoi s’y promener ?
- Nature : c’est un magnifique espace de 70 hectares où les habitants viennent faire leur jogging ou pique-niquer en famille ;
- Histoire : la signalétique permet de comprendre l’ingéniosité du système de défense de Vauban sans avoir besoin de guide ;
- Accès : l’entrée du site est libre et gratuite, et une navette électrique (ma citadine) vous y dépose directement depuis les places.
🐭 le conseil de la souris : ne manquez pas de faire le tour des remparts au coucher du soleil. La lumière sur les briques rouges et le contraste avec la verdure des fossés offrent des perspectives magnifiques pour vos photos.
Visiter les boves d’Arras

Vous êtes à la recherche d’une curiosité insolite à Arras ? Venez explorer les boves ! Sous les pavés des places se cache un monde parallèle insoupçonné. Visiter les boves d’Arras, c’est s’enfoncer à 12 mètres de profondeur pour découvrir d’anciennes carrières de craie dont l’extraction a servi, dès le IXe siècle, à bâtir les églises et les remparts de la cité.
Au fil des siècles, ces galeries ont connu mille vies : entrepôts pour les marchands (qui y stockaient le grain et le vin à température constante), refuges pour la population lors des sièges, et même lieux de fêtes clandestines.
Le destin des boves bascule durant la Première Guerre mondiale. En 1916, les ingénieurs néo-zélandais relient ces anciennes carrières médiévales entre elles pour créer un réseau souterrain gigantesque. Le but : permettre à 24.000 soldats du Commonwealth de vivre et de se déplacer sous terre en toute discrétion, avant de surgir littéralement aux pieds des lignes allemandes lors de la bataille d’Arras en avril 1917.
Aujourd’hui, le parcours balisé vous permet de déambuler dans ce labyrinthe de calcaire blanc. C’est un lieu véritablement incontournable, offrant un contraste saisissant avec l’architecture flamande qui surplombe vos têtes.
🚨 Urgence visiteur : bien préparer votre descente
- Température : il fait environ 11 °C toute l’année dans les boves. Même en plein été, prévoyez une petite laine pour ne pas finir congelé ;
- Réservation : le départ se fait depuis l’office de tourisme (dans l’hôtel de ville). Les groupes sont limités, la réservation est donc fortement recommandée ;
- Accessibilité : la visite emprunte des escaliers et des sols parfois humides, prévoyez des chaussures plates et confortables.
🐭 le conseil de la souris : si vous visitez Arras en période de Noël, sachez que le marché s’installe juste au-dessus. L’ambiance feutrée des boves après l’agitation du marché est une expérience très apaisante ! Pour réserver votre créneau, consultez le site officiel des boves d’Arras.
Visiter la carrière Wellington

Parmi les choses incontournables à faire à Arras, la visite de la carrière Wellington est sans doute la plus poignante. Située à 20 mètres sous terre, cette ancienne carrière de craie du Moyen Âge a été métamorphosée en une véritable caserne souterraine durant la Grande Guerre. C’est un lieu de mémoire unique qui permet de comprendre l’incroyable logistique de la bataille d’Arras.
⚔️ Contexte historique : le plan secret des tunneliers
- Une mission de l’ombre : dès 1916, alors que les Britanniques relèvent les Français dans le secteur d’Arras, ils font appel aux « tunneliers » néo-zélandais. Ces mineurs de métier vont creuser et relier les carrières de la ville pour créer un réseau souterrain colossal ;
- Une cité sous la craie : plus de 20.000 soldats du Commonwealth ont vécu ici, dans le noir et l’humidité, pendant huit jours avant l’offensive. Le site était équipé de l’électricité, d’un hôpital et de cuisines ;
- L’attaque surprise : le 9 avril 1917, à 5 h 30 du matin, les soldats sortent de terre par des bouches d’attaque à seulement quelques mètres des tranchées allemandes, créant un effet de surprise total.
La visite guidée se fait avec un casque audio, vous plongeant dans l’intimité des soldats à travers des projections d’images d’époque sur les parois de calcaire. On y voit encore les graffitis laissés par les soldats, les noms de leurs villes natales ou les visages de leurs proches sculptés dans la pierre.
🚨 Urgence visiteur : l’accès à la carrière
- Distance : la carrière Wellington ne se trouve pas sous les places, mais à environ 15-20 minutes à pied au sud du centre-ville (direction Bapaume) ;
- Température : comme pour les boves, la température stagne à 11 °C. Le port d’un vêtement chaud est impératif, même en été ;
- Réservation : le site est extrêmement fréquenté, notamment par les visiteurs anglo-saxons. La réservation en ligne est plus que recommandée pour garantir votre créneau.
🐭 le conseil de la souris : la visite commence par une descente impressionnante en ascenseur vitré qui vous donne une idée immédiate de la profondeur du réseau. C’est une expérience sensorielle forte qui ne laisse personne indifférent. Pour plus d’informations, consultez le site officiel de la carrière Wellington.
Cité Nature
Vous venez visiter Arras avec des enfants ? La Cité Nature est l’étape idéale pour une pause ludique et instructive. Ce centre de culture scientifique, dédié à la nature, à la santé et à l’alimentation, propose des expositions interactives qui captivent les petits comme les grands.
Le lieu lui-même est chargé d’histoire : il s’agit d’une ancienne usine de fabrication de lampes de mineurs. Le bâtiment, de style Art déco, a été magnifiquement réhabilité par l’architecte Jean Nouvel. C’est un superbe témoignage du passé industriel d’Arras, où la brique rouge et les lignes géométriques rappellent l’époque où la ville vivait au rythme des mines environnantes.
Le site s’étend sur 2.500 m² d’expositions et 15.000 m² de jardins. Vous pourrez y explorer un parcours sensoriel, flâner dans la roseraie, traverser la prairie fleurie ou observer les secrets du potager. C’est une véritable bouffée d’oxygène à deux pas du centre-ville.
🥕 Pourquoi y aller en famille ?
- Manipulation : contrairement aux musées classiques, ici, les enfants sont invités à toucher, tester et expérimenter ;
- Ateliers : de nombreuses animations autour de la cuisine, du jardinage ou de la biodiversité sont organisées durant les vacances scolaires ;
- Espace : les jardins sont parfaits pour laisser les plus jeunes se dégourdir les jambes entre deux visites historiques.
🐭 Le conseil de la souris : le musée est un peu excentré (quartier Saint-Aubert), mais il dispose d’un parking gratuit et de vastes espaces de pique-nique. C’est l’endroit parfait pour une demi-journée de détente en famille. Plus d’infos sur le site officiel de la Cité Nature d’Arras.
Où manger à Arras : mes bonnes adresses
Après avoir arpenté les rues pavées et gravi le beffroi, une pause gourmande s’impose ! Entre spécialités régionales et tables raffinées, voici les meilleures adresses où manger à Arras selon la souris, testées et approuvées :
- Le Ch’ti charivari (Grand’Place) : l’adresse incontournable pour se réchauffer les papilles. On y savoure de généreux plats ch’tis traditionnels, ainsi d’excellentes fondues et raclettes parfaites après une balade fraîcheur !
- Beef Place (Grand’Place) : une table spécialisée dans… devinez quoi ? De superbes pièces de bœuf et des viandes de qualité cuisinées à la perfection, pour le plus grand bonheur des carnivores. 😉
- Anagram (23 Grand’Place) : une adresse idéale si vous recherchez une cuisine plus inventive et raffinée, le tout là aussi installé sur l’une des plus belles places de la ville.
Enfin ne quittez pas la ville sans un arrêt à la fromagerie l’Alpage, rue de la Taillerie (entre les deux grandes places) : j’en ai rapporté un sac plein de fromages régionaux ! (forcément, plaisir de souris…)
Combien de temps pour visiter Arras
Alors, combien de temps prévoir pour visiter Arras ?
En une journée à Arras, vous aurez le temps de découvrir le cœur de la ville : Grand-Place, Place des Héros et citadelle, et de grimper dans le beffroi. Vous pourrez visiter le musée des Beaux-Art et descendre dans au moins un des fascinants réseaux de carrières.
En un week-end à Arras, vous pourrez profiter de la visite des deux souterrains, et voir d’autres curiosités comme la maison de Robespierre ou la citadelle.
Avec un séjour prolongé, on peut explorer la mémoire de la Grande Guerre à travers les nombreux sites de la région. Et bien sûr faire une pause sucrée, pour déguster des petits rats d’Arras ! 🙂
Notez que chaque mois de décembre, le fameux marché de Noël d’Arras est réputé le plus grand du Nord de la France !
Bon, il se dispute ce titre avec celui d’Amiens, mais je ne trancherai pas ! 😉
Que faire à Arras quand il pleut
Alors, que faire à Arras quand il pleut ?
Par temps de pluie, Arras propose des visites couvertes passionnantes. Le musée des Beaux-Arts, installé dans l’ancienne abbaye Saint-Vaast, offre une collection riche. Vous avez la chance d’être dans une ville qui offre un beau musée, mais également deux réseaux de carrières !
Les boves et carrières constituent les principales activités à faire à Arras par temps de pluie ! Les carrières de Wellington se découvrent en plein centre, en souterrain, à l’abri des intempéries !
Le beffroi et ses salles d’exposition permettent aussi d’en apprendre plus sur l’histoire locale. Enfin, les cafés et estaminets du centre-ville offrent un refuge chaleureux pour savourer les spécialités du Nord. 😉
Que faire à Arras avec des enfants ?
Arras est une ville à taille humaine, agréable à découvrir en famille. Les places baroques, avec leurs façades uniques, forment un cadre charmant pour une balade. Le beffroi offre une montée ludique et une belle vue panoramique.
Le musée des Beaux-Arts propose des ateliers et expositions accessibles aux enfants. Pour une visite insolite, les Boves (souterrains médiévaux) fascinent petits et grands. Les espaces verts comme le parc de la Légion d’Honneur permettent une pause détente entre deux visites !
FAQ : visiter Arras en pratique
Peut-on visiter Arras en une journée ?
Absolument ! En une journée, vous aurez largement le temps de voir les deux places baroques, de monter au beffroi, de parcourir les Boves ou les carrières Wellington et même de flâner le long des remparts de la citadelle. C’est une destination idéale et compacte pour une escapade sans voiture, facilement accessible depuis Paris ou Lille.
Que faire à Arras quand il pleut ?
Arras est une ville idéale pour les jours de pluie ! Les Boves (le réseau de souterrains médiévaux sous l’Hôtel de Ville) et les tunnels de la Carrière Wellington vous permettent de rester au sec tout en plongeant dans l’Histoire. De plus, les immenses arcades qui bordent la Place des Héros et la Grand’Place offrent de superbes abris pour flâner et faire du lèche-vitrine sans se mouiller.
Où manger les meilleures frites et spécialités à Arras ?
Pour déguster une authentique frite croustillante ou un plat typique du Nord (comme un welsh ou une carbonade flamande), installez-vous dans les brasseries traditionnelles qui animent les terrasses de la Grand’Place. Pour une ambiance plus sur le pouce, les friteries locales sauront ravir les amateurs de street-food régionale !
Quand visiter le marché de Noël d’Arras ?
Le marché de Noël d’Arras, réputé pour être l’un des plus grands et des plus enchanteurs du nord de la France, s’installe généralement sur la Grand’Place de fin novembre jusqu’aux premiers jours de janvier. C’est le moment magique de l’année pour découvrir la ville illuminée.
Comment aller à Arras depuis Paris ou Lille ?
Arras bénéficie d’une situation géographique ultra-pratique. En train, le TGV relie Paris-Gare du Nord en à peine 50 minutes, et Lille en moins d’une demi-heure. Si vous venez en voiture, la ville se trouve à environ 45 minutes de Lille et 2 heures de Paris via l’autoroute A1.
Avis de la souris sur Arras

J’ai eu l’occasion de passer trois fois à Arras, lors de séjours dans le département du Nord. Je l’ai trouvé intéressante, et assez dépaysante, pour moi souris sudiste !
J’ai particulièrement apprécié les deux plages principales, que j’ai trouvé vraiment belles !
Et je recommande également le musée des Beaux-Arts, que j’ai pris plaisir à visiter (et oui, je suis une souris cultivée…). Bien sûr, je n’ai pu qu’apprécier la présence des rats (même si pas des vrais… partout !)
Que faire autour d’Arras
Vous savez maintenant quoi voir à Arras ! Voyons désormais que faire aux alentours d’Arras.
Le mémorial national du Canada à Vimy
La région d’Arras est profondément marquée par les vestiges de la Grande Guerre. Elle abrite d’importants lieux de mémoire, à l’instar du mémorial de Vimy, situé sur la crête éponyme. C’est un endroit chargé d’émotion qui nous rappelle l’ampleur du conflit et le sacrifice de milliers de soldats venus de l’autre bout du monde.
⚔️ Le saviez-vous : la bataille de la crête de Vimy Du 9 au 12 avril 1917, les quatre divisions du Corps canadien se sont battues ensemble pour la première fois de leur histoire pour reprendre cette position stratégique aux Allemands. Cette victoire éclatante, bien que coûteuse en vies humaines, est considérée comme l’acte de naissance de la nation canadienne.
Le monument actuel, avec ses deux pylônes blancs, symbolise la France et le Canada unis dans la paix. Sur le site, vous pourrez découvrir :
- Les tranchées authentiques : elles ont été restaurées et préservées pour permettre de déambuler dans les lignes de front ;
- Le paysage lunaire : on y observe encore les immenses cratères causés par les mines et les bombardements, un sol qui semble ne jamais s’être refermé ;
- Le centre d’interprétation : un espace moderne pour approfondir sa compréhension de l’histoire de la Grande Guerre.
🚨 Urgence visiteur : bien préparer votre venue à Vimy
- Accès au site : le parc est en accès libre et gratuit, mais si vous souhaitez visiter les souterrains (tunnel de Grange), la réservation est indispensable car les places sont limitées ;
- Respect des lieux : le site est un territoire canadien en France. Il est strictement interdit de sortir des sentiers balisés : d’une part par respect pour les morts, d’autre part parce que des munitions non explosées dorment encore sous l’herbe ;
- Durée : prévoyez au moins 2 h 00 sur place pour faire le tour du monument, des tranchées et du centre d’interprétation.
🐭 Le conseil de la souris : si vous avez le temps, poussez jusqu’au « mémorial international de Notre-Dame-de-Lorette », à quelques kilomètres de là. Son anneau de la mémoire est une prouesse architecturale listant les noms de 580.000 soldats sans distinction de nationalité.
Monument des Fraternisations à Neuville-Saint-Vaast
Le Monument des Fraternisations est situé à Neuville-Saint-Vaast, un petit village voisin d’Arras.
Dans le contexte des sites historiques liés à la Première Guerre mondiale, ce monument commémoratif un peu particulier honore les trêves de Noël qui se sont produites pendant le conflit.
Ces moments ont vu les troupes allemandes et françaises sortir de leurs tranchées pour échanger des paroles, du tabac et des gestes amicaux. Ils ont ainsi créé des scènes inédites et emblématiques de fraternité en temps de guerre.
Vous préférez la nature ? Allez découvrir le Lac Bleu ! Il se situe à environ dix kilomètres d’Arras, sur les communes de Roeux et Plouvain.
Avec une superficie de 46 hectares, il offre un cadre naturel propice à l’observation de nombreuses espèces animales.
Autour d’Arras : l’épopée du bassin minier
À seulement vingt minutes d’Arras, le paysage change radicalement. Vous entrez dans le bassin minier, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est ici que l’on prend toute la mesure de l’identité du Pas-de-Calais, entre culture, ferveur populaire et reconversion réussie.
Le Louvre-Lens : l’art hors les murs
Inauguré en 2012 sur un ancien carreau de mine, ce musée de verre et d’aluminium est une pure merveille architecturale signée par les agences SANAA et Imrey Culbert. Mais pourquoi avoir implanté une telle antenne du prestigieux musée parisien au cœur du bassin minier ? Tout simplement pour décentraliser la culture, revitaliser un territoire durement touché par la fin du charbon et offrir un accès inédit aux grands chefs-d’œuvre de l’art ! 😉
Sa célèbre Galerie du temps, spectaculaire et baignée de lumière, expose sur 120 mètres de long des pièces majeures venues de Paris, présentées de manière chronologique et décloisonnée. C’est une expérience de visite fluide et captivante, loin de l’agitation de la capitale.
Terrils jumeaux de Loos-en-Gohelle
Juste à côté du musée, les terrils jumeaux de Loos-en-Gohelle (le fameux site 11/19) dominent l’horizon de leur silhouette conique. Ce sont les plus hauts d’Europe ! Vous pouvez grimper à leur sommet pour profiter d’un panorama exceptionnel sur toute la plaine de la Gohelle et les anciens corons. C’est le spot idéal pour une balade au grand air dans un décor naturel pour le moins insolite et lunaire.
Ferveur au stade Bollaert-Delelis
On ne peut pas évoquer Lens sans son stade mythique. Le stade Bollaert-Delelis est bien plus qu’une enceinte sportive : c’est le cœur battant de la région. Si vous passez un jour de match, l’ambiance et le chant des corons vous donneront des frissons, même si vous n’êtes pas fan de football. Pour les curieux, des visites guidées des coulisses sont régulièrement organisées.
🚨 Urgence visiteur : optimiser votre boucle Arras-Lens
- Transport : la liaison entre Arras et Lens est très rapide en train (environ 15 mn). Si vous êtes en voiture, le stationnement au Louvre-Lens est gratuit et facile ;
- Lundi et mardi : attention, le Louvre-Lens est fermé le mardi. Prévoyez vos visites en conséquence pour ne pas trouver porte close ;
- Chaussures : pour l’ascension des terrils, évitez les chaussures blanches ! La poussière de schiste noir ne pardonne pas.
🐭 Le conseil de la souris : pour une immersion totale, n’hésitez pas à déjeuner dans un estaminet à Lens ou dans les environs d’Arras. Rien de tel qu’une carbonnade flamande ou un welsh complet pour reprendre des forces après avoir gravi un terril ! 😉
Lille

A 50 km d’Arras, ne manquez pas de découvrir Lille !
La capitale de la Flandre française offre un centre historique préservé à l’architecture typique, avec notamment sa belle Grand’Place ! Vous y trouverez également plusieurs musées, comme le Palais des Beaux-Arts.
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Amiens, son immense cathédrale et ses Hortillonnages

A environ 1h d’Arras, Amiens est une charmante ville qui a bien plu aux souris !
Vous pourrez y découvrir la plus grande cathédrale de France, le quartier Saint-Leu avec ses canaux et nombreux bars, ou bien les Hortillonnages, véritables jardins flottants !
Les amateurs d’art et d’histoire pourront profiter du très beau musée de Picardie ou visiter la maison de Jules Verne.
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